Histoire

LE PICQ Charles Félix (1745-1806) Danseur français XVIIIe

Le Picq est issu d’une famille de danseurs français, il se forme avec Noverre à Paris. Après avoir dansé dans plusieurs capitales en Europe et ne trouvant pas sa place à l’Opéra de Paris, il part à St-Pétersbourg où il va composer de multiple ballets pour la cour de Catherine II de Russie. Il va contribuer à apporter la danse française classique en Russie en tant maître de ballet aprés JB Landé et sera suivi de plusieurs autres danseurs et chorégraphes célèbres, le dernier étant Marius Petipa.

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NOVERRE Jean-Georges (1727-1810) – Danseur français XVIIIe

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Noverre a fait évoluer le ballet en faisant enlever les masques sur scène afin de favoriser l’expression ; il allégea le costume pour favoriser les mouvements. Les danseurs jouaient un personnage en plus de leur performance technique ce qui donna du sens aux « ballets d’action ». Il fut apprécié dans les cours étrangères car d’autres danseurs recherchaient à s’exprimer comme Gasparo Anglioni et Franz Hilferding. Mais grâce à Gaétan Vestris qui dansa ses ballets et à l’appui de Marie-Antoinette, Noverre réussit à faire évoluer ses ballets qui trouvaient une cohérence et devenaient un spectacle à part entière.

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ANGIOLINI Gasparo (1737-1803) Danseur italien XVIIIe

Il commence à danser en Italie puis à Vienne où il rencontre Frantz Hilferding qui deviendra son modèle. Il lui succède aux Théâtre impériaux de St-Péterbourg pendant 8 ans puis revient en Italie à Milan où il rencontre Noverre. Il polémique avec lui sur la paternité du « ballet d’action » ; en fait ils seront les précurseurs du ballets d’action qui évolue vers plus de théâtralité, d’expression mais aussi plus d’autonomie par rapport à l’opéra.

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CAHUSAC Louis de (1706-1750) Librettiste français XVIII

Dramaturge, poète, librettiste d’opéras, chorégraphe, Il écrit plusieurs pièces de théâtre et collabore avec J-Philippe RAMEAU pour de nombreuses œuvres lyriques ll collaborateur à l’Encyclopédie de Diderot notamment sur le ballet, le chant, la comédie-ballet, la contredanse. ll publie « La danse ancienne et moderne ou Traité historique de la danse »

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DUPRÉ Louis (1697-1774) Danseur français du XVIIIe

Dupré débuta la danse très jeune et eut pour partenaire la célèbre danseuse Françoise Prévost. Il avait un maintientparticulièreement élégant Il danse à l’étranger et rejoint une troupe française en Pologne. De retour à Paris il retrouve l’Académie royale comme danseur puis maître de danse. Il forma plusieurs danseurs qui devinrent célèbres comme Gaétan vestris et J-Georges Noverre. Il régla aussi des ballets pour Louis XV qu’il donnait dans les » petits appartements » à Versalles. On lui doit le ballet des « Indes galantes » sur une musique de J-Ph. Rameau

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GARDEL Pierre Gabriel (1758-1840) Danseur français fin XVIIIe/début XXe

Ses parents sont danseurs. Pierre-Gabrlel a 16 ans quand il entre à l’école de danse de l’Opéra de Paris où il est élève de son frère aîné Maximilien. Il passera premier danseur mais devra renoncer à sa carrière à cause de problèmes au dos. A la suite du décès de son frère, il prend sa succession de maître de ballet qu’il assumera avec autorité durant 40 ans. Il va composer 280 ballets dont il fera évoluer la mise en scène et allègera les costumes. Il formera Carlo Blasis danseur célèbre en Italie et Auguste Bournonville qui s’imposera à Copenhague.

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MILON Louis Jacques Jessé (1766-1845) Danseurs français fin XVIII/début XIX

Tout jeune il rentre à l’école de danse de l’Opéra de Paris. Danseur puis chorégraphe il collaborera avec Pierre Gardel comme maître de ballet à l’Opéra.

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EILENBERG Richard (1868-1927) Musicien allemand fin XIX/début XX

Musicien et compositeur indépendant, il composa des marches militaires mais aussi de nombreuses musiques de danses : valses, polkas, mazurkas. On lui doit la polka « Le moulin de la forêt noire ».

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SOUSA John Philip (1854-1932) – Musicien américain fin XIX/début XXe

Tout jeune il étudie le violon, l’harmonie, la composition et après le violon, il apprend plusieurs instruments à vent Son père le fait entrer dans l’orchestre dans lequel il est musicien. Il rencontre J. Offenbach lors de sa tournée aux Etats-Unis et joue dans son orchestre. Il va créer son propre orchestre le  » The Sousa’s Band » qui aura une sonorité nouvelle et plus agréable : moins de cuivre et plus d’instruments à vent . Il fera une grande tournée en Europe et sera présent à Paris lors de l’Exposition universelle de 1900. Il composera des marches célèbres et sera l’auteur de la musique du quadrille « The Queen of Harvest » (La reine des moissons).

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CAMPANINI Barbara (1719-1799) Danseuse italienne XVIIIe

Danseuse italienne qui a des qualités techniques et d’interprétation ; elle débute à l’Académie royale de musique de Paris. Elle danse à Londres, Dublin, Paris puis elle est engagée à Berlin dans la Cie française de Lany. Malgré son succès et ses conditions avantageuses elle rompt son contrat à cause d’une demande en mariage. Sa vie sentimentale va ainsi perturber sa carrière à plusieurs reprises. Elle finit sa vie dans son château avec le titre de comtesse en Silésie.

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DESPREAUX Jean-Etienne (1748-1820)-Danseur français fin XVIIIe

Danseur et maitre à danser sous Louis XV, Louis XVI, et Napoléon 1er
Auteur de vaudevilles, de parodies d’opéras, de chanson et organisateur des fêtes et des bals sous l’Empire
Danseur de 1763 à 1781 à l’Académie royale de musique. Il cumule plusieurs postes sous le Concordat puis sous l’ Empire jusqu’en 1812
Auteur de chansons, vaudevilles et poèmes de circonstance et livres sur le rôle de la danse

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BALLON Claude (1671-1744) Danseur français fin XVII

Ballon appartient à une famille de danseurs et fait toute sa carrière à l’Académie royale de musique avec Beauchamps et Pécour. Il danse dans les ballets de Lully. Il fut maître à danser de Louis XV et de sa famille. Il donna son nom « avoir du ballon » en raison de son rebond lors de ses sauts. Il participa aux « Nuit de Sceaux » chez la duchesse du Maine.

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NÉRICAULT DESTOUCHES Philippe (1680-1754) Auteur français XVII

Son père voulait qu’il rentre dans la magistrature mais il adore le théâtre. Néricault Destouches trouve un poste de secrétaire d’ambassade. Il commence à écrire des vers qu’il montre à Boileau qui l’encourage puis l’initie à l’art dramatique. Un temps ambassadeur de France en Angleterre. Ses succès littéraires lui ouvrent les portes de l’Académie française. Ses pièces de théâtre sont jouées à l’Académie française et la cour de Sceaux chez la duchesse du Maine lors des Grandes nuits de Sceaux.

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André Cardinal dit DESTOUCHES (1672-1749) Compositeur français fin XVII/XVIII

André Cardinal seigneur Des Touches fut instruit chez les Jésuites et part au Siam avec son professeur envoyé en mission diplomatique. Un temps mousquetaire du roi, il quitte l’armée pour suivre une formation musicale avec André CAMPRA comme professeur. Il compoe le premier opéra-ballet et sera directeur de l’Académie royale de musique deux ans.

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CAMPRA André (1660-1744) Musicien français fin XVII/XVIII

Violoniste, maître de musique, compositeur d’un nouveau genre : les opéras-ballet

Baptisé le 4 décembre 1660 à Aix-en-Provence
Décédé le 29 juin 1744 à Versailles à 83 ans.

Fils de Jean-François Campra, chirurgien et violoniste originaire du Piémont puis installé à Aix.

C’est son père qui lui apprend la musique puis il continue son apprentissage auprès de Guillaume Poitevin maître de musique à la Cathédrale Saint-Sauveur d’Aix-en-Provence.

En 1672 il reçoit la tonsure et devient prêtre en 1678.
A 18 ans il termine ses études et composa un motet qui lui donnera une certaine renommée.

En 1681 le jeune André enfreint une interdiction de sortir pour aller au théâtre à Aix.

Maître de musique à Toulon, à Arles à la cathédrale Sainte-Trophine et à Toulouse à la cathédrale Saint-Etienne (1683) puis à Notre-Dame de Paris de 1694 à 1700.. Il compose de la musique sacrée.

En 1690 Campra est réquisitionné pour s’engager à Toulon  à bord d’un vaisseau du roi comme mousquetaire mais Campra refuse par deux fois ; il fut arrêté puis écroué et c’est l’archevêque de Toulouse qui le fera libérer.

En collaboration avec Destouches ils créèrent les opéras-ballet

Il fera travailler André Cardinal dit Destouches en 1694 avec qui il composera plus tard des opéras-ballets en collaboration avec Antoine Houchar de La Motte comme librettiste. Ils créèrent ce nouveau genre qui va intégrer de nombreuses parties dansées selon les goût de Louis XIV.

Il devient ensuite « batteur de musique » à l’Académie royale de musique dont il deviendra l’Inspecteur général.

Il dirigera aussi les musiciens et les chantres de la Chapelle royale dont il deviendra compositeur « ordinaire »  jusqu’en 1735.

Le 29 juin 1744 il meurt dans son appartement versaillais entouré de ses deux domestiques auxquels il lègue la plupart de ses biens.

Un collège et une rue d’Aix en Provence porte son nom et une plaque posée dans la cathédrale St Sauveur d’Aix rappelle qu’il y a été baptisé.

MOURET Jean Joseph (1682-1738) Compositeur français fin XVII/XVIII

Musicien, compositeur, directeur de théâtre, maître de musique des enfants du duc du Maine,
surintendant de la musique lors des Grandes nuits de Sceaux organisées par la duchesse du Maine

Né le 11 avril 1682 à Avignon
Décédé le 20 décembre 1738 à Charenton, à 56 ans.

Son père Jean-Bertrand Mouret, était marchand de soie à Avignon.

Il fit donner à son fils une bonne éducation mais favorisa son goût précoce
pour la musique.

Jean se montra très doué et dès 10 ans il composa différents morceaux. Il avait aussi une belle voix, des talents pour la poèsie.

Vers l’âge de 25 ans en 1707 il vint à Paris et est engagé comme maître de musique chez le duc de Noailles.
Son talent est reconnu à la cour du duc du Maine
En 1708 il est présenté à Louis-Auguste de Bourbon, duc du Maine (fils légitimé de Louis XIV et de Mme de Montespan) et à son épouse Louise Bénédicte de Bourbon-Condé, duchesse du Maine.

Il est engagé comme maître de musique auprès des enfants du couple.

En 1709 il est nommé ordinaire puis surintendant de la musique du duc du Maine et perd sa charge en 1736 à la mort du duc.

Mouret sera chargé, par la duchesse du Maine, d’organiser les spectacles et divertissements qu’elle donne dans son château lors des « Grandes nuits de Sceaux » entre le 31 juillet 1714 et l’été 1715. Chaque nuit aura son  roi, sa reine, d’un ou deux auteurs de vers ou de théâtre et de deux compositeurs de musique qui furent souvent : Pierre-Nicolas Marchand et  Mouret (il composa personnellement les spectacles de 11 nuits sur les 16 données).

Mouret faisait également partie de la parodie de chevalerie créée par la duchesse le 11 juin 1703 : baptisé « l’ordre des chevaliers de la mouche à miel » [1] constitué d’hommes et femmes de talent divers qui constituaient une petite cour chargée de distraire la duchesse à Sceaux

Mouret cumule de nombreuses fonctions

Il demeure à Paris car il est chef d’orchestre à l’Académie royale de musique où il fait représenter ses ouvrages lyriques. La gaité de sa musique vocale et instrumentale plaisait beaucoup (d’août 1714 à 1718).

En 1718 il obtient le privilège royale d’imprimer sa propre musique.

De 1716 à 1737 Mouret est aussi compositeur attitré au Nouveau Théâtre des Italiens du Palais royal. (il composera 120 divertissement en 20 ans.qui sont publiés en 6 volumes)

En 1716 il compose aussi pour les comédies de Dancourt à la Comédie française.

En 1720 Mouret s’assura une place à la cour grâce à une charge de chantre de la Musique de la Chambre du roi ;

En 1722 à l’avènement officiel de Louis XV, il fournit la musique  des divertissements raffinés offert par le Régent en son château de Villers-Cotterêts.

En 1728 à 1733 Mouret fut nommé Directeur artistique du Concert spirituel ce qui lui procura un lieu d’exécution pour ses motets, cantates, cantatilles et suite de symphonies

Quelques unes de ses œuvres dédicacées aux membres de la cour du Maine :

Ses librettistes sont : Philippe NÉRICAULT DESTOUCHES et Pierre-Charles ROY.

Comédie lyrique : « Les amours de Ragonde et Colin »  (1714) où Mouret y montra un style novateur

Tragédie lyrique : « Ariane » (1717), « Pirithoüs » (1723)

Des ballets héroïque : « Les festes de Thalie » (1714),   Les amours des dieux »  (1727) où la CAMARGO dansa un solo très acclamé ; « Le triomphe des sens ».(1732), « Les grâces » (1735)

Musique religieuse : « Dix motets à une ou deux voix avec symphonie au Concert spirituel des Tuileries (1742)

En 1729 il dédie au fils de la duchesse du Maine, le prince de Dombe deux divertissements de musique instrumentale :

–  « Fanfares pour des trompettes, timbales, violons et haubois »

– « Fanfare pour violons, hautbois et corps de chasse » exécutée à l’Hôtel de ville de Paris en présence de Louis XV .

Vie privée.

Peu après son arrivée à Paris, le 20 octobre 1711 il épousa  au château de Sceaux : Madeleine Prompt de St Mars fille de l’intendant des finances du duc du Maine ; les témoins étant les membres de la famille du Maine. Le couple aura une fille nommée Françoise Louis née le 21 octobre 1722 à Paris après avoir perdu un premier fils.

Une triste fin de vie

Le cumul de ses différentes activités lui procura pendant un certain temps une large aisance financière.

Mais à partir de 1734, en moins d’un an,  il perd successivement plusieurs  fonctions qu’il occupait.
Les 4000£ de revenus, que lui rapportait la direction du Concert spirituel, puis la place de compositeur de la Comédie italienne ; et en 1736 sa charge auprès du duc du Maine lors de son décès.
Il réagit très mal à cette situation qu’il vécu comme une déchéance car cette baisse de revenu ne lui permit pas d’établir sa fille comme il le projetait.

Des mécènes, comme le prince de Carignan eut la générosité de lui accorder une pension de 1000£, lui apportèrent quelques revenus.Mais ses diverses infortunes, altérèrent son équilibre mental et sa santé physique

Atteint de déchéance et de folie, il dû aller chez les Pères de la charité à Charenton où les remèdes n’ayant aucun effet il mourut à 56 ans le 20 décembre 1738

Sa veuve continua à faire éditer sa musique après sa mort.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans le parc de Sceaux, près du pavillon de l’Aurore, (bâtiment de style classique de 1671 construit par Claude Perrault pour Colbert). sur une colonne de pierre est posée une plaque de marbre sur laquelle est inscrit

«A Jean-Joseph Mouret 1683-1738
musicien provençal
Surintendant des fêtes de la Cour de Sceaux »

 Sources :

Wikipédia et « La duchesse du Maine » par Catherine Cessa  – Edition Classique Garnier

[1] L’ordre de la Mouche à miel initié par la duchesse du Maine ne lui survivra pas. Personne fantasque, de petite taille, aimant la poèsie, l’art de la conversation, les fêtes,  elle sut s’attacher 39 membres élus dont chacun était  intronisé au cours d’une cérémonie où il prêtait serment et recevait une médaille en or suspendue à un ruban jaune, cérémonie présidée par la « dictatrice perpétuelle » de l’ordre. L’abeille était son symbole, accompagnée de la devise « Elle est petite mais fait de graves blessures ». Elle trouve sa source dans l’Aminte de Torquato Tasso. La petite taille de la duchesse la faisait comparer à une mouche à miel (abeille) ainsi que son caractère emporté.

Aucune liste ne fut retrouvée, mais ont dû en faire partie :

Jean d’Alembert encyclopédiste/Claude BALLON danseur/Pierre-François Godard Beauchamp auteur/François de Bernis cardinal ministre d’Etat/ Françoise PRÉVOST danseuse/ Philippe NÉRICAULT DESTOUCHES auteur/ Montesquieu écrivain /l’abbé Genest poète et académicien/Adélaïde de Pisieux duchesse d’Estrées/Nicolas de MALÉZIEU, homme de lettre ordonnateur des fêtes de la duchesse habitant Chastenay/

BLONDY Michel (1675-1739) Danseur français fin XVII

Danseur, maître à danser, chorégraphe

Né en 1875
Décédé le 6 août 1739 à Paris

Issu d’une famille de maîtres à danser parisiens et neveu de Pierre BEAUCHAMPS.

En 1680 il est membre de l’Académie royale de danse.

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QUINAULT Philippe (1635-1688) Librettiste français XVII

Quinault fut très jeune confié par ses parents (habitants en Bretagne), au gentilhomme de Gaston d’Orléans, sans enfant, qui lui donna une éducation cultivée. Après des études dans un Collège de jeunes gens, il écrivit sa première pièce à 18 ans. Après une initiation au droit chez un avocat, il put obtenir la charge d’auditeur à la Cour des comptes qu’il put acheter grâce à la dot de sa femme. Il continue à écrire différentes oeuvres et à 26 ans acheta un quartier de charge de valet ordinaire du roi. Il produit : 30 pièces de théâtre , comédies, tragédies lyriques dont 11 avec Lully qui disait qu’il savait « si bien s’accommoder à la cadence de sa musique ».

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HEINEL Anne (1753-1803) Danseuse franco-allemande XVIIIe

Elève de Noverre, elle danse à Stuttgart et à Vienne puis à l’Opéra de Paris. Elle passe plusieurs saisons à Londres au King’s Theatre et Gaétan VESTRIS devient son partenaire en scène et à la ville. Elle épouse ce dernier et ils vont élever Auguste Vestris le fils que Gaétan a eu avec la danseuse Marie Allard qui deviendra le deuxième dieu de la danse..

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CORNEILLE Thomas (1625-1709) Librettiste Auteur dramatique XVII

Librettiste d’opéras, comédies, pièces de théâtre
(Frère cadet du grand Pierre Corneille)

Né le 20 août 1625 à Rouen  –  Décédé le 8 décembre 1709 aux Andelys à 84 ans

Cadet de 19 années de son célère frère, il va suivre la voie de son ainé. Il fait des études chez les Jésuites puis des études de droit. Les deux frères quittent Rouen pour Paris et sont inspirés par le théâtre pour lequel ils vont écrire.

Ils sont frères et deviennent beaux-frères

Dès leur arrivée dans la capitale, ils se marient à deux sœurs : Thomas épouse Marguerite de Lampère, fille d’un notable des Andelys, tandis que Pierre épousera sa sœur Marie.

Thomas écrit une dizaine de comédies.

En 16548 « Feint Astrologue », en 1679 « Devineresse » ( où est fait allusion à l’affaire des poisons) et concurrence même Scaron dans sa comédie burlesque avec « Geolier de soi-même » en 1655.

En novembre 1656 il présente une tragédie « Timocrate » qui aura beaucoup de succès avec 80 représentation mais jamais reprise ensuite. Il s’essaie à tous les genres dramatiques dont la pièce à machine t « Circe » en 1675, le livret d’opéra et la comédie à intermèdes ; « Psyché » livret 1678, « Bellirophon » livret 1679, livret de « Médée » 1693, font de lui un des plus importants librettiste du XVIIe avec Philipe QUINAULT et Jean Galbert de Campiston.

A partir de 1677 il est un des rédacteurs dans un journal à la mode « Le mercure galant » spécialisé dans les nouvelles de la cour, plein d’anecdotes mais ouvert aussi à la publication de petits textes littéraires.

En 1677, soit quatre ans après la mort de Molière, sa veuve Armande Béjart, lui demande de mettre en vers sa pièce créée en 1655 «  le Festin de pierre » rebaptisé « Don Juan ou le festin de Pierre » et dont il édulcora certains passages. Il ne publia la pièce sous son vrai nom qu’en 1682 seulement. Version reprise en 1680 et 1840.

Dans l’ombre du « grand Corneille » mais son successeur à l’Académie française

Thomas Corneille est resté dans l’ombre de son frère malgré les talents variés de ses écrits. Modeste et affable, le bon Thomas se plaisait à rappeler que son frère était le « grand Corneille ».

En 1685 il succéda au fauteuil de son frère à l’Académie française. Il écrivit deux dictionnaires : un sur les termes dans l’art et un sur l’histoire.

Il fit également une traduction des Métamorphoses d’Ovide en 1697.

Dans la querelle opposants les Anciens et les Modernes, il est du côté des Modernes.

Son œuvre se composa de :

– 43 pièces de théâtre
– Des comédies
– 42 tragédies dont « Le Comte d’Essex » « Arcine »1672
– 3 livrets d’opéras
– 1 adaptation  en vers d’une pièce de Molière

On l’appela pour adapter le texte de « Psyché » écrit par son frère et Molière pour en faire un opéra à part entière car le librettiste habituel de LULLY : Philippe QUINAULT avait été mis en retrait. Mais  Thomas ne put travailler sous la tyrannie dont faisait preuve le maître de musique  et ce furent Boileau et Frontenelle qui furent appelés en aide. Mais l’opéra n’eut pas le succès escompté et Thomas arrêta l’Opéra.

Il mourut aveugle le 8 décembre 1709.