Histoire

PURCELL Henri (1659-1695) – Musicien anglais XVIIe

Musicien Londonnien issu d’une famille de musiciens. Organiste à Westminster et compositeur d’environ 800 œuvres de tous les genres : opéras, cantates profanes et religieuses, musiques pour clavier ou musiques de chambre, musiques de scène. Il est l’auteur du premier opéra anglais « Didon et Enée ».

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HEINEL Anne (1753-1803) Danseuse franco-allemande XVIIIe

Danseuse dans le style « noble » mais aussi « semi-caractère »

Née  le 4 octobre 1753 à Bayreuth
Décédée  le 17 mars 1808 à Paris, âgée de 54 ans

 

Elève du chorégraphe français Lepy puis de NOVERRE , elle danse à
Stuttgart et à Vienne puis débute à l’Opéra de Paris en 1767 et y fait carrière  jusqu’en 1781.

Elle passe plusieurs saisons à Londres au King’s Theatre Gaétan VESTRIS
devient son partenaire en scène et à la ville.

Principaux rôles :

– A l’Opéra de Paris et à la cour de Versailles ou de Fontainebleau :
elle interprète des tragédies-lyriques et pastorales telles que : « Dardanus » (1768), « Zaïs » (1769), « Castor et Pollux » (1770), « Osiris » (1772) de Rameau, « Persée » (1771) de Lully, elle danse dans les opéras de GLUCK « Orphée et Eurydice », « Alceste » «  Iphigénie en Aulide » (1774).

– Invitée à Londres au King’s theater de 1771 à 1776, elle remporte un vif succès dans « Admète et Alceste » de Lepy d’après Noverre.

Interprète principale des ballets de NOVERRE :  « Apelles et Campaspe », « Jason et Médée », « Les Horaces », « Annette et Lubin ».

– En 1781 elle crée « La fête de Mirza » et « Ninette à la cour » de Maximilien GARDEL et quitte la scène en pleine gloire.;

Elle est surnommée « la reine de la danse » pour sa virtuosité et ses pirouettes multiples ;  elle est aussi une interprète douée pour exprimer les sentiments tragiques.

Vie privée.

Elle épouse de Gaétan VESTRIS en 1792 mais le couple n’ayant pas eu d’enfant, elle accueillit le fils que son mari a eu (à la suite d’une courte liaison avec la danseuse Marie ALLARD), lorsque le petit Auguste VESTRIS eut 7 ans. Son mari pût ainsi s’occuper de l’éducation de son fils et en faire un danseur virtuose surnommé plus tard aussi « dieu de la danse » comme son père.

CORNEILLE Thomas (1625-1709) Librettiste Auteur dramatique XVII

Librettiste d’opéras, comédies, pièces de théâtre
(Frère cadet du grand Pierre Corneille)

Né le 20 août 1625 à Rouen  –  Décédé le 8 décembre 1709 aux Andelys à 84 ans

Cadet de 19 années de son célère frère, il va suivre la voie de son ainé. Il fait des études chez les Jésuites puis des études de droit. Les deux frères quittent Rouen pour Paris et sont inspirés par le théâtre pour lequel ils vont écrire.

Ils sont frères et deviennent beaux-frères

Dès leur arrivée dans la capitale, ils se marient à deux sœurs : Thomas épouse Marguerite de Lampère, fille d’un notable des Andelys, tandis que Pierre épousera sa sœur Marie.

Thomas écrit une dizaine de comédies.

En 16548 « Feint Astrologue », en 1679 « Devineresse » ( où est fait allusion à l’affaire des poisons) et concurrence même Scaron dans sa comédie burlesque avec « Geolier de soi-même » en 1655.

En novembre 1656 il présente une tragédie « Timocrate » qui aura beaucoup de succès avec 80 représentation mais jamais reprise ensuite. Il s’essaie à tous les genres dramatiques dont la pièce à machine t « Circe » en 1675, le livret d’opéra et la comédie à intermèdes ; « Psyché » livret 1678, « Bellirophon » livret 1679, livret de « Médée » 1693, font de lui un des plus importants librettiste du XVIIe avec Philipe QUINAULT et Jean Galbert de Campiston.

A partir de 1677 il est un des rédacteurs dans un journal à la mode « Le mercure galant » spécialisé dans les nouvelles de la cour, plein d’anecdotes mais ouvert aussi à la publication de petits textes littéraires.

En 1677, soit quatre ans après la mort de Molière, sa veuve Armande Béjart, lui demande de mettre en vers sa pièce créée en 1655 «  le Festin de pierre » rebaptisé « Don Juan ou le festin de Pierre » et dont il édulcora certains passages. Il ne publia la pièce sous son vrai nom qu’en 1682 seulement. Version reprise en 1680 et 1840.

Dans l’ombre du « grand Corneille » mais son successeur à l’Académie française

Thomas Corneille est resté dans l’ombre de son frère malgré les talents variés de ses écrits. Modeste et affable, le bon Thomas se plaisait à rappeler que son frère était le « grand Corneille ».

En 1685 il succéda au fauteuil de son frère à l’Académie française. Il écrivit deux dictionnaires : un sur les termes dans l’art et un sur l’histoire.

Il fit également une traduction des Métamorphoses d’Ovide en 1697.

Dans la querelle opposants les Anciens et les Modernes, il est du côté des Modernes.

Son œuvre se composa de :

– 43 pièces de théâtre
– Des comédies
– 42 tragédies dont « Le Comte d’Essex » « Arcine »1672
– 3 livrets d’opéras
– 1 adaptation  en vers d’une pièce de Molière

On l’appela pour adapter le texte de « Psyché » écrit par son frère et Molière pour en faire un opéra à part entière car le librettiste habituel de LULLY : Philippe QUINAULT avait été mis en retrait. Mais  Thomas ne put travailler sous la tyrannie dont faisait preuve le maître de musique  et ce furent Boileau et Frontenelle qui furent appelés en aide. Mais l’opéra n’eut pas le succès escompté et Thomas arrêta l’Opéra.

Il mourut aveugle le 8 décembre 1709.

LAVAL Antoine (1688-1767) Danseur français XVIII

nom complet Antoine Bandieri de Laval
Danseur, chorégraphe, maître de ballet à l’Opéra de Paris
Maître à danser des enfants de Louis XV

Né en 1698 à Paris – Décédé le 20 octobre 1767 à Paris

Son père Antoine Bandieri était un noble de Lucques qui
réglait les évolutions militaires pour l’académie royale  de Louis XIV.

Son fils Michel Bandieri de Laval fut également danseur (1725-1777).

Il est le neveu de Claude BALLON.

En 1706 il débute à l’Académie royale de musique de Paris

De 1726 à 1729 il travaille pour le Collège de Jésuites Louis-le-Grand afin de régler les ballets du spectacle de fin d’année donné par les élèves.

En 1731 il devient le maître à danser des enfants de Louis XV.

De 1739 à 1748 il devient le maître de ballet à l’Opéra de Paris, succédant à Michel BLONDY. Son successeur sera Jean-Barthélémy LANY.

Il est membre de l’Académie royale de Danse fondée par Louis XIV puis est nommé directeur en 1753 ; en 1778 c’est son fils Michel qui lui succèdera à ce poste.

Chorégraphe.

En 1745, il compose un ballet de cour pour le mariage du dauphin avec Marie-Antoinette.

En 1754 il compose le ballet allégorique « La naissance d’Osiris » qui est présenté devant le roi Louis XV à Fontainebleau..

En 1763 il chorégraphie « Castor et Pollux ».

Ses partenaires de danses sont Marie-Anne de CAMARGO et Marie SALLÉ.

 

BLONDY Michel (1675-1739) Danseur français fin XVII

Danseur, maître à danser, chorégraphe

Né en 1875
Décédé le 6 août 1739 à Paris

Issu d’une famille de maîtres à danser parisiens et neveu de Pierre BEAUCHAMPS.

Il est membre de l’Académie royale de danse en 1680.

En 1691 il débute à l’Académie royale de musique et y fait carrière jusqu’en 1739.

D’abord assistant de Louis PÉCOUR, il lui succède en 1729 comme Maître de ballet jusqu’en 1739 et son successeur sera Antoine LAVAL

Parmi ses chorégraphies on peut citer :
– « Les fêtes de Thalie (1714), musique de Jean-Joseph MOURET
-« Les fêtes vénitiennes »1721), musique de André CAMPA
– « Les fêtes galantes « 1735), musique de Jean-Philippe RAMEAU
– « Alceste » (1739), musique de J-Baptiste LULLY

Il participe comme chorégraphe et danseur aux grandes fêtes du château de Sceaux données par la duchesse du Maine (Louise-Bénédicte de Bourbon, petite-fille du Grand -Condé).

En 1713, 1718, 1780 il règle les ballets donnés par les élèves pour la fête annuelle de fin d’année  donnée par les élèves du Collège jésuite Louis-le-Grand.

Il a pour rival Claude BALLON

Il a pour partenaire : Marie –Thérèse de SUBLIGNY

Ses élèves qui deviendront célèbres :

Marie-Anne de CAMARGO
Marie SALLÉ
 Franz HILFERDING

RAMEAU Pierre (1674-1748) Maître à danser français début XVIII

Maître à danser à la cour, pédagogue et chorégraphe (* sens XVIIIe : il notait les déplacements des ballets et décrivait l’art du pas baroque bras et jambes)

 

Né   en  1674 – Décédé le 26 janvier 1748 à Nanterre
Maître à danser des pages de la reine d’Espagne puis  auprès de la reine de France.

En 1725 paraît son premier ouvrage « Le maître à danser » rééditer en 1734 .et une traduction en anglais en 1728 sous le titre « The dancing-Master ».

 

En 1725 Pierre Rameau publie « Une nouvelle méthode dans l’art d’écrire et de tracer toute sortes de danse de ville » inspirée de « La chorégraphie » de FEUILLET.

En 1748 il réédite à Paris son « Le maître à danser » où il détaille l’exécution des pas comme Feuillet mais avec des compléments sur les équilibres et les ports de bras ainsi qu’une description complète du menuet et un abrégé adressé à Melle de Beaujollois.

Ce document permet de constater les évolutions de la « Belle danse » en 25 ans, dans la technique et le répertoire des danses de ville et de théâtre.

  • * et non pas celui qui créé le ballet comme actuellement

SUBLIGNY Marie-Thérèse (1666-1756) Danseuse française XVII

Née en juillet 1666
Décédée en 1736

Fille de l’avocat et auteur dramatique Adrien-Thomas
Pernoult de Subligny.

 

A l’académie royale de musique de 1688 à 1707

En 1688 elle étudie la danse à l’Académie royale de musique.

En 1690, elle est une des premières danseuses à se produire sur scène (car les rôles de femme étaient tenus par des hommes – les masques aidant).

Elle a fait évoluer la technique en ayant une ouverture de jambe plus importante que les autres.

Elle tient des rôles de soliste et de partenaire des grands danseurs de l’époque comme Claude BALLON. Son nom est d’ailleurs indiqué sur les partitions chorégraphiques de l’Opéra.

Louis PÉCOUR règle, pour elle, plusieurs chorégraphies que publie Raoul-Auger FEUILLET. 

 

 

Elle succède comme danseuse principale à Melle LAFONTAINE (1655-1738) et lui succèderont Marie-Catherine GUYOT et Françoise PRÉVOST .

 Elle se produit avec succès dans les opéras et comédies-ballet des compositeurs baroques :

Jean-Baptiste LULLY (1631-1687)
André CAMPRA compositeur (1660-1744)
André-Cardinal DESTOUCHES (1672-1749)

Jean-Féry REBEL violoniste, compositeur baroque

En 1702 et 1703 elle a été l’une des premières danseuses françaises à se produire à Londres.

En 1707 elle quitte l’Académie royale de musique

HILFERDING Franz (1710-1768) Danseur autrichien XVIIIe

Danseur, chorégraphe de ballets pantomime
maître de ballet à la cour de Vienne et de St-Pétersbourg

Né le 17 novembre 1710 à Vienne
Décédé le 29 mai 1768 à Vienne à 58 ans

Il étudie la danse à Paris, chez maître Michel BLONDY à l’Académie royale de musique.

En 1735 il est danseur au Théâtre à la cour de Vienne puis en 1749 il fut nommé maître de ballet.

Il danse sagement avec masque et perruque mais se promet de la supprimer plus tard.

Chorégraphe qui introduit  le ballet-pantomime en Autriche

Effectivement dans son premier ballet  Colombine et Polichinelle sont remplacés par des personnages du terroir : charbonnier, paysans tyroliens, Hongrois en costume national qui accomplissent les gestes propres à leur métier.

Ces modifications furent bien accueillies. Costumes, décors, lumières, rythmes furent composés avec une adresse nouvelle.

En 1740 il  présente à Dresde « Britanicus » de Racine sous forme de ballet mimé, selon les règles de l’art dramatique ; puis « Alzire » de Voltaire et « Idoménée » de Crébillon. « Le turc généreux » de RAMEAU en 1750.

Après Stuttgart, il retourne à Vienne comme chorégraphe au Théâtre de la cour et créa des ballets-pantomimes qui adoptent les idées nouvelles « Psyché », « La force du sang ».

 Directeur des ballets impériaux à St Pétersbourg de 1758 à 1764

En 1758 sa renommée est grande, la tsarine Elisabeth Pétrovna, l’invita à être directeur du théâtre impérial de St Pétersbourg. Il a fait progresser les danseurs
russes. Il a composé des ballets utilisant des thèmes russes.

 Franz arrive avec sa troupe  comprenant le compositeur Starzer ainsi que les étoiles :

  • Teresa COLONNA née en 1734 à Venise fit une carrière en Italie et resta à St Pétersbourg jusqu’en 1778
  • Gaétano CESARE fut admis dans la troupe du ballet impérial et créa  « Le pauvre Yourka » sur une musique de STARZA à l’occasion du couronnement de la Grande Catherine
  • Santina AUBRY née ZANUZZI de Padoue, femme du danseur AUBRY. Elle fut expulcée de la cour par l’impératrice Mie-Thérèse car l’empereur François II portait trop d’intérêt à la jeune danseuse
  • Monsieur AUBRY danseur à Paris né à Vienne

En 1764 il quitte la Russie et  rentre à Vienne, laissant sa place là-bas à Gasparo ANGIONI.

Il ouvre le Théâtre de la Porte de Carinthie où il présente des œuvres théâtrales et des ballets « modernes ».

En 1768 il mourut à Vienne dans la misère à 58 ans

N’ayant laissé aucune trace écrite, ce sont les sources documentaires de  son élève et disciple Gasparo ANGIONI qui nous permettent d’avoir quelques éléments sur son travail.

On lui doit deux nouveautés : un engagement de tout le corps dans l’expression des danseurs  dans les ballets-pantomime et une asymétrie de la mie en scène.

DAUBERVAL Jean (1742-1806) Danseur français fin XVIII

de son vrai nom : Jean Bercher
Danseur « noble », chorégraphe fin du XVIIIe

Né le 19 août 1742 à Montpellier.
Décédé le 14 février 1806 à Tours à 63 ans.

 

Son père Etienne-Dominique Bercher dit Dauberval (1725-1800) fut pensionnaire de la Comédie française.

 

Son épouse est la danseuse Marie-Madeleine Louise CRESPÉ dite Melle Théodore.

Elève puis directeur à l’Opéra de Paris

Il étudie la danse à l’école de l’Opéra de Paris. En 1763 il est nommé Premier danseur.

Il fut l’assistant de J Georges NOVERRE et donc influencé par ses théories sur les ballets « d’action » c’est-à-dire qui ont un sens, qui racontent une histoire avec des sentiments à exprimer.

De 1771 à1783 il est nommé Directeur du ballet à l’Opéra de Paris à la suite de NOVERRE ; tâche qu’il partage un temps avec Maximilien GARDEL jusqu’à ce que celui-ci lui succède en 1783.

Maître de ballet à Bordeaux où il crée son célèbre ballet « La fille mal gardée »

En 1785 il part à Bordeaux où il est maître de ballet au Grand théâtre.

Il y créé de nombreux ballets dont le célèbre « La fille mal gardée » qui sera dansé pour la première fois le 1er juillet 1789, quelques jours avant la prise de la Bastille. C’est un ballet pantomime type basé sur des scènes de la vie ordinaire, dans un décor pastoral où sont dépeintes des situations sentimentales souvent avec humour.

Les principales interprètes sont : Melle Théodore son épouse dans le rôle de Lise ; Eugène HUS dans celui de Colas son amoureux et François Le Riche dans le rôle de la mère de Lise (c’est toujours un danseur qui tient le rôle de la mère quand ce ballet est donné à notre époque.).

« Psyché » en 1790
« Le triomphe de la République » en 1795
« Sylvie » où il triomphe avec sa partenaire principale est Marie ALLARD»

Ses élèves et disciples furent :

Eugène HYS
Salvatore VIGANO
Charles-Louis DIDELOT

Jean Pierre AUMER (son élève) qui a été directeur de l’Opéra ; son successeur étant Jean CORALLI en 1831.

Il décède à Tours le 14 février 1806

ANGIOLINI Gasparo (1731-1803) Danseur italien XVIIIe

Danseur, chorégraphe et maître à danser à la cour de Vienne et de St-Pétersbourg, précurseur du ballet d’action avec Hilferding et Noverre 

Né le 9 février1731 à Florence
Décédé le 6  février 1803 à Milan âgé de 71 ans

Un fils Pietro Angiolini

En 1747 il commence à danser à Lucques et parcourt l’Italie durant 5 ans.

En 1757 il produit son premier ballet à Turin « Diana ed endimiore ».

Il se produit à Vienne en Autriche dans les ballets de Franz HILFERDING qui deviendra son modèle.

Il lui succède aux Théâtre impériaux de 1758 à 1766 pendant que Franz est allé à St Pétersbourg. En 1751 il collabore avec Christoph Willibald Gluk pour lequel il règle les chorégraphie dans « Don Juan ou le cythère » , « Le festin de Pierre » (1761) , « Orphée et Eurydice » (1762), « Sémiramis » (1765)

De 1766 à 1772 il va remplacer Hilferding à St Pétersbourg où il donne de nouvelles créations « Le départ d’Enée », « Didon abandonnée, « Les chinois en Europe », « Le préjugé vaincu », « Armide et Rinaldo ».

Rencontre houleuse avec Noverre à Milan
En 1771, il revient en Italie à Venise puis à Milan où il rencontre NOVERRE et polémique avec lui sur la paternité du « ballet d’action ». Il écrit aussi une lettre sur « La querelle des pantomimes » à Noverre en 1783.
En 1776 il regagne St-Pétersbourg où il reste 2 ans. Il compose les ballets de Plusieurs opéras de Giovani Paisiello.

De 1779 à 1782 il travaille à la Scala de Milan.

De 1882 à 1886 retour à St Pétersbourg où il enseigne à l’école de danse des Théâtres impériaux.

En 1791 il met un terme à sa carrière en Italie.

Accusé d’avoir collaboré avec les troupes françaises lors de leur conquête, emprisonné de 1799 à 1801, il est déporté par les Autrichiens aux Bouches de Caltaro d’où les Français le délivrent.

Il revient à Milan et y meurt en 1803 âgé de 71 ans.

Son apport à la danse

Il a contribué à l’autonomie du ballet par rapport à l’Opéra. Il privilégie la règle des 3 unités. Contrairement à Noverre il fait usage du programme de ballet détaillé pour expliquer les ballets, se concentrant sur la clarté et la lisibilité du texte dansé.

Tous deux vont faire évoluer le ballet d’un spectacle où l’intrigue est habituellement décousue et dénuée de passion vers la pantomime plus expressive dans laquelle tous les éléments sont intégrés.

GRISI Carlotta (1819-1899) Danseuse italienne XIXe

de son vrai nom Caroline Adèle Giuseppina Maria GRISI
Elle créa le rôle de Giselle

Née le 28 juin 1819 à Visinda (actuelle Croatie) et Décédée le 20 mai 1889 à St Jean près de Genève en Suisse

Fille de Vincenzo GRISI arpenteur public de Crémone en Istrie et de Maria Boschetti
Sa sœur la chanteuse Ernesta était la compagne de Théophile Gautier. tante la cantatrice Giuseppina Grassini et ses cousines germaines Giuditta et Giulia Grisi s étaient de grandes cantatrices.

Carlotta chante aussi très bien, mais en 1826 Carlotta commence la danse à 7 ans à l’école de la Scala de Milan.

En 1829 à 10 ans, elle tient déjà les rôles vedette dans les ballets d’enfants.

Dès 14 ans, guidée par son impresario Lenari, elle commence des tournées dans toute l’Italie.

En 1833 lors d’une tournée à Naples où elle accompagne sa sœur Ernesta qui chante, elle rencontre le danseur Jules PERROT  qui la remarque car douée pour le chant et encore plus pour la danse. Il convainc Carlotta et sa famille de ne se consacrer qu’à la danse.

Compagne du maître de ballet Jules PERROT

Lui-même abandonne sa relation avec Marie TAGLIONI et devient son professeur de danse, puis partenaire aussi bien à la scène qu’à la ville. A partir de 1836 elle se fera appeler Mme Perrot tant qu’elle se produit auprès de lui.

Perrot en conflit avec l’Opéra de Paris, part avec Carlotta en tournée en Europe où ils se produisent ensemble à Londres, Vienne, Milan, Munich, Naples et sur scène Carlotta chante et danse.

Carlotta à l’Opéra de Paris

Perrot veut faire entrer Carlotta à l’Opéra de Paris et commence par la faire connaître du public parisien sur la scène du théâtre de la Renaissance.

Ce n’est qu’en décembre 1840 que Carlotta intègre l’Opéra où on a besoin d’une nouvelle ballerine.

En février 1841 Carlotta danse dans l’intermède de « La favorite » de Gaetano Domizetti  avec Lucien Petipa. Théophile Gautier écrit des éloges et la considère parmi les grandes ballerines telles que Fanny ELSSLER et Marie TAGLIONI.

Par la suite Carlotta et Théophile Gautier entretiendront une relation étroite et une correspondance constante.

Carlotta crée le rôle de Giselle

Sur un livret de  Théophile Gautier et une chorégraphie de Jules PERROT avec le maître de ballet de l’Opéra de Paris Jean CORALLI, et sur une musique d’Adolphe ADAM , Carlotta crée le rôle de « Giselle ».le 28 juin 1841. Lucien PETIPA tient le rôle d’Albrecht. C’est le premier ballet romantique et le succès permet à Carlotta d’avoir un salaire qui triplera  mais elle demandera une augmentation plus tard, ce qui agacera l’Opéra qui la traînera en justice

En 1842 un autre ballet de Perrot « Esméralda » fait sensation mais c’est aussi l’année d’une première séparation.entre Carlotta et Perrot.

Théophile Gautier en profite pour se rapprocher de sa danseuse bien aimée.

En 1844 la polka arrive en Europe. Carlotta et Perrot se retrouvent à Londres et crééent « Polka » duo en habit inspiré du folklore, au Théâtre de la Reine Victoria le 11 avril 1845.

En 1844 leur relation reprend et ils ont une fille nommée Marie-Julie Perrot.

Le 12 juillet 1845 Jules Perrot créé le fameux « Pas de quatre »
où il réunit les quatre meilleures danseuses de l’époque : Carlotta GRISI/Marie TAGLIONI/Fanny CERRITO/Lucile GRAHN au Her Majesty’s Theater de Londres. Musique de Cesare PUGNI.

En 1845 Carlotta retourne en Italie puis à Londres.

En octobre 1849 elle danse une dernière fois à Paris « La filleule des fées » monté par Perrot et ainsi s’achève son contrat avec l’Opéra de Paris.

Le 12 mars 1850 elle va danser  une dernière fois à Londres dans « Les métamorphoses » de Paul Taglioni (père de Marie).

Puis elle part en Russie à Saint-Pétersbourg à la demande de Perrot où il est maître de ballet au théâtre impérial. Elle y dansera de nouveau « Gisèle » et restera trois saisons.

En 1854 elle se produit à Varsovie avec succès.

De sa relation avec un militaire, aristocrate polonais : le prince Léon Jérôme Radziwill, elle va avoir une seconde fille Léontine Grisi. Et peut-être à la demande du prince, elle va arrêter sa carrière en pleine gloire à 35 ans.

Jeune retraitée de 35 ans

Elle prend une longue retraite dans sa « villa St-Jean » près de Genève. Elle est riche, elle reçoit Théophile Gautier une fois par an et de nombreux admirateurs du poète lors de son séjour annuel. Elle y élève sa fille Léontine et sa petite fille Rose Perrot (de sa fille Marie-Julie Perrot).

Elle entretient une correspondance assidue avec Théophile et leur relation est à la fois familiale (le poète est le compagnon de sa sœur Ernestine) et sentimentale mais discrète.

Carlotta s’éteindra le 20 mai 1889 à presque 80 ans dans sa villa. Elle est inhumée au cimetière de Genève.

En 1820 Carlotta a écrit  un « Traité élémentaire théorique et pratique de l’art de la danse ».

GUIMARD Marie-Madeleine (1743-1816) – Danseuse française fin XVIII

Danseuse « demi-caractère » fin XVIIIe/début XVIIIe

Née  à Paris – baptisée le 27 décembre 1743 et Décédée le 4 mai 1816 à Paris

Son père : fille naturelle de Fabien Guimard, il ne la reconnut que 12 ans plus tard et la légitimé en 1765 à 22 ans.

De silhouette assez mince, elle danse avec de l’expression et du sentiment dans ses mouvements.

Elle suivait les conseils de NOVERRE tout en se disputant souvent avec lui.

En 1758 elle a 15 ans quand elle débute dans le corps de ballet de la Comédie-française dont les ballets eurent de grands succès.

Elle entre à l’Opéra de Paris pour 25 ans
En 1761 elle entre à l’Académie royale de musique à Paris

Elle débute à l’Opéra dans le rôle de « Terpsichore » dans « Les fêtes grecques et romaines ». Elle danse de manière expressive et se fait remarquer par son talent et sa coquetterie.

4 ans plus tard, elle sera nommée première danseuse de « demi-caractère ».

Comme l’écrit J Georges NOVERRE « elle délaisse les difficultés en mettant de l’esprit et du sentiment dans ses mouvements ». Elle triomphe dans les ballets de Noverre « Jason et Médée (1770), « Les caprices de Galatée » (1776) et de Maximilien GARDEL « La chercheuse de l’esprit » (1778) « Mitza  et Lindor » (1779).

Elle danse à la cour à Versailles et à Fontainebleau et le roi Louis XV lui accorde une pension de 1000£.

Ses partenaires étaient : Gaétan VESTRIS et Auguste  VESTRIS, Antoine LAVAL, Maximilien GARDEL, Jean DAUBERVAL.

Elle suivit Noverre à Londres et parut au King’s Theatre où elle s’acquit un nouveau public d’admirateurs.

Pendant 25 ans elle fut une danseuse adulée, ayant une forte personnalité entre autre en s’opposant au nouveau directeur de l’Opéra de Paris De VISME et également s’opposa à Noverre qui fut contraint de démissionner en 1781.

Elle fut aussi une femme généreuse pour les pauvres et les malades de sa paroisse Saint-Roch ; elle prenait aussi en charge l’inhumation des plus démunis.

Retraitée de la danse elle mène une vie d’épouse rangée

En 1789 elle quitta l’Opéra et le 14 août elle épousa le danseur chorégraphe Jean-Etienne DESPREAUX avec qui elle partage son amour pour la danse et pour le plaisir de la vie. La Révolution ayant supprimée les pensions de l’Ancien-régime, le couple fut contraint de vivre à l’économie dans une petite maison de Montmartre puis pu revenir à Paris en 1797 pour finir leurs jours oubliés de tous.

Marie Guimard mourut le 4 mai 1816 et Despréaux en 1820. On ne sait pas où ils sont enterrés.

Parallèlement à sa carrière de danseuse elle mène une vie scandaleuse grâce à ses riches « protecteurs »

Pendant 25 ans elle domina la scène parisienne. Elle était devenue une véritable personnalité étant donné les soutiens et relations libertines qu’elle avait  avec des Messieurs influents et riches. Elle bénéficie de la générosité de Jean-Benjamin de La Borde, receveur général des finances, mécène et compositeur de musique ainsi que de Charles de Rohan prince de Soubise.

Elle s’installa dans un hôtel particulier au Fg St Germain à Paris. Puis elle achète une maison à Pantin qu’elle rénove et lui ajoute un théâtre de 200 places où le tout-Paris aristocratique s’honore d’y être admis. On y  joue des pièces mais aussi des spectacles libertins. Elle organisait 3 sortes de soupers par semaine :

  • l’un pour les seigneurs de la cour,
  • l’autre pour les artistes, auteurs, savants,
  • le troisième voué aux plaisirs avec la présence de filles séduisantes

En 1769 La Borde étant ruiné et Soubise ne voulant plus lui verser une rente, elle est dans une situation difficile. Mais un  prince allemand lui offre une grosse somme  comme rente , veut l’épouser et devant son refus l’enlève. Soubise récupère la belle et redevient son « amant utile » et La Borde sont « amant de cœur ».

Sa situation financière étant assurée elle se fit construire une belle demeure dans le nouveau quartier de la Chaussée –d’Antin. Elle s’adresse à Nicolas Ledoux pour les plans des bâtiments et à Fragonard pour les décors intérieurs. Quelques panneaux étaient terminés dont celui représentant la Guimard en Terpsichore ; mais une dispute éclata entre elle et le peintre et elle le remplaça par Jacques-Louis David. Mais Fragonard s’introduisit dans sa maison et pour se venger mis quelques coups de pinceau qui transformèrent son sourire en une grimace rageuse. Quand la Belle découvrit son nouveau visage avec ses amis, elle se mis dans un telle rage qu’elle ressemblait au portrait retouché.

Tout respire le luxe, ses ameublements, ses équipages, dans le « Temple de Terpsichore » comme on appelait sa maison ; elle a même rajouté un théâtre de 500 places.
Elle fait la mode car elle porte des toilettes élégantes que les femmes copient et s’inspirent des tenues de scène « à la Guimard ».

Mais avec son train de vie trop dispendieux, en 1785 elle est obligée de se séparer de son hôtel. Elle le vend de façon originale en organisant une loterie avec 2500 billets de 120£ chacun. Passant par deux propriétaires successivement il est finalement détruit lors des grands travaux  du Second empire entrepris par Haussman.

Sources :

Wikipédia
Leschaussonsverts.eklablog.com

ALLARD Marie (1738-1802) – Danseuse française XVIII

Danseuse de catégorie « demi-caractère »
Grande rivale de Mie-Madeleine Guimard mère d’Auguste VESTRIS

Née le 14 août 1738 à Marseille
Décédée le 14 janvier 1802 à Paris, âgée de 63 ans

Toute jeune elle étudie la comédie et la danse d’abord à Marseille puis à Lyon.

Danseuse de « demi-caractère »

Son physique : petite et  grassouillette, la fit classer dans le genre « demi-caractère » selon les catégories déterminées par Jean-Gorges NOVERRE.

Elle était d’une grande vivacité et Noverre écrit qu’elle est « une danseuse parfaite, excellente pantomime, composant elle-même ses entrées avec goût sans le secours des maîtres ».

En 1756 elle est engagée dans la troupe de danse de la Comédie-Française et se produit dans un divertissement où elle obtient un grand succès.

Danseuse à l’Opéra de Paris pendant 20 ans

En 1761 elle fait ses débuts à l’Opéra de Paris dans « Zaïs » musique de J-Philippe RAMEAU.

Son partenaire principal est Jean DAUBERVAL avec qui elle fut merveilleuse dans « Sylvie ».(1766)

Elle s’illustre dans les ballets de Noverre « Médée et Jason » (1770), « Les petits riens » (1778) de NOVERRE  ainsi que dans « Les chercheuses d’esprit »  (1778) de Maximilien GARDEL

En 1781 elle quitte l’Opéra de Paris évincée par sa rivale Marie-Madeleine GUIMARD  mais aussi  parce qu’elle avait trop grossi pour une ballerine

Vie privée
Sa vie orageuse défraya la chronique.

Elle fut un moment la maîtresse de Gaétan VESTRIS dont elle eu un fils Auguste VESTRIS , tous deux surnommés « dieux de la danse ».

SALLÉ Marie (1709-1756) – Danseuse française début XVIIIe

Née  le 17 avril 1709 à La Rochelle

Décédée le 27 juillet 1756 à Paris âgée de 47 ans

Ses parents : Etienne Sallé, danseur et Marie-Alberte Moylin

En 1718 elle débute dans la troupe familiale d’acteurs ambulants.

Toute en nuance et réfléchie, elle a une danse gracieuse et expressive parfaite pour la pantomime. Sa technique est exempte de virtuosité, ni saut, ni pirouette, ni entrechat (contrairement à Anne de CAMARGO qui elle, en fait beaucoup).

En 1721 elle remplace à l’improviste Françoise PREVOST dont elle était l’élève dans un ballet à l’Opéra de Paris. Mais la troupe de l’Opéra étant complète, elle retourne dans la troupe familiale.

En 1725 elle part pour Londres où elle danse avec son frère François pendant 2 ans au Lincoln’s Inn Field.

Elle est engagée à l’Opéra de Paris

Le 14 décembre 1727 elle fait ses débuts officiels à l’Opéra de Paris. Mais Françoise Prévost la cantonne dans des petits rôles.

Sa carrière est ponctuée de nombreuses ruptures avec ses directeurs et plusieurs voyages à Londres.

Elle ose appliquer les idées de Noverre en scène

En 1729 dans « Les caractères de la danse », elle danse avec Antoine LAVAL sans masque, en costume de ville , ce qui est précurseur des idées de NOVERRE . Ce changement dans la pratique de la danse ne plait pas à Paris.

Elle part à Londres et dans « Pygmalion » elle abandonne ses paniers, dénoue ses cheveux, son corps moulé dans des voiles.

Une des première chorégraphes

En 1735 rentrée à l’Opéra de Paris, elle fut une des premières chorégraphes créant des ballets-pantomime pour l’Opéra « Pygmalion et Bacchus » (1734), les entrées des « Indes galantes » (1735 ), « l’Europe galante » (1736), « Les fêtes d’Hébé » (1739)

Amie de David GARRICK et de HAENDEL, elle a convaincu les deux  musiciens de lui écrire des musiques pour ses distractions de ballet d’action. Elle combine la pantomime à la danse expressive.

En 1740 elle prend sa retraite mais reparaît ponctuellement sur scène.

En 1745 elle figure aux fêtes de la cour à Versailles à l’occasion du mariage du Dauphin Louis avec Marie-Thérèse et à d’autres représentations en 1746 et 1747. Elle participe aux spectacles de Fontainebleau de 1752 et 1753.

Marie Sallé fut surnommée « la vestale » car n’avait ni mari, ni amant, menant une vie indépendante.

Elle meurt le 27 juillet 1756 dans son appartement de la rue St Honoré à Paris à 47 ans.

la « CAMARGO » (1710-1771) – Danseuse française du XVIIIe

De son vrai nom Marie Anne Cupis de Camargo

Danseuse de style « demi-caractère » qui  fut la grande rivale de Marie SALLÉ

Née  le 15 avril 1710 à Bruxelles – Belgique
Décédée le 28 avril 1770 à Paris

Parents : Ferdinand-Joseph de Cupis Camargo musicien et maître à danser et Anne de Smet.

Ses frères : J Baptiste né à Bruxelles, violoniste et compositeur
et François né à Paris, Cubis de Renoussard, violoncelliste et compositeur.

Elle débute en 1720 au Théâtre de la Monnaie à Bruxelles. Remarquée par la princesse de Ligne, elle est envoyée à  l:’Opéra de Paris

Elle fut l’élève de  Michel BLONDY à l’Opéra de Paris et de Françoise PREVOST.

Le 5 mai 1726 elle débute à l’Opéra dans « Les caractères de la danse ». Elle dansait à l’italienne les pantomimes.

En 1726 elle avait déclenché un scandale car en raccourcissant sa robe elle montrait ses chevilles, de plus, elle avait enlevé les talons de ses chaussures pour être plus à l’aise pour danser. En effet, à cette époque, les danseuses portaient, pour danser, les mêmes vêtements  que les dames de la cour, ce qui limitait leurs mouvements.

Elle fut la partenaire d’Antoine LAVAL.

Elle avait aussi un style vigoureux, acrobatique, avec entrechats, cabrioles, sauts complexes et tours rapides qui surprenaient. Elle fut la première ballerine virtuose. Elle inventa le caleçon de précaution en raison de ses sauts élevés.

Elle fut la grande rivale de Marie SALLÉ,qui elle, développa une danse gracieuse, expressive dans la technique est exempte de virtuosité comme les sauts et les pirouettes.

En 1734 après avoir créé de nombreux rôles, elle quitte la scène sur les instances de son amant le comte de Clermont qui lui interdit de se produire sur scène. Elle s’arrange pour jeter dans ses bras Melle Leduc danseuse.

En 1741 elle rejoint l’Opéra et obtient des rôles importants dans des œuvres de J-Philippe RAMEAU : « Les Indes galantes », « Les fêtes de Polymnie », « Le temple de la gloire », « Les fêtes d’Hébé », « Naïs, « Zoroaste ».

En 1751 elle arrête définitivement la danse gratifiée d’une pension royale de 1500 £.

Elle décède le 28 avril 1770, âgée de 60 ans, à son domicile rue St Honoré.

 

PRÉVOST Françoise (1680-1741) – Danseuse française XVIII

Danseuse du début du XVIIIe sous la Régence

Née  en 1680 à Paris

Décédée en 1741 à Paris

En 1699 elle débute à l’Académie royale de Musique,
comme élève de Michel BLONDY

Lors d’une reprise d’ « Atis » de J-B LULLY, elle surpasse Marie-Thérèse SUBLIGNY et devient la vedette de l’Opéra durant la Régence.

En 1714 elle s’est fait remarquer dans le ballet « Horace » donné lors des fêtes des 14e « Grandes nuits de Sceaux » chez la duchesse du Maine car excellente technicienne et interprète expressive. Elle avait pour partenaire Claude BALLON.

 Première chorégraphe féminine

Elle règle plusieurs ballets, notamment « Les caractères de la danse » en collaboration avec le musicien Jean-Féry REBEL .compositeur, violoniste, claveciniste ; il imagine la symphonie de danse qui est une osmose entre musique et danse qui soutiennent la narration.

En 1730 elle quitte l’Académie car ses élèves Marie SALLÉ et Marie-Anne de CAMARGO lui succèdent.

 

Sa fille Anne-Auguste de Valjolly épouse le violoniste français parisien : François Rebel fils de Jean-Féry REBEL. François est violoniste à l’Académie royale de musique à partir de 1714. Il a composé beaucoup d’Opéras souvent avec François Francoeur. Il a dirigé l’Opéra de 1772 à 1775

STRAUSS Isaac (1806-1888) – Musicien français du XIXe

Violoniste, chef d’orchestre de bals, compositeur de musiques légères, puis collectionneur d’antiquités

Né le 2 juin 1806 à Strasbourg sous le nom d’Emmanuel Israël.
Décédé le 9 août 1888 à Paris âgé de 82 ans

Son père : Loeb Israël devenu Léon Strauss, brocanteur, violoneux (jouait dans les bals)
Sa mère : Caroline Israël
C’est une famille de 10 enfants dont 8 survécurent. Isaac étant le dernier.

Isaac  est venu à Paris en 1822  à 16 ans. Il entre au Conservatoire de musique de Paris en classe de violon. Il quitte le  Conservatoire  le 30/5/1829 car il a trouvé une place au prestigieux Théâtre-Italien où il restera  15 ans, mais il devra compléter ses revenus par des concerts privés, des fêtes publiques, et l’été dans les villes d’eau, là où il y a du monde.

En 1827 il joue à Lyon dans un quatuor composé  avec son frère Maurice et deux frères Lévi. Il publie un recueil de contredanses et danses diverses.
En 1841 et 1842 dirige l’orchestre des bals de l’Opéra-Comique.

Vie privée

Le 17/1/1830 il épouse Henriette Schriber, 20 ans, née à Paris en 1809 mais d’origine alsacienne et juive comme lui.  Elle lui donnera 8 enfants : 6 fille (dont Aline, Léa, Sophie) et 2 garçons morts en bas âge. Sa femme mourra  en 1879.
Il est l’arrière-grand-père de Claude Lévi-Strauss.

Directeur des bals de la cour

En 1847 il est nommé chef des bals de cour sous Louis-Philippe en remplacement de Jean-Baptiste TOLBECQUE (chef d’orchestre belge).
A la suite de la révolution de 1848, il assure la musique à la fête républicaine à Versailles.
En janvier 1849 il dirige la musique de la fête de la présidence au Jardin d’hiver sur les Champs-Elysées.

Le 30/1/1843 Louis- Napoléon prend le pouvoir. Devenu  Napoléon III il  épousera Eugénie de Montijo. Le couple impérial sera entouré de courtisans qui se retrouveront lors des fêtes organisées aux Tuileries, lors des « séries » au château de Compiègne, et dans les nombreuses villes d’eau lancées par le couple impérial. Strauss sera sollicité pour animer les bals et développer  Vichy.

Pendant 30 ans, Strauss  compose des musiques et édite les partitions pour piano puis les arrangements pour orchestre. Les plaques en fonte sont toujours en possession de ses descendants.

1854/1872 – Directeur des Bals masqués de l’Opéra de Paris (situé rue Lepelletier avant d’être détruit par un incendie)

C’est une tradition pendant la durée du carnaval où la salle de l’Opéra est transformée en salle de bal avec orchestre toujours dirigé par un chef prestigieux. On y vient pour danser mais aussi pour déambuler, pour faire des rencontres, car c’est une rare occasion où différentes classes de  la société se cotoient, dès lors qu’on se présente costumé et masqué. Comme cet  amusement date de la royauté, la Révolution l’ interdit.
En 1800 ils sont rétablis mais sans danse ni costume. On déambule et on vient écouter la musique. Puis la danse et le costume furent rétablis aussi. On y danse le quadrille, la polka, la valse, mais aussi des danses plus débridées comme le galop, le can-can, le chahut. Fréquentés par 4000 personnes, ces bals duraient de minuit à 5 h du matin.

En 1854 Strauss  obtient la  direction des bals masqués de l’Opéra de Paris en remplacement de Philippe MUSARD.  D’abord avec un contrat de location de la salle puis une concession de 10 ans où il devient responsable de toute l’organisation des bals (aménagement, sécurité, remboursement des dégâts faits par la foule). Il  obtient une grande popularité auprès du public. Il y restera 18 ans .
Jules Massenet jouera dans son orchestre où il fera les percussions.

Musicien pour des mariages princiers

En 1836 Strauss dirige l’orchestre du cercle du casino d’Aix- les-Bains en Savoie ;  il est sollicité pour jouer au mariage du duc de Savoie futur roi d’Italie Victor Emmanuel II.

On lui demande de jouer  en Espagne,  pour le double mariage célébré le 10/10/1846, d’abord celui  de l’Infante Isabelle II d’Espagne (16 ans) avec son cousin l’infant François d’Assise de Bourbon (1846/1902), duc de Cadix (24 ans) , puis celui  de sa petite soeur  l’infante Dona Louisa  d’Espagne (14 ans) avec  Antoine  duc de Monpensier (plus jeune fils du roi des français Louis-Philippe). Strauss   écrira la « Valse du double mariage’ et une valse pour chacune des mariées.

C’est lors de ce séjour en Espagne qu’il rencontre Eugénie de Montijo.

Strauss fera fortune grâce à Vichy

Il arrive à Vichy en 1843 et obtient un bail de 10 ans  dans lequel Strauss « a le monopole des loisirs de la ville de Vichy ». Il est payé pour construire de nouveaux édifices. Il est directeur des salons et de l’Opéra ainsi que du Casino et de l’Etablissement thermal .

Il y fait édifier en 1858 par Hugue Batillat, une maison de style néo-classique au 4 rue de Belgique qui est la plus belle de Vichy à cette époque. Il la prête à Napoléon III qui l’habitera lors de ses premiers séjours en 1861 et 1862. Isaac  la vendra en 1866. Actuellement la villa abrite le restaurant « La Veranda » qui est celui de l’hôtel Aletti palace.

 

Compositeur de musiques de danses

Pendant 30 ans il compose un répertoire de plus de 500 musiques de danses (dont  il édite et vend  les  partitions).  Il écrit des oeuvres originales de danses, en partition pour piano et arrangement pour orchestre ; il adapte des oeuvres d’autres compositeurs tel  J. OFFENBACH  ou d’opéras-bouffe et fait des orchestrations d’oeuvres de musiciens peu connus.

Entre autre pour les QUADRILLES il faut composer une musique « à danser »  qui sera aisément suivie par les danseurs. Pour faire une musique de danse il faut :
– choisir la mesure : 2 temps pour le quadrille
– choisir une « carrure » : ici 8 mesures répétées
– choisir un tempo : vitesse d’exécution de la musique et des pas ; ici 92 modéré et + vite pour le galop de la 5e figure)
– choisir  un contenu : motif mélodique et rythmique

Il offre à sa fille Léo l’ensemble de ses partitions originales composées de 6 volumes :
– 4 volumes de valses (qu’il dédicaçait à à différentes personnalités ou à un événement comme la fameuse « Marche impériale » qui ouvrait chaque bal impérial des Tuileries sous le Second empire, « Valse princesse Mathilde« )
– 1 volume de polkas « Eugénie polka »
– 1 volume pour toutes les autres danses   « Quadrille de la princesse Mathilde« 

Il a offert à sa fille Sophie le livre de ses esquisses de composition.

Une retraite bien gagnée

En 1867 il quitte la direction des bals des Tuileries remplacé par Emile WALDTEUFEL
En 1872 démissionne de l’orchestre de l’Opéra de Paris.

En 1870 il reçoit la Légion d’honneur, qu’il a sollicité lui-même.

Collectionneur

En 1870 il prend sa retraite de musicien et se consacre à ses loisirs c’est-à-dire sillonner l’Europe à la recherche de pièces de mobilier et autres objets d’art et religieux juif qu’il collectionne. La collection est présentée à l’Exposition Universelle de Paris de 1878 et rachetée par la Baronne Nathaniel de Rothschild qui l’a léguée à l’Etat. D’abord exposés  au musée de Cluny, les objets sont actuellement au Musée d’art du judaïsme de Paris.

Isaac meurt dans l’hôtel particulier qu’il loue au 44 rue de la Chaussée d’Antin (détruit lors des travaux d’Hausmann) à Paris, le 9 août 1888, âgé de 82 ans.

Source :
mahj.org/fr/programme/isaac-strauss-musicien-et-collectionneur-sous-le-second-empire/74417

METRA Jules Louis Olivier (1830-1889) – Musicien français

Compositeur, chef d’orchestre de musiques de bals, opérettes, ballets

Né le 2 juin 1830 à Reims
Décédé le 22 octobre 1889 à Paris âgé de 59 ans.

Fils de Jean-Baptiste Métra, acteur mais ex-avocat au barreau de Lyon qui abandonna sa profession pour suivre une troupe nomade de comédiens. La troupe passait l’hiver à Paris et partait en tournée à la belle saison.

Olivier monte sur les planches avec son père dès 5 ans afin de jouer des rôles d’enfants garçon ou fille. A 14 ans, il fait ses début au Théâtre Comte à Paris, Théâtre des Jeunes Elèves maintenant « Bouffe-Parisien » .

Jeune acteur, il s’initie au violon en autodidacte

Par ailleurs, il apprend le violon grâce à  un violoniste du théâtre qui lui prêta son instrument en dehors des représentations et le jeune Olivier s’exerça seul jusqu’à savoir à peu près en jouer. Un musicien de l’orchestre, Edmond Roche, lui donna des leçons puis le fit entrer au Conservatoire de musique de Paris où il obtient un 1er prix de violon. Il donne des leçons au cachet. Il fit partie d’un quatuor de l’Ile St Louis comme deuxième violon. Il est connu dans le milieu bohème de Paris ce qui lui permet de recevoir  des offres d’engagement comme violoniste ;  un jour  il est demandé comme chef d’orchestre au Théâtre Beaumarchais.

Chef d’orchestre dans divers bals et théâtres où l’on danse

En 1849, âgé de 19 ans, il dirige les musiciens du « Bal Robert » Bd Rochechouard. Il écrivit sa première valse « Le tour du monde« . En même temps, il suit des cours au Conservatoire de Paris dans la classe d’Ambroise Thomas et reçoit le premier prix d’harmonie.

En 1855, à 25 ans, il dirige l’orchestre du « Bal Mabille » créé par les Frères Mabille en 1844, avenue Montaigne, établissement de danse en vogue à Paris. Les frères Mabille avaient hérité de leur père, professeur de danse, un petit bal champêtre qu’ils firent prospérer. Ils le transformèrent avec d’agréables bosquets et un éclairage au gaz, ce qui permit de l’ouvrir en soirée. Le prix d’entrée assez élevé limitait l’accès aux gens aisés.

En 1863, Métra composa sa « Valse des roses » la vendit à son éditeur qui en récupéra de gros revenus. Grâce à la notoriété de cette valse, Métra connu une grande popularité.

En 1865 Métra ouvrit « Le château des fleurs » sur les Champs-Elysées réservé aux concerts, qui fut fréquenté par la jeunesse dorée, le duc de Morny, Arsène de la Houssaye.

Métra y composa ses plus célèbres valses, dont certaines que nous utilisons pour nos bals : « Valse espagnole », « Espérance »,  la « Blanche marguerite » (Varsoviana) . la « Néva » (mazurka), « Brise du soir » redowa, « Promenade » polka, « Champagne » polka,  « Coquelicot » quadrille. C’est Céleste Mogador, danseuse du Bal Mabille qui invente une danse sur le rythme du quadrille.

Métra compose la musique utilisée pour le «  Quadrille des Lanciers » Celui-ci fut importé en France en 1850 mais inventé en 1818 à Dublin par le professeur français Duval.

En 1867 Métra fut choisi pour conduire les bals du Châtelet. Devant le succès, il fallut convertir le foyer en deuxième salle de danse.

En 1868 il est chef d’orchestre au Casino Cadet lieu de concert et de bal, trois soirs par semaine. En 1872 il est chef de l’orchestre des Folies-Bergères où il présente chaque soir des numéros d’artistes variés. Il y restera 5 ans.

De 1874 à 1876 il dirige les bals du Théâtre de la Monnaie à Bruxelles et finalement ceux de l’Opéra de Paris aux côtés de Johann STAUSS II.

Après être resté quelques années au « Bal Mabille » et au « Château des fleurs « , Métra entra à l’Athénée-Musical puis à l’Elysées-Montmartre. Cette salle n’était au début qu’un simple bal et devient une vaste salle de danse, concerts et spectacles avec un restaurant où Métra obtient un succès fou. Comme son contrat lui permet de diriger d’autres orchestres, il dirigera les bals du Théâtre de la Monnaie de Bruxelles de 1874 à 1876.

Métra et Johann Strauss (fils) se partagent un temps, la fonction de chef d’orchestre des bals masqués de l’Opéra de Paris*

* bals publics autorisés par le Régent en 1715 pendant la durée du carnaval qui commençaient à minuit. Le prix d’entrée assez cher n’était pas pour toutes les bourses mais permettait néanmoins  décloisonnement social.

En 1877 il est choisi pour diriger les bals de l’Opéra de Paris et partage avec Johann Strauss II les fonctions de chef d’orchestre des bals masqués. En 1878 il reste seul à la direction de l’orchestre de l’Opéra de Paris. Le Japon est à la mode à l’exposition Universelle de Paris, il composera la musique d’un ballet « Yedda ».

En 1885 il inaugure au Palais Vivienne les « soirées Métra » qui se composent de concerts-promenades, de bals et de fêtes les mercredis et samedis soirs.

En 1888 il donne aux Bouffes-Parisiens une opérette « Le mariage avant la lettre » mais ce fut un échec.

Il fait également des arrangements pour d’autres compositeurs dans :

« Mme Favart » avec Jacques OFFENBACH
« les Fauves » avec Louis GANNE
« Les cloches de Corneville » avec Robert Planquette
« La mascotte » avec Edmond Audran
« La fille de Mme Angot » avec Charles Lecoq

En 1873 il se fit édifier une petite maison à Bois-le-Roi  (77) qu’il vient habiter de temps en temps et à la fin de sa vie.

Vie privée
Marié de 1871 à 1878 à Caroline Charton puis séparé de corps et de bien, il racheta la part de Mme Métra et resta seul propriétaire jusqu’à sa mort. En 1886 il vendit sa villa à sa soeur Sophie Ernestine Oyé-Métra.

En 1879 il fonda une fanfare à Bois-le-Roi.

Il mourut le 22/10/1889 à Paris. Il fut inhumé à Bois-le-Roi. Un monument funéraire (financé par souscription des auteurs et compositeurs de musiques) fut inauguré le 12 mai 1892. Sa soeur fut enterrée aux côtés de son frère.

Une rue et une école portent son nom à Paris 20e et à Reims une rue porte également son nom.

Source :

site : boisleroi77.chez.com/olimetra.html 

 

CLARCHIES Louis Julien (1769-1815)Musicien français fin XVIII/début XIX

Violoniste soliste, compositeur de musique de contredanses et valses
Chef d’orchestre de bals dans les salons de la fin du XVIIIe siècle et
des bals de la cour de Napoléon Bonaparte

Né le 23/12/1769 à Curaçao (Ile hollandaise)
Décédé le 25/12/1815 à Paris âgé de 46 ans

Esclave de St Dominique mais déjà violoniste
Julien (comme on l’appelle) arrive à St Domingue, comme esclave griffe (métis noir et mulâtre).
Il montre un grand talent de violoniste et joie dans l’orchestre de la « Comédie du Cap »
Lors de ses séjours en France, il a pris des leçons de violon avec Henri Capron et de composition avec Giuseppe Cambini et Rouff.
Entre 1781 et 1783 les affiches de St Domingue mentionnent le programme et les interprètes dont le jeune Julien.

Il a eu plusieurs maîtres successifs dont un capitaine de navire, franc-maçon : Louis Frédéric Pichon Prémeslé de Trémondrie. Julien l’accompagne sur les les bâteaux et se rend plusieurs fois en France à Bordeaux. Il est racheté par Paul Jean François Lemercier de la Rivière, habitant et propriétaire de Saint Domingue.

Affranchi en 1775
Lemercier se rend en France accompagné de Julien  et sur le même navire se trouve un certain Paul Belin de Villeneuve qui est ou devient l’ami de Lemercier. Belon a sans doute racheté Julien puisqu’en 1775 il va l’affranchir avant de repartir pour l’Amérique. C’est un acte passé devant le notaire Bontemps mentionnant qu’il « accorde la liberté audit Julien, griffe, créole de Curaçao, sans étampe (marque au fer des initiales du maître), joueur de violon » et en « témoignage de satisfaction de ses services, de ses talents et bonne conduite ».

Musicien des bals et salons privés sous le Consulat et l’Empire.
Julien va gagner sa vie à Paris comme musicien dans les orchestres de bals donnés dans le salons. Certains témoignages de Mme Récamier ou de la comtesse de Boigne font état « d’un orchestre admirablement conduit par un violoniste mulâtre » en parlant de Julien « c’est une fureur d’avoir ce chef d’orchestre ; on se l’arrache à prix d’or ».
Il sera par la suite, choisi par Napoléon 1er pour être le violoniste et chef d’orchestre des bals de la cour impériale.

En 1791, il bénéficie d’une rente viagère
Le 9 mai 1791 par acte sous seing privé à Paris, Paul Lemercier lui attribue une rente viagère de 4000£, à verser tous les 6 mois à partir du 1er janvier 1791.
A l’abri du besoin, Julien va mener sa vie de musicien et va se faire appeler Louis Julien CLARCHIES.
Sa carte d’identité indique son domicile 843 rue du Bac à Paris ; son âge 26 ans.

Mais Paul Lemercier âgé de 40 ans, meurt le 8/7/1791 à Boulogne chez son ami Belin. Julien assiste à l’inhumation en tant que « Louis Julien bourgeois à Paris. »

Vie privée
Julien fait plusieurs voyages entre St Domingue et la France.
Il se marie en 1790 à St Domingue avec Elisabeth Soudan originaire de la Martinique. Ils eurent 3 enfants : Marie-Amandine, Héloïse, Isidore. Mais il avait aussi un ménage illégitime car il a eu 2 filles avec Louise Ursule Magalon : Marie-Gabrielle et Jeanne.
Il est cependant déclaré « célibataire » par les 2 témoins de sa mort qui sont également mulâtres et libres.

Publication
Julien a composé des musiques pour violons, clarinettes, quinte.
Il a publié un grand nombre de danses chez divers éditeurs :
– chez Bouin  : la contredanse « l’été » est le 222e feuillet déposé à la BNF entre autre

– chez Frères à Paris : « Recueil de contredanses, valses »
(22 recueils soit 270 titres) sous forme de
. Fascicules : « Les soirées agréables à la campagne » et « Les veillées du salon »
. de traîtés avec quadrilles et danses diverses.

Cet éditeur a continué à publier ses compositions après sa mort car il avait racheté les droits à sa veuve.

Les contredanses à l’origine du Quadrilles français : l’été/le pantalon/la poule/la trénis sont des musiques de Clarchies. Les contredanses fixées ensuite, ont été dansées sur un rythme de marche et sur des musiques adaptées pendant le Second empire.

Sources :

jeanluc.matte.free.fr/contrd/analyse.htm
www. loc.gov/ressource/musdi.2130/?sp=14

www.ghcaraibe.org/article/2018-art04.pdf

IVANOCIVI Iosif (1845-1902) – Musicien roumain fin XIXe

Flûtiste qui s’initia à la musique au sein de l’armée roumaine dans laquelle il s’enrôla adolescent. Clarinettiste, chef d’orchestre militaire, compositeur de nombreuses musiques militaires et légères de danse dont sa fameuse valse « Les flots du Danube » alors que la plupart de ses compositions sont oubliées après sa mort.

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