Biographies

EILENBERG Richard (1868-1927) Musicien allemand fin XIX/début XX

Musicien et compositeur indépendant, il composa des marches militaires mais aussi de nombreuses musiques de danses : valses, polkas, mazurkas. On lui doit la polka « Le moulin de la forêt noire ».

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SOUSA John Philip (1854-1932) – Musicien américain fin XIX/début XXe

Tout jeune il étudie le violon, l’harmonie, la composition et après le violon, il apprend plusieurs instruments à vent Son père le fait entrer dans l’orchestre dans lequel il est musicien. Il rencontre J. Offenbach lors de sa tournée aux Etats-Unis et joue dans son orchestre. Il va créer son propre orchestre le  » The Sousa’s Band » qui aura une sonorité nouvelle et plus agréable : moins de cuivre et plus d’instruments à vent . Il fera une grande tournée en Europe et sera présent à Paris lors de l’Exposition universelle de 1900. Il composera des marches célèbres et sera l’auteur de la musique du quadrille « The Queen of Harvest » (La reine des moissons).

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CAMPANINI Barbara (1719-1799) Danseuse italienne XVIIIe

Danseuse italienne qui a des qualités techniques et d’interprétation ; elle débute à l’Académie royale de musique de Paris. Elle danse à Londres, Dublin, Paris puis elle est engagée à Berlin dans la Cie française de Lany. Malgré son succès et ses conditions avantageuses elle rompt son contrat à cause d’une demande en mariage. Sa vie sentimentale va ainsi perturber sa carrière à plusieurs reprises. Elle finit sa vie dans son château avec le titre de comtesse en Silésie.

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BALLON Claude (1671-1744) Danseur français fin XVII

Ballon appartient à une famille de danseurs et fait toute sa carrière à l’Académie royale de musique avec Beauchamps et Pécour. Il danse dans les ballets de Lully. Il fut maître à danser de Louis XV et de sa famille. Il donna son nom « avoir du ballon » en raison de son rebond lors de ses sauts. Il participa aux « Nuit de Sceaux » chez la duchesse du Maine.

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NÉRICAULT DESTOUCHES Philippe (1680-1754) Auteur français XVII

Son père voulait qu’il rentre dans la magistrature mais il adore le théâtre. Néricault Destouches trouve un poste de secrétaire d’ambassade. Il commence à écrire des vers qu’il montre à Boileau qui l’encourage puis l’initie à l’art dramatique. Un temps ambassadeur de France en Angleterre. Ses succès littéraires lui ouvrent les portes de l’Académie française. Ses pièces de théâtre sont jouées à l’Académie française et la cour de Sceaux chez la duchesse du Maine lors des Grandes nuits de Sceaux.

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André Cardinal dit DESTOUCHES (1672-1749) Compositeur français fin XVII/XVIII

André Cardinal seigneur Des Touches fut instruit chez les Jésuites et part au Siam avec son professeur envoyé en mission diplomatique. Un temps mousquetaire du roi, il quitte l’armée pour suivre une formation musicale avec André CAMPRA comme professeur. Il compoe le premier opéra-ballet et sera directeur de l’Académie royale de musique deux ans.

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CAMPRA André (1660-1744) Musicien français fin XVII/XVIII

Violoniste, maître de musique, compositeur d’un nouveau genre : les opéras-ballet

Baptisé le 4 décembre 1660 à Aix-en-Provence
Décédé le 29 juin 1744 à Versailles à 83 ans.

Fils de Jean-François Campra, chirurgien et violoniste originaire du Piémont puis installé à Aix.

C’est son père qui lui apprend la musique puis il continue son apprentissage auprès de Guillaume Poitevin maître de musique à la Cathédrale Saint-Sauveur d’Aix-en-Provence.

En 1672 il reçoit la tonsure et devient prêtre en 1678.
A 18 ans il termine ses études et composa un motet qui lui donnera une certaine renommée.

En 1681 le jeune André enfreint une interdiction de sortir pour aller au théâtre à Aix.

Maître de musique à Toulon, à Arles à la cathédrale Sainte-Trophine et à Toulouse à la cathédrale Saint-Etienne (1683) puis à Notre-Dame de Paris de 1694 à 1700.. Il compose de la musique sacrée.

En 1690 Campra est réquisitionné pour s’engager à Toulon  à bord d’un vaisseau du roi comme mousquetaire mais Campra refuse par deux fois ; il fut arrêté puis écroué et c’est l’archevêque de Toulouse qui le fera libérer.

En collaboration avec Destouches ils créèrent les opéras-ballet

Il fera travailler André Cardinal dit Destouches en 1694 avec qui il composera plus tard des opéras-ballets en collaboration avec Antoine Houchar de La Motte comme librettiste. Ils créèrent ce nouveau genre qui va intégrer de nombreuses parties dansées selon les goût de Louis XIV.

Il devient ensuite « batteur de musique » à l’Académie royale de musique dont il deviendra l’Inspecteur général.

Il dirigera aussi les musiciens et les chantres de la Chapelle royale dont il deviendra compositeur « ordinaire »  jusqu’en 1735.

Le 29 juin 1744 il meurt dans son appartement versaillais entouré de ses deux domestiques auxquels il lègue la plupart de ses biens.

Un collège et une rue d’Aix en Provence porte son nom et une plaque posée dans la cathédrale St Sauveur d’Aix rappelle qu’il y a été baptisé.

MOURET Jean Joseph (1682-1738) Compositeur français fin XVII/XVIII

Musicien, compositeur, directeur de théâtre, maître de musique des enfants du duc du Maine,
surintendant de la musique lors des Grandes nuits de Sceaux organisées par la duchesse du Maine

Né le 11 avril 1682 à Avignon
Décédé le 20 décembre 1738 à Charenton, à 56 ans.

Son père Jean-Bertrand Mouret, était marchand de soie à Avignon.

Il fit donner à son fils une bonne éducation mais favorisa son goût précoce
pour la musique.

Jean se montra très doué et dès 10 ans il composa différents morceaux. Il avait aussi une belle voix, des talents pour la poèsie.

Vers l’âge de 25 ans en 1707 il vint à Paris et est engagé comme maître de musique chez le duc de Noailles.
Son talent est reconnu à la cour du duc du Maine
En 1708 il est présenté à Louis-Auguste de Bourbon, duc du Maine (fils légitimé de Louis XIV et de Mme de Montespan) et à son épouse Louise Bénédicte de Bourbon-Condé, duchesse du Maine.

Il est engagé comme maître de musique auprès des enfants du couple.

En 1709 il est nommé ordinaire puis surintendant de la musique du duc du Maine et perd sa charge en 1736 à la mort du duc.

Mouret sera chargé, par la duchesse du Maine, d’organiser les spectacles et divertissements qu’elle donne dans son château lors des « Grandes nuits de Sceaux » entre le 31 juillet 1714 et l’été 1715. Chaque nuit aura son  roi, sa reine, d’un ou deux auteurs de vers ou de théâtre et de deux compositeurs de musique qui furent souvent : Pierre-Nicolas Marchand et  Mouret (il composa personnellement les spectacles de 11 nuits sur les 16 données).

Mouret faisait également partie de la parodie de chevalerie créée par la duchesse le 11 juin 1703 : baptisé « l’ordre des chevaliers de la mouche à miel » [1] constitué d’hommes et femmes de talent divers qui constituaient une petite cour chargée de distraire la duchesse à Sceaux

Mouret cumule de nombreuses fonctions

Il demeure à Paris car il est chef d’orchestre à l’Académie royale de musique où il fait représenter ses ouvrages lyriques. La gaité de sa musique vocale et instrumentale plaisait beaucoup (d’août 1714 à 1718).

En 1718 il obtient le privilège royale d’imprimer sa propre musique.

De 1716 à 1737 Mouret est aussi compositeur attitré au Nouveau Théâtre des Italiens du Palais royal. (il composera 120 divertissement en 20 ans.qui sont publiés en 6 volumes)

En 1716 il compose aussi pour les comédies de Dancourt à la Comédie française.

En 1720 Mouret s’assura une place à la cour grâce à une charge de chantre de la Musique de la Chambre du roi ;

En 1722 à l’avènement officiel de Louis XV, il fournit la musique  des divertissements raffinés offert par le Régent en son château de Villers-Cotterêts.

En 1728 à 1733 Mouret fut nommé Directeur artistique du Concert spirituel ce qui lui procura un lieu d’exécution pour ses motets, cantates, cantatilles et suite de symphonies

Quelques unes de ses œuvres dédicacées aux membres de la cour du Maine :

Ses librettistes sont : Philippe NÉRICAULT DESTOUCHES et Pierre-Charles ROY.

Comédie lyrique : « Les amours de Ragonde et Colin »  (1714) où Mouret y montra un style novateur

Tragédie lyrique : « Ariane » (1717), « Pirithoüs » (1723)

Des ballets héroïque : « Les festes de Thalie » (1714),   Les amours des dieux »  (1727) où la CAMARGO dansa un solo très acclamé ; « Le triomphe des sens ».(1732), « Les grâces » (1735)

Musique religieuse : « Dix motets à une ou deux voix avec symphonie au Concert spirituel des Tuileries (1742)

En 1729 il dédie au fils de la duchesse du Maine, le prince de Dombe deux divertissements de musique instrumentale :

–  « Fanfares pour des trompettes, timbales, violons et haubois »

– « Fanfare pour violons, hautbois et corps de chasse » exécutée à l’Hôtel de ville de Paris en présence de Louis XV .

Vie privée.

Peu après son arrivée à Paris, le 20 octobre 1711 il épousa  au château de Sceaux : Madeleine Prompt de St Mars fille de l’intendant des finances du duc du Maine ; les témoins étant les membres de la famille du Maine. Le couple aura une fille nommée Françoise Louis née le 21 octobre 1722 à Paris après avoir perdu un premier fils.

Une triste fin de vie

Le cumul de ses différentes activités lui procura pendant un certain temps une large aisance financière.

Mais à partir de 1734, en moins d’un an,  il perd successivement plusieurs  fonctions qu’il occupait.
Les 4000£ de revenus, que lui rapportait la direction du Concert spirituel, puis la place de compositeur de la Comédie italienne ; et en 1736 sa charge auprès du duc du Maine lors de son décès.
Il réagit très mal à cette situation qu’il vécu comme une déchéance car cette baisse de revenu ne lui permit pas d’établir sa fille comme il le projetait.

Des mécènes, comme le prince de Carignan eut la générosité de lui accorder une pension de 1000£, lui apportèrent quelques revenus.Mais ses diverses infortunes, altérèrent son équilibre mental et sa santé physique

Atteint de déchéance et de folie, il dû aller chez les Pères de la charité à Charenton où les remèdes n’ayant aucun effet il mourut à 56 ans le 20 décembre 1738

Sa veuve continua à faire éditer sa musique après sa mort.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans le parc de Sceaux, près du pavillon de l’Aurore, (bâtiment de style classique de 1671 construit par Claude Perrault pour Colbert). sur une colonne de pierre est posée une plaque de marbre sur laquelle est inscrit

«A Jean-Joseph Mouret 1683-1738
musicien provençal
Surintendant des fêtes de la Cour de Sceaux »

 Sources :

Wikipédia et « La duchesse du Maine » par Catherine Cessa  – Edition Classique Garnier

[1] L’ordre de la Mouche à miel initié par la duchesse du Maine ne lui survivra pas. Personne fantasque, de petite taille, aimant la poèsie, l’art de la conversation, les fêtes,  elle sut s’attacher 39 membres élus dont chacun était  intronisé au cours d’une cérémonie où il prêtait serment et recevait une médaille en or suspendue à un ruban jaune, cérémonie présidée par la « dictatrice perpétuelle » de l’ordre. L’abeille était son symbole, accompagnée de la devise « Elle est petite mais fait de graves blessures ». Elle trouve sa source dans l’Aminte de Torquato Tasso. La petite taille de la duchesse la faisait comparer à une mouche à miel (abeille) ainsi que son caractère emporté.

Aucune liste ne fut retrouvée, mais ont dû en faire partie :

Jean d’Alembert encyclopédiste/Claude BALLON danseur/Pierre-François Godard Beauchamp auteur/François de Bernis cardinal ministre d’Etat/ Françoise PRÉVOST danseuse/ Philippe NÉRICAULT DESTOUCHES auteur/ Montesquieu écrivain /l’abbé Genest poète et académicien/Adélaïde de Pisieux duchesse d’Estrées/Nicolas de MALÉZIEU, homme de lettre ordonnateur des fêtes de la duchesse habitant Chastenay/

BLONDY Michel (1675-1739) Danseur français fin XVII

Danseur, maître à danser, chorégraphe

Né en 1875
Décédé le 6 août 1739 à Paris

Issu d’une famille de maîtres à danser parisiens et neveu de Pierre BEAUCHAMPS.

En 1680 il est membre de l’Académie royale de danse.

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QUINAULT Philippe (1635-1688) Librettiste français XVII

Quinault fut très jeune confié par ses parents (habitants en Bretagne), au gentilhomme de Gaston d’Orléans, sans enfant, qui lui donna une éducation cultivée. Après des études dans un Collège de jeunes gens, il écrivit sa première pièce à 18 ans. Après une initiation au droit chez un avocat, il put obtenir la charge d’auditeur à la Cour des comptes qu’il put acheter grâce à la dot de sa femme. Il continue à écrire différentes oeuvres et à 26 ans acheta un quartier de charge de valet ordinaire du roi. Il produit : 30 pièces de théâtre , comédies, tragédies lyriques dont 11 avec Lully qui disait qu’il savait « si bien s’accommoder à la cadence de sa musique ».

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HEINEL Anne (1753-1803) Danseuse franco-allemande XVIIIe

Elève de Noverre, elle danse à Stuttgart et à Vienne puis à l’Opéra de Paris. Elle passe plusieurs saisons à Londres au King’s Theatre et Gaétan VESTRIS devient son partenaire en scène et à la ville. Elle épouse ce dernier et ils vont élever Auguste Vestris le fils que Gaétan a eu avec la danseuse Marie Allard qui deviendra le deuxième dieu de la danse..

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CORNEILLE Thomas (1625-1709) Librettiste Auteur dramatique XVII

Librettiste d’opéras, comédies, pièces de théâtre
(Frère cadet du grand Pierre Corneille)

Né le 20 août 1625 à Rouen  –  Décédé le 8 décembre 1709 aux Andelys à 84 ans

Cadet de 19 années de son célère frère, il va suivre la voie de son ainé. Il fait des études chez les Jésuites puis des études de droit. Les deux frères quittent Rouen pour Paris et sont inspirés par le théâtre pour lequel ils vont écrire.

Ils sont frères et deviennent beaux-frères

Dès leur arrivée dans la capitale, ils se marient à deux sœurs : Thomas épouse Marguerite de Lampère, fille d’un notable des Andelys, tandis que Pierre épousera sa sœur Marie.

Thomas écrit une dizaine de comédies. Lire le reste de cet article »

LAVAL Antoine (1688-1767) Danseur français XVIII

nom complet Antoine Bandieri de Laval
Danseur, chorégraphe, maître de ballet à l’Opéra de Paris
Maître à danser des enfants de Louis XV

Né en 1698 à Paris – Décédé le 20 octobre 1767 à Paris

Son père Antoine Bandieri était un noble de Lucques qui
réglait les évolutions militaires pour l’académie royale  de Louis XIV.

Son fils Michel Bandieri de Laval fut également danseur (1725-1777).

Il est le neveu de Claude BALLON.

En 1706 il débute à l’Académie royale de musique de Paris

De 1726 à 1729 il travaille pour le Collège de Jésuites Louis-le-Grand afin de régler les ballets du spectacle de fin d’année donné par les élèves.

En 1731 il devient le maître à danser des enfants de Louis XV.

De 1739 à 1748 il devient le maître de ballet à l’Opéra de Paris, succédant à Michel BLONDY. Son successeur sera Jean-Barthélémy LANY.

Il est membre de l’Académie royale de Danse fondée par Louis XIV puis est nommé directeur en 1753 ; en 1778 c’est son fils Michel qui lui succèdera à ce poste.

Chorégraphe.

En 1745, il compose un ballet de cour pour le mariage du dauphin avec Marie-Antoinette.

En 1754 il compose le ballet allégorique « La naissance d’Osiris » qui est présenté devant le roi Louis XV à Fontainebleau..

En 1763 il chorégraphie « Castor et Pollux ».

Ses partenaires de danses sont Marie-Anne de CAMARGO et Marie SALLÉ.

 

SUBLIGNY Marie-Thérèse (1666-1756) Danseuse française XVIIe

Née en juillet 1666. Décédée en 1736.

Fille de l’avocat et auteur dramatique Adrien-Thomas Pernoult de Subligny.

 

A l’académie royale de musique de 1688 à 1707

En 1688 elle étudie la danse à l’Académie royale de musique.

En 1690, elle est une des premières danseuses à se produire sur scène (car les rôles de femme étaient tenus par des hommes – les masques aidant).

Elle a fait évoluer la technique en ayant une ouverture de jambe plus importante que les autres.

Elle tient des rôles de soliste et de partenaire des grands danseurs de l’époque comme Claude BALLON. Son nom est d’ailleurs indiqué sur les partitions chorégraphiques de l’Opéra. Lire le reste de cet article »

DAUBERVAL Jean (1742-1806) Danseur français fin XVIII

de son vrai nom : Jean Bercher
Danseur « noble », chorégraphe fin du XVIIIe

Né le 19 août 1742 à Montpellier.
Décédé le 14 février 1806 à Tours à 63 ans.

 

Son père Etienne-Dominique Bercher dit Dauberval (1725-1800) fut pensionnaire de la Comédie française.

 

Son épouse est la danseuse Marie-Madeleine Louise CRESPÉ dite Melle Théodore.

Elève puis directeur à l’Opéra de Paris

Il étudie la danse à l’école de l’Opéra de Paris. En 1763 il est nommé Premier danseur.

Il fut l’assistant de J Georges NOVERRE et donc influencé par ses théories sur les ballets « d’action » c’est-à-dire qui ont un sens, qui racontent une histoire avec des sentiments à exprimer.

De 1771 à1783 il est nommé Directeur du ballet à l’Opéra de Paris à la suite de NOVERRE ; tâche qu’il partage un temps avec Maximilien GARDEL jusqu’à ce que celui-ci lui succède en 1783.

Maître de ballet à Bordeaux où il crée son célèbre ballet « La fille mal gardée »

En 1785 il part à Bordeaux où il est maître de ballet au Grand théâtre.

Il y créé de nombreux ballets dont le célèbre « La fille mal gardée » qui sera dansé pour la première fois le 1er juillet 1789, quelques jours avant la prise de la Bastille. C’est un ballet pantomime type basé sur des scènes de la vie ordinaire, dans un décor pastoral où sont dépeintes des situations sentimentales souvent avec humour.

Les principales interprètes sont : Melle Théodore son épouse dans le rôle de Lise ; Eugène HUS dans celui de Colas son amoureux et François Le Riche dans le rôle de la mère de Lise (c’est toujours un danseur qui tient le rôle de la mère quand ce ballet est donné à notre époque.).

« Psyché » en 1790
« Le triomphe de la République » en 1795
« Sylvie » où il triomphe avec sa partenaire principale est Marie ALLARD»

Ses élèves et disciples furent :

Eugène HYS
Salvatore VIGANO
Charles-Louis DIDELOT

Jean Pierre AUMER (son élève) qui a été directeur de l’Opéra ; son successeur étant Jean CORALLI en 1831.

Il décède à Tours le 14 février 1806

ANGIOLINI Gasparo (1731-1803) Danseur italien XVIIIe

Danseur, chorégraphe et maître à danser à la cour de Vienne et de St-Pétersbourg, précurseur du ballet d’action avec Hilferding et Noverre 

Né le 9 février1731 à Florence
Décédé le 6  février 1803 à Milan âgé de 71 ans

Un fils Pietro Angiolini

En 1747 il commence à danser à Lucques et parcourt l’Italie durant 5 ans.

En 1757 il produit son premier ballet à Turin « Diana ed endimiore ».

Il se produit à Vienne en Autriche dans les ballets de Franz HILFERDING qui deviendra son modèle.

Il lui succède aux Théâtre impériaux de 1758 à 1766 pendant que Franz est allé à St Pétersbourg. En 1751 il collabore avec Christoph Willibald Gluk pour lequel il règle les chorégraphie dans « Don Juan ou le cythère » , « Le festin de Pierre » (1761) , « Orphée et Eurydice » (1762), « Sémiramis » (1765)

De 1766 à 1772 il va remplacer Hilferding à St Pétersbourg où il donne de nouvelles créations « Le départ d’Enée », « Didon abandonnée, « Les chinois en Europe », « Le préjugé vaincu », « Armide et Rinaldo ».

Rencontre houleuse avec Noverre à Milan
En 1771, il revient en Italie à Venise puis à Milan où il rencontre NOVERRE et polémique avec lui sur la paternité du « ballet d’action ». Il écrit aussi une lettre sur « La querelle des pantomimes » à Noverre en 1783.
En 1776 il regagne St-Pétersbourg où il reste 2 ans. Il compose les ballets de Plusieurs opéras de Giovani Paisiello.

De 1779 à 1782 il travaille à la Scala de Milan.

De 1882 à 1886 retour à St Pétersbourg où il enseigne à l’école de danse des Théâtres impériaux.

En 1791 il met un terme à sa carrière en Italie.

Accusé d’avoir collaboré avec les troupes françaises lors de leur conquête, emprisonné de 1799 à 1801, il est déporté par les Autrichiens aux Bouches de Caltaro d’où les Français le délivrent.

Il revient à Milan et y meurt en 1803 âgé de 71 ans.

Son apport à la danse

Il a contribué à l’autonomie du ballet par rapport à l’Opéra. Il privilégie la règle des 3 unités. Contrairement à Noverre il fait usage du programme de ballet détaillé pour expliquer les ballets, se concentrant sur la clarté et la lisibilité du texte dansé.

Tous deux vont faire évoluer le ballet d’un spectacle où l’intrigue est habituellement décousue et dénuée de passion vers la pantomime plus expressive dans laquelle tous les éléments sont intégrés.

LAFONTAINE (1655-1738) Danseuse française XVIIe

Première danseuse professionnelle de style « noble »
(avant c’était les dames de la cour qui tenaient les rôles titre)

Née en 1655 à Paris
Décédée en 1738 à Paris à 83 ans

Danseuse non noble formée à l’école de danse de l’Opéra

En 1681 elle entre à l’Académie royale de musique créée par Louis XIV.

Elle fait ses débuts dans « Le triomphe de l’Amour », ballet en 5 actes et 20 entrées de J Baptiste LULLY et c’était la première fois qu’une danseuse professionnelle, formée à l’école de danse de l’Opéra, se produisait sur la scène de l’Opéra.

Ce ballet avait d’abord été donné à St-Germain-en-Laye devant le roi avec les jeunes gens de la cour tels que : Monseigneur et Mme la Dauphine, la princesse de Conti, Louis de France, Marie de Bavière, Marie-Anne de Bourbon et  Louis de Bourbon (enfants de de Mme de Lavallière) Le comte de Vermandois, Melle de Nantes, Melle Marie-Louise d’Orléans.)

Jusqu’en 1693 elle tient les rôles titre de plusieurs ballet de LULLY dont « Phaéton », « Percée », « Le temple de la paix », « Acis et Galaté » (1686) et 18 autres ballets dont « Amadis  des Gaules» (1684) dans lequel le danseur DERAIN apparut avec des manches de veste d’une forme nouvelle très large si bien que leur nom subsistera « manche Amadis» (manches très larges en bas).

Les librettistes étaient de Philippe QUINAULT pour le texte et d’Isaac de BENSéNADE pour la danse.

Le ballet fut repris à l’Académie de musique de Paris le 10/5/1681 avec, pour la première fois, des danseuses dont Melle Lafontaine, alors âgée de 16 ans, puis en janvier 1682 et
en novembre 1696, mais avec un nombre d’entrées réduits à  quatre. Les lourds costumes enrubannés et les perruques limitaient les mouvements des danseurs. A Paris ce fut une innovation quand LULLY remplaça les dames nobles par Melle Lafontaine dans les ballets produits dans les théâtres ; déjà des danseuses servaient de partenaire à certains maîtres à danser comme Pierre BEAUCHAMPS.

 

Le style « noble » de Melle Lafontaine fait merveille et comme soliste elle obtient le privilège de composer elle-même ses entrées.

En 1693 elle quitte l’Opéra pour rentrer au couvent  à Notre-Dame de l’Assomption à Paris où elle décède à l’âge de 83 ans.

 

GRISI Carlotta (1819-1899) Danseuse italienne XIXe

de son vrai nom Caroline Adèle Giuseppina Maria GRISI
Elle créa le rôle de Giselle

Née le 28 juin 1819 à Visinda (actuelle Croatie) et Décédée le 20 mai 1889 à St Jean près de Genève en Suisse

Fille de Vincenzo GRISI arpenteur public de Crémone en Istrie et de Maria Boschetti
Sa sœur la chanteuse Ernesta était la compagne de Théophile Gautier. tante la cantatrice Giuseppina Grassini et ses cousines germaines Giuditta et Giulia Grisi s étaient de grandes cantatrices.

Carlotta chante aussi très bien, mais en 1826 Carlotta commence la danse à 7 ans à l’école de la Scala de Milan.

En 1829 à 10 ans, elle tient déjà les rôles vedette dans les ballets d’enfants.

Dès 14 ans, guidée par son impresario Lenari, elle commence des tournées dans toute l’Italie.

En 1833 lors d’une tournée à Naples où elle accompagne sa sœur Ernesta qui chante, elle rencontre le danseur Jules PERROT  qui la remarque car douée pour le chant et encore plus pour la danse. Il convainc Carlotta et sa famille de ne se consacrer qu’à la danse.

Compagne du maître de ballet Jules PERROT

Lui-même abandonne sa relation avec Marie TAGLIONI et devient son professeur de danse, puis partenaire aussi bien à la scène qu’à la ville. A partir de 1836 elle se fera appeler Mme Perrot tant qu’elle se produit auprès de lui.

Perrot en conflit avec l’Opéra de Paris, part avec Carlotta en tournée en Europe où ils se produisent ensemble à Londres, Vienne, Milan, Munich, Naples et sur scène Carlotta chante et danse.

Carlotta à l’Opéra de Paris

Perrot veut faire entrer Carlotta à l’Opéra de Paris et commence par la faire connaître du public parisien sur la scène du théâtre de la Renaissance.

Ce n’est qu’en décembre 1840 que Carlotta intègre l’Opéra où on a besoin d’une nouvelle ballerine.

En février 1841 Carlotta danse dans l’intermède de « La favorite » de Gaetano Domizetti  avec Lucien Petipa. Théophile Gautier écrit des éloges et la considère parmi les grandes ballerines telles que Fanny ELSSLER et Marie TAGLIONI.

Par la suite Carlotta et Théophile Gautier entretiendront une relation étroite et une correspondance constante.

Carlotta crée le rôle de Giselle

Sur un livret de  Théophile Gautier et une chorégraphie de Jules PERROT avec le maître de ballet de l’Opéra de Paris Jean CORALLI, et sur une musique d’Adolphe ADAM , Carlotta crée le rôle de « Giselle ».le 28 juin 1841. Lucien PETIPA tient le rôle d’Albrecht. C’est le premier ballet romantique et le succès permet à Carlotta d’avoir un salaire qui triplera  mais elle demandera une augmentation plus tard, ce qui agacera l’Opéra qui la traînera en justice

En 1842 un autre ballet de Perrot « Esméralda » fait sensation mais c’est aussi l’année d’une première séparation.entre Carlotta et Perrot.

Théophile Gautier en profite pour se rapprocher de sa danseuse bien aimée.

En 1844 la polka arrive en Europe. Carlotta et Perrot se retrouvent à Londres et crééent « Polka » duo en habit inspiré du folklore, au Théâtre de la Reine Victoria le 11 avril 1845.

En 1844 leur relation reprend et ils ont une fille nommée Marie-Julie Perrot.

Le 12 juillet 1845 Jules Perrot créé le fameux « Pas de quatre »
où il réunit les quatre meilleures danseuses de l’époque : Carlotta GRISI/Marie TAGLIONI/Fanny CERRITO/Lucile GRAHN au Her Majesty’s Theater de Londres. Musique de Cesare PUGNI.

En 1845 Carlotta retourne en Italie puis à Londres.

En octobre 1849 elle danse une dernière fois à Paris « La filleule des fées » monté par Perrot et ainsi s’achève son contrat avec l’Opéra de Paris.

Le 12 mars 1850 elle va danser  une dernière fois à Londres dans « Les métamorphoses » de Paul Taglioni (père de Marie).

Puis elle part en Russie à Saint-Pétersbourg à la demande de Perrot où il est maître de ballet au théâtre impérial. Elle y dansera de nouveau « Gisèle » et restera trois saisons.

En 1854 elle se produit à Varsovie avec succès.

De sa relation avec un militaire, aristocrate polonais : le prince Léon Jérôme Radziwill, elle va avoir une seconde fille Léontine Grisi. Et peut-être à la demande du prince, elle va arrêter sa carrière en pleine gloire à 35 ans.

Jeune retraitée de 35 ans

Elle prend une longue retraite dans sa « villa St-Jean » près de Genève. Elle est riche, elle reçoit Théophile Gautier une fois par an et de nombreux admirateurs du poète lors de son séjour annuel. Elle y élève sa fille Léontine et sa petite fille Rose Perrot (de sa fille Marie-Julie Perrot).

Elle entretient une correspondance assidue avec Théophile et leur relation est à la fois familiale (le poète est le compagnon de sa sœur Ernestine) et sentimentale mais discrète.

Carlotta s’éteindra le 20 mai 1889 à presque 80 ans dans sa villa. Elle est inhumée au cimetière de Genève.

En 1820 Carlotta a écrit  un « Traité élémentaire théorique et pratique de l’art de la danse ».

TAGLIONI Mariane Sophie dite Marie (1804-1884) Danseuse d’origine italienne XIXe

Danseuse qui incarne le ballet romantique du XIXe et initia la technique des pointes avec aisance

Née le 23 avril 1804 à Stockholm
Décédée le 22 avril 1884 à Marseille, âgée de 80 ans

Elle est issue d’une famille de danseurs :

  • Son grand-père Carlo TAGLIONI danseur italien
  • Son père danseur italien Filippo TAGLIONI (1777-1871)
  • Sa mère Sophie Karsten (1783-1862) danseuse et peintre suédoise
  • Son frère Paulo Taglioni (1808-1884) danseur
  • Sa nièce Marie Taglioni (fille de Paulo) danseuse

Elle passe presque toute son enfance à Paris avec sa mère et son frère Paulo car son père est maître de ballet dans différentes cours d’Europe.

Elle est élève de Jean-François COULON, qui a été professeur de son père. Mais Marie n’est pas assidue et use de superfuges pour ne pas assister aux entraînements. Elle cache à sa mère son manque de travail et improvise sur la musique en inventant des pas qui, malgré tout, émerveillent son entourage.

Son père Filippo la fait travailler à Vienne et en fait une danseuse performante

En poste à l’Opéra de Vienne, son père la fait venir et la fait travailler assiduement Grâce à un entraînement quotidien très rigoureux, elle va acquérir une technique et une élégance gestuelle irréprochable malgré certains de ses défauts physiques : elle avait une légère déformation de la colonne vertébrale et se tenait voûtée, attitude qu’il corrigea et pour ses bras trop longs, il lui apprend à les croiser sur sa poitrine ou à les tenir baissés, poignets joints pour ne pas attirer l’attention sur eux. Ses nombreuses poses se retrouvent encore actuellement dans de nombreux ballets.

Une technique de « pointe » aboutie

En 1822 il lui obtient un engagement de Première danseuse à l’Opéra de Vienne où elle fait ses débuts, avant de se produire à Stuttgart et à Munich où elle obtient un grand succès.

Elle arrive à Paris en 1827 et sera promue Première danseuse à l’Opéra de Paris en 1831.


En 1837 elle termine son contrat à l’Opéra de Paris; Elle obtient la consécration le 12 mars 1832 dans le rôle de la « Sylphide » premier ballet romantique où elle excelle dans la technique des « pointes » qu’elle fait sans effort apparent.
Son costume fait de tulle vaporeux est le premier tutu long inventé par Eugène Lami
(1800-1890) en fait l’archétype de la ballerine romantique.

De 1832 à 1847, soit durant 15 ans elle se produit à  Londres, puis à Berlin, à Milan, à Saint Péterbourg où elle signe un contrat de 3 ans avec le ballet impérial où Jules PERROT chorégraphe lui donne plusieurs grands rôles.
Elle revient fréquemment à Vienne et à Paris.

Le 26 juin 1845 elle danse un « Pas de 4 » au Her Majesty’s théatre où se retrouvent les 4 étoiles romantiques du siècle : Tagloni/CERRITO/GRAHN/GRISI  chorégraphié par Jules PERROT sur une musique de Cesare PUGNI qui obtient un immense succès.
Après 25 années de succès ininterrompu, elle se retire de la scène en 1847 à 43 ans
dans sa villa sur le lac de Côme (là où son père mourut en 1852).

Professeur de danse  puis Inspectrice à l’Opéra de Paris

Après une pause, elle revient à l’Opéra de Paris comme professeur de danse. Elle forme la jeune Emma Livry qui triompha à son tour dans la « Sylphide ».

Mais son élève mourut tragiquement car son tutu s’enflamma au cours d’une représentation et ce fut un grand choc pour Marie car elle s’était attachée à cette élève.

Elle continue à donner des leçons et chorégraphie son unique ballet en 1860
« Le Papillon » sur une musique d‘Offenbach en hommage à Emma.

En 1859 elle fut nommée Inspectrice de la danse et institua le13 avril 1860 le premier examen annuel du corps de ballet qui se poursuit encore actuellement.

Elle termina sa vie ruinée et mourut dans la misère à Marseille

Mais la guerre de 1870 non seulement entraîna la fermeture de l’Opéra de Paris, ce qui mit fin à son activité mais aussi entraîna une chute de ses placements en Bourse qu’elle et son père avaient faits.et de graves soucis financiers commencèrent pour elle.

Marie s’exila alors à Londres où, pour subsister, elle donnait des cours de danse classique et de danse de salon aux jeunes gens de la haute société.

En 1880 âgée de 76 ans elle rejoignit son fils à Marseille.

Elle s’éteignit dans la misère ; en avril 1884   âgée de 80 ans..

Inhumée d’abord à Marseille, elle fut ensuite enterrée au Père-Lachaise dans le caveau de la famille de son mari. Les Gilbert de Voisins.

Vie privée
Effectivement elle a épousé le comte Jean-Pierre Victor Alfred Gilbert De Voisins avec qui elle eut un fils Georges. Mais ce mariage ne fut pas heureux.

Elle fut à la fois une technicienne virtuose de la danse et un mime subtile tantôt pathétique, tantôt vive mais toujours expressive.

Johann STRAUSS II  composa « La Taglioni polka » opus 173 dans laquelle il utilisa les musiques des ballets sur lesquels elle a dansé.

Sources :
Wikipedia
Léandre Vallot, La Taglioni – Albin Michel 1942
Blog : leschaussonsverts.eklablog.com

GUIMARD Marie-Madeleine (1743-1816) – Danseuse française fin XVIII

Danseuse « demi-caractère » fin XVIIIe/début XVIIIe

Née  à Paris – baptisée le 27 décembre 1743 et Décédée le 4 mai 1816 à Paris

Son père : fille naturelle de Fabien Guimard, il ne la reconnut que 12 ans plus tard et la légitimé en 1765 à 22 ans.

De silhouette assez mince, elle danse avec de l’expression et du sentiment dans ses mouvements.

Elle suivait les conseils de NOVERRE tout en se disputant souvent avec lui.

En 1758 elle a 15 ans quand elle débute dans le corps de ballet de la Comédie-française dont les ballets eurent de grands succès.

Elle entre à l’Opéra de Paris pour 25 ans
En 1761 elle entre à l’Académie royale de musique à Paris

Elle débute à l’Opéra dans le rôle de « Terpsichore » dans « Les fêtes grecques et romaines ». Elle danse de manière expressive et se fait remarquer par son talent et sa coquetterie.

4 ans plus tard, elle sera nommée première danseuse de « demi-caractère ».

Comme l’écrit J Georges NOVERRE « elle délaisse les difficultés en mettant de l’esprit et du sentiment dans ses mouvements ». Elle triomphe dans les ballets de Noverre « Jason et Médée (1770), « Les caprices de Galatée » (1776) et de Maximilien GARDEL « La chercheuse de l’esprit » (1778) « Mitza  et Lindor » (1779).

Elle danse à la cour à Versailles et à Fontainebleau et le roi Louis XV lui accorde une pension de 1000£.

Ses partenaires étaient : Gaétan VESTRIS et Auguste  VESTRIS, Antoine LAVAL, Maximilien GARDEL, Jean DAUBERVAL.

Elle suivit Noverre à Londres et parut au King’s Theatre où elle s’acquit un nouveau public d’admirateurs.

Pendant 25 ans elle fut une danseuse adulée, ayant une forte personnalité entre autre en s’opposant au nouveau directeur de l’Opéra de Paris De VISME et également s’opposa à Noverre qui fut contraint de démissionner en 1781.

Elle fut aussi une femme généreuse pour les pauvres et les malades de sa paroisse Saint-Roch ; elle prenait aussi en charge l’inhumation des plus démunis.

Retraitée de la danse elle mène une vie d’épouse rangée

En 1789 elle quitta l’Opéra et le 14 août elle épousa le danseur chorégraphe Jean-Etienne DESPREAUX avec qui elle partage son amour pour la danse et pour le plaisir de la vie. La Révolution ayant supprimée les pensions de l’Ancien-régime, le couple fut contraint de vivre à l’économie dans une petite maison de Montmartre puis pu revenir à Paris en 1797 pour finir leurs jours oubliés de tous.

Marie Guimard mourut le 4 mai 1816 et Despréaux en 1820. On ne sait pas où ils sont enterrés.

Parallèlement à sa carrière de danseuse elle mène une vie scandaleuse grâce à ses riches « protecteurs »

Pendant 25 ans elle domina la scène parisienne. Elle était devenue une véritable personnalité étant donné les soutiens et relations libertines qu’elle avait  avec des Messieurs influents et riches. Elle bénéficie de la générosité de Jean-Benjamin de La Borde, receveur général des finances, mécène et compositeur de musique ainsi que de Charles de Rohan prince de Soubise.

Elle s’installa dans un hôtel particulier au Fg St Germain à Paris. Puis elle achète une maison à Pantin qu’elle rénove et lui ajoute un théâtre de 200 places où le tout-Paris aristocratique s’honore d’y être admis. On y  joue des pièces mais aussi des spectacles libertins. Elle organisait 3 sortes de soupers par semaine :

  • l’un pour les seigneurs de la cour,
  • l’autre pour les artistes, auteurs, savants,
  • le troisième voué aux plaisirs avec la présence de filles séduisantes

En 1769 La Borde étant ruiné et Soubise ne voulant plus lui verser une rente, elle est dans une situation difficile. Mais un  prince allemand lui offre une grosse somme  comme rente , veut l’épouser et devant son refus l’enlève. Soubise récupère la belle et redevient son « amant utile » et La Borde sont « amant de cœur ».

Sa situation financière étant assurée elle se fit construire une belle demeure dans le nouveau quartier de la Chaussée –d’Antin. Elle s’adresse à Nicolas Ledoux pour les plans des bâtiments et à Fragonard pour les décors intérieurs. Quelques panneaux étaient terminés dont celui représentant la Guimard en Terpsichore ; mais une dispute éclata entre elle et le peintre et elle le remplaça par Jacques-Louis David. Mais Fragonard s’introduisit dans sa maison et pour se venger mis quelques coups de pinceau qui transformèrent son sourire en une grimace rageuse. Quand la Belle découvrit son nouveau visage avec ses amis, elle se mis dans un telle rage qu’elle ressemblait au portrait retouché.

Tout respire le luxe, ses ameublements, ses équipages, dans le « Temple de Terpsichore » comme on appelait sa maison ; elle a même rajouté un théâtre de 500 places.
Elle fait la mode car elle porte des toilettes élégantes que les femmes copient et s’inspirent des tenues de scène « à la Guimard ».

Mais avec son train de vie trop dispendieux, en 1785 elle est obligée de se séparer de son hôtel. Elle le vend de façon originale en organisant une loterie avec 2500 billets de 120£ chacun. Passant par deux propriétaires successivement il est finalement détruit lors des grands travaux  du Second empire entrepris par Haussman.

Sources :

Wikipédia
Leschaussonsverts.eklablog.com