Histoire

TAGLIONI Filippo (1777-1871) Danseur italien XIXe

Danseur, maître de danse, chorégraphe
initiateur du ballet « romantique » avec sa fille Marie

Né le 5 novembre 1777 à Milan
Décédé le 1er février 1871 au bord du lac de Côme –Italie à 93 ans

Il est né dans une famille de danseurs :

Ses parents : Carlo TAGIONI et Maria Theresa Eléonora Petracchi. Ils ont 5 enfants dont 2 fils danseurs :
. fils aîné Filippo qui a eu 2 enfants danseurs : Marie et Paul (sa fille Marie jr est danseuse)
. second fils : Salvatore Taglioni (danseur à l’Opéra de Paris) père de Luisa (ballerine) et Fernando (compositeur)

En 1813 Sophie s’installe à Paris avec ses entnt et Filippo se déplace en Europe au gré des ses engagements.

Formé par Carlo BLASIS à Milan. A 17 ans à Pise il a tenu des rôles féminins sur les scènes italiennes.
Il vient à Paris se perfectionner en danse auprès de J-François COULON .

Mais l’Opéra est dirigé par l’autoritaire Pierre GARDEL st Auguste VESTRIS y tient une place prépondérente dans la danse.
En 1803 il est engagé comme premier danseur puis maître de ballet et Directeur du ballet royal de Stockholm.

Il se marie avec une danseuse suédoise Sophie Kersten avec qui il aura deux enfants danseurs :

. Marie TAGLIONI née en 1804 qui deviendra danseuse romantique
. Paulo TAGLIONI né en 1808 également danseur

En 1813 Sophie s’installe à Paris avec ses enfants tandis que Filippo se déplace au gré de ses engagements.

En 1817/18 il sera successivement maître de ballet à Vienne, à Cassel, à Munich qui revient à Stockholm comme Directeur du Ballet royal suédois.

Filippo fait travailler sa fille Marie qui a un piètre niveau technique en danse

De 1820 à 1824 il a un poste au Théâtre de la Porte de Carinthie où il fait venir sa fille qui avait commencé la danse à Paris mais sans être très assidue. Déçu par son niveau, il la prend en main avec un entrainement intensif pour perfectionner sa technique et pour corriger ses défauts. Il lui  fait aussi fait travailler ses « pointes » ce qui est une nouveauté.

Le 10 juin 1822 qu’il  fait débuter sa fille dans « La réception d’une jeune nymphe à la cour de Terpsichore » qu’il a créé

Filippo et Marie à l’Opéra de Paris présente « Sylvia » premier ballet romantique

En 1827 Filippo et Marie sont engagés à l’Opéra de Paris et le Filippo va créer des chorégraphies pour mettre sa fille en valeur. Après un solo et un duo avec son frère Paul, elle obtient un franc succès ce qui lui permettra de  négociera un contrat de 6 ans pour tous les deux.

Le 12 mars 1832 elle tient le rôle principal dans la « Sylphide » qui lui rapporte le titre de « prima ballerina ». C’est le début du ballet romantique. (Une autre version sera créée par Auguste BOURNONVILLE en 1836 dansée par Lucile GRAHN

. «  Le dieu et la bayadère » (1830)
. « Nathalie ou la laitière suisse » (1832)
.  « La révolte du sérail » (1833)
. « Brézilia » (1835)
. « La fille du Danube » (1836),)  musique d’Adolphe ADAM

En 1837 ils  sont invités au théâtre impérial de Saint-Pétersbourg

Alors que sa fille quitte la scène en 1847, Philippo reste maître de ballet à St Pétersbourg jusqu’en 1855.

Ils y présenteront :
« La gitane » et  « Aglaé » (1838)
« Le lac des fées » d’Auber et Scribe (librettiste) et « L’ ombres » (1840), « Daya » (1842),   » Satanella »  (1852)

En vieillissant Filippo a un comportement imprévisible et il a perdu sa fortune accumulée par Marie et lui-même dans des spéculation s infructueuses. La guerre de 1870 entrainera la chute des placements boursiers qu’ils avaient faits.

Filippo et sa fille terminent leur vie très pauvres.

Il s’est retiré dans la villa Florida  (achetée par sa fille en 1840) au bord du lac de Côme.

Il y est décédé le 1er février 1871 à l’âge de 93 ans.

LANDÉ Jean-Baptiste (169?-1748) Danseur français XVIIIe

Danseur, maître de ballet initiateur de la danse française à la cour de Russie
Premier directeur du Marinsky ballet à St-Pétersbourg

Né    ?        à Bordeaux (lieu supposé où habitaient ses parents)
Décédé le 26 février 1748 à St-Pétersbourg

Le 4 mai1697 il prête serment de maître de danses au Théâtre de Bordeaux.

Il danse à Paris, à Dresde.
Et en 1721 il arrive à Stockholm pour devenir maître de ballet à la cour du Suède engagé par le roi Frédéric1er. En 1724 il fait venir une troupe de théâtre française à l’Opérai Bolhuset à Stockolm dont il est devenu Directeur. Il y crée l’Académie royale de danse et de musique.

En, 1726 l est maître de ballet invité au premier théâtre  public de Copenhague  le théâtre de Lille Grönneade où il se produit avec sa femme.

En 1728 il quitte la Suède après un conflit avec l’acteur Charles Langlois qui empiète sur son privilège théâtral en arrangeant ses propres pièces.

Il part au Danemark où il essaie de remonter le seul théâtre qui existait avant sa fermeture en 1728. Mais le théâtre était interdit par le roi, d’un protestantisme rigide, de 1730 jusqu’en 1746. Landé travaille alors comme professeur de danse.

Landé introduit la danse classique française en Russie
En 1734 il est invité par le conseiller d’Anne de Russie à St Péterbourg pour enseigner la  danse à l’école militaire des cadets qui doivent participer aux bals donnés par la cour impériale.

Il est chargé d’organiser une école de danse pour les enfants pauvres mais qui présentent des qualités de danseurs. Et en 1735 ses élèves proposent un ballet qui a forte impressionné l’impératrice Anne de Russie. En 1738 son école devient l’Ecole impériale de St Pétersbourg située dans le Palais d’Hiver et composée de 12 filles et 12 garçons enfants des domestiques de la cour. Il a ainsi formé les premiers danseurs russes en Russie.

L’école de danse classique russe créée par LANDÉ est imprégnée de l’élégance française puis de la technique italienne grâce aux maîtres italiens qui lui ont succédés.

Ce fut une de ses élèves Agrippina VAGANOVA qui conçu une méthode pédagoqique qu’elle appliqua en 1921 quand elle quitta la scène. L’actuelle Académie de ballet Vaganova en est l’héritière et plusieurs grandes danseuses formées à Voganova  rejoindront la compagnie de ballet du Mariinski.

De 1733 à 1747 directeur du ballet impérial à St-Pétersbourg

Landé sera aussi nommé maître de ballet de la Cour mais il entre en concurrence avec Antonio RINALDI, chorégraphe italien qui lui succèdera à ce poste après sa mort.

Il est décédé le 26 février 1748 à St-Péterbourg

D’autres maîtres de danses et chorégraphes français  prendront sa suite pendant tout le XIe siècle

Landé est le fondateur du ballet en Russie, préparant la voie de ses successeurs français : Charles LE PICQ, Charles-Louis DIDELOT , Jules PERROT, Arthur  St-LÉON, Marius PETIPA 

Le français et les termes français sont toujours employés en Russie pour la danse classique

PETIPA Marius (1818-1910) Danseur français XIX/début XXe

Maître de danse et directeur du théâtre impérial de St Pétersbourg
Chorégraphe de nombreux ballets romantiques encore dansés


Né le 11 mars 1818 à Marseille
Mort le 14 juillet 1910 en Crimée âgé de 92 ans.

Son père Jean-Antoine PETIPA était danseur et sa mère Victorine Morel-Grasseau est actrice.

Son frère aîné Lucien Petipa a été danseur à l’Opéra de Paris.

Au gré des engagements paternels, le jeune Marius se forme au Conservatoire de danse et débute à 5 ans au Théâtre de la Monnaie à Bruxelles dans « Psyché et l’amour » de Pierre GARDEL puis à 7 ans dans « La Dansomanie » ballet chorégraphié par son père ;

En 1834 il part à Bordeaux  où il crée 4 ballets.

De sept 1839 à avril 1842 il part à Nantes où il chorégraphie ses premières œuvres.

Après une tournée triomphale en Amérique du Nord , il revient à Paris et suit des cours avec Auguste VESTRIS et danse « La Péri » avec Carlotta GRISI.

De 1843 à 1846 il est au Théâtre royal de Madrid où il chorégraphie 7 ballets. Mais il part précipitamment d’Espagne après avoir été provoqué en duel par le mari d’une noble dame qu’il courtisait et revient à Paris pour un bref séjour.

De 1847 à 1904 il danse et enseigne à St Pétersbourg

 En 1847 il est invité par M. Guédéonoff , Directeur du Théâtre impérial de St Pétersbourg, Theatre Bolchoï Kamenny qui lui offre un contrat d’un an de Premier danseur mais il restera en Russie près de 60 ans.

Il retrouve Jules PERROT (qui ne regagna la France qu’en 1859) maître de ballet et Joseph MAZILIER et contribue à la mise en scène des ballets de ses compatriotes.

De 1869 à 1904 il est Directeur du ballet du Theatre Mariinsky après Arthur SAINT-LÉON puis sera remplacé par Michel Fokine.

De 1855 à 1887, en parallèle, il dirige l’école impériale de danse qui compte 80 élèves. Il présente ses propres élèves dans ses créations.

Mais c’est en 1869 qu’il est nommé Premier maître de ballet à la suite d’Arthur St Léon où il dirige une troupe de 250 danseurs.

Chorégraphe

Lorsqu’il crée un ballet il choisit la musique avec soin et respecte scrupuleusement les partitions des compositeurs.d’abord Léon MINKUS jusqu’en 1886 puis Tchaïkovski

Il conçoit des ballets de 3 ou 4 actes, avec une distribution nombreuse où le corps de ballet met en valeur les solistes dont la « prima ballerina » (par ex. la série de fouettés d’Odile dans l’acte III du « Lac des cygnes » et son partenaire masculin qui va accompagner les positions empreintes de virtuosité.

Il développe l’art de l’intrigue romantique, mêlant ballet d’action, pantomime, danses de caractères issues du folklore traditionnel (espagnol, polonais, russe) à tel point que ses créations se retrouvent dans les répertoires des grandes compagnies classique. On lui doit la structure du « pas de deux » en 4 parties : adage, variation masculine puis féminine et coda.

A partir de 1891 toutes les créations de Petipa sont notées selon la méthode élaborée par Vladimir STEPANOV qui sont encore consultables.

Ses chorégraphies

Il chorégraphie  60 ballets dont certains restent dans l’histoire de la danse. Sa carrière est lancée après sa  première création au Théâtre impérial :
avec le compositeur MINKUS :
– en 1862 « La fille du pharaon » sur une musique Cesare PUGNI

Avec le compositeur MINKUS :
–  « Don Quichotte »
– 1898« La Bayadère » au Bolchoï

Avec le compositeur Tchaïkovsky :

– 1869      « Don Quichotte » au Bolchoï de Moscou
– 1890      « La belle au bois dormant » inspiré du conte de Charles Perrault
– 1891      « Le lac des cygnes » ballet fantastique – Livret de Vladimir Begitchev
– 1892       « Casse-noisette » ballet féérique inspiré des Contes d’Hoffman
–  1893      « Cendrillon »
– 1898      « Raymonda »
– 1896      « Barbe-bleue »
– 1900      « Les saisons » et « Les millions d’arlequin »
– 1903      « Le miroir magique » Livret d’Alexandre Glazounov

Petipa monte aussi des ballets de ses confrères venus en Russie au cours du XIXe siècle en les adaptant aux nouvelles techniques du ballet, telles les œuvres de :

Jules PERROT
Jean DAUBERVAL                   d’après « La fille mal gardée » il monte « La précaution inutile »
Filippo TAGLIONI                 « la Sylphide (1892)
Joseph MAZIIER                 « Paquita » (1881) et  « le Corsaire » 1899
Arthur SAINT-LÉON               « Coppélia » (1884) et « Fiametta » (1887)
Jules PERROT et J CORALLI   Il monte plusieurs versions de « Giselle » en 1884, 1887,1899

Pour «  le Papillon » de Maria TAGLIONI et le « La romance du bouton de rose »  en 1903 il engagera un jeune danseur Vaslav Nijinski âgé de 14 ans.

Puis ses danseurs et le public jugent ses ballets dépassés et faute d’évolution il va être poussé au départ.

L’arrivée d’un nouveau Directeur du Théâtre impérial en 1901 Vladimir Telyakovsky va pousser Petipa vers la retraite qu’il prendra en 1904 après avoir subi l’affront d’une première annulée au dernier moment de l’un de ses spectacles.

En 1909 la création de la Cie des « Ballets russes » par Serge Diaghilev, imprésario et organisateur de spectacles va faire évoluer la danse en Russie. (La troupe partira à Monte-Carlo au moment de la Révolution en 1917.)

Cependant, les amateurs de ballets, boudent les spectacles du Théâtre Marie et l’arrivée de ballerines italiennes va apporter un renouveau et relancer sa carrière.

En 1906 il publie ses mémoires « Mémoire de Marius Petipa » chez Acte Sud –édité en 1992.

Il décède le 17 juillet 1910  à Gourzouf en Crimée et est inhumé au cimetière de Tikhvine à St Péterbourg..

Vie privée

En 1854 à 36 ans il épouse une de ses élèves la danseuse Maria Souvovchtchikova (1836-1882) dont il divorce en 1869. Ils auront une fille Marie (1857-1930) également danseuse.

En 1876 à 58 ans il se remarie avec la ballerine Lioubov Léonidovna Savitskaïa et ils auront 6 entants :  Nadejada (1874 -1945),  Eugueniva (1877-1892), Viktor (1878-1933), Lioubov (1880-1917) Vero (1885-1961). Les 4 filles seront danseuses et les 2 fils acteurs.

Il a eu aussi un fils ainé hors mariage né d’une liaison avec une couturière : Marius Marioussovitch (1850-1919) qui fut un célèbre acteur dramatique et son fils Nikolaï fut aussi un acteur célèbre.

Petipa redécouvert en France

Malgré la grande renommée en Europe et en Russie, les œuvres de Petipa ne sont pas connues en France. C’est sous l’influence russe initiée par les Ballets russes  que ses grands ballets sont présentés en France.

C’est également lors des tournées du Bolchoï et du Kirov dans les années 1950 que les Français découvrent certains ballets donnés uniquement en Russie : La Bayadère, Don Quichotte, le Corsaire, Raymonda.

Il faut attendre 1960 pour que l’Opéra de Paris présente un premier ballet intégral d’après Petipa. Puis enfin c’est grâce à Rudolph Noureev qui a interprété et développé les grands rôles masculins du Kirov et les a produit en France lorsqu’il était directeur  de l’Opéra de Paris.

PETIPA Jean-Antoine (1787-1855) Danseur français début XIXe

 

Danseur, maître de danse, chorégraphe
dans plusieurs capitales d’Europe et à St-Pétersbourg avec son fils Marius

Né le 16 février 1787 à Paris 10e
Décédé le 28 juillet 1855 à St-Pétersbourg

Famille :

Fils de J-François PETIPA et de Marie-Anne Pussenot
Marié à Victorine Maurel ils auront 6 enfants dont 2 fils nés à Marseille qui seront danseurs :
. Lucien né en 1815  fit sa carrière en France
. Marius né en 1818 fit sa carrière en Russie

Jean-Antoine suivra sa formation à l’école de danse de l’opéra de Paris

En 1795 à 8 ans, il figure dans « Psyché » repris à l’Opéra de Paris par Pierre GARDEL

Lors du décret impérial de fermeture des théâtres parisiens, le jeune J-Antoine part avec la troupe de Filippo TAGLIONI qui sillonne l’Europe. De 1807 à 1810 la troupe s’établie à Cassel puis la Prusse à cause de l’invasion des troupes  impériales et part pour Vienne puis à Naples.

Pour la saison 1813/14, J-Antoine Petipa est nommé maître de ballet à Lyon.

Puis avec la troupe qu’il a formée, il est l’hôte du prince Bernardotte de Suède, puis ils partent au Théâtre français de Hambourg.

En 1814 la troupe donne une série de représentations à Bruxelles avant de rejoindre Paris pour la réouverture du Théâtre de la port St-Martin. En 1815 il chorégraphie « Les six ingénues » et « Le berger de la sierra Marena ».

Puis il est engagé comme maître de ballet à Marseille. ; et c’est là que sa  femme Marie-Anne Pussenot donne naissance à Lucien en 1815 puis à Marius en 1818.

Un long engagement au Théâtre de Bruxelles et au Conservatoire qu’il crée

De 1819 à 1831 il sera maître de ballet au Théâtre de la Monnaie  à Bruxelles et va fonder le  Conservatoire de danse de Bruxelles.
Il retourne au Théâtre de  Bordeaux où Lucien formé par son père devient 1er danseur.

En 1839 la famille Petipa s’embarque pour l’Amérique et fait une tournée triomphale mais financièrement c’est un désastre car leur manager s’est enfui avec la recette.

Entre 1841 et 1843 la famille est de retour à Bruxelles et J-Antoine  monte de nouveaux ballets.

Une famille séparée : Jean-Antoine et Marius en Russie jusqu’à leur mort et Lucien à Paris.

J-Antoine fut le premier professeur de ses fils qui ont suivi leur père dans ses tournées et sont montés sur scène très jeunes. Les deux frères progressaient mais Marius le plus jeune était dans l’ombre de son frère  Lucien et il en souffrait. Il part étudier un an à Bordeaux puis 4 ans à Madrid. Aussi lorsque son père est appelé à Saint-Pétersbourg pour être professeur à l’Ecole impériale de danse, Marius veut le rejoindre et c’est enfin en 1847 qu’il obtient un contrat de danseur pour St-Pétersbourg. La famille est séparée définitivement puisque Lucien reste à l’Opéra de Paris et y poursuivra sa carrière.

J-Antoine finira sa carrière de professeur et de chorégraphe à St-Pétersbourg.

Il décèdera le 25 juillet 1855 à St-Pétersbourg. et sera inhumé là-bas.

GRAHN Lucile (1819-1907) Danseuse danoise XIXe

Née le 30 juin 1819 à Copenhague (Danemark)

Décédée le 4 avril 1907 à Monaco de Bavière

Elle a étudié la danse au Théâtre royal de danse de Copenhague.

En 1834 elle fait ses débuts de danseuse sous la direction d’Auguste BOURNONVILLE
dans le rôle principal du ballet  Valdemar ».

En 1835 elle danse dans la « Sylphide » dans une version de Bournonville qui a aussi été son partenaire.

Lucile voulait aller à l’Opéra de Paris mais Bournonville s’y est opposé fortement.

Des relations difficiles avec le maître Bournonville au Danemark

Mais finalement la danseuse obtient la permission de la reine d’aller à Paris.

A son retour à Copenhague, Bournonville lui a rendu la vie impossible et Lucile a obtenu la permission d’aller à Hambourg en 1839. Elle ne revint jamais au Danemark.

En 1840 lors de répétition du ballet « Le diable amoureux » de Joseph MAZILIER,
Lucile est blessée au genou et doit arrêter la scène quelques années. 

Elle a dansé aussi à Milan. Elle quitte Paris pour la Russie et reprend les rôles dansés par Marie TAGLIONI.

 

Une des 4 danseuses du fameux « Pas de quatre » dansé à Londres 

En 1845 elle est invitée à Londres au King’s Theatre par Jules PERROT pour danser le « Pas de quatre » qu’il a composé qui réunissait les 4 ballerines célèbres du moment : Fanny CERRITO, Carlota GRISI, Marie TAGLIONI.

Elle a dansé dans plusieurs autres créations de Jules PERROT : dans « Eoline » en 1845 et  dans « Catarina ou la fille du bandit » en 1846.

Pour sa retraite elle a déménagé en Allemagne et a acheté une maison en Bavière. Elle y vécu avec son mari Friedrich Young (paralysé à la suite d’un accident) et donnait des leçons de danse.

Elle est morte le 4 avril 1907 léguant tous ses biens à la ville de Monaco en Bavière où une rue porte son nom.

CAMPANINI Barbara (1719-1799) Danseuse italienne XVIIIe

Danseuse dite « La Barbarina »

Née le 27 septembre 1719 à Parme
Décédée le 7 juin 1799 à Luben (Basse-Silésie) à 80 ans

Barbara se forme à la danse à Parme au Teatro Farnese sous la direction
d’Antonio Riraldi Fossano.

Une jeune danseuse avec qualités techniques et d’interprétation

En 1739, à 16 ans, elle arrive à Paris avec son maître Fossano et danse à l’Académie royale de Musique dans « Les fêtes d’Hébé » J-Ph. RAMEAU profitant de la retraite de La CAMARGO et du prochain départ de Marie SALLÉ (en juin 1740 à 32 ans).

Elle surpasse La Camargo par sa technique renommée pour ses pirouettes et ses entrechats mais elle a en plus des talents d’actrice.

Le 25 octobre 1740 elle danse au Coven Garden de Londres et est très appréciée de la famille royale anglaise (elle a coup de foudre avec le jeune lord James Stuart Mackenzie) Elle y reste jusqu’en 1741 puis elle est engagée au Smock Alley Theatre de Dublin jusqu’en août 1742.

En 1743 elle revient à Paris où elle rencontre un ministre du roi de Prusse Frédéric II qui l’invite à Berlin dans la troupe dirigée par le maître de ballet Jean-Barthélémy LANY car il veut créer une Compagnie d’Opéra qui rivaliserait avec la France. Engagée comme première danseuse, elle bénéficiait d’une situation privilégiée en négociant son propre salaire assez élevé et 5 mois de vacances par an.

En 1749 elle quitte la scène soudainement voulant rompre son contrat car elle a accepté la demande en mariage du fils d’un chancelier prussien, provoquant un scandale familial.

Sa vie sentimentale va perturber sa carrière.

De mœurs légères, elle fut la maîtresse du marquis de Thébouville, du duc de Durfort et du comte Arundel, un riche anglais, mais leur liaison a provoqué un scandale quand, le prince Victor-Amédé de Carignan (également son amant) les surprend ensemble. Réaction vive du prince qui prive de scène Barberina pendant une semaine. Finalement un accord entre eux lui permet de récupérer la belle : il l’installe richement rue Vivienne et lui verse une somme mensuelle substantielle.

En 1740 c’est le coup de foudre mutuel .avec le jeune lord James Stuart Mackenzie. En 1744 il l’a accompagné à Venise où elle danse pour le carnaval au Teatro di San Giovanni Crisostomo (actuel Théâtre Malibran). C’est probablement là que Rosalba Carriera exécute 2 portraits au pastel de Barbara visibles l’un à Londres et l’autre à Dresde. D’autres peintres ont fait son portrait : Charles Van Loo et  Antoine Pesne (huile visible au Palais Posdam à Berlin).

Mais Barbara doit honorer son contrat berlinois, qu’elle tente pourtant de rompre. Sur demande du roi de Prusse, le Sénat de Venise arrête sa voiture et la fait escorter pour la remettre à Frédéric II.  Lord Stuart tente de la libérer en route, mais échoue et la suit mais se fait interdire l’entrée en Prusse. Toute cette épopée romanesque vaudra à Barbara une publicité et un succès à Berlin.

En 1749 Carl Ludwing von Coccejii, fils du Grand chancelier, s’éprend lui aussi d’elle et lui demande de l’épouser ce qui provoque un scandale familial. Le roi  fait quitter Berlin à la danseuse  pour Londres et emprisonne Carl au château d’Alt Landsberg. Finalement libéré Carl épouse secrètement Barbara. Frédéric II valide le mariage sur les suppliques de Barbara (bien que la famille Coccejii voulait faire annuler) et nomme le jeune époux Gouverneur du district de Glogan en Silésie. Non seulement elle s’y ennuie mais son mari se révèle autoritaire et ils divorcent en 1788.

En mai 1744, à 25 ans, Barbara reprend la scène et Frédéric II lui fait un contrat de 3 ans à condition qu’elle ne se remarie pas.

Il lui accorde le titre de comtesse  Campanini Von Berschau (elle achète le château de Berschau) et en contrepartie elle s’est engagée à créer une Fondation (à qui elle lègue son argent par testament) accueillant les filles pauvre nobles de Silésie

Elle décède le 7 juin 1799 à 80 ans dans son domaine à Berschau près de Lüben en Silésie.

Biographie :

« Une étoile de la danse au XVIIIe : la Barbarina Campanini » par J-Jacques OLIVIER (1910)

« Barbara – Un affare di Stato » par Andréa Perego Ed. Supernova 2020

DELALANDE Michel-Richard (1657-1726) Musicien français fin XVII/Début XVIIIe

Musicien organiste, claveciniste

Compositeur de musique religieuse (motet) ; il introduisit les voix féminines dans l’église
Maître de la chapelle royale de Versailles, Maître de musique de chambre de Louis XIV
composa des divertissements, des pastorales, des ballets


Né le 15 décembre 1657, à Paris et Décédé le 18 juin 1726 à Versailles, à 68 ans

Ses parents : Michel de Lalande et Claude Dumonstier. Ils sont marchands tailleurs à Paris.
Il est le dernier d’une famille de 15 enfants.

Entre 1667 et 1672  en compagnie de Marin MARAIS, il entre à St Germain l’Auxerrois pour chanter dans le cœur comme chantre et choriste. On le forme aussi à la pratique instrumentale : le clavecin et l’orgue. On lui enseigne aussi le français, le latin et l’arithmétique.

Le maître de chapelle François Chaperon détecte en lui des dons en musique et une voix remarquable aussi il lui confie les parties solistes.

Orphelin à 15 ans, il est recueilli par l’une de ses sœurs à Paris. Il poursuit sa formation en autodidacte et son beau-frère organise des concerts où on joue ses compositions.

En février 1619 il commence une carrière d’organiste à l’église St-Gervais jusqu’en 1685 et à l’église des Grands Jésuites de St-Louis et au couvent du Petit St-Antoine.

En juin 1678 à 21 ans, il est jugé trop jeune par Louis XIV pour le poste d’organiste. Mais il devient le professeur de clavecin chez le duc Anne-Jules de Noailles. Il y gagne une excellente réputation qui lui permet d’enseigner aux deux filles de Louis XIV et de Mme de Montespan. Le roi lui offre un logement au château de Clagny.

En avril 1680 le « Mercure galant » cite qu’une de ses musiques est jouée à la Ste Chapelle « Musique pour les jours de ténèbres ».

En mai 1682 il remplace l’organiste de l’église St Jean-en-Grève Pierre Méliton accidenté à la main et ce jusqu’en 1691 ; Il débute aussi sa collaboration avec un compositeur italien arrivé en France Paolo Lorenzani et ils  composent ensemble une « Sérénade en forme d’opéra » qui connaît le succès.

Sa carrière au service du roi Louis XIV à la chapelle royale de Versailles

En 1683 la Cour assiste à l’office religieux dans la Chapelle royale dont la construction est terminée (avant la messe était dite au Salon d’Hercule).

Sur les conseils de LULLY, le roi veut prendre plusieurs maîtres de chapelle, en raison de la grande variété de la musque qui est jouée. Il a organisé un concours auquel participe Delalande et Louis XIV choisit 8 musiciens parmi 35 candidats.

La charge de la musique est répartie sur l’année, en plusieurs périodes appelées «les quartiers ».(trimestres) Delalande partage cette charge avec trois autres compositeurs.

Le 14 janvier 1686 un arrêt du Parlement de Paris interdit les psaumes en français (l’édit de Fontainebleau)  sur ordre de Louis XIV, ce qui demande aux compositeurs d‘avoir des connaissances en musique mais aussi en latin Le maître de chapelle devait assurer les messes mais aussi les fêtes religieuses tombant dans son quartier.

Mais très vite ses collaborateurs s’avèrent moins compétents et il restera le seul à partir du 1er juillet 1715

Delalande conserve ses 4 quartiers jusqu’en janvier 1723 mais après le décès de son épouse, il propose au roi d’en céder trois car il veut réduire ses activités. Louis XV nomme trois autres compositeurs mais qui seront moins bons. Ce n’est qu’en 1740 que Jean-Joseph Cassonéa de Mondonville sera d’un niveau équivalent à Delalande.

Ses œuvres religieuses

Il écrivit 77 grands motets pour les messes  quotidiennes, et les cérémonies familiales :

  • le 25/6/1685 – pour le mariage de Mgr le Duc de Bourbon et Melle de Nantes à Versailles
  • le 01/5/1690 – « Dies irai» pour les obsèques de la Dauphine Marie-Anne Victoire de Bavière.
  • le 07/12/1697 – pour le mariage de Louis duc de Bourgogne et Marie –Adélaïde de Savoie à Versailles
  • le 12/10/1698 – « L’amour fléchi par la constance» pour le mariage de Melle Elisabeth-Charlotte d’Orléans avec Léopo 1er de Lorraine à Fontainebleau
  • le 25/10/1722 – il dirige la musique des cérémonies du sacre de Louis XV

Le 9 janvier 1689, à 31 ans, il est nommé « Surintendant de la musique de la Chambre du roi. »

Pour jouer pendant les repas il dispose de la formation des  « 24 violons du roi.

 Ses œuvres profanes

Opéra   5/04/ 1683       « Les fontaines de Versailles au château de Versailles
1683                                  « L’amour berger » joué pendant le carnaval
Ballet 28/1/1686          « Ballet de la jeunesse » au Petit théâtre de Versailles
1713                                  « Le « Ballet de la paix »
22/10/1721                    « Les élémens » dansé par le roi aux Tuileries
Pastoral héroïque          « Mirtil et Mélicerte » intermède de musique et de danse
Concert mai 1683          « Concert d’Esculade » pour le roi chez Mme de Montespan
17/3/1725                      Collaboration de Delalande et son jeune élève André Cardinal dit  DESTOUCHES « Symphonie pour les soupers du roy » donné au  premier Concert spirituel[1]

Vie privée

Le 9 juin 1684 il épouse à Versailles Renée Anne Rebel (sœur aînée de Jean-Féry REBEL (violoniste et compositeur français et également sœur aînée de Mme de Thianges, sœur de Mme de Montespan). Les témoins de mariages sont le roi et plusieurs membres de la famille royale.

Le couple aura deux filles : Marie-Anne née en 1686 et Jeanne née en 1687.

Mme Delalande a une belle voix qui lui a permis de chanter dans le chœur de  l’église depuis l’âge de 10 ans. Les deux filles chanteront aussi à la Chapelle royale et seront remarquées par le roi ; il leur octroiera à chacune une pension de 1000£ en avril 1706.

Effectivement la musique sacrée écrite par Delalande est destinée aux voix féminines en dépit de la tradition masculine. (En effet dans l’épître de St Paul il est écrit « que les femmes devaient se taire à l’église ». C’est pourquoi les castrats chantaient les voix aigues. En 1697 on dénombrait 9 castrats, principalement italiens, à la Chapelle royale).

Mais en 1711 ses deux filles décèdent de la variole et il perd sa femme en mai 1722.

En 1723 Delalande se remarie avec Marie-Louise de Cury (1692-1775) qui joue de la viole de gambe. Ils auront une fille Marie-Gabrielle (1724-1781)

Delalande décède le 18 juin 1726 à Versailles d’une fluxion de poitrine.

Plus tard Louis XV octroie à sa veuve par lettre patente, le privilège d’imprimer et de vendre les œuvres de son mari pendant 20 ans (juillet 1746). La publication des œuvres sera achevée en 1728. Sa veuve entretiendra la mémoire de son époux en faisant éditer 40 de ses motets accompagnés d’une notice biographique

[1] Concert spirituel : nom d’une organisation de concert inaugurée à Paris le 17/3/1725. L’institution perdurera 66 ans jusqu’en 1791 et marquera le monde musical par ses innovations et la qualité de ses productions.

LANY Jean-Barthélémy (1718-1786) Danseur français XVIIIe

Issu d’une famille de danseurs Jean-Barthélémy LAMY début à l’Académie royale de musique (futur Opéra de Paris), comme danseur puis va danser à Berlin à la Cour de Frédéric II de Prusse. De retour à Paris il fera le reste de sa carrière à l’Académie royale dont il sera directeur pendant 20 ans. Il travaillera avec Gaétan VESTRIS qui lui succèdera.

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STRAUSS Johann (père) 1804-1849 – Musicien autrichien début XIXe

D’origine modeste et très tôt orphelin, il prend des leçon de violon et musique comme beaucoup d’enfants viennois. Il débute en jouant des musiques de danses viennoises dans un petit orchestre avecLanner. Qu’il quitte rapidement pour former le sien. Il compose ses propres musiques de valses viennoises qui ont beaucoup de succès et part en tournée en Europe.

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STRAUSS Johann II (1er fils) 1825-1899 – Musicien autrichien XIXe

Son père le destine à la banque mais il préfère la musique qu’il a étudié en cachette. Il crée son propre orchestre puis, le succès venant, ill s’associe avec son frère Josef comme chef d’orchestre et compositeur puis avec sonfrère Eduard. Il fait des tournées en Europe et aux Etats-Unis où son orchestre obtient un triomphe . En France il rencontre Offenbach qui lui fait découvrir les opérettes qu’il se met aussi à composer en plus des multiples valses dont il fait évoluer le style.

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STRAUSS Josef (2e fils) 1827-1870 Musicien autrichien XIX

Musicien, compositeur  de danses, seul ou avec ses frères, chef de l’orchestre familial  après son frère aîné Johann II

Né le 20/8/1827 à Vienne – Autriche (Empire austro-hongrois)
Décédé le 21/7/1870 à Vienne à  42 ans

Comme ses frères; il étudie la musique.
Après ses études, il devient architecte auprès du Conseil municipal de Vienne.

 

Il travaille avec son frère dans l’orchestre familial et fait quelques compositions

En 1823 son frère aîné Johann II tombe gravement malade et Josef le remplace dans l’orchestre familial.

Le 8 juin 1847, il épouse Caroline Pruckmayer à Vienne et  en 1848  naît sa fille Karolina-Anna.

De santé fragile, il s’évanouit en dirigeant son pot-pourri musical lors de la tournée en Pologne.

Il meurt peu après à Vienne à 42 ans en 1870. Il est enterré au cimetière St Marc à Vienne.

Il a composé beaucoup de valses et de polkas, seul ou avec ses frères.

 

LUMBYE Hans Christian (1810-1874) Musicien danois XIX

Une formation musicale grâce à la fanfare militaire. Il part pour Copenhague. Compositeur de musiques militaires et de danses, il crée son propre orchestre; et joue au Tivoli garden puis fait une tournée en Europe. Nommé le « Stauss du nord » il a la particularité d’intégrer des bruits de la vie courante dans ses compositions.

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BOURNONVILLE Auguste (1805-1879) – Danseur danois XXe

Antoine Bournonville est le flls du maître de ballet royal danois Antoine. Après une formation initiale par son père, Antoine part à l’Opéra de Paris se perfectionner avec Pierre Garde et lAuguste Vestris. Il danse à Vienne et à Naples et s’inspire des danses typiques qu’il introduit dans les ballets qu’il compose mêlant ces « danses de caractère » avec un style vif et léger et des costumes colorés. Il redonne aux hommes un vrai rôle de danseur à égalité avec les danseuses. Il place la danse au même rang que les autres arts.

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STRAUSS Eduard (3e fils) – (1835-1916) Musicien autrichien XIX

Connu plutôt comme chef d’orchestre que comme compositeur car il a souvent remplacé l’un ou l’autre de ses frères Johann II ou Josef soit pendant leur tournée à l’étranger de l’orchestre Strauss, soit pour raison de santé. Il a essayé de trouver son propre style dans ses compositions entre autre en composant de « polka-schnell » (polka rapide appelée « galop » en France.

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MAZILIER Joseph (1797-1868) Danseur français XIXe

Il danse dans plusieurs théâtres de province Lyon, Bordeaux puis à l’Opéra de Paris. Ses capacités théâtrales et sa technique lui permettent de tenir les premiers rôles de nombreux ballets de J. Dauberval et Filipo Taglioni. Il danse aussi à Londres et St_Pétersbourg.

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TRÉNITZ Pierre (1767-1825) Danseur français début XIX

Arrivé de sa province avec un groupe d’amis, on n’en sait pas plus sur sa jeunesse; Mais il ne passe pas inaperçu dans les salons parisiens du Directoire entre autre auprès des femmes les plus en vue, qu’il fait danser. Excellent danseur par sa technique, il est en plus un très bon animateur de soirée et de bal public. Sous l’Empire la danse reprend sa place dans l’éducation des jeunes gens et Trénitz est un professeur très apprécié. Il crée des pas très techniques et des chorégraphies complexes de contredanse où chacun pouvait se faire admirer.

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CERRITO Fanny (1817-1909) Danseuse italienne XIXe

Fanny Cerrito débute très jeune scène malgré une technique encore à perfectionner, grâce à une présence et une interprétation qui la font apprécier du public. Après Florence et Naples, elle est engagée eu théâtre de Vienne et profite de la présence de Jules Perrot professeur compétent pour corriger une partie de sa technique et plus tard ce sera auprès de Carlos Blasis. De passage à Londres elle rencontre Arthur St-Léon qui sera son partenaire et qu’elle épousera à Paris. Elle sera l’une des quatre sanseuses choisies pour le fameux « Pas de quatre » avec Carlotta GRISI, Marie TAGLIONI, Lucile GRAHM.

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ZIEHRER Carl Michael (1843-1922) Musicien autrichien XIX/début XXe

Originaire de Vienne où il étudie la musique il commence à composer. Il trouve un éditeur qui lui fait diriger son premier concert à Vienne, dans le but de concurrencer celui des frères Strauss. Il fait une tournée en Europe mais aussi aux Etat-Unis qui est un succès. En revenant à Vienne la concurrence avec les Strauss est rude et ce n’est qu’à la mort des deux Johann qu’il eut un peu de gloire et fut nommé en 1907 au poste de directeur des bals de la Cour impériale créé pour Strauss père.

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SCHRAMMEL Johann (1850-1893) Musicien autrichien XIX

Schrammel est moins connu que son compatriote Strauss, mais les deux frères et leur père crééent un quatet avec Strohmayer pour jouer des musiques typiquement viennoises dans les restaurants, salons de la bourgeoisie ou de l’aristocratie avec de nombreuses compositions de marches, valses; mazurkas..

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AUMER Jean-Pierre (1774-1853) Danseur français fin XVIII/début XIX

Formé à l’Opéra de Paris, il rejoint Jean Dauberval à Bordeaux ; de retour à Paris il se heurte à Pierre Gardel et préfère partir à l’étranger. Il est maître de ballet à la cour de Hesez puis à Vienne. . Il revient à Paris où il peut enfin être chorégraphe et fait évoluer la danse entre autre en introduisant l’arabesque dans les ballets.

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DESPREAUX Jean-Etienne (1748-1820)-Danseur français fin XVIIIe

Danseur et maitre à danser sous Louis XV, Louis XVI, et Napoléon 1er
Auteur de vaudevilles, de parodies d’opéras, de chanson et organisateur des fêtes et des bals sous l’Empire
Danseur de 1763 à 1781 à l’Académie royale de musique. Il cumule plusieurs postes sous le Concordat puis sous l’ Empire jusqu’en 1812
Auteur de chansons, vaudevilles et poèmes de circonstance et livres sur le rôle de la danse

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JULLIEN Louis Antoine (1812-1860) – Chef d’orchestre français XIX

Tout jeune il commence la musique dans l’orchestre militaire de son père. Il lança les « cafés concerts » où il créait des animations variées et joua avec son orchestre dans de grandes salles parisiennes en rivalité avec Philippe Musart. Il part à Londres avec son orchestres pour des « concerts-promenades » et y fonde une maison d’édition de ses musiques qu’il vend. Il composa de très nombreuses musiques de danses et partit même en tournée à New-York qui découvrit les nouvelles danses européennes.

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DESRAT Gustave (1862- ) – Professeur danse salon français XIX

Professeur de danse de salon

Né le 6/6/1862 à Boulogne sur Mer

Entre 1856 et 1872 c’est Charles Périn (oncle de Gustave) qui était à la même adresse au 2 rue Giblequin à Paris et aussi professeur de danse.

Publication

Traité de danse de 1883 – Edition Delaune – Paris
contenant entre autre  le Passe-passe quadrille dont la chorégraphie fut réglée par J. Rémond de l’Opéra de Paris.

Dictionnaire de la danse – 1895

MUSARD Philippe (1792-1859) – Musicien français début XIXe

Compositeur de musiques de danses et chef d’orchestre de bal à Paris et à Londres.

Né le 8 novembre 1792 à Tours
Décédé le 30 mars 1859 à Auteuil, âgé de 66 ans.

Fils d’un entrepreneur de bals parisiens qu’il accompagne, il est musicien et compositeur de musiques de danses.  Sa carrière commence à Londres où il dirige des concerts-promenades et il est chef d’orchestre des bals de la reine Victoria.

Il épouse une anglaise et a un fils, Alfred. A 28 ans Musard invite Johann Strauss père à Paris qui entend et découvre les quadrilles. Strauss se met à en composer et introduit cette danse en Autriche en 1840.

Vers la même année, Musard introduit au bal du carnaval de l’Opéra de Paris* le « can-can » qui se danse en couple. C’est l’ancêtre du « french can-can« , dansé au célèbre Moulin-Rouge cabaret parisien quelques années plus tard.

En 1854 il prend sa retraite comme chef d’orchestre des bals de l’Opéra et est remplacé par Isaac STRAUSS.

Il meurt le 30 mars 1859 à 66 ans à son domicile à Auteuil, commune dont il est maire.

Ses contemporains :

Louis Antoine JULLIEN
Isaac STRAUSS
Jacques OFFENBACH

DUPORT Louis-Antoine (1781-1853) Danseur français début XIXe

Elève de J François Coulon il se montre performant en sauts et pirouettes et débute premier danseur à l’Opéra de Paris. Mais en rivalité avec Auguste Vestris et Pierre Gardel, il rompt son contrat pour aller danser à St-Pétersbourg où il danse des ballets de ses compatriotes Didelot et Le Picq. Puis danse dans diverses capitales européennes et devient maître de ballet.

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GUY-STEPHAN Marie (1818-1873) Danseuse française XIXe

Elle apprend la danse à l’Opéra de Paris puis va au Grand théâtre de Bordeaux comme première danseuse. Puis part à Milan et à Londres et enfin à Madrid où elle découvre les danses espagnoles (avec pour partenaire Marius Petipa) dont elle se fera une spécialité comme « danses de caractère ». Elle danse à Paris dans des chorégraphies de Joseph Mazilier et Arthur St-Léon.

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PERROT Jules Joseph (1810-1892) – Danseur français XIXe

Son père est machiniste au theâtre de Lyon, mais c’est la danse classique que le jeune Jules choisi d’étudier. Il participe très tôt à des spectacles dans des rôle de pantomime quilui attire des succès. A Paris Auguste Vestris lui conseille des rôle d’interprétation soutenu par sa technique de jambes qu’il a puissantes. A l’Opéra de Paris il danse avec Marie Taglioni. Sur fond de jalousie, elle le fait renvoyer, mais il va sur d’autres scènes d’Europe et compose des ballets entre pour Carlotta Grisi qu’il rencontre à Naples. Devenu son mentor ils vont danser sur plusieurs scènes prestigieuses et entre autre à Londres où il compose le fameux »Pas de quatre » qui réunit les 4 meilleures danseuses de l’époque.

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SAINT LÉON Arthur (1821-1870) Danseur français XIX

Danseur, maître de ballet à Paris et à St Pétersbourg, chorégraphe et librettiste
entre autre de « Coppélia
« 

Né le 17 septembre 1821 à Paris et décédé  2 septembre 1870 à Paris, âgé de 48 ans
Fils de Léon MICHEL assistant de Pierre GARDEL à l’Opéra.

Double formation : de violoniste et de danseur

Lorsque son père fut nommé maître de ballet à la cour des ducs de Wurtemberg, la famille s’installa à Stuttgart où Arthur passa son enfance et adolescence.

Il étudia le violon avec Joseph Mayseder (1789-1863) puis avec N. Paganini (1782-1840). Il fut un élève brillant et donna son premier concert à 13 ans.

En 1835 il fera ses débuts de danseur à Munich et adopte le patronyme de « Saint-Léon ».
Il part pour Paris pour parfaire sa formation en danse et continue à donner des récitals de violon.

Il est élève de François Descombe dit François Albert (1789-1865) ancien danseur à l’Opéra de Paris en et maître de ballet.

En 1838 Arthur est engagé comme premier danseur au Théâtre de la Monnaie à Bruxelles. Il se produit sur les grandes scènes européennes : Milan, Vienne, Londres, Paris où sa virtuosité lui vaut un grand succès admiré pour son « ballon » et ses pirouettes.

Il rencontre sa future femme : la ballerine Fanny CERRITO
Au cours d’une tournée à Milan Arthur rencontre la ballerine italienne Fanny CERRITO (1817-1909) mais ils danseront ensemble plus tard à Vienne. Ils forment un couple à la scène et à la ville et obtiennent un grand succès lors de leur passage sur les scènes européennes. Ils seront à Londres les créateurs des premiers rôles des ballets de Jules PERROT « Ondine » et « La Esméralda » ;

Le 17 avril 1845 le couple se mariera à l’Eglise des Batignoles à Paris 17e.

Saint-Léon chorégraphe
Saint-Léon était le seul chorégraphe, en France, capable d’utiliser les danseuses ayant la technique données par Carlo BLASIS à Milan.
Le 23 mai 1843 il crée « La vivandière » au Her Majesty theatre de Londres qui sera un triomphe.

En 1847 le couple St-Léon/Cerrito est engagé à l’Opéra de Paris et y danse « La fille de marbre » de  Jules PERROT. et « La vivandière » avec une danse inspirée du forklore « la redowa » ainsi que « Le violon du diable » où St Léon joue du violon comme un virtuose qu’il est.

Il composera 16 ballets pour l’Opéra de Paris, destinés à mettre en valeur sa femme Fanny Cerrito.

De 1850 à 1853 il est nommé Directeur du ballet de l’Opéra de Paris

Il est nommé maître de ballet et professeur de la classe de perfectionnement.

Il se sépare de son épouse qui reste à l’Opéra , tandis que lui donne sa démission a en 1853.

Il chorégraphie et compose de la musique pour le Théâtre lyrique de Paris où il donnera en 1853 « Le lutin de la vallée ».

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COULON Jean-François (1763-1836) – Danseur français début XIXe

Ses parents étaient danseurs dans la troupe de Fréféric II en Hesse mais il vient à Paris comme professeur de danses où il enseigne une technique plus légère en délicatesse plutôt qu’en performance physique. Pour les danseuses, il fait adopter le chausson de satin du Directoire qui leur donna plus de souplesse dans la 1/2 pointe puis dans la pointe que chacune recherchait à renforcer. Il fonda sa propre école et devint l’un des professeurs les plus renommés d’Europe. C’est son fils Eugène qui conçu le « Quadrille Coilon ».

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VESTRIS Gaétan (le père) 1729-1808 – Danseur franco-italien du XVIIIe

De son vrai nom Gaétano Apolline Baldassare VESTRIS
Danseurs, chorégraphe, maître à danser considéré comme « le premier dieu de la danse » 
Il est le père dAuguste VESTRIS nommé « Second dieu de la danse »

Né le 18 avril 1729 à Florence et décédé le 23 septembre 1808 à Paris

Famille
Parents : Thomas Vestris et Violante Bruscagni qui ont eut 7 entants
Sa soeur Thérèse et son frère Angiolo furent également danseurs.

Formé très jeune à la danse et à la musique

Il débute comme danseur en Italie, puis à Vienne où sa famille travaille à la cour impériale, puis à Dresnes.
A l’automne 1747, à 19 ans Gaétan  rejoint sa sœur à Paris  et entre à l’école de danse de l’Académie royale où il se perfectionne auprès de Louis DUPRÉ (1690-1774). maître de ballet renommé.

Son allure le fit classer dans la catégorie de « Danseur  noble »

En  avril 1749 Gaétan intègre le corps de ballet puis en 1751 devient danseur solo lorsque Dupré se retire. il. Etant donné sa morphologie (grand et mince) et la distinction de ses mouvements, il intègre la catégorie des danseurs ‘ « noble »[1] bien qu’étant « jarreté » c’est-à-dire des hanches étroites et des cuisses trop rapprochées. A force de travail, il surmonta cette imperfection.

Lors de sa première apparition à Paris, on le surnomma « l’Apollon » par son charisme, ses mouvements de bras majestueux qui mettaient en valeur la grâce virile qui émanait de sa personne. Les Cours d’Europe se le disputaient en tant que modèle du héro homérique tant prisé des scènes lyriques. A la cour de France chacun s’évertuait d’imiter ses toilettes et coiffures élégantes et Louis XVI en fait son maître de danse.

Imbu de sa personne avec un caractère difficile

Mais les airs prétentieux et hautains de Vestris, son fort accent italien, son aplomb qui frise l’impudence, le font la cible de plaisanteries.[2] Très imbu de sa personne, il a un caractère difficile et souvent en conflit avec son entourage.

Malgré deux renvois temporaires, il fait une longue carrière à l’Opéra de Paris

En 1754 après un différend avec le directeur de l’Opéra  Jean-Barthélémy LANY, il est renvoyé. Il subit trois mois d’emprisonnement à Paris puis Vestris est réintégré car on manque de soliste masculin.

Il demande un congé pour rejoindre la Cour de Berlin puis va à Turin où il règle son premier ballet.

En 1755 Gaétan se produit à côté de sa sœur Thérèse.et de son frère Angiolo à l’Opéra de Paris.dans « Roland » livret de Ph. Quinault et musique de LULLY et réintègre les spectacles de la Cour.
Il figure dans de nombreux intermèdes  d’Opéra réglés par Antoine LAVAL puis Michel Laval (son fils) en donnant au genre « noble » une expressivité toute italienne .

« Thésée et Alceste ou le triomphe d’Alcide » de Quinault et Lully
« La naissance d’Osiris » de CAHUSAC et Rameau
« Thétis et Pelée» de Fontenelle et Pascal Colasse

En 1757 Gaétan et Thérèse sont appréciés dans :

« Surprise de l’amour » de Gentil-Bernard et J-Ph. Rameau

« Alceste » en 1758
« Les amours des dieux » de MOURET

« Les Indes galantes » de J-Ph. Rameau

« Amadis » de Quinault et Lully
« Armide » en 1761

« Castor et Pollux» en 1772 de Gentil-Bernard et J Ph. Rameau où Gaétan retire masque et perruque sur scène
En 1761 il est nommé maître et  compositeur de ballets adjoint de Lany puis prendra sa succession en tant que
Directeur en 1770. (en 1776 il délaissera la charge de chorégraphe dans laquelle il n’est pas à l’aise).

Parallèlement à sa carrière parisienne, il va régulièrement à Stuttgart pour interpréter les ballets que Noverre a crées pour la Cour du duc de Wurtemberg. En effet Vestris est un admirateur de Jean-Georges NOVERRE (boudé un France) car il permet aux danseurs de jouer un  personnage, sans masque ce qui est très novateur à l’époque.

Gaétan crée pour les ballets de Noverre des rôles mêlant performance technique et expressivité :

« « Apelle et Campaspe » (1776
« Les Horaces » (1777)
« Les caprices de Galathée » (1787)
« La mort d’Hercule » (1791)
« Jason et Médée » (1763) créé au Hoftheater de Stuttgart à l’occasion des fêtes pour l’anniversaire du duc de Wurtemberg.

En 1767 il est rayé des listes de présence car le directeur de l’Opéra lui reproche ses absences pour danser à l’étranger mais les recettes baisses car le public le réclame, aussi il est vite réintégré et nommé Maître de ballet de l’Opéra de 1770 à 1775. En 1776 il a pour successeur Noverre.

Pour la saison 1780/81 il triomphe au King’s théâtre de Londres avec son sils Auguste. Ils y retournent régulièrement monter les ballets de Noverre..

Lorsque les Vestris père et fils paraissent à Londres, leur représentation déclenchait une ovation indescriptible. Le petit costume bleu du petit danseur lança immédiatement la mode du « bleu Vestris » et à une soirée le Parlement dû interrompre sa session pour que les membres puissent assister aux représentations.

Après 30 ans à l’Opéra de Paris il fait ses adieux à la scène le 12 mars 1782 à 53 ans.

Il part à la retraite et va vivre avec la danseuse  Anne HEINEL avec qui il se mariera 10 ans plus tard le 16/6/1792 et reconnaîtra Adolphe, le fils qu’ils ont eut ensemble l’année précédente.

 Il part en retraite avec une aisance financière mais sa situation se dégrade à la Révolution de 1789 car ses appointements sont suspendus. Il doit enseigner et reprendre la scène : en 1791 avec son fils à Londres, et en 1795 à l’Académie de Paris.

En 1797, son fils Auguste lance une pétition pour que son père danse 4 fois, bien qu’âgé de 68 ans et paraît dans  un menuet de« Ninette à la cour » de Maximilien Gardel puis en 1799 et une dernière fois en 1800 avec Auguste et son petit-fils Arnand.

Il meurt le 23 sept 1808 à Paris ; il est enterré au cimetière de Montmartre auprès de sa sœur Thérèse et sa femme Anne décédée en 1803. Son fils Auguste le rejoindra en 1842.

La « belle danse » perdit son dernier danseur « noble ». Il avait su embellir la danse par ses performances techniques, par la vérité de son action et son talent d’acteur. Il fut également un excellent professeur. On le proclama « le dieu de la danse

Il reconnut tardivement son fils Auguste

Le 16 juin 1792, à 63 ans, il se maria avec la danseuse allemande Anne Heinel (1752-1803) qui était à l’Opéra de Paris ; ils adoptèrent le petit Auguste, enfant illégitime qu’il avait eu avec la danseuse Marie ALLARD .

Visitant une école de danse, il remarqua un garçon de 9 ans, très doué, qui lui ressemblait. Dès lors Gaétan Vestris pris chez lui son fils et s’occupa de sa formation de danseur. Si bien qu’à 11 ans
(en 1771) l’enfant fit ses débuts sur la scène de l’opéra subjuguant le public. Son nom fut transformé en VESTRALLARD puis il fut légalement adopté par son père et devint Auguste VESTRIS.

[1]  Jusqu’en 1830, les élèves de l’Opéra sont classés d’après leur physique en 3 catégories :
– la danse « noble » exige haute stature bien proportionnée et les traits emprunts de distinctions et de majesté.
– la danse de « demi-caractère » taille moyenne et une silhouette svelte, gracieuse et visage agréable
– la danse « comique » aspect plus trapu et physionomie enjouée

[2] Exemple de fanfaronnade : Après la victoire de Bonaparte en Italie, fou d’enthousiasme, il s’écria « cet homme mérite une récompense extraordinaire ; il me verra danser ».

Source : blog Les chaussons verts, Wikipedia, livre « Les danseurs mythiques » Claire Paolacci – Ed. Ellipses

* Jusqu’en 1830 les élèves de l’Académie royale de danse sont classés d’après leur physique en 3 catégories :

  • la danse « noble » qui exige haute stature bien proportionnée et les traits emprunts de distinctions et de majesté
  • la danse de « demi-caractère » pour les tailles moyenne et une silhouette svelte, gracieuse et un visage agréable
  • la danse « comique » aspect plus trapu et physionomie enjouée.

LE PICQ Charles Félix (1745-1806) Danseur français XVIIIe

Le Picq est issu d’une famille de danseurs français, il se forme avec Noverre à Paris. Après avoir dansé dans plusieurs capitales en Europe et ne trouvant pas sa place à l’Opéra de Paris, il part à St-Pétersbourg où il va composer de multiple ballets pour la cour de Catherine II de Russie. Il va contribuer à apporter la danse française classique en Russie en tant maître de ballet aprés JB Landé et sera suivi de plusieurs autres danseurs et chorégraphes célèbres, le dernier étant Marius Petipa.

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NOVERRE Jean-Georges (1727-1810) – Danseur français XVIIIe

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Noverre a fait évoluer le ballet en faisant enlever les masques sur scène afin de favoriser l’expression ; il allégea le costume pour favoriser les mouvements. Les danseurs jouaient un personnage en plus de leur performance technique ce qui donna du sens aux « ballets d’action ». Il fut apprécié dans les cours étrangères car d’autres danseurs recherchaient à s’exprimer comme Gasparo Anglioni et Franz Hilferding. Mais grâce à Gaétan Vestris qui dansa ses ballets et à l’appui de Marie-Antoinette, Noverre réussit à faire évoluer ses ballets qui trouvaient une cohérence et devenaient un spectacle à part entière.

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ANGIOLINI Gasparo (1737-1803) Danseur italien XVIIIe

Il commence à danser en Italie puis à Vienne où il rencontre Frantz Hilferding qui deviendra son modèle. Il lui succède aux Théâtre impériaux de St-Péterbourg pendant 8 ans puis revient en Italie à Milan où il rencontre Noverre. Il polémique avec lui sur la paternité du « ballet d’action » ; en fait ils seront les précurseurs du ballets d’action qui évolue vers plus de théâtralité, d’expression mais aussi plus d’autonomie par rapport à l’opéra.

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QUINAULT Philippe (1635-1688) Librettiste français XVII

Librettiste des ballets de Lully, auteur dramatique, poète

Né rue de Grenelle et baptisé le 3 juin 1635 à Paris 

Décédé le 26 novembre 1688 à Paris à 53 ans

Sa famille

Son grand-père Pierre Quinault est sergent royal en la châtellerie de Corbeil.
Ses parents : Thomas Quinault boulanger à Paris et Prime Riquier. Ils ont 3 enfants : Philippe, Martin né en 1637 et Barbe née en 1642.

En 1643 ses parents travaillent pour le duc de Retz en Bretagne
et le jeune Philippe fut logé à Paris chez François l’Hermite du Sollier dit Tristan L’Hermite gentilhomme de Gaston d’Orléans frère de Louis XVIII, épistolier, dramaturge, qui lui prodigua une éducation cultivée.

De 1646 à 1652. Philippe fut mis en pension chez Philippe Mareschal maître écrivain à Paris qui s’occupait de l’instruction de quelques jeunes gens, ce qui lui permis d’entrer au Collège Cardinal Lemoine.

Puis Philippe entra chez un avocat du Conseil pour apprendre les affaires juridiques puis devint avocat au Parlement.

Ses débuts d’auteur très jeune

En 1653 il n’a que 18 ans et écrit sa première comédie « Les rivales » en 5 actes qui fut jouée à l’hôtel de Bourgogne.

Son bienfaiteur Tristan usa d’un superfuge pour faire accepter la pièce par les acteurs : il la lut en se disant l’auteur. On lui en offrit 100 écus ; mais quand il révéla le véritable auteur, ils retirèrent le prix et il fut convenu de reverser 1/9 de la recette tous frais pays. Ce fut l’origine de la « part d’auteur ». La pièce fut un succès. L’année suivante Quinault écrivit deux comédies et une tragi-comédie.

Son ascension sociale grâce à un riche mariage

Le 29/4/1660 il se maria avec une jeune veuve riche Louise Goujon  et la dot de sa femme lui permis d’acheter la charge d’auditeur à la Cour des Comptes.

En 1661, à 26 ans il acheta la charge d’un quartier (un trimestre) de « valet de chambre ordinaire du roi » avec un gage de 660£ annuel mais il démissionna en 1684.

En 1670 il entre à l’Académie française a 35 ans.

Il eut 5 enfants mais seules 2 filles parvinrent à l’âge adulte qu’il put doter confortablement : Marie-Louise (1661-1727) se maria avec Charles Lebrun (le neveux du peintre) en 1688 et Marie née en 1668 qui épousa un avocat Pierre Gaillard en 1688.

Il produit : 30 pièces de théâtre , comédies, tragédies lyriques dont 11 avec Lully.

Deux oeuvres le firent connaître :  en 1663 la tragédie « Astrale »et  en 1665 la comédie « La mère coquette » et le roi lui attribua une pension de 2000£.

En 1671 Quinault s’illustre dans l’écriture des intermèdes de la tragédie-lyrique genre typiquement français « Psyché« . Il collabora avec LULLY jusqu’en 1686 sauf pendant 2 ans en 1677 et 1678 car dans l’opéra « Isis » la jalouse Junon fut comparée à Mme de Montespan qui  montrait une grande jalousie vis-à-vis des autres maîtresses du roi. Elle obtient du monarque que le librettiste fut mis à l’écart temporairement.

Pendant cette période Lully fit appel à Thomas CORNEILLEautre  écrivain mais plutôt dans d’autres genres. Leur collaboration fut tendue vu l’attitude tyrannique de Lully vis-à-vis de lui et  Quinault fut rétabli dans ses fonctions à la demande de Lully (qui payait 4000£ pour chaque pièce), qui vantait ses qualités de « si bien s’accommoder à la cadence de sa musique ». Effectivement Quinault  accommodait ses vers aux caprices du musiciens et selon les besoins de sa mélodie, adaptait son texte.

En 1687 après le décès de Lully, Quinault fut plein de scrupules religieux et renonça au théâtre pour se consacrer à la poèsie.

Il décède le 26 novembre 1688 à 53 ans seulement un an après Lully.

Parmi ses oeuvres on peut citer :

des comédies :
1654     « La comédie sans comédie »
1659     « Le fantôme amoureux »
1665     « La mère coquette ou les amants brouillés »
1672      « Les fêtes de l’amour et de Bacchus » – opéra

Livrets pour les spectacles de Lully :

1668     « La grotte de Versailles »
1671     « Psyché » texte de Molière, Pierre Corneille, Quinault – ballet de BEAUCHAMP
              Il fut transformé en opéra en 1678 avec un texte en prose de Thomas Corneille et de Bernard de Fontenelle
1674      » Alceste ou le triomphe d’Alcide »
1675     « Thésée »
1676      « Atys »
1677      « Isis » (opéra dont le rôle de Junon fut l’objet de sa mise à l’écart par le roi))
1681     « Le triomphe de l’amour »  avec Isaac de BENSÉRADE (les vers adressent des compliments aux princes et dames de la cour qui le dansèrent)
1682     « Persée »
1683      « Phaëton »
1684     « Amadis »
1686      « Armide » dernière tragédie de Lully et Quinault, considérée comme leur chef-d’œuvre

Sources :

Livres      « Les valets de chambre de Louis XIV de Mathieu Da Vinha – Edition Perrin
 » La duchesse du Maine » de Catherine Cessa – Edition Classique GarnierLivrel

site   lully.free.fr/quinault.html et wikipedia

EILENBERG Richard (1868-1927) Musicien allemand fin XIX/début XX

Musicien, compositeur de marches, de danses, d’opérettes

Né le 13 janvier 1848 à Meisebourg (Allemagne)
Décédé le 5 décembre 1927 à Berlin à 73 ans

Il étudie le piano et la composition.
En 1886, à 18 ans il fit sa première composition.

Il participe à la guerre franco-prussienne de 1870.

En 1873 il devient Directeur musical et chef d’orchestre à Stettin.

En 1889 il déménage à Berlin et devient compositeur indépendant.

Ses compositions
Il a composé 350 œuvres et principalement des marches pour un orchestre de musique militaire ;

également des danses de l’époque (valse, polka, mazurka) entre autres. On peut citer :
Marches :

  • « The Coronation march» marche pour le couronnement du tsar Alexandre III de Russie
  • « Janitscharen – Marsch opus 295

1 ballet « La rose de Shiras » opus 134

3 opérettes :

  • « Comtesse Cliquot» en 1909
  • « King Midas»
  • Marietta and the great prince»

Des musiques de danses de salon :

  • “ The Petersburg sleigh Ride” opus  52
  • Polka “Le Moulin de la forêt noire» opus 52 en 1885 « Die mühle im schwarz wald »
  • « Promenade en traîneau à St-Pétersbourg» opus 57 « Petersburger schlittenfahrt »
  • « Au bord de la Néva» – valse – opus 164 – valse « An der Newa »
  • «Bleu violet» – mazurka – opus 22 « Blau Veilche »

Il décède le 5 décembre 1927 et est enterré au cimetière de Potsdam à Berlin.

CAHUSAC Louis de (1706-1750) Librettiste français XVIII

Dramaturge, poète, chorégraphe, collaborateur à l’Encyclopédie de Diderot

Né le 6 avril 1806 à Montauban
Décédé le 22 juin 1759 à Paris âgé de 53 ans

D’abord écuyer et secrétaire du commandement du comte de Clermont,  il le quitte pour se livrer à la littérature.

Il a écrit plusieurs pièces de théâtre :

– en 1736 « Pharamond »
– en 1745 « Zénéide et l’algérien »
– en 1747 « Le comte de Warwick (tragédie) et « « Fête de l’hymen et de l’amour »
– en1854 « Anacréon »

Il collabore avec J Philippe RAMEAU pour de nombreuses œuvres lyriques :
– en 1745 « les fêtes de Polymanie », « Boréas »
– en 1748 « Naïs » 1749 librettiste – ballet exécuté 1re fois le 29/7/1748 à l’Académie royale de musique
– en1749 tragédie « Zoroastre »

Librettiste d’opéras

De 1751 à 1772 il participe à la rédaction d’articles pour l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert notamment sur le ballet, le chant, la comédie-ballet, la contredanse.

En 1753 il publie « La danse ancienne et moderne  ou Traité historique de la danse ».

Il fut membre de l’Académie royale des sciences de Prusse.

A la fin de sa vie, il sombra dans la folie et a été interné aux Petites-Maisons à Charenton.

Il est mort le 22 juin à Paris à 53 ans.

 

 

LULLY Jean-Baptiste (1631-1687) Musicien baroque du XVIIe

Giovanni Battisla LULLI d’origine italienne naturalisé français en 1661 et orthographie son nom LullY

Violoniste, danseur, compositeur, chorégraphe, metteur en scène, chef d’orchestre.

Né le 28/11/1632 à Florence,
Décédé le 22/03/1687 à Paris

Fils d’un meunier florentin, il arrive en France à 14 ans en 1646 et entre comme garçon de chambre au service de la duchesse de Montpensier (la Grande Mademoiselle) qui désirait apprendre l’italien.

Il apprend le violon et la danse chez Melle de Montpensier

La duchesse entretient chez elle un petit orchestre privé de 6 violonistes qui donne de nombreux concerts auxquels Lulli participera bientôt. Il apprend en effet le violon et le clavecin des grands maîtres qui fréquentent le salon de la duchesse, ainsi que la composition musicale. Il est par ailleurs excellent danseur. Il crée pour la duchesse la « Cie des violons de Mademoiselle » qui est très apprécié dans les salons. Mais à la suite de sa participation à la Fronde, Melle de Montpensier est disgraciée et Lulli prend ses distances.

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DUPRÉ Louis (1697-1774) Danseur français du XVIIIe

Danseur, chorégraphe, maître de ballet à la cour de Pologne, de Saxe et
professeur de danse à l’Académie royale de musique de Paris (futur Opéra)

Dit « Dupré l’aîné » pour le différencier de son frère cadet Denis
sa sœur Marie Dupré également danseuse

 

Né le 24 décembre 1697 à Paris et Décédé   fin décembre 1774

Ses parents : Louis Dupré, musicien  et Marguerite Léger, habitant à Paris.

Il montra dès son jeune âge, des dons exceptionnels pour la danse.

En 1702, à 13 ans sous l’appellation « du petit Dupré » il paru à côté de Françoise PRÉVOST (célèbre danseuse de la fin du règne de Louis XIV) dans des ballets.

En 1714 il est rentré à l’Académie royale de musique de Paris dans la catégorie « danseur noble ». Jusqu’en 1723 il dansa dans de nombreux opéras parfois en tant que partenaire de sa sœur Marie Dupré qui tenait les rôles dits de « demi-caractère ».

Il danse à l’étranger et rejoint une troupe française en Pologne

De 1725 à 1730 il se produit régulièrement à Londres et à la cour de Pologne pour le roi Auguste II puis  pour le prince électeur de Saxe.

Il est engagé dans la troupe française qui danse pour le roi Auguste II,  bénéficiant d’une place vacante comme soliste. En effet ce roi ne souhaitait, pour ces ballets, que des Français car ils caractérisaient la « belle danse » ou « danse noble » dans l’opéra et le théâtre au XVIIe et XVIIIe siècle ;  se démarquant de l’Opéra italien plus expressif dans la pantomime et la Comédie del’Arte. Durant 24 années la troupe française resta à la cour de Pologne et Dupré devint directeur des ballets.

En 1726, à Varsovie, il épousa la danseuse Madeleine Roland nouvellement arrivée dans la troupe du roi de Pologne.

En 1727 une partie de la troupe, dont les époux Dupré-Roland, quittèrent Varsovie pour Dresde. Puis le couple quitta la Saxe pour revenir  à Paris en décembre 1730 après 6 ans d’absence.

Mais entre temps, la rénovation de la danse, due à NOVERRE, eut une influence sur la manière de danser à Paris. En effet le corps n’était plus contraint par les lourds costumes et la dextérité avait évoluée.

Par un contrat du 15 décembre 1730, Dupré retrouve la scène de l’Académie de Paris et son ancienne partenaire Melle Delisle.

De  1739 à 1743 il succéda à Michel BLONDY au poste de maître de danse à l’Académie royale de Paris.

Il y forma  des danseurs qui devinrent célèbres :

Géatan VESTRIS, Jean-Georges NOVERRE, Maximilien GARDEL mais aussi Marie-Anne de CAMARGO et Jean-Baptiste Hus, très bons danseurs.

Casanova fut un de ses fervents admirateurs.

Chorégraphe :

Entre 1748 et 1765 il a composé 9 ballets pour le spectacle de fin d’année des élèves du Collège Louis-le-Grand. Il réglait l’exécution des ballets auxquels des danseurs de l’Académie royale se mêlaient aux élèves pour plus de prestige. En effet, les Jésuites qui recevaient les enfants de l’élite sociale devaient leur enseigner les arts nécessaires à leur rang comme le maintien, la danse et le maniement de l’épée.

Dupré s’inspira de son séjour en Pologne pour rajouter des scènes de danses polonaises dans ses ballets nouveaux ou dans les reprises des anciens, ce qui plaisait beaucoup à Marie Leszczynska femme de Louis XV.

Ainsi dans son ballet «  Les Indes galantes » sur une musique de J-Philippe RAMEAU, l’air grave des Polonais (prologue scène2) dont la première eut lieu le 23 août 1735.

D’ailleurs Dupré fut souvent invité à se produire à Versailles au Théâtre des « Petits appartements » devant leurs Majestés, notamment en 1748 où il présenta « Les Eléments » d’André-Cardinal DESTOUCHES et Michel-Richard DELALANDE.

Le 28 octobre 1752 Dupré s’est retiré de la scène de l’Académie de Paris.
Depuis quelques temps il réduisait ses rôles : il faisait des apparitions courtes attendues du public car il avait gardé son maintien élégant et surtout la grâce de son port de bras qui le caractérisait. Il se faisait remplacer par des danseurs plus jeunes comme Claude Javilliers ou Antoine LAVAL (ce dernier fut nommé en 1759 maître à danser des enfants de France (le futur Louis XVI, ses sœurs et frères).

Louis Dupré mourut fin décembre 1774 quelques mois après la mort de Louis XV.

Considéré comme le « premier dieu de la danse » ; le deuxième fut Gaétan VESTRIS et le troisième son fils Auguste VESTRIS

 

De caractère belliqueux :

– avec le Directeur de l’Opéra :
une blessure à la jambe lors d’une répétition l’immobilisa quelque temps. Rétabli il voulu reprendre mais le directeur s’y opposa. Furieux Dupré déposa une plainte auprès du Comte de Maurepas alors Ministre du roi, contre le Sieur Lecomte.

– avec sa femme  Madeleine Roland épouse Dupré :
Dans le journal « Le Ménestrel » de 1833 on trouve un article dans lequel le danseur accusant sa femme d’adultère, la répudie.
Madeleine Dupré s’enferma dans un couvent mais son époux la poursuivit en cherchant à lui intenter un procès pour la priver d’une rente décente. Ne pouvant subvenir à ses besoins, Mme Dupré déposa une demande de versement d’une rente par son mari.car il disposait de revenus confortables entre ses cours en ville, ses appointement à l’Opéra, et des rentes immobilières.

De plus il vivant en concubinage depuis 1736 (7 ans) avec Melle Carville danseuse, ce qui faisait scandale dans le quartier (obligeant le couple  à déménager)  et à l’Opéra où elle était appelée « Carville la dinde ».
Dénonçant tous ces faits, Mme Dupré, obtient gain de cause, et put sortir du couvent et alla s’installer chez sa mère.

TOLBECQUE Jean-Baptiste-Joseph – Musicien belge français XIX

Violoniste, compositeur de musiques festives et chef d’orchestre dont
la carrière s’est déroulée en France

Né le 17 avril 1797 à Hanzinna (Province de Namur) Belgique
Décédé le 23 août 1869 à Paris à 72 ans

Il est issu d’une famille de musiciens :

  • ses frères : Isidore-Joseph (1794-1871) est violoniste, compositeur, chef d’orchestre,
    Charles-Joseph (1806-1835) est compositeur et chef d’orchestre
  • son neveu : Auguste Tolbecque (1830 à Paris -1919 à Niort) est compositeur, violoncelliste, luthier et musicographe

J-Baptiste étudie au Conservatoire de Paris. Il suit les cours de Rodolphe Kreutzer pour le violon et d’Antoine Reicha pour la composition.

Chef d’orchestre

En 1820 il entre à l’orchestre de l’Opéra Italien. Son successeur sera Isaac STRAUSS.
En 1825 il devient chef d’orchestre des jardins de Tivoli.
En 1828 il entre comme « altiste » dans l’orchestre associé à la Sté des concerts du Conservatoire de Paris dont il a participé à la création.

Il fut chef d’orchestre des bals de la cour du roi Louis-Philippe et dans de nombreux bals publics qui lui assurent une grande célébrité au début du XIXe siècle (malheureusement actuellement il n’est plus connu).

Compositeur

Il fut un célèbre compositeurs pendant la deuxième moitié du XIXe siècle dont les partitions sont conservées à la BNF de Paris.
Son fameux « Galop des tambours » est joué en 1839 et 1840 au carnaval de Paris où il obtient un immense succès.

Il est joué aussi au Théâtre de la Renaissance avec un orchestre comprenant 40 tambours.

Son concurrent Philippe MUSARD, qui lui succèdera dans les musiques de danses, composera en 1740 un « Galop des trompettes » en réponse.

En 1851, dans un autre registre, J-Baptiste a composé un opéra-comique en 1827 « Charles V et Dugesclin« et en 1851 un ballet intitulé « Vert-vert » qui eut un grand succès auprès du public.

SOUSA John Philip (1854-1932) – Musicien américain fin XIX

Musicien et chef de fanfare militaire, compositeur de marches célèbres et de la musique du quadrille « The Queen of Harvest »

Né le 6 novembre 1854 à Washington
Décédé le 6 mars 1932 à Reading  en Pennsylvanie âgé de  77 ans

Son père Antonio Sousa est un émigrant portugais lui-même musicien, sa mère d’origine bavaroise.

Sa formation musicale

A 7 ans (1861) il débute sa formation musicale par le violon puis étudie l’harmonie et la composition. Il pratique plusieurs instruments à vent notamment le trombone et le tuba.

En 1868 son père, trombone dans le « United States Marine Band » [1]le fait entrer comme stagiaire dans l’orchestre où il poursuit sa formation jusqu’en 1875  soit 7 années.

Il joue dans des orchestres de théâtre et sera le premier violon de l’orchestre avec lequel Jacques Offenbach fait une grande tournée aux Etats Unis.
A 26 ans John prend la direction de l’orchestre et va s’efforcer d’atténuer le son criard des fanfares de l’époque. Il le dirigera de 1880 à 1892

Il créé son orchestre

En 1893 il créé son propre orchestre composé d’une centaine de musiciens « The Sousa’s Band » avec lequel il tourne dans le monde entier jusqu’en 1931.

Partout il remporte un grand succès grâce à la sonorité nouvelle de son orchestre qui rompt avec la composition des fanfares traditionnelles.  En effet .il modifie le rapport entre les familles d’instruments : moins de cuivres et de percussions au profit des bois et introduit même une harpe. Ceci lui permet d’exécuter des programmes variés comme un orchestre symphonique et non pas que des musiques militaires.

Son orchestre représente les Etats-Unis lors de l’exposition universelle de Paris en 1900, défilant même sur les Champs-Elysées.

Il invente son tuba

Il est également à l’origine du « Sousaphone » sorte de tuba à grand pavillon dirigé vers l’avant, mis au point pour lui par le célèbre facteur d’instrument J.W. Pepper en 1893. On le voit dans les fanfares de jazz de la Nouvelle-Orléans

Compositeur*
Il a composé 136 marches telles la célèbre « The stars ans stripes Forever »en 1896 et « The washington post march » en 1889 ; mais aussi des valses, comme la « Reine de la mer » ou « The Charlatan Walzes » en 1898. , également des œuvres plus complexes comme des poèmes symphonique, des opéras, des opérettes. C’est lui qui a composé la musique du « Quadrille de la reine des moisons ».

Ses partitions sont en accès libre à l’International Music Score Library Projet.

*CD en vente chez Amazone : « The heritage of John Philips Sousa » et à la FNAC Montparnasse

Il a écrit son autobiographie « Marsching Along ».

Il décéda le 6 mars 1932 dans sa chambre à l’hôtel Abraham Lincoln à Reading .Il est enterré au cimetière du Congrès à Washington.

Sources : Wikipedia et  bertysblog.over-blog.com

[1]  Unité de musique du corps des Marines  créé en 1798 aux USA

ADAM Adolphe Charles (1803-1856) Musicien français début XIX

Musicien, compositeur entre autre du ballet « Giselle »

Né le 24 juillet 1803 à Paris

Décédé le 3 mai 1856 à Paris à 52 ans

Son père : Adolphe-Charles ADAM (professeur de piano au
Conservatoire, pianiste et compositeur alsacien )

Sa mère : Elisabeth Coste

Marié à Sara Lescot puis à Chérie-Louise Couraud

Son fils Jean-Louis ADAM marié

Mauvais élève Adolphe désertait les cours avec un autre compère Eugène Sue. Mais il a commencé à étudier la musique en cachette de son père et entra en 1817 au Conservatoire de Paris. Il eut pour maître François-Adrien Boieldieu pour la composition et Reicha pour le piano

Vers 1823 pour se faire connaître, il jouait le soir à l’orchestre du Gymnase en faisant des remplacements (il proposait même ses cachets à ceux qui acceptaient de se faire remplacer).

Il écrivait des chansons et des musiques pour autrui.

En 1825 il acquit assez de métier pour devenir lauréat du Second prix de Rome.

En 1824 il concoure pour le prix de Rome et obtient une mention.

En 1825 il a le 2e prix en composition.

Compositeur

En 1826 il voyage en Hollande, Allemagne et Suisse où il rencontre Scribe à Genève. Sur un livret de Scribe et Mazière, il écrit la musique du vaudeville « L’oncle d’Amérique » en 1825, puis sur un livret de Scribe pr l’Opéra-Comique « Le mal du pays de la batelière du Brientzé » en 1827, créés au Théâtre du Gymnase.

En 1829 il crée sa première oeuvre pr l’Opéra-Comique « Pierre et Catherine » de Paris qui tient 80 représentations.

La révolution de juillet de 1830 interrompt les activités de l’Opéra-Comique.

Il part à Londres en 1832 à Coven Garden « The first compagne » et « The dark diamond » puis son ballet « Faust » à Coven Garden

Il choisit de devenir compositeur lyrique  mais Boieldieu l’orienta vers l’Opéra-comique, genre en pleine mutation

En 1834 il connut un premier succès avec « Le châlet » considéré comme le début de l’opérette à la française, livret de Scribe

En 1836 « Le postillon de Longjumeau » obtient un succès phénoménal qui gagna l’Europe. Le tsar Nicolas 1er fut sensible aux critiques élogieuses du « Brasseur de Preston » donné à Paris en 1838 et l’invita à St-Pétersbourg en 1839 pour donner son ballet « La fille du Danube » livret de Taglioni (composé pour sa fille Marie Taglioni) et de Desmares. Il composa le ballet « L’écumeur des mers » pour elle aussi qui fut donné devant la cour en février 1840.

Le 15 décembre 1840 il composa une marche funèbre pour le retour des cendres de Napoléon 1er et leur inhumation aux Invalides.

En 1841 il composa la musique du ballet « Gisèle » sur un livret de Théophile Gautier et une chorégraphie de Jules PERROT. Ce ballet fut un triomphe en France et dans toute l’Europe donné encore à notre époque, même si souvent c’est la version de Marius PETIPA qui est reprise.

En 1844 il fut nommé « Membre de l’Académie des Beaux-Arts » en composition musicale.

En 1845 il obtient à nouveau un succès avec le ballet « Le diable à 4 », « La fille de marbre » créé à Londres au Druny Lane.

En 1847 à la suite d’une dispute avec le nouveau directeur de l’Opéra-Comique qui refuse de le programmer, il créé le « Théâtre national » qui avait pour but d’accueillir les jeunes compositeurs qui n’arrivaient pas à faire jouer leur ouvrages. Mais la révolution de 1848 ruina cette tentative et le théâtre ferma en 1848.

Adam avaient des dettes, il se mit à écrire des articles pour avoir des revenus.

En 1849 il entra au Conservatoire comme professeur de piano et continua à composer des Opéra-Comique.en 1849 « La filleule des fées » livret de St Georges et Perrot à l’Opéra de Paris.

En 1849 « Le toréador » (air de bravoure : « Ah ! que dirais-je maman ?» sur un thème de Mozart.

Au départ du directeur de l’Opéra-Comique, Adam y revient afin d’y présenter ses œuvres.

En 1852 « Si j’étais roi » ; ainsi que le ballet « Le corsaire » en 1856.

En 1856 pour le Théâtre-lyrique et l’Opéra de Paris il écrit plusieurs œuvres qui lui permettent de rembourser ses dettes.

Sa mort survient quelques jours après la création aux Bouffes-Parisiens de son opérette « Les patins de violettes »

Il est inhumé au cimetière de Montmartre. C’est Fromental HALÉVY qui prononça le discours de ses funérailles le 5 mai 1856.

Vie privée

En 1829 il épousa l’actrice Sara Lescot avec qui il eut un fils Adrien-Léopol ADAM (1832-1851

Sa femme mourut en 1857 ; il épousa ensuite Chéri-Louise Couraud.

A Paris une rue porte son nom depuis 1864, située dans le 6e arrond. Derrière le Théâtre de la ville, entre le 14 quai de Guesvre et le 13 avenue Victoria.

Ses productions en 30 années :

46 opéras-comiques et 14 ballets dont les plus connus sont :

« le châlet » (1934)
« Le postillon de Longjumeau » et « la fille du Danube »  (1936)
« Si j’étais roi » 1852
« Gisèle »(1841) sur un livret de Th. Gautier.
« Le Corsaire »
« Le diable à 4 »
« La jolie fille de Gand »
« La filleule des fées »

De nombreux opérettes et opéras-comiques
« La marche funèbre » pour les cendres de Napoléon 1

Il publia 3 ouvrages sur la musique.

Des musiques de chansons dont la célèbre « Minuit chrétien » quoique pas particulièrement catholique.

Source : Musicologue.org/biographie/adam_adolphe.html

BLASSIS Carlo (1797-1878) Danseur italien XIX

Danseur, maître de danse, chorégraphe, compositeur puis historien

Né le 4 novembre  1797 à Naples

Décédé le 15 janvier 1878  âgé de 81 ans à Cermobbio (Lac de Côme)

Fils d’un musicien et compositeur. Il a grandi dans une atmosphère des arts et parmi les principaux hommes de lettres. Il a étudié la musique, le dessin, la géométrie, l’anatomie.

Il débute la danse vers l’âge de 12 ans à l’Opéra de Marseille où sa famille s’était installée et en 1816 poursuit ses études à Bordeaux.

En 1817 il débute à l’Opéra de Paris avec Pierre GARDEL.

De retour en Italie, il devient premier danseur à la Scala de Milan puis à la Fenice de Venise et au Teatro Rgio de Turin.

Chorégraphe et professeur

Au début de 1830, à la suite d’un accident au pied, il renonce à la scène .Il se consacre désormais à la chorégraphie et à l’enseignement. Pour cela, il reprend les œuvres de J. DAUBERVAL, NOVERRE, P. GARDEL, L. MILON, J Baptiste BLACHE (1745-1834)

Il fait ses propres chorégraphies pour la Scala de Milan et les meilleurs théâtres européens.

En 1820 il publie à Milan son premier « Traité élémentaire de l’art de la danse »
puis en 1828 « Le code de Terpsichore » qui constitue encore aujourd’hui la base de l’école académique.

Ses leçons alternaient les exercices à la barre (qu’il a mise en place
dans ses cours en 1855) et au milieu. Il exigeait des exercices quotidiens mais sans forcer le corps prônant plutôt l’élévation « le ballon ».
Il y fait travailler « la pointe » à ses danseuses et aussi la mimique d’expression.

Il a trouvé la technique pour éviter les étourdissements lors des tours rapides (la tête tourne plus vite que le corps et le regard fixe un point le plus longtemps possible)

De 1737 à 1851 il est professeur de l’école de danse à la scala de Milan

En 1837 Carlo BLASIS et sa femme Virginia se voient confier la direction de l’Ecole de danse à la Scala de Milan.

En 1847 les étoiles de 44 théâtres d’Europe et d’Amérique se réclameront de son enseignement.

En 1851 à la suite d’intrigues savamment nouées, Blasis se voit interdire l’entrée de son école à la Scala. Il ouvrira alors sa propre école privée.

Il partit pour diverses capitales européennes : Londres, Paris, Moscou, puis à St-Pétersbourg où il y enseigne ; il écrit et publie à nouveau son manuel.


Son élève Giovanni Lepri lui succéda. Il revint en Italie, sur les bords du lac de Côme pour finir sa vie en 1878.

MILON Louis Jacques Jessé (1766-1845) Danseurs français fin XVIII/début XIX

Danseur, maître de ballet à l’Opéra de Paris, dernier professeur de pantomime, chorégraphe

Né le  8 avril 1766à Notre-Dame-de-Gravenher

Décédé le 25 novembre 1845 à Neuilly/Seine à 83 ans

Le 20 avril 1793 il a épousé à Paris, Marie Catherine Bigottini.

 

Sa mère veuve, l’a amené à Paris.
Le théâtre des élèves de l’Opéra vient d’ouvrir et le jeune Milon s’y intéresse.
Il participe à 14 ans à des spectacles de pantomime, de comédie et danse aux  Variétés.

Plus tard il étudie la danse à l’Ecole de l’Opéra de Paris dirigé par Maximilien GARDEL et rejoint le corps de ballet. Il danse dans « Le déserteur » en janvier 1788 puis en février 1790 dans « Télémaque ».

En 1799 il fut premier danseur dans le genre « noble » à l’Académie royale de Musique puis se retire en tant que danseur en 1800.

Danseur puis chorégraphe à l’Opéra

Appelé à l’Opéra de Paris comme maître de ballet, il travaillera avec Pierre GARDEL ;

Il a continué a être le dernier professeur de pantomime de l’Opéra

En 1789 il créé son premier ballet « Pygmalion » à l’Ambigu –Comique avec, comme vedette, sa belle-sœur Emilie Bigottini où il remporte du succès et fut invité à le présenter à l’Opéra en août 1800.

Après la création de « Héro et Léandre » à l’Opéra en décembre 1799, il devient maître de ballet adjoint de Pierre GARDEL.

En janvier 1801 il collabore pour « Les noces de Gamache », ballet-pantomime en 2 actes dansé par Auguste VESTRIS. Il a été conservé au répertoire jusqu’en 1841.

En 1813 il créé « Nina ou la folle par amour » dansé par Emilie Bigotttini.

En 1816 il  présente « Le carnaval de Venise » ballet en 2 actes qui connu un grand succès sur toutes les scènes européennes.

Il a continué à enseigner et à créer de nombreuses œuvres jusqu’à sa retraite en 1826.

Ses ballets plaisaient au public des différentes scènes d’Europe mais le ballet romantique.

Il crée des pièces pleines de fantaisie et d’humeur et des mélodrames qui eurent du succès  jusqu’à l’apogée du ballet romantique vers 1830 qui fit évoluer le goût du public.

Il décède à Neuilly-sur-Seine le 25 novembre1845.

DIDELOT Charles-Louis (1767-1837) Danseur français XIX

Danseur, chorégraphe, maître de ballet fin XVIII
Deux séjours à Saint-Pétersbourg comme danseur et chorégraphe des Théâtres impériaux

Il introduit des éléments de caractère folklorique dans ses ballets 

Né le 27 mars 1767 à Stockholm et 
Décédé le 7 novembre 1837 à Kiev, âgé de 70 ans

Fils du maître de danse du roi de Suède.

Il commence la danse avec son père Charles et  Louis Frossard.

En 1786 rappelé à Stockholm, il monte sa première chorégraphie au Ballet royal suèdois.

En 1787 il poursuit sa formation à Paris avec DAUBERVAL et Gaétan VESTRIS  puis avec NOVERRE.

En 1788 il débute comme danseur sous la direction de Noverre dans  « L’amour vengé », en 1797 dans « Acis et Galaté ». Malgré ses débuts prometteurs, il n’est pas engagé à l’Opéra de Paris.

Il va à Bordeaux où il retrouve Jean DAUBERVAL puis à Londres où il part en tournée comme remplaçant d’Auguste VESTRIS. Puis à Londres où il gagne en célébrité. Il remonte « La fille mal gardée » de DAUBERVAL .

Il danse à Londres avec J Barthélémy LANY et à Bordeaux avant ses débuts à l’Opéra de Paris en 1790 avec Marie GUIMARD dans « Le premier navigateur » de Maximilien GARDEL.

En 1796 à Londres il crée la première version de son chef-œuvre « Flore et Zéphire ».

 

Adepte du ballet d’action de son maître Noverre

Didelot s’efforce de fondre danse et jeu dramatique, réforme le costume ; il s’applique à toujours accorder la chorégraphie avec le caractère du personnage évoqué. Il collabore étroitement avec les musiciens.

Il ne recherche pas la virtuosité gratuite mais développe l’expression des sentiments et des actions. Il multiplie les pas glissés, terre à terre, avec une parfaite coordination des ports de bras.

1801/1811 (1èr séjour en Russie) danseur puis Directeur du Ballet impérial de St-Péterbourg

En sept 1801 sur l’invitation de Charles Le Picq et du directeur des théâtres impériaux, il arrive à St-Pétersbourg à l’école impériale qui fut créée en 1738 par le maître  à danser français J-Baptiste LANDÉ. D’abord Premier danseur dans le genre « classique » et « demi-caractère » dans « Apollo et Daphné », « Zéphire et Flore », « Roland et Morgane », « Médée et Jason ».

Il est accueilli par le prince Alexandre Shakovskoy auteur dramatique, par Griboïedor et par Cavos italien devenu compositeur russe après un long séjour à St-Pétersbourg.

 En 1802 il crée « Apollon et Daphné », en 1807 « Médée et Jason », en 1808 « Don Quichotte » et « Adonis » en collaboration avec Louis DUPORT qui vient d’arriver en Russie et séduit le public par son « ballon » prodigieux, ses sauts aériens et ses pirouettes exécutées du bout de l’orteil. En 1809 « Psyché et l’Amour » . Il a chorégraphié 13 ballets pendant son séjour.

Un professeur exigent et réformateur

Sa carrière de danseur s’arrête en 1806 à cause d’une grave blessure à une jambe et parce qu’il perd sa femme Rose également sa partenaire de danse. Il se consacre ensuite exclusivement à l’enseignement.
En quelques années il prépare d’excellents danseurs et ballerine si bien qu’en 1809 la troupe regroupe 56 personnes russes et étrangères ; En Russie, au milieu du XVIIIe siècle, le théâtre des ballets russes est un art autonome car des formateurs spécifiques ont une notoriété importantes comme Franz HILVERDING, Gaspare ANGOLIONI et l’élève de Noverre Charles LE PICQ ainsi que le premier chorégraphe russe Ivan Valberkh.

Il structure des groupes de solistes et coryphée. Son élève Adam Golushkovsky fait ses débuts sur scène. L’objectif de l’école est de produire suffisamment de diplômés russes pour se substituer aux solistes étrangers. Le contenu des études a également changé car les enfants de 6 à 13 ans apprennent plusieurs forme d’art : violon, chant, danse puis se spécialisent.

Didelot a recherché des contacts avec les figures russes progressistes et s’est familiarisé avec le folklore russe et ses  danses typiques qui ont inspiré ses ballets. Ce répertoire original et spécifique.est appelé de nos jours « danse de caractère »

En 1910 la direction du théâtre de St-Pétersbourg n’approuve pas ses objectifs et sous prétexte qu’il avait une jambe malade, elle rompt son contrat.

En 1811 il doit quitter la Russie dans un contexte de conflit et des guerres napoléoniennes.

Didelot présente divers ballets à Londres : en  1812 « La reine de Golconde », en 1814 « Le bazar d’Alger » et à Paris en 1815 « Flore et Zéphire ». Il introduit les pointes avec la danseuse Geneviève GOSSELON ;et tente de se faire engager à l’Opéra de Paris mais Pierre GARDEL alors directeur, l’évince.

1815/1830 retour en Russie comme maître de ballets des Théâtres impériaux

 En 1816 Didelot accepte un nouveau contrat en Russie
En 1817 il monte « Apollon et les muses », « La chaumière hongroise » qui allie la danse et l’expression dramatique. Ce ballet sera repris en 1853 par Carlotta GRISI et Jules PERROT .

 

Didelot s’inspire de divers pays : la Chine pour « Ken-si et Tao », des Incas pour « Cora et Alonzo » (1820), de la Géorgie pour « Le prisonnier du Caucase » (1823)

1824 « Cendrillon » d’après Louis DUPORT, 1825 « Phèdre et Hippolyte », 1827 « La fête villageoise ».

Didelot a  formé les meilleurs éléments du ballet russe dont Auguste Poireau son assistant.

Didelot qui la Russie dans un climat tendu

Malgré ses qualités de chorégraphe et son dévouement pédagogique, Didelot est jugé trop indépendant et trop exigeant. Certains de ses meilleurs élèves sont envoyés dans les théâtres dramatiques et le ballet occupait jusqu’alors une place mineure.

A la suite d’un climat tendu avec le directeur Gagarine, Didelot démissionne en 1930. Regretté par le public et la compagnie qui va décliner faute de retrouver u maître de ballet compétent.

En 1832 c’est Alexis BACHE qui lui succède comme maître de ballet.

Toutefois la formation de Didelot essaimera à Moscou via Abletz son disciple qui mettra toute son influence pour que soit fondée en 1809 une Ecole de danse recrutant des serfs et des sujets libres afin de former un corps de ballet.

Didelot a mené le ballet russe à une technicité évidente ce qui lui hissa  à une  dimension mondiale.
Il a conçu plus de 40 ballets et des pas nouveaux.

NÉRICAULT DESTOUCHES Philippe (1680-1754) Auteur français XVII

Diplomate français, auteur de comédies, membre de l’Académie française

Né le 9 avril 1680 à Tours
Décédé le 4 juillet 1754 à Villiers-en-Bière (77)

Son père est écrivain et organisme et souhaite que son fils entre dans la magistrature.

Philippe fait ses études à Tour au Collège des Jésuites puis à Paris au Collège des Quatre-Nations.

Il adore le théâtre et sur un coup de tête rejoint une troupe de comédiens ambulants.. Il met rapidement fin à cette incartade de jeunesse et s’engage dans l’armée.

En 1699 il se fait remarquer par Roger Brulart marquis de Sillery, vicomtede Puisieux, ambassadeur de France en Suisse, qui charmé par son esprit, le forme puis l’engage comme secrétaire d’ambassade.

Il commence à écrire des vers qu’il montre à Boileau qui l’encourage puis l’initie à l’art dramatique. Il écrit en Suisse sa première pièce « Le Curieux impertinent » comédie qui sera jouée par une troupe amateurs mais aussitôt reprise par la Comédie française en décembre 1710.

Un temps ambassadeur de France en Angleterre

En 1715 recommandé par Mr de Puysieux, Destouches accompagne le futur cardinal Dubois en Angleterre, le seconde avec habileté dans la négociation qui aboutira en 1717 à la Triple-Alliance entre la France, l’Angleterre et la Hollande contre l’Espagne.

De 1716 à 1722, après la retraite de Dubois, il exerce les fonctions de Ministre plénipotentiaire pendant 6 ans qui lui rapportèrent une gratification de 100 000£.

Membre de l’Académie française
Ses succès littéraires et l’appui de Dubois lui ouvrent les portes de l’Académie française où il est élu le 25 août 1723

Dans sa comédie « Le philisophe marié ou le mari honteux de l’être » joué par les comédiens français du roi le 15 février 1727,  il décrit son couple. Il obtient un succès plus grand encore avec « Le glorieux » comédie jouée à la Comédie française le 18 janvier 1732 et qui montre le conflit entre l’ancienne noblesse et la bourgeoisie montante.

Il fut aussi un familier de la cour de Sceaux où la duchesse du Maine le recevra dans les « Grandes nuits de Sceaux » qu’elle organisait dans son domaine. Il fut un des chevaliers de l’ordre des « Chevaliers de la mouche à miel » créé par la duchesse. Il écrira le livret de la comédie« Les amours de Ragonde » dont Jean MOURET écrira la musique. Cette œuvre fut aussi présentée par l’Académie royale de musique en 1742

A 45 ans il aspire à une vie calme de gentilhomme et cherche à avoir des revenus réguliers.
En 1727 il se fait pourvoir d’une charge de Garde de la porte du roi au château de Fontainebleau et achète le 1 décembre 1727, au sud de Melun une terre avec une seignererie de Fontdisieu et des revenus des terres à Villiers, Vosves et Farcy.

En 1732 âgé de 52 ans il se retire dans sa propriété à Villiers en Brière et devient Gouverneur de Melun.

Il écrit des essais théologiques publiés dans le « Mercure de France ».

Malade, il décède le 4 juillet 1754 à 74 ans dans son château de Fortoiseaux et est inhumé à Villiers en Brière sa paroisse.

Une rue de Tours porte son nom rappelant sa naissance.

Vie privée  

Pendant son séjour à Londres il tombe amoureux d’une anglaise catholique Dorothée Johnstar de Blackborn qu’il épouse secrètement le 21 septembre 1721 mais qui sera naturalisée à son retour en France le 8 février 1725.

Ils auront deux enfants, qu’il souhaite établir :
– son fils est officier chez les mousquetaires
– sa fille Marie-Thérèse-Gabrielle âgée de 18 ans sera mariée le 5 février 1754 à Villiers avec un brigadier d’infanterie ; il lui octroie en dot une rente de 2000 £. La cérémonie nuptiale dut avoir lieu au château car Néricault est très malade et ne peut se déplacer.

Le 5 mars 1755 sa fille accouche d’une fille nommée Marie-Dorothée mais la jeune mère décède un mois plus tard .Elle est inhumée à côté de son père décédé quelques mois plus tôt.

Trois ans plus tard le 29 mai 1758, Mme veuve Néricault meurt à 58 ans. Elle aussi inhumé à Villiers.

A la demande du fils et du gendre, un inventaire est dressé puis le domaine est vendu aux enchères le
12 janvier 1767, acheté par Claude-Pierre Lelong de Ligny.

Ses œuvres

Il a écrit 27 œuvres de théâtre dont 19 furent jouées à la Comédie Française entre 1710 et 1764  ainsi que par les comédiens ordinaires du roi sous Louis XIV et Louis XV dont :

– « L’irrésolu » comédie donnée en 1713
« La fausse veuve ou le jaloux sans jalousie » comédie en prose donnée en 1715
– « Le jeune homme à l’épreuve » comédie en prose donnée en 1751
-«  le Dissipateur ou l’honnête friponne » comédie donnée en 1753»

Quelques proverbes issus de ses pièces sont restés dans la langue courante :

« Les absents ont toujours tort »  dans « l’Obstacle imprévu »

« La critique est aisée et l’art est difficile » et
« Chassez le naturel, il revient au galop »  dans « les Glorieux »

Sources :
Wikipedia
Site de la Mairie de Villiers-en-BièreL

André Cardinal dit DESTOUCHES (1672-1749) Compositeur français fin XVII/XVIII

Compositeur de tragédie lyrique, d’opéras-ballet de la période baroque.
Il fut inspecteur puis directeur de l’Académie royale de musique pendant 2 ans

Baptisé le 6 avril 1612 à Paris
Décédé le 7 octobre 1749 à Paris à 76 ans

Fils d’un riche négociant : Etienne Cardinal, seigneur des Touches

Lorsqu’il à 13 ans sa mère décède et son père se remarie deux ans plus tard et il aura un autre fils. Il avait une sœur qui est entrée au couvent.

Destouches s’est marié et a eu une fille

Il a été instruit par des Jésuites au collège Louis-le-grand et termine sa classe de rhétorique à 14 ans..

En 1687 son professeur de géographe et mathématicien  le Père Tachard l’invite à l’accompagner en mission diplomatique au Siam pour y reconduire les 3 ambassadeurs que leur roi avait envoyés à Louis XIV.

En 1692 Destouches est rentré à l’armée chez les mousquetaires du roi et il compose des airs que l’un de ses amis chante sur le terrain des combats et qui rencontre un certain succès.

Une formation musicale tardive

En 1694 il quitte l’armée pour suivre ne formation musicale avec André CAMPRA comme professeur auprès duquel il rencontre son cousin Antoine Houchard de La Motte, l’un des principaux librettistes de ce temps ; ils travaillent sur « L’Europe galante »  premier opéra-ballet (1697).

Destouches compose quelques airs pour cette création et gardera Houdard de la Motte comme librettiste.

Le 7 octobre 1697, ils produisent ensemble  une pastorale héroïque « Issé » à la cour de Fontainebleau à l’occasion du mariage du dauphin. Le roi Louis XIV a été impressionné et a apprécié sa musique autant que celle de LULLY 

En 1694 son père meurt, il hérite le titre de sieur DESTOUCHES et son demi-frère de sieur de Guilleville.

En 1718 il achète la charge de surintendant de la musique du roi qu’il conserve pendant 20 ans.

En 1713 le roi le nomme Inspecteur général de l’Académie royale de Musique. Il en devient le Directeur en 1728 jusqu’en 1730.

Après la mort de Louis XIV en 1715, il a l’appui du Régent qu’il a connu à l’armée et compose pour lui de la musique religieuse. L’appui royal continuera avec Louis XV.

 

En 1726 il compose sa dernière œuvre théâtrale, une comédie lyrique « Les stratagèmes de l’amour ».

En 1727 il est maître de musique de la chambre du roi.

En 1728 il est nommé directeur de l’Opéra de Paris.

Le 14 juin 1744, à la mort de CAMPRA, il devient surintendant de la musique en titre avec Colin de Blamont.

Il crée au palais  un « concert spirituel » sur le modèle de celui de la ville de Marie Leczinska.

Quelques unes de ses œuvres

1699 « Marthésie, reine des amazones » tragédie lyriqueballet du roi à 4 entrées  – Livret de La Motte.
1699 « Amadis de Grèce » tragédie lyrique – Livret de La Motte
1704 « Le carnaval et la folie » comédie-ballet – Livret de La Motte
1722 « Callirboé » tragédie lyrique en 5 actes, livret de Pierre-Charles ROY
1721 « Les Elémens » opéra-ballet en collaboration avec Michel-Richard DELALANDE – Livret de Pierre-Charles Roy.
1729 « Les stratagèmes de l’amour », ballet  héroïque en 3 entrées.

Il mourut le 3 février 1749 à Paris et fut inhumé à St Roch.

CAMPRA André (1660-1744) Musicien français fin XVII/XVIII

Violoniste, maître de musique, compositeur d’un nouveau genre : les opéras-ballet

Baptisé le 4 décembre 1660 à Aix-en-Provence
Décédé le 29 juin 1744 à Versailles à 83 ans.

Fils de Jean-François Campra, chirurgien et violoniste originaire du Piémont puis installé à Aix.

C’est son père qui lui apprend la musique puis il continue son apprentissage auprès de Guillaume Poitevin maître de musique à la Cathédrale Saint-Sauveur d’Aix-en-Provence.

En 1672 il reçoit la tonsure et devient prêtre en 1678.
A 18 ans il termine ses études et composa un motet qui lui donnera une certaine renommée.

En 1681 le jeune André enfreint une interdiction de sortir pour aller au théâtre à Aix.

Maître de musique à Toulon, à Arles à la cathédrale Sainte-Trophine et à Toulouse à la cathédrale Saint-Etienne (1683) puis à Notre-Dame de Paris de 1694 à 1700.. Il compose de la musique sacrée.

En 1690 Campra est réquisitionné pour s’engager à Toulon  à bord d’un vaisseau du roi comme mousquetaire mais Campra refuse par deux fois ; il fut arrêté puis écroué et c’est l’archevêque de Toulouse qui le fera libérer.

En collaboration avec Destouches ils créèrent les opéras-ballet

Il fera travailler André Cardinal dit Destouches en 1694 avec qui il composera plus tard des opéras-ballets en collaboration avec Antoine Houchar de La Motte comme librettiste. Ils créèrent ce nouveau genre qui va intégrer de nombreuses parties dansées selon les goût de Louis XIV.

Il devient ensuite « batteur de musique » à l’Académie royale de musique dont il deviendra l’Inspecteur général.

Il dirigera aussi les musiciens et les chantres de la Chapelle royale dont il deviendra compositeur « ordinaire »  jusqu’en 1735.

Le 29 juin 1744 il meurt dans son appartement versaillais entouré de ses deux domestiques auxquels il lègue la plupart de ses biens.

Un collège et une rue d’Aix en Provence porte son nom et une plaque posée dans la cathédrale St Sauveur d’Aix rappelle qu’il y a été baptisé.

MOURET Jean Joseph (1682-1738) Compositeur français fin XVII/XVIII

Musicien, compositeur, directeur de théâtre, maître de musique des enfants du duc du Maine,
surintendant de la musique lors des Grandes nuits de Sceaux organisées par la duchesse du Maine

Né le 11 avril 1682 à Avignon
Décédé le 20 décembre 1738 à Charenton, à 56 ans.

Son père Jean-Bertrand Mouret, était marchand de soie à Avignon.

Il fit donner à son fils une bonne éducation mais favorisa son goût précoce
pour la musique.

Jean se montra très doué et dès 10 ans il composa différents morceaux. Il avait aussi une belle voix, des talents pour la poèsie.

Vers l’âge de 25 ans en 1707 il vint à Paris et est engagé comme maître de musique chez le duc de Noailles.
Son talent est reconnu à la cour du duc du Maine
En 1708 il est présenté à Louis-Auguste de Bourbon, duc du Maine (fils légitimé de Louis XIV et de Mme de Montespan) et à son épouse Louise Bénédicte de Bourbon-Condé, duchesse du Maine.

Il est engagé comme maître de musique auprès des enfants du couple.

En 1709 il est nommé ordinaire puis surintendant de la musique du duc du Maine et perd sa charge en 1736 à la mort du duc.

Mouret sera chargé, par la duchesse du Maine, d’organiser les spectacles et divertissements qu’elle donne dans son château lors des « Grandes nuits de Sceaux » entre le 31 juillet 1714 et l’été 1715. Chaque nuit aura son  roi, sa reine, d’un ou deux auteurs de vers ou de théâtre et de deux compositeurs de musique qui furent souvent : Pierre-Nicolas Marchand et  Mouret (il composa personnellement les spectacles de 11 nuits sur les 16 données).

Mouret faisait également partie de la parodie de chevalerie créée par la duchesse le 11 juin 1703 : baptisé « l’ordre des chevaliers de la mouche à miel » [1] constitué d’hommes et femmes de talent divers qui constituaient une petite cour chargée de distraire la duchesse à Sceaux

Mouret cumule de nombreuses fonctions

Il demeure à Paris car il est chef d’orchestre à l’Académie royale de musique où il fait représenter ses ouvrages lyriques. La gaité de sa musique vocale et instrumentale plaisait beaucoup (d’août 1714 à 1718).

En 1718 il obtient le privilège royale d’imprimer sa propre musique.

De 1716 à 1737 Mouret est aussi compositeur attitré au Nouveau Théâtre des Italiens du Palais royal. (il composera 120 divertissement en 20 ans.qui sont publiés en 6 volumes)

En 1716 il compose aussi pour les comédies de Dancourt à la Comédie française.

En 1720 Mouret s’assura une place à la cour grâce à une charge de chantre de la Musique de la Chambre du roi ;

En 1722 à l’avènement officiel de Louis XV, il fournit la musique  des divertissements raffinés offert par le Régent en son château de Villers-Cotterêts.

En 1728 à 1733 Mouret fut nommé Directeur artistique du Concert spirituel ce qui lui procura un lieu d’exécution pour ses motets, cantates, cantatilles et suite de symphonies

Quelques unes de ses œuvres dédicacées aux membres de la cour du Maine :

Ses librettistes sont : Philippe NÉRICAULT DESTOUCHES et Pierre-Charles ROY.

Comédie lyrique : « Les amours de Ragonde et Colin »  (1714) où Mouret y montra un style novateur

Tragédie lyrique : « Ariane » (1717), « Pirithoüs » (1723)

Des ballets héroïque : « Les festes de Thalie » (1714),   Les amours des dieux »  (1727) où la CAMARGO dansa un solo très acclamé ; « Le triomphe des sens ».(1732), « Les grâces » (1735)

Musique religieuse : « Dix motets à une ou deux voix avec symphonie au Concert spirituel des Tuileries (1742)

En 1729 il dédie au fils de la duchesse du Maine, le prince de Dombe deux divertissements de musique instrumentale :

–  « Fanfares pour des trompettes, timbales, violons et haubois »

– « Fanfare pour violons, hautbois et corps de chasse » exécutée à l’Hôtel de ville de Paris en présence de Louis XV .

Vie privée.

Peu après son arrivée à Paris, le 20 octobre 1711 il épousa  au château de Sceaux : Madeleine Prompt de St Mars fille de l’intendant des finances du duc du Maine ; les témoins étant les membres de la famille du Maine. Le couple aura une fille nommée Françoise Louis née le 21 octobre 1722 à Paris après avoir perdu un premier fils.

Une triste fin de vie

Le cumul de ses différentes activités lui procura pendant un certain temps une large aisance financière.

Mais à partir de 1734, en moins d’un an,  il perd successivement plusieurs  fonctions qu’il occupait.
Les 4000£ de revenus, que lui rapportait la direction du Concert spirituel, puis la place de compositeur de la Comédie italienne ; et en 1736 sa charge auprès du duc du Maine lors de son décès.
Il réagit très mal à cette situation qu’il vécu comme une déchéance car cette baisse de revenu ne lui permit pas d’établir sa fille comme il le projetait.

Des mécènes, comme le prince de Carignan eut la générosité de lui accorder une pension de 1000£, lui apportèrent quelques revenus.Mais ses diverses infortunes, altérèrent son équilibre mental et sa santé physique

Atteint de déchéance et de folie, il dû aller chez les Pères de la charité à Charenton où les remèdes n’ayant aucun effet il mourut à 56 ans le 20 décembre 1738

Sa veuve continua à faire éditer sa musique après sa mort.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans le parc de Sceaux, près du pavillon de l’Aurore, (bâtiment de style classique de 1671 construit par Claude Perrault pour Colbert). sur une colonne de pierre est posée une plaque de marbre sur laquelle est inscrit

«A Jean-Joseph Mouret 1683-1738
musicien provençal
Surintendant des fêtes de la Cour de Sceaux »

 Sources :

Wikipédia et « La duchesse du Maine » par Catherine Cessa  – Edition Classique Garnier

[1] L’ordre de la Mouche à miel initié par la duchesse du Maine ne lui survivra pas. Personne fantasque, de petite taille, aimant la poèsie, l’art de la conversation, les fêtes,  elle sut s’attacher 39 membres élus dont chacun était  intronisé au cours d’une cérémonie où il prêtait serment et recevait une médaille en or suspendue à un ruban jaune, cérémonie présidée par la « dictatrice perpétuelle » de l’ordre. L’abeille était son symbole, accompagnée de la devise « Elle est petite mais fait de graves blessures ». Elle trouve sa source dans l’Aminte de Torquato Tasso. La petite taille de la duchesse la faisait comparer à une mouche à miel (abeille) ainsi que son caractère emporté.

Aucune liste ne fut retrouvée, mais ont dû en faire partie :

Jean d’Alembert encyclopédiste/Claude BALLON danseur/Pierre-François Godard Beauchamp auteur/François de Bernis cardinal ministre d’Etat/ Françoise PRÉVOST danseuse/ Philippe NÉRICAULT DESTOUCHES auteur/ Montesquieu écrivain /l’abbé Genest poète et académicien/Adélaïde de Pisieux duchesse d’Estrées/Nicolas de MALÉZIEU, homme de lettre ordonnateur des fêtes de la duchesse habitant Chastenay/

PÉCOUR Guillaume-Louis (1653-1729) Danseur français fin XVIII

Danseur, pédagogue, chorégraphe, compositeur de ballets baroques,
de cotillons et de contredanses françaises
Directeur de l’Académie royale de musique

Né le 10 août 1653 à Paris

Décédé le 12 avril 1729 à Paris

 

 

Son maître fut  Pierre BEAUCHAMP.

 

 

 

Danseur à la cour de Louis XIV et à celle de la duchesse du Maine

En 1671 il débute dans le ballet « Psyché » de Molière et Lully et participe à la plupart des opéras de LULLY.

Il est soliste à partir de 1680 et cesse de se produire en 1702.

Il participe aux mascarades de Cour et aux fêtes de la duchesse du Maine dans son château de Sceaux. Il compose des ballets et participe en tant que soliste aux ballets de fin d’année donnés par les élèves du collège jésuite Louis-le-Grand.

En 1702 il cesse de se produire comme danseur et se consacre à la composition de ballets.

Compositeur de ballets puis directeur de l’Académie royale de musique

En 1687 il est nommé compositeur des ballets à l’Académie royale de musique d’abord avec Louis Lestang puis seul et jusqu’en 1689.

Il succède à Beauchamp en tant que Directeur de l’Académie de  1687 à 1729 et son successeur sera Michel BLONDY.

Plusieurs chorégraphes (au sens du XVIIIe siècle : qui note la danse) publieront ses compositions :

Dès 1700 il collabore avec FEUILLET qui note ses ballets et divertissements et les fait publier

La  première publication  « L’art de décrire la danse par caractères figures et signes démonstratifs » contient 120 nouvelles chorégraphiées qui rencontre un succès considérable pendant un siècle et demi. A l’appui de cet ouvrage théorique, il publie chaque année jusqu’en 1709 un « recueil de danses »  en vogue composées par Pécour car en novembre de chaque année, ce dernier fait connaître à sa clientèle, les nouvelles danses destinées aux bals d’hiver.

En 1705 il publie pour la première fois, une danse de « cotillon », à 4 danseurs, composée de refrains identiques entre chaque couplet (variable). D’autres danses apparaîtront sur ce schéma (parfois à 4 couples en carré) et petit à petit on associera le terme de « contredanse française » à celui de « cotillon »

En 1711 Michel GAUDRAU autre danseur à l’Académie de musique publie un recueil de ses entrées.

Puis de 1715 à 1728  ces publications ont été poursuivies par Jacques DEZAIS, autre maître à danser.

Ces publication  constitueront un répertoire de savoir chorégraphique de l’époque et seront traduites en anglais et en allemand, ce quçi favorisera la diffusion rapide des danses française à travers l’Europe.

Pécour meurt le 12 avril 1729 pendant une représentation de « Tancrède », il avait 75 ans.

HEINEL Anne (1753-1803) Danseuse franco-allemande XVIIIe

Danseuse dans le style « noble » mais aussi « semi-caractère »

Née  le 4 octobre 1753 à Bayreuth
Décédée  le 17 mars 1808 à Paris, âgée de 54 ans

 

Elève du chorégraphe français Lepy puis de NOVERRE , elle danse à
Stuttgart et à Vienne puis débute à l’Opéra de Paris en 1767 et y fait carrière  jusqu’en 1781.

Elle passe plusieurs saisons à Londres au King’s Theatre Gaétan VESTRIS
devient son partenaire en scène et à la ville.

Principaux rôles :

– A l’Opéra de Paris et à la cour de Versailles ou de Fontainebleau :
elle interprète des tragédies-lyriques et pastorales telles que : « Dardanus » (1768), « Zaïs » (1769), « Castor et Pollux » (1770), « Osiris » (1772) de Rameau, « Persée » (1771) de Lully, elle danse dans les opéras de GLUCK « Orphée et Eurydice », « Alceste » «  Iphigénie en Aulide » (1774).

– Invitée à Londres au King’s theater de 1771 à 1776, elle remporte un vif succès dans « Admète et Alceste » de Lepy d’après Noverre.

Interprète principale des ballets de NOVERRE :  « Apelles et Campaspe », « Jason et Médée », « Les Horaces », « Annette et Lubin ».

– En 1781 elle crée « La fête de Mirza » et « Ninette à la cour » de Maximilien GARDEL et quitte la scène en pleine gloire.;

Elle est surnommée « la reine de la danse » pour sa virtuosité et ses pirouettes multiples ;  elle est aussi une interprète douée pour exprimer les sentiments tragiques.

Vie privée.

Elle épouse de Gaétan VESTRIS en 1792 mais le couple n’ayant pas eu d’enfant, elle accueillit le fils que son mari a eu (à la suite d’une courte liaison avec la danseuse Marie ALLARD), lorsque le petit Auguste VESTRIS eut 7 ans. Son mari pût ainsi s’occuper de l’éducation de son fils et en faire un danseur virtuose surnommé plus tard aussi « dieu de la danse » comme son père.