Biographies

MOURET Jean Joseph (1682-1738) Compositeur français fin XVII/XVIII

Musicien, compositeur, directeur de théâtre, maître de musique des enfants du duc du Maine,
surintendant de la musique lors des Grandes nuits de Sceaux organisées par la duchesse du Maine

Né le 11 avril 1682 à Avignon
Décédé le 20 décembre 1738 à Charenton, à 56 ans.

Son père Jean-Bertrand Mouret, était marchand de soie à Avignon.

Il fit donner à son fils une bonne éducation mais favorisa son goût précoce
pour la musique.

Jean se montra très doué et dès 10 ans il composa différents morceaux. Il avait aussi une belle voix, des talents pour la poèsie.

Vers l’âge de 25 ans en 1707 il vint à Paris et est engagé comme maître de musique chez le duc de Noailles.
Son talent est reconnu à la cour du duc du Maine
En 1708 il est présenté à Louis-Auguste de Bourbon, duc du Maine (fils légitimé de Louis XIV et de Mme de Montespan) et à son épouse Louise Bénédicte de Bourbon-Condé, duchesse du Maine.

Il est engagé comme maître de musique auprès des enfants du couple.

En 1709 il est nommé « ordinaire » puis surintendant de la musique du duc du Maine et perd sa charge en 1736 à la mort du duc.

Mouret sera chargé, par la duchesse du Maine, d’organiser les spectacles et divertissements qu’elle donne dans son château lors des « Grandes nuits de Sceaux » entre le 31 juillet 1714 et l’été 1715. Chaque nuit aura son  roi, sa reine, d’un ou deux auteurs de vers ou de théâtre et de deux compositeurs de musique qui furent souvent : Pierre-Nicolas Marchand et  Mouret (il composa personnellement les spectacles de 11 nuits sur les 16 données).

Mouret faisait également partie de la parodie de chevalerie créée par la duchesse le 11 juin 1703 : baptisé « l’ordre des chevaliers de la mouche à miel » [1] constitué d’hommes et femmes de talent divers qui constituaient une petite cour chargée de distraire la duchesse à Sceaux

Mouret cumule de nombreuses fonctions

Il demeure à Paris car il est chef d’orchestre à l’Académie royale de musique où il fait représenter ses ouvrages lyriques. La gaité de sa musique vocale et instrumentale plaisait beaucoup (d’août 1714 à 1718).

En 1718 il obtient le privilège royale d’imprimer sa propre musique.

De 1716 à 1737 Mouret est aussi compositeur attitré au Nouveau Théâtre des Italiens du Palais royal. (il composera 120 divertissement en 20 ans qui sont publiés en 6 volumes).

En 1716 il compose aussi pour les comédies de Dancourt à la Comédie française.

En 1720 Mouret s’assura une place à la cour grâce à une charge de chantre de la Musique de la Chambre du roi ;

En 1722 à l’avènement officiel de Louis XV, il fournit la musique  des divertissements raffinés offert par le Régent en son château de Villers-Cotterêts.

En 1728 à 1733 Mouret fut nommé Directeur artistique du Concert spirituel ce qui lui procura un lieu d’exécution pour ses motets, cantates, cantatilles et suite de symphonies

Quelques unes de ses œuvres dédicacées aux membres de la cour du Maine :

Ses librettistes sont : Philippe NÉRICAULT DESTOUCHES et Pierre-Charles ROY.

Comédie lyrique : « Les amours de Ragonde et Colin »  (1714) où Mouret y montra un style novateur

Tragédie lyrique : « Ariane » (1717), « Pirithoüs » (1723)

Des ballets héroïque : « Les festes de Thalie » (1714),   Les amours des dieux »  (1727) où la CAMARGO dansa un solo très acclamé ; « Le triomphe des sens ».(1732), « Les grâces » (1735)

Musique religieuse : « Dix motets à une ou deux voix avec symphonie au Concert spirituel des Tuileries (1742)

En 1729 il dédie au fils de la duchesse du Maine, le prince de Dombe deux divertissements de musique instrumentale :

–  « Fanfares pour des trompettes, timbales, violons et haubois »

– « Fanfare pour violons, hautbois et corps de chasse » exécutée à l’Hôtel de ville de Paris en présence de Louis XV .

Vie privée.

Peu après son arrivée à Paris, le 20 octobre 1711 il épousa  au château de Sceaux : Madeleine Prompt de St Mars fille de l’intendant des finances du duc du Maine ; les témoins étant les membres de la famille du Maine. Le couple aura une fille nommée Françoise Louis née le 21 octobre 1722 à Paris après avoir perdu un premier fils.

Une triste fin de vie

Le cumul de ses différentes activités lui procura pendant un certain temps une large aisance financière.

Mais à partir de 1734, en moins d’un an,  il perd successivement plusieurs  fonctions qu’il occupait.
Les 4000£ de revenus, que lui rapportait la direction du Concert spirituel, puis la place de compositeur de la Comédie italienne ; et en 1736 sa charge auprès du duc du Maine lors de son décès.
Il réagit très mal à cette situation qu’il vécu comme une déchéance car cette baisse de revenu ne lui permit pas d’établir sa fille comme il le projetait.

Des mécènes, comme le prince de Carignan eut la générosité de lui accorder une pension de 1000£, lui apportèrent quelques revenus.Mais ses diverses infortunes, altérèrent son équilibre mental et sa santé physique

Atteint de déchéance et de folie, il dû aller chez les Pères de la charité à Charenton où les remèdes n’ayant aucun effet il mourut à 56 ans le 20 décembre 1738

Sa veuve continua à faire éditer sa musique après sa mort.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans le parc de Sceaux, près du pavillon de l’Aurore, (bâtiment de style classique de 1671 construit par Claude Perrault pour Colbert). sur une colonne de pierre est posée une plaque de marbre sur laquelle est inscrit

«A Jean-Joseph Mouret 1683-1738
musicien provençal
Surintendant des fêtes de la Cour de Sceaux »

 Sources :

Wikipédia et « La duchesse du Maine » par Catherine Cessa  – Edition Classique Garnier

[1] L’ordre de la Mouche à miel initié par la duchesse du Maine ne lui survivra pas. Personne fantasque, de petite taille, aimant la poèsie, l’art de la conversation, les fêtes,  elle sut s’attacher 39 membres élus dont chacun était  intronisé au cours d’une cérémonie où il prêtait serment et recevait une médaille en or suspendue à un ruban jaune, cérémonie présidée par la « dictatrice perpétuelle » de l’ordre. L’abeille était son symbole, accompagnée de la devise « Elle est petite mais fait de graves blessures ». Elle trouve sa source dans l’Aminte de Torquato Tasso. La petite taille de la duchesse la faisait comparer à une mouche à miel (abeille) ainsi que son caractère emporté.

Aucune liste ne fut retrouvée, mais ont dû en faire partie :

Jean d’Alembert encyclopédiste/Claude BALLON danseur/Pierre-François Godard Beauchamp auteur/François de Bernis cardinal ministre d’Etat/ Françoise PRÉVOST danseuse/ Philippe NÉRICAULT DESTOUCHES auteur/ Montesquieu écrivain /l’abbé Genest poète et académicien/Adélaïde de Pisieux duchesse d’Estrées/Nicolas de MALÉZIEU, homme de lettre ordonnateur des fêtes de la duchesse habitant Chastenay/

TRÉNITZ Pierre (1767-1825) Danseur français début XIX

Arrivé de sa province avec un groupe d’amis, on n’en sait pas plus sur sa jeunesse; Mais il ne passe pas inaperçu dans les salons parisiens du Directoire entre autre auprès des femmes les plus en vue, qu’il fait danser. Excellent danseur par sa technique, il est en plus un très bon animateur de soirée et de bal public. Sous l’Empire la danse reprend sa place dans l’éducation des jeunes gens et Trénitz est un professeur très apprécié. Il crée des pas très techniques et des chorégraphies complexes de contredanse où chacun pouvait se faire admirer.

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DAUBERVAL Jean (1742-1806) – Danseur français XVIII

de son vrai nom : Jean BERCHER
Danseur, chorégraphe du ballet original de « La fille mal gardée » 

Né le 19 août 1742 à Montpellier.
Décédé le 14 février 1806 à Tours à 63 ans.

 

Son père Etienne-Dominique BERCHER  (1725-1800)
fut comédien de la Comédie Française, nommé pensionnaire en 1769.

Son épouse est la danseuse Marie-Madeleine Louise CRESPÉ
dite Melle Théodore.

Elève puis directeur à l’Opéra de Paris

Il étudie la danse à l’école de l’Opéra de Paris avec Jean-Barthélémy LANY.
En 1763 il est nommé Premier danseur en demi-caractère puis danseur noble.

Il fut l’assistant de Jean-Georges NOVERRE et donc influencé par ses théories sur les ballets « d’action » c’est-à-dire qui ont un sens, qui racontent une histoire
avec des sentiments à exprimer.

En 1766 il  interprète un pas de deux  dans « Sylvie » avec Marie ALLARD,  sans masque, ce qui n’était pas l’usage à l’Opéra de Paris à cette époque.

De 1771 à 1783 il est nommé Directeur du ballet à l’Opéra de Paris à la suite de NOVERRE, tâche qu’il partage un temps avec Maximilien GARDEL jusqu’à ce que celui-ci lui succède en 1783.

Maître de ballet à Bordeaux, il y crée un ballet devenu célèbre sous le nom de « La fille mal gardée »

En 1785 il part à Bordeaux où il est maître de ballet au Grand théâtre.

Il créé de nombreux ballets mais surtout le premier ballet-pantomime champêtre « La fille de paille ou il n’est qu’un pas du mal au bien » qui sera dansé pour la première fois le 1/07/1789.  C’est un ballet pantomime type basé sur des scènes de la vie ordinaire, dans un décor pastoral où sont dépeintes des situations sentimentales souvent avec humour, sur un livret de Justine FAVARD. Son épouse Melle Théodore crée le rôle de Lise, Eugène HUS le rôle de Colas son amoureux et François LERICHE le rôle de Simone, la mère de Lise (c’est toujours un danseur qui tient le rôle de la mère dans les différentes versions).

En 1796 Pierre GAVEAUX, à partir du livret de DAUBERVAL, compose un opéra-comique en deux actes et cette version sera nommée « La fille mal gardée ».

La première partition connue est un opéra-comique  d’Egidio DUNI joué en 1758au Théâtre italien de Paris, mais on ne sait pas qui a adapté la partition pour la chorégraphie de DAUBERVAL.

En 1989 quand le ballet de l’Opéra de Nantes voulut reprendre la version de DAUBERVAL , c’est à Stockholm que furent retrouvés des
documents décrivant la séquence du mime ainsi que les dessins des décors et costumes d’origine.

Ce ballet, devenu classique, a eu de multiples versions chorégraphiques et musicales et divers titres. Le 14/09/1960, au Ballet royal de Londres, est donné une version inédite du chorégraphe Frédérick ASHON. L’accueil est enthousiaste et cette version rentre dans le répertoire classique de différents ballet du monde. Elle est donnée à l’Opéra de Paris en 2024.

Les élèves et disciples de Jean DAUBERVAL furent  :  Eugène HUS, Salvatore VIGANO, Charles-Louis DIDELOT, Jean Pierre AUMER qui a été directeur de l’Opéra ; son successeur étant Jean CORALLI en 1831.
Il décède à Tours le 14 février 1806

Tableau qui aurait inspiré DAUBERVAL et scène reprise dans son ballet La fille………

Certains de ses ballets (liste complète ici):

  • 1783       The pastimes of Terpsicore  (Londres)
  • 1784       The four ages of man            (Londres)
  • 1767       Le page inconstant                (Bordeaux)
  • 1788       Psyché et l’amour                  (Bordeaux)

 

METRA Jules Louis Olivier (1830-1889) – Musicien français XIXe

Compositeur, chef d’orchestre de musiques de bals, opérettes, ballets

Né le 2 juin 1830 à Reims
Décédé le 22 octobre 1889 à Paris âgé de 59 ans.

Fils de Jean-Baptiste Métra, acteur mais ex-avocat au barreau de Lyon qui abandonna sa profession pour suivre une troupe nomade de comédiens. La troupe passait l’hiver à Paris et partait en tournée à la belle saison.

Olivier monte sur les planches avec son père dès 5 ans afin de jouer des rôles d’enfants garçon ou fille. A 14 ans, il fait ses début au Théâtre Comte à Paris, Théâtre des Jeunes Elèves maintenant « Bouffe-Parisien ».

Jeune acteur, il s’initie au violon en autodidacte

Par ailleurs, il apprend le violon grâce à  un violoniste du théâtre qui lui prêta son instrument en dehors des représentations et le jeune Olivier s’exerça seul jusqu’à savoir à peu près en jouer. Un musicien de l’orchestre, Edmond Roche, lui donna des leçons puis le fit entrer au Conservatoire de musique de Paris où il obtient un 1er prix de violon. Il donne des leçons au cachet. Il fit partie d’un quatuor de l’Ile St Louis comme deuxième violon. Il est connu dans le milieu bohème de Paris ce qui lui permet de recevoir  des offres d’engagement comme violoniste ;  un jour  il est demandé comme chef d’orchestre au Théâtre Beaumarchais. Lire le reste de cet article »

KOMZAK Carl II (1850-1906) Musicien XIXe d’origine tchèque

Violoniste, chef d’orchestre militaire autrichien, compositeur de musiques de danse

 

Né le 8/11/1850 à Prague -Tchéquie
Mort le 23/4/1806 (54 ans) à Baden – Autriche

Membre d’une famille de musiciens :
– Son père : KOMBAK Carl I (ou Karel en tchèque) violoniste, compositeur,
chef de son orchestre
– Il a 2  enfants  : une fille et un fils Carl III (1878-1924) musicien et compositeur

Carl II s’initie à la musique avec son père.
De 1861 à 1867 il étudie au Conservatoire de Pr ague : le violon, la théorie musicale,et la  direction d’orchestre.
En mars 1869 il joue dans l’orchestre dirigé par son père à Linz comme violoniste et baryton.

Il commence sa  carrière de chef d’orchestre militaire à 21 ans

En 1871 il postule comme chef d’orchestre du 7e régiment d’infanterie à Innsbruck. C’est durant cette période qu’il découvre la musique folklorique du Tyrol dont il s’inspire dans ses compositions pour le choeur de l‘Innsbruck Liedertafel Choir dont il est maître de chapelle. Lire le reste de cet article »

HELLMESBERGER Josef I (1828-1893) – Musicien du XIXe autrichien

Membre d’une famille de musiciens sur 3 générations
Violoniste, fondateur d’un quatuor, chef d’orchestre, professeur au Conservatoire de Vienne

Né le 3/11/1828 à Vienne – Autriche

Décédé le 24/10/1893 (63 ans) à Vienne

Sa famille :
Son père : Georg I (1800-1873) violoniste est professeur au Conservatoire de Vienne.
Son frère : Georg II (1830-1852) violoniste
Ses 2 fils : Josef II (1855 -1907) chef d’orchestre et compositeur célèbre et Ferdinand (1863-1940)

Josef I a appris le violon avec son père au Conservatoire de Vienne.

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HELLMESBERGER Josef II (1855-1907) – Musicien XIXe autrichien

Violoniste, compositeur, chef de d’orchestre philarmonique de Vienne, professeur au Conservatoire de Vienne

La famille Hellmesberger, comme les Strauss, comprend 3 générations de musiciens :

Son grand-père : Georg I (1800-1873) violoniste et professeur au Conservatoire de Vienne
Son père : Josef I (1828-1893) violoniste, chef d’orchestre et fondateur d’un quatuor
Son oncle : Georg II (1830-1852) violoniste
Son frère : Ferdinand (1863-1940) violoniste

Josef II est né le 9/4/1855 à Vienne
et décède le 26/4/1907  (52 ans) à Vienne

Josef II apprend le violon avec son père.
En 1873 à 18 ans, il rejoint l’orchestre de l’Opéra de la Cour de Vienne comme violoniste.

Quatuor Hellmesberger

En 1849  à Vienne, son père a fondé un Quatuor à cordes dont il est directeur et premier violon. En 1875 Josef II rejoint ce quatuor en tant que second  violon et en 1891 son père lui en cède la direction.

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ZIEHRER Carl Michael (1843-1922) Musicien autrichien XIX/début XXe

Originaire de Vienne où il étudie la musique il commence à composer. Il trouve un éditeur qui lui fait diriger son premier concert à Vienne, dans le but de concurrencer celui des frères Strauss. Il fait une tournée en Europe mais aussi aux Etat-Unis qui est un succès. En revenant à Vienne la concurrence avec les Strauss est rude et ce n’est qu’à la mort des deux Johann qu’il eut un peu de gloire et fut nommé en 1907 au poste de directeur des bals de la Cour impériale créé pour Strauss père.

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CELLARIUS Henri Chrétien (1805-1876) – Danseur français XIXe

 Professeur de danse et chorégraphe sous le Second empire

Né le 11 juin 1805 à Paris.
Décédé le 19 mai 1876 à Paris à son domicile à presque 71 ans.

Ses parents : Henri Chrétien (potier d’étain) et Aimée Marie Anne Hugot (blanchisseuse) sont originaires de l’est de la France venant du Wurtemberg en Allemagne. Ils sont venus à Paris où est né leur fils Henri et leur fille Louise  Aimée née lé 11/02/1812. Ils seront tous les deux professeurs de danses.

Henri est parti  danser au Brésil, comme  soliste au Théâtre de Rio de Janeiro. Il rencontre une jeune danseuse française Hélène Marguerite Héloïse Majinot , qu’il épousera le 2 octobre 1826.  Ils auront deux fils Louis-André (1836-1887) et Louis-Edmond (1842-?  ). La famille  reviendra en France mais sa femme décèdera à Meudon le 5/12/1848.

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DESRAT Gustave (1831- 19?? ) – Danseur français XIXe

Professeur de danse de salon

Né le 7/6/1831 à Paris

Décédé 19??

 

Il enseigne la danse à Paris et écrit plusieurs ouvrages dont
certains sont à la Bibliothèque Nationale à Paris.

Ses publications :

  • Le cotillon 1855  le Passe-passe quadrille dont la chorégraphie fut réglée par  J. Rémond de l’Opéra de Paris.
  • Dictionnaire de la danse, historique, pratique, bibliographique théorie
    de 1895
  • Nouveau traité complet des règles et usages  du monde – 1899

 

Des partitions de musiques de danse avec description des chorégraphies par Desrat :
– Quadrille américain – les chevaux de bois – compositeur Alexandre Artus

– Nouveau menuet de la cour – partition de Desgranges – chorégraphie de Desrat

 

PAUL François, Antoine, Fortuné (1834-1894) – Danseur français XIX

Compositeur, chorégraphe, maître de danse

Né le 8 mai 1834 à Aix en Provence.
Décédé le 1 janvier 1894 à son domicile à Paris.

Son père : François, Marius (ouvrier boulanger).
Sa mère : Fortuné, Radegonde DÉSIRÉ.

En 1863 il épouse à Rouen Barbe Jeanne Steenebrugen, artiste chorégraphe belge.
Son beau père : Joseph Michel Steenebrugen était chef de musique à Bruxelle.
Son gendre  : Arthur Dieudonné GUIDÉ  était musicien.

Directeur du casino de Dieppe jusqu’à son décès  

Vers 1876 le couple PAUL succèdera au couple CELLARIUS dans la direction du casino de Dieppe. François y organise des bals et donne des cours de danse. Il conçoit certaines chorégraphies et en adapte d’autres.

Publications :

  • En 1877  «  Le cotillon et quadrilles actuels, traité théorique et pratique » chez E. Gérard & Cie qui contient : Q français/Q croisé (variante du Q français)/Q Lanciers/Q Triangle/Q américain/La boulangère/La Suédoise
    La  Gigue américaine ou Sir Roger de Coverley contredanse (plusieurs variantes de cette danse furent publiées à cette époque dont celle de Giraudet et LUSSAN-BOREL, adaptées de la version originale publiée par John PLAYFORD).
  • Les Cotillons avec 175 propositions, qui contient notamment : Carillon de Dunkerque

Ses chorégraphies :

  • Il remania la version du Quadrille POLO de GIRAUDET  ce qui donna le Polo américain qu’il présenta à Dieppe en 1877 – Musique de L. C. Desormes. 
    et également : le Quadrille américain de Giraudet dont il changea la 5e fig. et propose le Q des Lanciers valsé.
  • Il composa : Baby polka (inspirée de La Badoise)/ Berline parisienne/ Gigue anglaise croisée/ Barn danse (pas de quatre) danse américaine en vogue en Angleterre, importée par PAUL.

 

Sources :
https://loc.gov/
https://archive.org/stream/danceman132/danse132.txt

WALDTEUFEL Emile (1837-1915) – Musicien français XIX /début XXe

Pianiste, compositeur de valses, polkas et danses diverses « le Strauss français »
Anime des bal de l’impératrice Eugénie à Biarritz et les « séries » à Compiègne

 

Issu d’une famille alsacienne de musiciens : Moyse Lévy musicien ambulant en Alsace, se choisit le pseudonyme de Waldteufel qui deviendra le nom officiel de la famille en 1808.

Un de ses fils (1801-1884) alias Louis Waldteufel est violoniste et chef d’orchestre. Il eut 4 fils :

Achille /Isaac alias Léon, chef d’orchestre des bals de la cour et de la présidence/ Salomon alias Edouard) / Charles Emile qui fut le plus connu et le plus prolifique de la famille.

En 1844 la famille gagne Paris pour que Isaac/Léon puisse apprendre le violon au Conservatoire. De 1853-à 1857, Emile y est inscrit pour étudier le piano. Jules Massenet et Georges Bizet sont ses camarades de classe.

Ses musiques de danse sont appréciées par l’impératrice Eugénie

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GANNE Louis (1862-1923) – Musicien français XIXe

Chef d’orchestre et compositeur d’opérettes, de ballets, d’opéras-comiques et de marches militaires

Né le 5 avril 1862 à Buxières-les-Mines (Allier)
Décédé le 13 juillet 1923 à Paris âgé de 61 ans

Sa famille vient s’installer en région parisienne à Issy-les-Moulineaux où Louis passe sa jeunesse. Il perd son père très jeune et sa mère l’inscrit au Collège St Nicolas d’Issy (de 1869 à 1877) où il reçoit son premier enseignement musical. A 17 ans il compose une messe dédiée aux religieux de son établissement scolaire.

Il intègre le Conservatoire de musique de Paris où il étudie l’harmonie et la composition. En 1881 il obtient le premier prix d’harmonie et sera l’élève de Massenet. En 1882 il obtient le prix d’orgue après avoir suivi la classe de César Franck. Lire le reste de cet article »

STRAUSS Isaac (1806-1888) – Musicien français XIXe

Violoniste, chef d’orchestre de bals, compositeur de musiques légères, puis collectionneur d’antiquités

Né le 2 juin 1806 à Strasbourg sous le nom d’Emmanuel Israël.
Décédé le 9 août 1888 à Paris âgé de 82 ans

Son père : Loeb Israël devenu Léon Strauss, brocanteur, violoneux (jouait dans les bals)
Sa mère : Caroline Israël
C’est une famille de 10 enfants dont 8 survécurent. Isaac étant le dernier.

Isaac  est venu à Paris en 1822  à 16 ans. Il entre au Conservatoire de musique de Paris en classe de violon. Il quitte le  Conservatoire  le 30/5/1829 car il a trouvé une place au prestigieux Théâtre-Italien où il restera  15 ans, mais il devra compléter ses revenus par des concerts privés, des fêtes publiques, et l’été dans les villes d’eau, là où il y a du monde.

En 1827 il joue à Lyon dans un quatuor composé  avec son frère Maurice et deux frères Lévi. Il publie un recueil de contredanses et danses diverses.
En 1841 et 1842 dirige l’orchestre des bals de l’Opéra-Comique. Lire le reste de cet article »

LANNER Joseph Franz Karl (1801-1843) Musicien autrichien XIXe

Violoniste, chef d’orchestre, compositeur de musiques de danses
Directeur de la musique de bal de la cour d’Autriche.

Né le 12 avril 1801 à Vienne.
Décédé le 14 avril 1843 à Dobling à 42 ans

Enfant il compose déjà des pièces de danse.
Il suit des cours de violon avec Michel Pamer.
A 12 ans (1813) il rejoint l’orchestre de son professeur (comme le fera plus tard Johann STRAUSS père (1804-1849).

En 1820 il crée un quintet dans lequel il jouait du violon et J Strauss père de l’alto. Cette formation se transforma vite en orchestre tournant dans les cabarets de Vienne.
En 1829 Lanner est nommé directeur de la musique de bal de la cour impériale d’Autriche.

Il meurt à 42 ans  et est inhumé au cimetière central de Vienne, où il sera rejoint par Johann Strauss père et fils.

 

Son fils August LANNER ( 1815 – 1855) – Musicien autrichien XIXe

Compositeur, chef d’orchestre 

Né le 23/1/1815 à Vienne – Décédé le 27/9/1855 à Vienne à 40 ans

Il va à l’Ecole Ste Anne où il reçoit aussi une éducation musicale. Il commença à diriger l’orchestre de son père à 8 ans.
A la mort de son père, il reprit la direction de son orchestre et devint professionnel en 1853 durant 2 ans seulement vu sa mort prématurée.
Durant sa courte carrière il composera 30 musiques de danses.

 

HILFERDING Franz (1710-1768) Danseur autrichien XVIIIe

Danseur, chorégraphe de ballets pantomime
maître de ballet à la cour de Vienne et de St-Pétersbourg

Né le 17 novembre 1710 à Vienne
Décédé le 29 mai 1768 à Vienne à 58 ans

Il étudie la danse à Paris, chez maître Michel BLONDY à l’Académie royale de musique.

En 1735 il est danseur au Théâtre à la cour de Vienne puis en 1749 il fut nommé maître de ballet.

Il danse sagement avec masque et perruque mais se promet de la supprimer plus tard.

Chorégraphe qui introduit  le ballet-pantomime en Autriche

Effectivement dans son premier ballet  Colombine et Polichinelle sont remplacés par des personnages du terroir : charbonnier, paysans tyroliens, Hongrois en costume national qui accomplissent les gestes propres à leur métier.

Ces modifications furent bien accueillies. Costumes, décors, lumières, rythmes furent composés avec une adresse nouvelle.

En 1740 il  présente à Dresde « Britanicus » de Racine sous forme de ballet mimé, selon les règles de l’art dramatique ; puis « Alzire » de Voltaire et « Idoménée » de Crébillon. « Le turc généreux » de RAMEAU en 1750. Lire le reste de cet article »

JULLIEN Louis Antoine (1812-1860) – Chef d’orchestre français XIX

Tout jeune il commence la musique dans l’orchestre militaire de son père. Il lança les « cafés concerts » où il créait des animations variées et joua avec son orchestre dans de grandes salles parisiennes en rivalité avec Philippe Musart. Il part à Londres avec son orchestres pour des « concerts-promenades » et y fonde une maison d’édition de ses musiques qu’il vend. Il composa de très nombreuses musiques de danses et partit même en tournée à New-York qui découvrit les nouvelles danses européennes.

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LEHAR Franz (1870-1948) – Musicien autrichien d’origine hongroise

Musicien, chef d’orchestre, compositeur 
Opérettes célèbres : « La veuve joyeuse » (1905) – «Le Comte de Luxembourg » (1909)

Né le 30/4/1870 à Komarom (Hongrie)
Mort le 24/10/1948 à Bad Ischl en Autriche

Franz Lehar père (1838-1898) était chef de fanfare dans l’armée autro-hongroise. En 1869 il épouse Christine Neubraud (1849-1906) de nationalité hongroise. Ils ont Franz junior un an après, puis Anton qui fera une carrière militaire. En famille il pratiquera le hongrois comme langue maternelle.

Il étudie d’abord le piano et à 11 ans compose sa première chanson. En 1880 son père est transféré à Budapest et Lehar fréquente l’école secondaire des pères pianistes où il étudiera le piano. Puis il aura une formation musicale au Conservatoire de Prague où son père lui fait étudier le violon. Il étudie la théorie musicale avec Anton Bennewitz, la composition avec Antonín Dvořák. Johannes Brahms le recommande au professeur Mandyezewski, un des plus respectés d’Europe.

LEHAR commence sa carrière musicale en tant que musicien d’orchestre à Wuppertal, il devient le plus jeune chef d’orchestre militaire de l’armée austro-hongroise. A Vienne, il joue dans l’orchestre de son père et parvient à lui succéder.
Sa carrière de chef d’orchestre le conduit à Puta (actuelle Croatie), à Trieste, à Budapest et de 1899 à 1902 à Vienne, ville où il se fixera.

Il obtient de grands succès et peut vivre de ses compositions tout en se consacrant à l’opérette. En 1905 il compose la « Veuve joyeuse » puis en 1909 le « Comte de Luxembourg ».

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BENSERADE Isaac de (1612-1691) – Librettiste français XVIIe

Poète, dramaturge de la période baroque, reçu à l’Académie Française. Il collabora avec Lully comme librettiste pour de nombreux ballets très en vogue sous Louis XIV; Apprécié à la Cour et dans les salons littéraires de genre « précieux » pour ses « bons mots ». Il écrivit des oeuvres variées et originales.

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RAMEAU Pierre (1674-1748) Maître à danser français début XVIII

Maître à danser de la danse baroque à la à la cour d’Espagne et à la cour de France., Chorégraphe (celui qui note les déplacements et les mouvements) qui publia plusieurs ouvrages en collaboration avec Feuillet. Ce sont des sources précieuses de la « Belle danse » française.

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