Histoire

IVANOCIVI Iosif (1845-1902) – Musicien roumain

Compositeur roumain d’origine serbe
Clarinettiste, chef d’orchestre, compositeur de musique militaire et légère : valses, polkas

Né en 1845 à Temesvar située dans l’empire autricHien à l’époque.
Dédédé le 28/9/1902 à Bucarest

Il s’initie enfant à la flûte et à la musique en autodidacte puis s’enrôle à l’âge de 14 ans dans l’armée roumaine et fait son apprentissage militaire et ses  études musicales.

Il est lauréat du grand prix de composition à l’Exposition universelle de Paris en 1886 avec sa célèbre valse « Les flots du Danube ».

En 1900 sa  carrière culmine  lorsqu’il est nommé Inspecteur général des musiques militaires roumaines, poste qu’il a occupé jusqu’à sa mort à Bucarest.

Il a composé plus de 350 oeuvres parmi lesquelles des fanfares, marches, valses et chansons et divers pot-pourris, souvent inspirés du folklore roumain et dédié à des personnalités et des évènements de son enfance tout comme à des villes et fleuves d’Europe centrale.

La plus grande partie de ses oeuvres , pourtant publiées par plus de 60 éditeurs tombèrent dans l’oubli après sa mort sauf sa valse célèbres « Les flots du Danube« .

Emile WALDTEUFEL composera une version pour orchestre symphonique de cette valse.

Ses contemporains :
Johann STRAUSS (fils) en Autriche
– Emile WALDTEUFEL en France.

FUCIK Julius Ernest (1872-1916) -Musicien tchèque

Chef d’orchestre, compositeur de musiques de danses

Né le 17/7/1872 à Prague (empire austro-hongrois) aujourd’hui République tchèque
Décédé le 25/9/1916 à Prague âgé de 44 ans.

Il fit des études musicales au Conservatoire de Prague et fut élève de Dvorak en composition ; il y apprend le violon et le basson.

A 19 ans il devient musicien militaire de l’armée austro-hongroise puis deviendra chef de fanfare.

En 1897 il composera son « entrée des gladiateurs « qui s’appelait ààl’origine « Grande marche  chromatique » (utilisée souvent en entrée de la parade dans les cirques).

En 1913 il se marie à Berlin. Il crée son propre orchestre et une maison d’édition pour vendre ses compositions.

Mais la première guerre mondiale va freiner son activité. Démoralisé et affaibli, il tombe malade.

Il retourne à Prague où il meurt à 44 ans le 15 septembre 1016.

Ses grands succès sont « Florentinen march » et « l’Entrée des gladiateueurs  » opus 68.

Il est l’auteur e plus de 400 marches, polkas, valses. Mais beaucoup de ses compositions ont disparues

WALDTEUFEL Emile (1837-1915) – Musicien français XIX /début XXe

Pianiste, compositeur de valses, polkas et danses diverses « le Strauss français »
Anime des bal de l’impératrice Eugénie à Biarritz et les « séries » à Compiègne

 

Issu d’une famille alsacienne de musiciens : Moyse Lévy musicien ambulant en Alsace, se choisit le pseudonyme de Waldteufel qui deviendra le nom officiel de la famille en 1808.

Un de ses fils (1801-1884) alias Louis Waldteufel est violoniste et chef d’orchestre. Il eut 4 fils :

Achille /Isaac alias Léon, chef d’orchestre des bals de la cour et de la présidence/ Salomon alias Edouard) / Charles Emile qui fut le plus connu et le plus prolifique de la famille.

En 1844 la famille gagne Paris pour que Isaac/Léon puisse apprendre le violon au Conservatoire. De 1853-à 1857, Emile y est inscrit pour étudier le piano. Jules Massenet et Georges Bizet sont ses camarades de classe.

Il compose au piano ses oeuvres afin qu’elles soient jouées par un orchestre pour des bals privés ou en plein-air. Ses musiques de danses le font connaître sous le Second Empire et, en 1865, apprécié par l’impératrice Eugénie, il devient Directeur de la musique de danse de la cour impériale de Napoléon III et pianiste de l’impératrice. Il est chargé d’animer les soirées dansantes de Biarritz et les « séries » de Compiègne.

A partir de 1807 l’orchestre de Waldteufel accompagne les bals aux Tuilerie prenant ainsi la place d’ Isaac STRAUSS (français) puis ceux de l’Elysée à la fin de l’Empire.

En 1874 il est remarqué par le prince de Galles qui lui propose de jouer en Grande-Bretagne. Un contrat lui permet de jouer pour la reine Victoria à Buckingham Palace.

« La valse des patineurs » en 1882, lui vaut une reconnaissance internationale et il est joué dans les capitales jusqu’au début du XXe siècle.

Il s’inspire aussi bien de l’opéra comique que de la musique bavaroise (qu’il connaît par sa mère) ou de Bohème.

Il meurt à son domicile à Paris et est enterré au cimetière du Père-Lachaise.

A Strasbourg il y a une plaque commémorative apposée sur sa maison natale du 84 Grand-rue.

Quelques-une de ses oeuvres célèbres :

VALSES : Espana/Les patineurs/Très jolie/Amours et printemps

POLKAS : Minuit pollka/Bonne bouche/Joujou polka/Joyeux Paris

 

PS : la pianiste-compositrice Berthe Waldteufel (1833-1969) fille du musicien est l’arrière-grand-mère de Julien Doré.

 

FEUILLET Raoul-Auger (1659-1710) Danseur français XVII

Danseur , chorégraphe, maître à danser
A publié un système de notation de la danse

Né en 1659
Décédé le 14 juin 1710

Elève de Beauchamp.
Membre de l’Académie royale de musique.

A partir du système de « notation du mouvement » inventé par André LORIN, mais jamais publié,  Pierre BEAUCHAMPS  va noter des pas et positions de la danse classique. Mais c’est surtout FEUILLET qui fera un travail de notation très précis appelée  la « chorégraphie » : description des pas et de la succession des figures (et non pas celui qui crée le ballet, comme actuellement) .

Ses publications de chorégraphies

En 1700 il publie un ouvrage « Chorégraphie ou l’art de décrire la danse par caractères, figures et signes démonstratifs » qui aura un retentissement considérable jusqu’au milieu du XIXe siècle.

En complément, il publie chaque année, un « Recueil de danses » décrivant des danses de bal et des entrées de ballets composées pour la plupart par Louis PÉCOUR et par Feuillet. Ces entrées sont souvent  tirées des opéras de JB LULLY ou Marin Marais (violiste ou gambiste et compositeur français de l’époque baroque (1656-1726).

En 1706 il publie également un « Recueil de contredanses » dont plusieurs sont tirées des opéras de JB LULLY ou Marin MARAIS (violiste ou gambiste et compositeur français de l’époque baroque (1656-1726).
Les publications de Feuillet sont traduites en anglais et en allemand ce qui favorisera la diffusion du répertoire français à travers l’Europe.
La publication des « Recueils de danses » sera poursuivie après sa mort par DEZAIS jusqu’en 1724.

LANNER Joseph Franz Karl (1801-1843) Musicien autrichien

Violoniste, chef d’orchestre, compositeur de musiques de danses
Directeur de la musique de bal de la cour d’Autriche.

Né le 12 avril 1801 à Vienne.
Décédé le 14 avril 1843 à Dobling à 42 ans

Enfant il compose déjà des pièces de danse.
Il suit des cours de violon avec Michel Pamer.
A 12 ans (1813) il rejoint l’orchestre de son professeur (comme le fera plus tard Johann STRAUSS père (1804-1849).

En 1820 il crée un quintet dans lequel il jouait du violon et J Strauss père de l’alto. Cette formation se transforma vite en orchestre tournant dans les cabarets de Vienne.
En 1829 Lanner est nommé directeur de la musique de bal de la cour impériale d’Autriche.

Il meurt à 42 ans  et est inhumé au cimetière central de Vienne, où il sera rejoint par Johan Strauss père et fils.

 

Son fils August LANNER ( 1815 – 1855) – Autrichien

Compositeur, chef d’orchestre 

Né le 23/1/1815 à Vienne – Décédé le 27/9/1855 à Vienne à 40 ans

Il va à l’Ecole Ste Anne où il reçoit aussi une éducation musicale. Il commença à diriger l’orchestre de son père à 8 ans.
A la mort de son père, il reprit la direction de son orchestre et devint professionnel en 1853 durant 2 ans seulement vu sa mort prématurée.
Durant sa courte carrière il composera 30 musiques de danses.

 

BEAUCHAMPS Pierre (1636-1705) Danseur français XVII

Musicien, danseurs, chorégraphie, professeur de danse de la Période Baroque
Maître de danse de Louis XIV

Né le 30/10/1631 à Versailles – Décédé en février 1705 à Paris à 75 ans.

Son père était violoniste danseur, chorégraphe.

En 1648 Pierre débute sa carrière de danseur et musicien à la cour de Louis XIV et fut maître à danser du roi de 1650 à 1670.

Il accompagne Louis XIV dans « Le ballet de la nuit » (1853)  où le roi avaient 5 rôles : d’une heure/d’un curieux/d’un ardent/de l’étoile/du soleil (rôle et costume du roi qui lui donna le surnom de « roi soleil ».

Pierre collabore avec LULLY /Marc Antoine Charpentier /Molière. En 1661 il participe à la création de la première Comédie-ballet « Les fâcheux« de Molière, puis en 1670 au « Bourgeois gentilhomme » et en 1673 au « Malade imaginaire« .

Maître de ballets de plusieurs académies royales

En 1671 Beauchamps est nommé : surintendant des ballets du roi, maître de ballets de l’Académie d’Opéra de Pierre Perrin (premier théâtre lyrique parisien) et à l’Académie royale de danse créée par Louis XIV. Cette Académie forme des professionnels de la danse. Elle fonctionnera de 1661 à 1780. Puis le roi créé  en 1713 l’Académie royale de danse de l’Opéra qui est ouverte gratuitement aux jeunes de 9 à 13 ans qui voulaient se consacrer à la danse.

Un duo artistique performant

Beauchamps compose toutes les chorégraphies dont Lully écrit la musique. Il jette ainsi les bases de la « danse noble »* ou l’exécution l’emporte sur les figures. L’école française devient la première d’Europe jetant ainsi les bases de la danse classique internationale.

A la mort de Lully en 1687, Beauchamp travaillera pour les collèges jésuites et formara de nombreux danseurs comme Blondy, Favier, PéCOUR.

C’est Louis-Guillaume PéCOURT qui succéda à Beauchamp à la direction de Ecole de l’Opéra de 1633 à 1729, puis  MichelBLONDY de 1675 à 1729, et qui formera de grands danseurs sous Louis XV.

Beauchamp commencera à noter les pas, décrire les chorégraphies mais ne publiera pas ses écrits. C’est Raoul FEUILLET qui, à partir des notes de Beauchamp, publia en 1701 « une chorégraphie de l’art de décrire la danse par caractère et figures et signes démonstratifs ».

Parmi les ballets créés par Beauchamps :

1651 : Roi des fêtes de Bacchus
1658 : Alcidiane
1659 : La Raillerie
1661 : L’impatience

* Le danseur »noble » doit être grand, bien proportionné et les traits emprunts de distinction et de majesté dans l’exécution de ses pas et de ses mouvements de bras.

C’est un des 3 styles de danse dans lesquels seront classés les danseurs/ses de l’Opéra de Paris jusqu’en 1830, avec la « danse demi-caractère » et la « danse » comique ».

BOURNONVILLE Antoine (1760-1843) – Danseur franco-danois fin XVIII

Danseur, chorégraphe, maître de ballet du
Ballet royal de Copenhague

Né le 20/5/1760 à Lyon.
Décédé le 11/01/1843 à Fredensborg au Danemark

Fils d’un couple d’acteurs : Louis Aimable BOURNONVILLE et Jeanne EVRARD.
En 1769 à 9 ans, il est l’ élève de NOVERRE à l’Opéra de Paris.

Il danse au Ballet royal de Suède

Il fait une tournée à Vienne et Londres avant de travailler au Ballet royal de Suède à Stockholm jusqu’en 1792, date de l’assassinat du roi Gustave III. Il quitte la Suède.

Danseur puis assistant du directeur du Ballet royal danois

Il est invité par le Ballet royal danois comme danseur qui est dirigé depuis 1775 par Vincenzo Galeotti (1733-1816). Normalement le maître devrait rester directeur jusqu’à sa mort mais ses facultés physiques et intellectuelles déclinaient et officieusement c’est Antoine qui dirigeait le Ballet. Pour écarter Vincenzo, le roi Christian VII  le nomma « chevalier », donc l’anoblit, à 79 ans et ainsi il ne pouvait plus se produire sur scène, même pour des pantomimes.

De 1816 à 1823 Antoine pris officiellement la direction du Ballet royal danois.

Vie privée

Sa première épouse est la danseuse danoise Mariane JENSEN. Sa seconde épouse Lovisa SUNDBERG sera sa gouvernante suédoise, avec qui il eu son fils Auguste. Il eut également une enfant illégitime avec la danseuse Karen OISEN prénommée Julie Bournonville.

Il fut le professeur de danse de son fils Auguste avant de l’accompagner à Paris pour qu’il suive aussi les cours de Noverre.

GARDEL Maximilien (1741-1787) – Danseur français XVIIIe

Danseur, chorégraphe, maître de ballet de
l’Académie royale de musique à Paris.

(Frère aîné de Pierre Gardel)

Né le 18/12/1741 à Mannheim
Décédé le 11/3/1787 à Paris.

Son père : Claude Gardel, maître de ballet du roi Stanislas de Pologne.
Sa mère : Jeanne Louise Camart Darthenay, chanteuse, danseuse.

En 1759 il débute à l’Académie royale de musique de Paris (futur Opéra) et 5 ans plus tard devient soliste, partageant le rôle de danseur « noble » avec Gaétan VESTRIS. GARDEL va se démarquer de VESTRIS en 1722 dans la reprise de « Castor et Pollux » de Rameau, en enlevant masque et perruque pour ne pas être confondu avec son rival (ce qui ne s’était jamais fait avant). C’est cette « danse à nu » que NOVERRE essaya de promouvoir pour faire évoluer la danse et favoriser l’expression des émotions.

En 1773 il est pourtant l’assistant de VESTRIS comme maître de ballet de l’Opéra de Paris avec le danseur Jean DAUBERVAL. En 1781 il assumera seul cette fonction succédant à NOVERRE et ce, jusqu’à sa mort en 1787.

C’est son frère cadet Pierre qui lui succèdera à ce poste.

VESTRIS Auguste (le fils) 1760-1842 – Danseur français

Célèbre danseur formé par son père Gaétan VESTRIS.

Excellent danseur et professeur, qui inventa de nouveaux pas
et fit progresser la danse masculine

Surnommé le « troisième dieu de la danse »

Né le 27/3/1760 à Paris – Décédé le 4 /12/1842 à l’âge de 82 ans.
ll eut un fils Auguste-Armand (1788-1825) avec son épouse Lucia Elisabeth VESTRIS, également danseur qui quitta Paris en 1800 et mourut à Venise.

Des parents danseurs performants

Avec des parents célèbres danseurs, (Marie ALLARD et Gaétan VESTRIS), Auguste se montra très doué dès son plus jeune âge et suivi des cours à l’Ecole de danse. Lorsqu’il fut remarqué par son père lors d’une visite pour ses performances et sa ressemblance, son père s’occupa de son éducation et de sa formation de danseur. Auguste avait alors 9 ans. Il s’appellera désormais VESTRALLARD.

En 1772 il débute à 12 ans à l’Opéra de Paris et en 1776 ;  à 20 ans, il est engagé comme soliste dans le ballet. Auguste n’avait pas la morphologie de son père : plus petit, son style de danse fut « demicaractère » selon les critères de l’Opéra. Il excella par ses qualités techniques, la vivacité de son tempérament et l’expressivité de son visage.
Une fois libéré de l’école stricte de son père, il sut créer un genre entièrement nouveau. Son père jugeait « si Auguste est plus fort que moi, c’est qu’il a pour père Gaétan VESTRIS ; avantage que la nature m’a refusé ».

Recherché pour son élévation extraordinaire, sa vélocité dans les airs, la précision et l’intelligence de son exécution, ses talents dans l’expression dramatique et la pantomime. Tout ceci brouille les genres établis et notamment dans « Psyché », « Télémaque dans l’île de Calypso » et « La Dansomanie« . Dans  « Le fils prodigue » on parle de son jeu de comédien comme un véritable chef d’oeuvre (cf. re-création sur YouTube par un danseur russe).

Il fit une brillante carrière principalement à Paris, mais se produit aussi à Lyon, Montpellier, Bordeaux. Avec son père, il obtient un grand succès au King’s theater de Londres avec les ballets de Noverre et le public leur fit un énorme triomphe.

Excellent danseur puis professeur renommé
En 1816, à 56 ans, il se retire pour se consacrer à l’enseignement de la danse à l’Opéra de Paris, lorsque le jeune danseur Louis DUPORT possède une admirable « technique Vestris » et le surnomme « le doyen des zéphyrs ». Auguste Vestris sera l’un des professeurs les plus renommés de tous les temps.

Il continue à avoir du succès  grâce à son talent de pantomime et à la protection directe de l’empereur Napoléon 1er. Mais avec la chute de Napoléon, il a moins d’aura. Les autres pays d’Europe l’ont invité à se produire, mais il n’a pas souhaité danser devant les « ennemis de la France ».

Plutôt cigale que fourmi

Malgré ses énormes cachets et l’héritage de son père, l’argent lui filait entre les doigts. Dépensiers, imprévoyant, l’un de ses pires créanciers était son valet devenu propriétaire terrier et usurier.

Aussi, retraité, il s’est vu contraint d’augmenter ses faibles revenus grâce à des leçons de perfectionnement pour les artistes aboutis tels que : Marie TAGLIONI, Fanny ELSSLER, Carlotta GRISI, qui venaient le consulter pour corriger quelque défaut. Exigeant dans son jugement artistique, il savait encourager ses élèves lorsqu’il décelait un don.

Il citait trois de ses meilleurs élèves masculins : son fils Armand, Jules PERROT (parti en Russie comme chorégraphe, entre autre de « Gisèle »), Auguste BOURNONVILLE
Ce dernier, danseur danois, fut son élève pendant 6 ans puis lors de séjours de perfectionnement à Paris. Il exporta la technique française de VESTRIS à l’Opéra royal de Copenhague où il fut nommé directeur succédant à  son père.
Dans son ballet « Le conservatoire » l’acte I reproduit fidèlement une leçon donnée par Vestris à l’Opéra de Paris en 1820.

Auguste VESTRIS continua à faire évoluer la technique déjà amorcée par son père. A la danse baroque au XVIIe siècle « terre à terre », il y intégra les nouveaux pas de grandes élévations et d’exécution brillante et rapide en accord avec les avancées de la musique, telles les compositions de Beethoven.

D’ailleurs, dans son ballet « Le conservatoire« , l’acte I reproduit fidèlement une leçon donnée par VESTRIS à l’Opéra de Paris en 1820.

« Troisième dieu de la danse« ,  après son père (et son maître Louis Dupré), Auguste VESTRIS laisse son nom à une gavotte qu’il interpréta pour la première fois le 25/1/1785 dans « Panurge de l’île des lanternes » de l’Opéa-Comique de Gréty et spécialement composée pour lui par Maximilien GARDEL. Devant le succès de sa performance, elle fut connue sous le nom de « Gavotte de Vestris ». En 1831 le danseur anglais Théieur, inventeur d’un système de notation de la danse, l’a transcrite et immortalisée :

GIRAUDET Eugène (1860 -1916) – Français

Journaliste,  chorégraphe, auteur de nombreux traités de danses de salon
Crée l’Académie internationale des auteurs, professeurs et maîtres de danse et de maintien 

Né le 30/11/1860 à Izieux  St Chamond (Loire)
Décédé le 10 mai 1916 à Paris 5e, âgé de 55 ans.

Il fut journaliste au « Progrès de Lyon » puis monta à Paris.
De façon à regrouper les nombreux professeurs de danse de salon, il a créé l’Académie Internationale des auteurs, professeur, maître de danse et de maintien dont il est le Président

– entre 1905 et 1914 il édita un bulletin périodique « le Journal de la danse et du bon ton » dont on compte 260 numéros

Il publia de nombreux traités entre 1886 et 1911 :

–  en 1886 – Traité de danse  renfermant 200 danses diverses (quadrilles, valses, polkas)
– en 1897 : 55e édition de « la Danse, le maintien, la tenue »

–  en 1897 –  Traité Tome 1 – Q Lanciers/Q croisé/Q français/Q américain/Q des danseurs parisiens (sa création)
– en 1910- Tome 2 – contenant une cinquantaine de quadrilles et variantes : Q russe (1856)/Q mazurka/Q le Polo/Q des familles/Q français des bals publics/Q des menus plaisirs (choré par J. Renaussy en 1859 et reconstitué par Giraudet)
–  en 1911 – Quadrille croisé : Théorie de Giraudet/Musique de Jules Desmarquoy

– Grammaire de la danse et du boston à travers la mode et les siècles (contenant 6341 danses)
Le pas de quatre introduit en fin de siècle se retrouve dans le Moulinet du pas de 4/Quadrille du pas de 4/Gavotte du pas de 4

Source :

Wikipadia et
http: //archive.org/stream/dancemano85/danseman085.txt

 

CELLARIUS Henri Chrétien (1805-1876) Français

Danseur – professeur de danse – chorégraphe 

 

Né le 12 mai 1805 à Paris.
Décédé le 19 mai 1876 à Paris à son domicile à 71 ans.

Danseur soliste au Théâtre de Rio de Janeiro.
Le 2 octobre 1826 il y épousa Marguerine Majinot dite Héloïse jeune danseuse. Elle décèdera à Meudon en 1848.
Cellarius se remarira en 1864 avec Albertine Dupas, prof. de danse et domiciliée au 47 rue Vivienne à côté de sa salle de danse.
Sa soeur Louise Aimée dite Clara, est également professeur de danse. Elle a un fils naturel Henri Alexandre Cellarius dit « le neveu » né le 10/5/1839 à Paris et mort en 1902. Il sera aussi professeur de danse.
LABORDE fut le grand concurrent de Cellarius.

Publications :
– La danse des salons – Paris 1847
. quadrille mazurka
. quadrille des dames : crée par M. Perrin, prof. de danse 1860
. quadrille russe : choré d’après Callarius, Laborde, Lenfant

– Traité pratique et théorique de danses

Sources : Blog   maitre-a-danser.blogspot.fr

BOSC Auguste (1868-1945) -Musicien français fin XIX /début XXe

Compositeur, chef d’orchestre, éditeur de musiques 


Né le 23/4/1868 à Montpellier – Mort le 6 octobre 1945 à Montpellier, à 77 ans.

La municipalité de Montpellier lui a offert une bourse pour qu’il étudie la musique. Il s’inscrit au Conservatoire de Paris.

Il dirige les ensembles des premiers salons de l’automobile et des bals de l’Opéra. Il s’oriente vers la composition pour la musique légère et il a du succès. Il dirige successivement l’orchestre de l’Elysée Montmartre et celui du Moulin de la galette à Montmartre.

En 1904 il fonde le « Bal Tabarin » établissement dans lequel il apporte sa fantaisie dans ses compositions, par exemple en incorporant dans ses partitions des bruits divers comme : trompes d’automobile, coups de révolver (un peu comme le danois LUMBYE).

En 1928 l’établissement est repris par Pierre Sandrini et Pierre Dubout.
En 1926 il fait construire à Montpellier un kiosque à musique sur l’esplanade de la Comédie.

Il est inhumé au cimetière St Lazare de Montpellier.

Ses œuvres connues :

  • Big boot danse (scottish)
  • Valse Rose-Mousse
  • Valse des bas noirs
  • Ronde des petits pierrots

LEHAR Franz (1870-1948) – Musicien autrichien d’origine hongroise

Musicien, chef d’orchestre, compositeur 
Opérettes célèbres : « La veuve joyeuse » (1905) – «Le Comte de Luxembourg » (1909)

Né le 30/4/1870 à Komarom (Hongrie)
Mort le 24/10/1948 à Bad Ischl en Autriche

Franz Lehar père (1838-1898) était chef de fanfare dans l’armée autro-hongroise. En 1869 il épouse Christine Neubraud (1849-1906) de nationalité hongroise. Ils ont Franz junior un an après, puis Anton qui fera une carrière militaire. En famille il pratiquera le hongrois comme langue maternelle.

Il étudie d’abord le piano et à 11 ans compose sa première chanson. En 1880 son père est transféré à Budapest et Lehar fréquente l’école secondaire des pères pianistes où il étudiera le piano. Puis il aura une formation musicale au Conservatoire de Prague où son père lui fait étudier le violon. Il étudie la théorie musicale avec Anton Bennewitz, la composition avec Antonín Dvořák. Johannes Brahms le recommande au professeur Mandyezewski, un des plus respectés d’Europe.

LEHAR commence sa carrière musicale en tant que musicien d’orchestre à Wuppertal, il devient le plus jeune chef d’orchestre militaire de l’armée austro-hongroise. A Vienne, il joue dans l’orchestre de son père et parvient à lui succéder.
Sa carrière de chef d’orchestre le conduit à Puta (actuelle Croatie), à Trieste, à Budapest et de 1899 à 1902 à Vienne, ville où il se fixera.

Il obtient de grands succès et peut vivre de ses compositions tout en se consacrant à l’opérette. En 1905 il compose la « Veuve joyeuse » puis en 1909 le « Comte de Luxembourg ».

Mais dans les années 1920, l’opérette traditionnelle cède sa place à la « Revue ». LEHAR change de style, remanie certaines de ses compositions, « Le pays du sourire », le « Tsarévich ». Sa dernière opérette, « Giuditta », est conçue comme une comédie musicale. Elle fut créée en 1934 à l’Opéra National de Vienne qui espérait un redressement financier de sa situation.

Lehar devient l’ami de Giacomo PUCCINI et d’autres compositeurs italiens ; ils s’influencent mutuellement.

LEHAR acquiert beaucoup d’argent il achète une grande maison à Vienne en 1931 et également une villa à Bad Ischi grande station thermale.

LEHAR a des relations tendues avec le régime nazi car il a collaboré avec des librettistes juifs pour ses opéras et fréquentaient de nombreux juifs dans le milieu culturel viennois. Son épouse Sophie Paschkis est juive (1878-1947) ; elle se convertie au catholicisme avant son mariage.

LEHAR subit des hostilités mais Hitler apprécie sa musique. Le régime nazi utilise sa musique à fin de propagande et sa musique est jouée dans le Paris occupé en 1941.
Après l’échec d’une tournée à Budapest en 1943, Lehar et sa femme sont autorisés à se rendre en Suisse.

Lehar a des problèmes de santé.

Son épouse meurt le 3/8/47 à Zurich. Il quitte la Suisse en août 1948 pour Bad Ischl où il est accueilli triomphalement.

Il meurt le 24 octobre 1948, ayant donné les instructions pour que sa villa soit transformée en musée.
Il est inhumé dans le caveau familial à Bad Ischl aux côtés de son épouse et de sa mère, à quelques mètres d’Oscar Strauss le compositeur de « Rêve de valses ».

PLAYFORD John (1623 -1686) – Editeur anglais

 

Editeur qui contribua à faire connaître les contredanses anglaises 

Né à Norwich en 1623 et décédé à Londres le 24 décembre 1686

C’est un éditeur londonien connu pour son fameux recueil de contredanses anglaises The English Dancing Master

Entre 1640 (à 17 ans) et 1647 il est en apprentissage chez un imprimeur londonien John Benson.
En 1647 (à 24 ans) il fonde sa propre imprimerie et imprime des libellés politiques en faveurs des royalistes.
En novembre 1649 un avis d’arrêt est prononcé à son égard.

Un éditeur de musique puis de contredanses collectées

Il reprend ses activités en 1650 comme éditeur de musiques à Londres et en juin 1651 il a rassemblé des descriptifs de 104 contredanses qu’il publie sous le titre de « The English Dancing Master ». C’est un aide–mémoire destiné à des danseurs déjà familiarisés avec ces danses d’où l’absence de précision sur le style et les appuis.

Les contredanses étaient des danses pratiquées dans la campagne anglaise lors des fêtes de village. Elles sont apparues au milieu du XVIe siècle, au début du règne d’Elisabeth I d’Angleterre qui appréciait beaucoup d’être accueillie par des danses lors de ces tournées dans la campagne anglaise. Les contredanses sont aussi dansées à la cour d’Elisabeth I, puis de Charles I. Le recueil de Playford va donner aux contredanses une existence plus concrète pour leur transmission. C’est un ouvrage aussi important que l’Orchésographie de Thoinot-Arbeau l’est pour les danses de la Renaissance française.

En 1653, John Playford est clerc au « Temple church ». Il épouse Hannah Allen fille de l’éditeur Benjamin Allen, établi à Cornhill. Ils ont un fils Henry. En 1655, à la mort du père de son épouse, le couple hérite et s’installe à la proximité du temple d’Islington. Hannah y fonda une école de filles qu’elle dirigea jusqu’à sa mort en 1679.

L’imprimerie est florissante, notamment grâce à la vente des livres de psaumes et d’almanachs.
Au décès de son épouse, John achète une maison à Londres où il s’installe. En 1684 il se retire des affaires au profit de son fils. Il gardera le monopole de l’édition des contredanses jusqu’en 1711.

Son fils reprend l’imprimerie et complète les contredanses

Henry Playford puis son successeur John Young firent 17 éditions du traité de contredanses dont chacune est complétée par de nouvelles danses collectées. l y aura en tout 18 éditions, avec un 2e volume en 1713 puis un 3e volume en 1728, réunissant ainsi 900 contredanses.

Un fac simile scanné est en ligne sur certains sites :

D’autres publications se multiplièrent jusqu’en 1830 (Wilson), car ensuite la contredanse fut moins prisée, au profit des danses en couple comme la valse, importée par les orchestres français et autrichiens. Là encore l’Angleterre se singularisera par un rythme lent spécifique de la valse anglaise.

Au début de son ouvrage, J. Playford donne quelques définitions sur les pas, les abréviations et signes utilisés. Pour chaque danse, il donne :

  • le titre et la ligne mélodique
  • la position de départ des danseurs sous forme d’un diagramme
  • la description des évolutions avec divisions en différentes parties

C’est probablement le fruit d’une collaboration avec de nombreux maître à danser (Beveridge, Issac) ou de musiciens de l’époque.

Les contredanses anglaises s’exportèrent en France au XVIIIe siècle grâce au maître à danser anglais Isaac.
Elles constituaient une partie récréative des bals de cours donnés à la fin du règne de Louis XIV. C’est la forme de la contredanse en « longways» qui fut introduite en Europe et spécialement en France alors que règne encore « la Belle danse Baroque » difficile techniquement. La contredanse séduit à cause de son caractère collectif et accessible à tous.

C’est Cécil SHARP qui relancera ce type de danse traditionnelle au début du XXe siècle.

HALÉVY Ludovic « le neveu » (1734-1908) Français


Compositeur de musique / librettiste d’opérettes célèbre
s

Né le 1/1/1834 à Paris – Décédé le 7/5/1908 à Paris, à l’âge de 74 ans

Fils de Léon Halévy et de son épouse Alexandrine Le Bas, neveu de Fromental HALÉVY, professeur de musique

Il a un demi-frère adultérin, né de son père et d’une actrice de la Comédie Française nommée Anne-Catherine-Luccinte Paradol. Cet enfant sera nommé Lucien-Anatole Paradol puis quand sa mère se mariera, son mari ayant reconnu l’enfant, il prendra le nom de Prévost-Paradol.
Ludovic HALÉVY rentre dans l’administration en 1852. Nommé au Ministère de l’Algérie puis secrétaire au Corps législatif présidé par le duc de Morny.
Il collaborera avec le duc de Morny pour le livret de son opérette (Mr Choufleuri restera chez lui » mis en musique par Jacques Offenbach en 1861. Ses succès de livrettiste lui firent abandonner l’administration en 1867.

Entre 1831 et 1897 il collabora à de nombreux livrets d’opérettes restées célèbres, avec :

  • Henri MEIHAC (1830/1897) ; ils collaboreront à de nombreuses opérettes entre 1828 et 1892 entre autre celui d' »Orphée aux enfers » (le fameux « galop infernal n° 15 » restera célèbre car repris pour le « french can-can »)
  • Jacques OFFENBACH (1819/1880) mettra en musique les opérettes et leur collaboration durera 20 années.
    Le trio Halévy-Meilhac-Offenbach passera à la prospérité pour leur nombreuses opérettes.

Le 4/12/1884 Ludovic fut élu à l’Académie française. Il soutint la candidature d’Emile ZOLA en vain. Vers 1878 il lança un salon littéraire dans son appartement 22 rue de Douai, avec l’aide de sa cousine Geneviève BIZET (future Mme STRAUSS), où se cotoyaient peintres, romanciers, musiciens.

Ludovic HALÉVY est aussi l’auteur de 2 romans en rupture avec les romans réalistes et noirs de la fin du XIXe s : en 1882 « l’abbé Constantin » et en 1883 « Criquette ».

Il se maria en 1868 avec Louise Bréguet, donc il était le gendre de Louis Bréguet (1804/1883), horloger et physicien. Il a eu 2 fils, historiens : Elie (1870/1937) et Daniel (1872/1962). Ce dernier épouse Mariane Vaudoyer en 1898.

Daniel HALÉVY est le beau-père de Louis JOXE qui a épousé en 1901 Françoise-Hélène Halévy (1900/1993), et le grand-père de Pierre et Alain Joxe.

Nièce par alliance, Madeleine Bréguet était la première épouse de Jacques BIZET.

La période baroque : introduction

Période placée entre la Renaissance et la période Classique, qui touche toutes les expressions artistiques, dont la musique et la danse qui sont encore très liées.

Le mot « baroque », qui vient de  « baroco », et désigne une perle de forme irrégulière, fut employé pour la première fois en 1733 à propos de l’opéra de Rameau « Hypolite et Aricie » puis repris en 1855 par Jacob Burckhardt qui l’a fait entrer dans le vocabulaire des historiens d’art.

Cette période commence avec Monteverdi (1600) et s’achève la mort de J S Bach (1750).

Quelques balises historiques :

  • 1610 mort de Henri IV
  • Louis XIII (1601-1643)
  • 1715 mort de Louis XIV

Quelque chose de baroque est :

Etrange, bizarre, transgressif, insolite, complexe, torturé…
Traduit : l’inconstance dans les sentiments, le doute profond, la dualité, la démesure, l’exubérance
En art on cherche le trompe l’œil, la métamorphose, le mouvement, l’accumulation.

Aussi bien en musique qu’en danse , dans le baroque on recherche la complexité, la virtuosité, l’insolite, la performance ; les solistes virtuoses vont devenir de véritable « vedettes » que s’arrachent les cours européennes.

Découvrez plus en détail les reines de cette période : la musique et surtout la danse.

La musique baroque

Jusqu’à présent la musique est le soutien du chant ou de la danse. Elle est jouée dans les églises (souvent les musiciens sont maître de chapelle pour gagner leur vie) et dans les cours des rois ou seigneurs pour accompagner la poésie ou les danses lors des fêtes. Les musiciens, les compositeurs, les ensembles instrumentaux sont dépendants des commandes des mécènes ou étaient attachés à une riche famille noble (comme Joseph Haydn attaché au prince Esterhazy de longues années).

1. Les instruments de musique usités vont se complexifier :

– la viole de gambe (issue de la Renaissance)
– le luth ( ° )
– la flûte à bec
– les instruments à clavier : le virginal, l’épinette, le clavecin (à cordes pincées) ; puis le piano-forté (à corde frappée)
– l’orgue : instrument fait sur-mesure (installé d’abord dans les salons puis dans les églises où il va pouvoir démultiplier les sons et utiliser la capacité de résonnance du monument). Les buffets d’orgues baroques accumulent dorure et fioritures décoratives.
Il y a des joutes d’organistes, qui improvisent à partir d’un thème donné – entre G-F Haendel et Bach par ex.

2. C’est l’apogée du « contrepoint »

c’est-à-dire que plusieurs lignes mélodiques sont combinées de façon harmonieuse. Elles peuvent être entendues individuellement ou comme un tout. (Combinaison des voix et des instruments).

Les créations musicales mettent en valeurs plusieurs solistes accompagnés des instruments « d’ornements » d’où résulte la complexité du morceau par ex la toccata, la fugue.
Mais aussi l’expressivité de l’interprète.

3. La musique instrumentale s’impose comme genre indépendant

Les formes musicales se diversifient :

  • la sonate et la toccata (de sonare, sonner, et toccate, toucher, pour les instruments à clavier)
  • la symphonie
  • le choral luthérien (chant protestant)
  • le tombeau, déploration funèbre, souvent pour rendre hommage à un musicien (ex tombeau Les regrets de Sainte-Colombe)
  • le concerto grosso  ou « grand concerto » un orchestre complet et un groupe de soliste plus réduits – ex concerto Brandebourgeois de Bach
  • l’opéra et l’opéra ballet (qui allie la danse) : Monteverdi est réputé avoir écrit le premier opéra « L’Orfeo » en 1607 sur une commande du Duc de Mantoue.

Les suites de danses : œuvre écrite pour un instrument avec un enchaînement pré- établi provenant des suites de danses dansées :
après le prélude introductif venait « l’allemande » (rythme binaire lent) puis la « courante » (rythme rapide ternaire), puis «  la sarabande », puis le « menuet », la « bourrée » ou la « gavotte » puis se terminait par la « gigue », danse ternaire très rapide.

La chaconne et la passacaille sont des formes ornées sur une basse obstinée qui se répète indéfiniment, parfois pendant plus de 10 minutes  – ex. musique pour les feux d’artifice royaux (1749) de Haendel, Passacaille d’Armide de Lully.

4. Les musiciens et compositeurs baroques :

– MONTEVERDI Claudio (1561-1643) italien
LULLY Jean-Baptiste (1632-1687) français d’origine italienne compositeur préféré de Louis XIV : collabora à l’opéra-ballet « le Bourgeois gentilhomme » de Molière
– CHARPENTIER Marc-Antoine (1643-1704) organiste français – compositeur
– CORELLI Arcangelo (1653-1713) : violoniste virtuose et compositeur de sonate d’église qui fixa le genre « concerto grosso ». En 1675 il fut au service de la reine Christine de Suède.
– PACHELBEL Johan (1663-1706)
– VIVALDI Antonio (167861741) – il composa les célèbres « Quatre saisons » en 1720
– PURCELLI Henri (1659-1695) – compositeur anglais
– MARAIS Marin (1656-1728) – violiste de gambe
– COUPERIN François (1626-1661) – claveciniste ou organiste
– CHÜTZ Henrich allemand
– ALLEGRI Grégorio italien
– RAMEAU Jean-Philippe (1683-1764) – claveciniste et théoricien de la musique, il commence sa carrière de compositeur d’opéra à 50 ans : il a écrit le 1er opéra-ballet français « les Indes galantes »
– SCARLATTI Alessandro (1660- 1725) Père – compositeur d’opéras
– SCARLATTI Domenico (fils) Compositeur de sonates baroques pour clavecin
– BACH Jean-Sébastien (1685-1750), et ses fils…
– HAENDEL Gorge Frederich (1685-1759) organise, compositeur d’opéras – Allemand, travaille à Londres, y est mort

6. Des artistes polyvalents

Les spectacles baroque mêlent à la fois : musique, danse, texte, chants, avec des personnages burlesques, imaginaires présentés avec une véritable mise en scène que ce soit en intérieur (salons, théâtre) ou en extérieur (jardin).  Des machineries complexes ont inventées, créant les premiers « effets spéciaux » (feux d’artifice, « Deus ex machina »)

Les artistes se devaient donc de savoir danser, chanter, jouer d’un (voire souvent plusieurs) instruments, jouer la comédie. Les musiciens étaient souvent aussi compositeur et chef d’orchestre, voire musicien et maître à danser.

 

HALÉVY Fromental (1799-1862) – Français


Nom complet HALÉVY Jacques François Fromental
Compositeur, professeur de musique – Professeur d’université

Né le 27/5/1799 à Paris – Décédé le 17/3/1862 à Nice à 62 ans.

Sa famille

Son père Elie Lévy est originaire de Bavière en Allemagne.
Il est arrivé en France à la suite de l’émancipation des juifs par la Révolution. Il s’intégrera en tant que citoyen français mais revendiquera son judaïsme et militera pour sa culture juive.
Elie épouse en 1798 Julie Mayer, originaire de l’Est de la France. Ils auront 2 enfants : Fromental et Léon.

En 1707 la famille change de nom en HALÉVY. Léon le cadet est né le 4/1/1802 à Paris et meurt le 2/9/1883 à l’âge de 91 ans à St Germain en Laye.
Il aura un fils légitime, Ludovic HALÉVY (célèbre pour ses opérettes avec Jacques OFFENBACH), et un enfant adultérin avec une actrice de la Comédie Française.

Fromental

En 1805 Fromental a 7 ans quand il entre au Conservatoire de Paris.
En 1817 il obtient le premier ‘Second prix de Rome’ (concours de l’Académie des Beaux Arts qui permet une bourse d’étude aux artistes) et premier au « premier grand prix  » en 1819.
Il part à Rome en 1820, séjournera à Naples puis à Vienne. Il rend visite à Beethoven (1771-1827).

Fin 1822 il rentre à Paris, reprend ses cours de solfège au Conservatoire de PARIS puis est nommé professeur d’harmonie. En 1833 l’Opéra lui commande « la Juive » qui obtient un succès et d’autres suivront jusque vers 1850. En avril 1842, il épouse Léonira Rodrigues Henrique, une femme artiste sculptrice et cultivée, fille d’un banquier juif.
Ils ont 2 filles : l’aînée décédée en 1864 et la cadette Geneviève (1849-1926), qui épousera Georges BIZET (1838-1875).
En 1869 il composera des opéras-comiques.
Elu en 1836 à l’Académie des Beaux-Arts de Paris et secrétaire perpétuel en 1854. A ce titre, il bénéficie d’un logement de fonction quai Conti où son frère Léon est déjà installé dans l’appartement de son beau-père (Hippolyte Le Bas (architecte de l’Institut)), car marié à Louise Le Bas.

Fromental achète le château de Formen à Ris-Orangis (actuellement La Mairie de la commune).
En 1862 Fromental meurt de tuberculose à Nice.

Comme professeur il compta des élèves célèbres :
– Charles GOUNOD (1818/1892 compositeur d’opéras célèbres tels « Faust », « Mireille », « Roméo et Juliette »
– Victor MASSÉ  (1822/1884) compositeur  et prof de français
– Georges BIZET (1838/1875), son gendre, compositeur (entre autre de « Carmen » à 36 ans)

 

PAUL François, Antoine, Fortuné (1834-1894)- Danseur français

Compositeur, chorégraphe, maître de danse ex-premier danseur 

Né le 8 mai 1834 à Aix en Provence/Décédé le 1 janvier 1894 à Paris à son domicile

Père :François, Marius, ouvrier boulanger/Mère : Fortuné, Radegonde DESIRE.

Il épouse en 1863 à Rouen Barbe Jeanne Steenebrugen, artiste chorégraphe belge.
Son beau père Joseph, Michel, Steenebrugen était chef de musique à Bruxelle.
Son gendre Arthur Dieudonné GUIDé, musicien.

François PAUL organise des bals au casino de Dieppe.

Publication :
–  En 1877  «  Le cotillon et quadrilles actuels, traité théorique et pratique » chez E. Gérard & Cie. Il contient :
Q français/Q croisé (variante du Q français)/Q Lanciers/Q Triangle/Q américain/La boulangère/La Suédoise
La  Gigue américaine ou Sir Roger de Coverley contredanse (plusieurs variantes de cette danse furent publiées à cette époque dont celle de Giraudet et Lussan-Borel adaptées de la version originale publiée par Playford.

Les Cotillons avec 175 propositions
Carillon de Dunkerque

Ses chorégraphies :

  • Il remania la version du Quadrille POLO de Giraudet  ce qui donna le Polo américain qu’il présenta à Dieppe en 1877. . Musique de L. C. Desormes. 
    Il remania aussi – le Quadrille américain de Giraudet et changea la 5e figure
  • Il composa : Baby polka/Berline parisienne/Gigue anglaise croisée
    Barn danse (pas de quatre) danse américaine en vogue en Angleterre, importée par PAUL.

Sources :
www.loc.gov/ressource/musdi.132.0?SP=37
archive.org/stream/danceman132/danse132.txt

COLLINET Edmé (père)/COLLINET Hubert (fils) – Musiciens français

Musiciens : tous les deux virtuoses du « flageolet » (petite flûte) 

Edmé Collinet (1705-1841) est né le 10/11/1765 à Semur en Auxois
et décédé le 18/12/1841 à Paris.
Il perfectionna son instrument en ajoutant des clés.

Il fut engagé par Julien CLARCHIES directeur d’orchestre de contredanses. Sa virtuosité est telle qu’on ne veut danser à Paris qu’au son du flageolet de Collinet.

De 1820 à 1825 Edmé, habitant à Paris au 50 rue St Honoré, est inscrit dans le Bottin comme :

– marchand de musique,
– directeur des orchestres de bals du duc de Berry
– professeur de flageolet et de musique,
– créateur de contredanses
En 1824 il publia « L’art de danser à la ville et à la cour- Nouvelle méthode de vrais principes et des danses françaises et étrangères ».
En 1790 il y a environ 400 bals à Paris. On y pratiquait la contredanse d’origine anglaise, introduite en France au XVIIIe siècle

Il est mort à son domicile au 11 rue Vavin à Paris.


Hubert COLLINET né en  1797 à Semur en Auxois et décédé à Paris le 22/6/1867

Reconnu encore meilleur virtuose que son père grâce à l’élégance de son jeu au flageolet.

En 1830 il s’établit à Paris rue St Augustin comme marchand de musiques et d’instruments. Lui aussi jouait du flageolet dans des orchestres célèbres de l’époque tel qu celui de Louis-Antoine JULLIEN et Philippe MUSARD.

A la mort de son père, Hubert habitant à Londres car il avait rejoint l’orchestre de Louis-Antoine Jullien (1812-1860) compositeur et chef d’orchestre (rival de Musard). En effet JULLIEN avait dû quitter Paris à cause de problèmes financiers.
En 1853 l’orchestre de Jullien part pour une tournée aux Etats-Unis et triompha à New York et H. Collinet est du voyage. Il quittera l’orchestre en 1859 quand Jullien de retour  à Paris, se fera arrêter pour faillite et mis en prison.
Hubert Collinet est décédé à 70 ans à l’hôpital Fernand-Widal en juin 1867. Il habitait au 20 rue Lacepède et son épouse au 66 rue Truffaut.

Source : blog  facteurs et marchands de musique
blogpot.com/2015/02/collinet-pere-et-fils-virtuoses-du-flageolet.html