Histoire

LANY Jean-Barthélémy (1718-1786) Danseur français XVIIIe

Issu d’une famille de danseurs Jean-Barthélémy LAMY début à l’Académie royale de musique (futur Opéra de Paris), comme danseur puis va danser à Berlin à la Cour de Frédéric II de Prusse. De retour à Paris il fera le reste de sa carrière à l’Académie royale dont il sera directeur pendant 20 ans. Il travaillera avec Gaétan VESTRIS qui lui succèdera.

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LE PICQ Charles Félix (1745-1806) Danseur français XVIIIe

Le Picq est issu d’une famille de danseurs français, il se forme avec Noverre à Paris. Après avoir dansé dans plusieurs capitales en Europe et ne trouvant pas sa place à l’Opéra de Paris, il part à St-Pétersbourg où il va composer de multiple ballets pour la cour de Catherine II de Russie. Il va contribuer à apporter la danse française classique en Russie en tant maître de ballet aprés JB Landé et sera suivi de plusieurs autres danseurs et chorégraphes célèbres, le dernier étant Marius Petipa.

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NOVERRE Jean-Georges (1727-1810) – Danseur français XVIIIe

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Noverre a fait évoluer le ballet en faisant enlever les masques sur scène afin de favoriser l’expression ; il allégea le costume pour favoriser les mouvements. Les danseurs jouaient un personnage en plus de leur performance technique ce qui donna du sens aux « ballets d’action ». Il fut apprécié dans les cours étrangères car d’autres danseurs recherchaient à s’exprimer comme Gasparo Anglioni et Franz Hilferding. Mais grâce à Gaétan Vestris qui dansa ses ballets et à l’appui de Marie-Antoinette, Noverre réussit à faire évoluer ses ballets qui trouvaient une cohérence et devenaient un spectacle à part entière.

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PÉCOUR Guillaume-Louis (1653-1729) Danseur français fin XVIII

Danseur (son maître est Pierre Beauchamps) il se produit à la cour de Louis XIV et à celle de la duchesse du Maine à Sceaux. Il crée plusieurs ballets baroques, des cotillons qui deviendront les contredanses françaises . Il collabore avec Feuillet pour noter ses chorégraphies (avec des schémas) et publie plusieurs recueils pour sa propre clientèle. Ses publications (traduites en anglais et en allemand) permettront une diffusion du répertoires des danses fransaises en Europe. Il succède à Beauchamps comme Directeur de l’Académie royale de musique.

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ANGIOLINI Gasparo (1737-1803) Danseur italien XVIIIe

Il commence à danser en Italie puis à Vienne où il rencontre Frantz Hilferding qui deviendra son modèle. Il lui succède aux Théâtre impériaux de St-Péterbourg pendant 8 ans puis revient en Italie à Milan où il rencontre Noverre. Il polémique avec lui sur la paternité du « ballet d’action » ; en fait ils seront les précurseurs du ballets d’action qui évolue vers plus de théâtralité, d’expression mais aussi plus d’autonomie par rapport à l’opéra.

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CAHUSAC Louis de (1706-1750) Librettiste français XVIII

Dramaturge, poète, librettiste d’opéras, chorégraphe, Il écrit plusieurs pièces de théâtre et collabore avec J-Philippe RAMEAU pour de nombreuses œuvres lyriques ll collaborateur à l’Encyclopédie de Diderot notamment sur le ballet, le chant, la comédie-ballet, la contredanse. ll publie « La danse ancienne et moderne ou Traité historique de la danse »

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DUPRÉ Louis (1697-1774) Danseur français du XVIIIe

Dupré débuta la danse très jeune et eut pour partenaire la célèbre danseuse Françoise Prévost. Il avait un maintientparticulièreement élégant Il danse à l’étranger et rejoint une troupe française en Pologne. De retour à Paris il retrouve l’Académie royale comme danseur puis maître de danse. Il forma plusieurs danseurs qui devinrent célèbres comme Gaétan vestris et J-Georges Noverre. Il régla aussi des ballets pour Louis XV qu’il donnait dans les » petits appartements » à Versalles. On lui doit le ballet des « Indes galantes » sur une musique de J-Ph. Rameau

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LULLY Jean-Baptiste (1631-1687) Musicien baroque du XVIIe

Lulli arrive en France à 14 ans chez Melle Montpensier qui veut se mettre à l’italien. Mais très vite Lulli va apprendre le violon, le clavecin, la composition auprès des maîtres qui fréquentent les salons. Il créa « La Cie des violons de Mademoiselle », il sera aussi très bon danseur. Après la Fronde il prend ses distances avec la duchesse et va composer des musiques de ballets de Cour. C’est à l’occasion de la préparation du fameux « Ballet de la nuit » que Lully (21 ans) fut présenté à Louis XIV (15 ans) ; il y participa aussi en tant que danseur avec le roi. En 1661 il est nommé surintendant de la musique du roi et naturalisé français, il va modifier son nom I en Y. Il va créer un nouveau type de spectacle avec Molière : la « comédie-ballet. Avec Quinault les tragédies lyriques qui s’appelleront ensuite « opéras ».

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BALLON Claude (1671-1744) Danseur français fin XVII

Ballon appartient à une famille de danseurs et fait toute sa carrière à l’Académie royale de musique avec Beauchamps et Pécour. Il danse dans les ballets de Lully. Il fut maître à danser de Louis XV et de sa famille. Il donna son nom « avoir du ballon » en raison de son rebond lors de ses sauts. Il participa aux « Nuit de Sceaux » chez la duchesse du Maine.

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LAFONTAINE (1655-1738) – Danseuse française XVIIe

Première danseuse (avant c’était des hommes travestis)) professionnelle (avant c’était des courtisans) formée à l’école de danse de l’Opéra créée par Louis XIV. Elle tient les rôles titre dans plusieurs ballets de Lully.

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DELALANDE Michel-Richard (1657-1726) Musicien français fin XVII/Début XVIIIe

Organiste et claveciniste, il compositeur de la musique religieuse (motet)pour les messes quotidiennes de Louis XIV et les cérémonies familiales. Il introduisit les voix féminines dans l’église. Maître de la chapelle royale de Versailles et surintendant de la musique de la Chambre du roi ; il dispose des « 24 violons du roi ». Il composa aussi des divertissements, des pastorales, la musique de ballets baroques que le roi appréciait tant.

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QUINAULT Philippe (1635-1688) Librettiste français XVII

Quinault fut très jeune confié par ses parents (habitants en Bretagne), au gentilhomme de Gaston d’Orléans, sans enfant, qui lui donna une éducation cultivée. Après des études dans un Collège de jeunes gens, il écrivit sa première pièce à 18 ans. Après une initiation au droit chez un avocat, il put obtenir la charge d’auditeur à la Cour des comptes qu’il put acheter grâce à la dot de sa femme. Il continue à écrire différentes oeuvres et à 26 ans acheta un quartier de charge de valet ordinaire du roi. Il produit : 30 pièces de théâtre , comédies, tragédies lyriques dont 11 avec Lully qui disait qu’il savait « si bien s’accommoder à la cadence de sa musique ».

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CAMPRA André (1660-1744) – Musicien français fin XVII/XVIII

Violoniste, maître de musique, compositeur d’un nouveau genre : les opéras-ballets en collaboration avec André Cardinal dit Destouches qui vont intégrer de nombreuses parties dansées selon les goûts de Louis XIV. Après avoir été batteur de musique et Inspecteur général à l’Académie royale de Musique, il dirigea les musiciens de la Chapelle royale puis y sera compositeur ordinaire.

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EILENBERG Richard (1868-1927) Musicien allemand fin XIX/début XX

Musicien et compositeur indépendant, il composa des marches militaires mais aussi de nombreuses musiques de danses : valses, polkas, mazurkas. On lui doit la polka « Le moulin de la forêt noire ».

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SOUSA John Philip (1854-1932) – Musicien américain fin XIX/début XXe

Tout jeune il étudie le violon, l’harmonie, la composition et après le violon, il apprend plusieurs instruments à vent Son père le fait entrer dans l’orchestre dans lequel il est musicien. Il rencontre J. Offenbach lors de sa tournée aux Etats-Unis et joue dans son orchestre. Il va créer son propre orchestre le  » The Sousa’s Band » qui aura une sonorité nouvelle et plus agréable : moins de cuivre et plus d’instruments à vent . Il fera une grande tournée en Europe et sera présent à Paris lors de l’Exposition universelle de 1900. Il composera des marches célèbres et sera l’auteur de la musique du quadrille « The Queen of Harvest » (La reine des moissons).

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CAMPANINI Barbara (1719-1799) Danseuse italienne XVIIIe

Danseuse italienne qui a des qualités techniques et d’interprétation ; elle débute à l’Académie royale de musique de Paris. Elle danse à Londres, Dublin, Paris puis elle est engagée à Berlin dans la Cie française de Lany. Malgré son succès et ses conditions avantageuses elle rompt son contrat à cause d’une demande en mariage. Sa vie sentimentale va ainsi perturber sa carrière à plusieurs reprises. Elle finit sa vie dans son château avec le titre de comtesse en Silésie.

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MILON Louis Jacques Jessé (1766-1845) Danseurs français fin XVIII/début XIX

Tout jeune il rentre à l’école de danse de l’Opéra de Paris. Danseur puis chorégraphe il collaborera avec Pierre Gardel comme maître de ballet à l’Opéra.

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NÉRICAULT DESTOUCHES Philippe (1680-1754) Auteur français XVII

Diplomate français, auteur de comédies, membre de l’Académie française

Né le 9 avril 1680 à Tours
Décédé le 4 juillet 1754 à Villiers-en-Bière (77)

Son père est écrivain et organisme et souhaite que son fils entre dans la magistrature.

Philippe fait ses études à Tour au Collège des Jésuites puis à Paris au Collège des Quatre-Nations.

Il adore le théâtre et sur un coup de tête rejoint une troupe de comédiens ambulants.. Il met rapidement fin à cette incartade de jeunesse et s’engage dans l’armée.

En 1699 il se fait remarquer par Roger Brulart marquis de Sillery, vicomtede Puisieux, ambassadeur de France en Suisse, qui charmé par son esprit, le forme puis l’engage comme secrétaire d’ambassade.

Il commence à écrire des vers qu’il montre à Boileau qui l’encourage puis l’initie à l’art dramatique. Il écrit en Suisse sa première pièce « Le Curieux impertinent » comédie qui sera jouée par une troupe amateurs mais aussitôt reprise par la Comédie française en décembre 1710.

Un temps ambassadeur de France en Angleterre

En 1715 recommandé par Mr de Puysieux, Destouches accompagne le futur cardinal Dubois en Angleterre, le seconde avec habileté dans la négociation qui aboutira en 1717 à la Triple-Alliance entre la France, l’Angleterre et la Hollande contre l’Espagne.

De 1716 à 1722, après la retraite de Dubois, il exerce les fonctions de Ministre plénipotentiaire pendant 6 ans qui lui rapportèrent une gratification de 100 000£.

Membre de l’Académie française
Ses succès littéraires et l’appui de Dubois lui ouvrent les portes de l’Académie française où il est élu le 25 août 1723

Dans sa comédie « Le philisophe marié ou le mari honteux de l’être » joué par les comédiens français du roi le 15 février 1727,  il décrit son couple. Il obtient un succès plus grand encore avec « Le glorieux » comédie jouée à la Comédie française le 18 janvier 1732 et qui montre le conflit entre l’ancienne noblesse et la bourgeoisie montante.

Il fut aussi un familier de la cour de Sceaux où la duchesse du Maine le recevra dans les « Grandes nuits de Sceaux » qu’elle organisait dans son domaine. Il fut un des chevaliers de l’ordre des « Chevaliers de la mouche à miel » créé par la duchesse. Il écrira le livret de la comédie« Les amours de Ragonde » dont Jean MOURET écrira la musique. Cette œuvre fut aussi présentée par l’Académie royale de musique en 1742

A 45 ans il aspire à une vie calme de gentilhomme et cherche à avoir des revenus réguliers.
En 1727 il se fait pourvoir d’une charge de Garde de la porte du roi au château de Fontainebleau et achète le 1 décembre 1727, au sud de Melun une terre avec une seignererie de Fontdisieu et des revenus des terres à Villiers, Vosves et Farcy.

En 1732 âgé de 52 ans il se retire dans sa propriété à Villiers en Brière et devient Gouverneur de Melun.

Il écrit des essais théologiques publiés dans le « Mercure de France ».

Malade, il décède le 4 juillet 1754 à 74 ans dans son château de Fortoiseaux et est inhumé à Villiers en Brière sa paroisse.

Une rue de Tours porte son nom rappelant sa naissance.

Vie privée  

Pendant son séjour à Londres il tombe amoureux d’une anglaise catholique Dorothée Johnstar de Blackborn qu’il épouse secrètement le 21 septembre 1721 mais qui sera naturalisée à son retour en France le 8 février 1725.

Ils auront deux enfants, qu’il souhaite établir :
– son fils est officier chez les mousquetaires
– sa fille Marie-Thérèse-Gabrielle âgée de 18 ans sera mariée le 5 février 1754 à Villiers avec un brigadier d’infanterie ; il lui octroie en dot une rente de 2000 £. La cérémonie nuptiale dut avoir lieu au château car Néricault est très malade et ne peut se déplacer.

Le 5 mars 1755 sa fille accouche d’une fille nommée Marie-Dorothée mais la jeune mère décède un mois plus tard .Elle est inhumée à côté de son père décédé quelques mois plus tôt.

Trois ans plus tard le 29 mai 1758, Mme veuve Néricault meurt à 58 ans. Elle aussi inhumé à Villiers.

A la demande du fils et du gendre, un inventaire est dressé puis le domaine est vendu aux enchères le
12 janvier 1767, acheté par Claude-Pierre Lelong de Ligny.

Ses œuvres

Il a écrit 27 œuvres de théâtre dont 19 furent jouées à la Comédie Française entre 1710 et 1764  ainsi que par les comédiens ordinaires du roi sous Louis XIV et Louis XV dont :

– « L’irrésolu » comédie donnée en 1713
« La fausse veuve ou le jaloux sans jalousie » comédie en prose donnée en 1715
– « Le jeune homme à l’épreuve » comédie en prose donnée en 1751
-«  le Dissipateur ou l’honnête friponne » comédie donnée en 1753»

Quelques proverbes issus de ses pièces sont restés dans la langue courante :

« Les absents ont toujours tort »  dans « l’Obstacle imprévu »

« La critique est aisée et l’art est difficile » et
« Chassez le naturel, il revient au galop »  dans « les Glorieux »

Sources :
Wikipedia
Site de la Mairie de Villiers-en-BièreL

André Cardinal dit DESTOUCHES (1672-1749) Compositeur français fin XVII/XVIII

Compositeur de tragédie lyrique, d’opéras-ballet de la période baroque.
Il fut inspecteur puis directeur de l’Académie royale de musique pendant 2 ans

Baptisé le 6 avril 1612 à Paris
Décédé le 7 octobre 1749 à Paris à 76 ans

Fils d’un riche négociant : Etienne Cardinal, seigneur des Touches

Lorsqu’il à 13 ans sa mère décède et son père se remarie deux ans plus tard et il aura un autre fils. Il avait une sœur qui est entrée au couvent.

Destouches s’est marié et a eu une fille

Il a été instruit par des Jésuites au collège Louis-le-grand et termine sa classe de rhétorique à 14 ans..

En 1687 son professeur de géographe et mathématicien  le Père Tachard l’invite à l’accompagner en mission diplomatique au Siam pour y reconduire les 3 ambassadeurs que leur roi avait envoyés à Louis XIV.

En 1692 Destouches est rentré à l’armée chez les mousquetaires du roi et il compose des airs que l’un de ses amis chante sur le terrain des combats et qui rencontre un certain succès.

Une formation musicale tardive

En 1694 il quitte l’armée pour suivre ne formation musicale avec André CAMPRA comme professeur auprès duquel il rencontre son cousin Antoine Houchard de La Motte, l’un des principaux librettistes de ce temps ; ils travaillent sur « L’Europe galante »  premier opéra-ballet (1697).

Destouches compose quelques airs pour cette création et gardera Houdard de la Motte comme librettiste.

Le 7 octobre 1697, ils produisent ensemble  une pastorale héroïque « Issé » à la cour de Fontainebleau à l’occasion du mariage du dauphin. Le roi Louis XIV a été impressionné et a apprécié sa musique autant que celle de LULLY 

En 1694 son père meurt, il hérite le titre de sieur DESTOUCHES et son demi-frère de sieur de Guilleville.

En 1718 il achète la charge de surintendant de la musique du roi qu’il conserve pendant 20 ans.

En 1713 le roi le nomme Inspecteur général de l’Académie royale de Musique. Il en devient le Directeur en 1728 jusqu’en 1730.

Après la mort de Louis XIV en 1715, il a l’appui du Régent qu’il a connu à l’armée et compose pour lui de la musique religieuse. L’appui royal continuera avec Louis XV.

 

En 1726 il compose sa dernière œuvre théâtrale, une comédie lyrique « Les stratagèmes de l’amour ».

En 1727 il est maître de musique de la chambre du roi.

En 1728 il est nommé directeur de l’Opéra de Paris.

Le 14 juin 1744, à la mort de CAMPRA, il devient surintendant de la musique en titre avec Colin de Blamont.

Il crée au palais  un « concert spirituel » sur le modèle de celui de la ville de Marie Leczinska.

Quelques unes de ses œuvres

1699 « Marthésie, reine des amazones » tragédie lyriqueballet du roi à 4 entrées  – Livret de La Motte.
1699 « Amadis de Grèce » tragédie lyrique – Livret de La Motte
1704 « Le carnaval et la folie » comédie-ballet – Livret de La Motte
1722 « Callirboé » tragédie lyrique en 5 actes, livret de Pierre-Charles ROY
1721 « Les Elémens » opéra-ballet en collaboration avec Michel-Richard DELALANDE – Livret de Pierre-Charles Roy.
1729 « Les stratagèmes de l’amour », ballet  héroïque en 3 entrées.

Il mourut le 3 février 1749 à Paris et fut inhumé à St Roch.

MOURET Jean Joseph (1682-1738) Compositeur français fin XVII/XVIII

Musicien, compositeur, directeur de théâtre, maître de musique des enfants du duc du Maine,
surintendant de la musique lors des Grandes nuits de Sceaux organisées par la duchesse du Maine

Né le 11 avril 1682 à Avignon
Décédé le 20 décembre 1738 à Charenton, à 56 ans.

Son père Jean-Bertrand Mouret, était marchand de soie à Avignon.

Il fit donner à son fils une bonne éducation mais favorisa son goût précoce
pour la musique.

Jean se montra très doué et dès 10 ans il composa différents morceaux. Il avait aussi une belle voix, des talents pour la poèsie.

Vers l’âge de 25 ans en 1707 il vint à Paris et est engagé comme maître de musique chez le duc de Noailles.
Son talent est reconnu à la cour du duc du Maine
En 1708 il est présenté à Louis-Auguste de Bourbon, duc du Maine (fils légitimé de Louis XIV et de Mme de Montespan) et à son épouse Louise Bénédicte de Bourbon-Condé, duchesse du Maine.

Il est engagé comme maître de musique auprès des enfants du couple.

En 1709 il est nommé ordinaire puis surintendant de la musique du duc du Maine et perd sa charge en 1736 à la mort du duc.

Mouret sera chargé, par la duchesse du Maine, d’organiser les spectacles et divertissements qu’elle donne dans son château lors des « Grandes nuits de Sceaux » entre le 31 juillet 1714 et l’été 1715. Chaque nuit aura son  roi, sa reine, d’un ou deux auteurs de vers ou de théâtre et de deux compositeurs de musique qui furent souvent : Pierre-Nicolas Marchand et  Mouret (il composa personnellement les spectacles de 11 nuits sur les 16 données).

Mouret faisait également partie de la parodie de chevalerie créée par la duchesse le 11 juin 1703 : baptisé « l’ordre des chevaliers de la mouche à miel » [1] constitué d’hommes et femmes de talent divers qui constituaient une petite cour chargée de distraire la duchesse à Sceaux

Mouret cumule de nombreuses fonctions

Il demeure à Paris car il est chef d’orchestre à l’Académie royale de musique où il fait représenter ses ouvrages lyriques. La gaité de sa musique vocale et instrumentale plaisait beaucoup (d’août 1714 à 1718).

En 1718 il obtient le privilège royale d’imprimer sa propre musique.

De 1716 à 1737 Mouret est aussi compositeur attitré au Nouveau Théâtre des Italiens du Palais royal. (il composera 120 divertissement en 20 ans.qui sont publiés en 6 volumes)

En 1716 il compose aussi pour les comédies de Dancourt à la Comédie française.

En 1720 Mouret s’assura une place à la cour grâce à une charge de chantre de la Musique de la Chambre du roi ;

En 1722 à l’avènement officiel de Louis XV, il fournit la musique  des divertissements raffinés offert par le Régent en son château de Villers-Cotterêts.

En 1728 à 1733 Mouret fut nommé Directeur artistique du Concert spirituel ce qui lui procura un lieu d’exécution pour ses motets, cantates, cantatilles et suite de symphonies

Quelques unes de ses œuvres dédicacées aux membres de la cour du Maine :

Ses librettistes sont : Philippe NÉRICAULT DESTOUCHES et Pierre-Charles ROY.

Comédie lyrique : « Les amours de Ragonde et Colin »  (1714) où Mouret y montra un style novateur

Tragédie lyrique : « Ariane » (1717), « Pirithoüs » (1723)

Des ballets héroïque : « Les festes de Thalie » (1714),   Les amours des dieux »  (1727) où la CAMARGO dansa un solo très acclamé ; « Le triomphe des sens ».(1732), « Les grâces » (1735)

Musique religieuse : « Dix motets à une ou deux voix avec symphonie au Concert spirituel des Tuileries (1742)

En 1729 il dédie au fils de la duchesse du Maine, le prince de Dombe deux divertissements de musique instrumentale :

–  « Fanfares pour des trompettes, timbales, violons et haubois »

– « Fanfare pour violons, hautbois et corps de chasse » exécutée à l’Hôtel de ville de Paris en présence de Louis XV .

Vie privée.

Peu après son arrivée à Paris, le 20 octobre 1711 il épousa  au château de Sceaux : Madeleine Prompt de St Mars fille de l’intendant des finances du duc du Maine ; les témoins étant les membres de la famille du Maine. Le couple aura une fille nommée Françoise Louis née le 21 octobre 1722 à Paris après avoir perdu un premier fils.

Une triste fin de vie

Le cumul de ses différentes activités lui procura pendant un certain temps une large aisance financière.

Mais à partir de 1734, en moins d’un an,  il perd successivement plusieurs  fonctions qu’il occupait.
Les 4000£ de revenus, que lui rapportait la direction du Concert spirituel, puis la place de compositeur de la Comédie italienne ; et en 1736 sa charge auprès du duc du Maine lors de son décès.
Il réagit très mal à cette situation qu’il vécu comme une déchéance car cette baisse de revenu ne lui permit pas d’établir sa fille comme il le projetait.

Des mécènes, comme le prince de Carignan eut la générosité de lui accorder une pension de 1000£, lui apportèrent quelques revenus.Mais ses diverses infortunes, altérèrent son équilibre mental et sa santé physique

Atteint de déchéance et de folie, il dû aller chez les Pères de la charité à Charenton où les remèdes n’ayant aucun effet il mourut à 56 ans le 20 décembre 1738

Sa veuve continua à faire éditer sa musique après sa mort.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans le parc de Sceaux, près du pavillon de l’Aurore, (bâtiment de style classique de 1671 construit par Claude Perrault pour Colbert). sur une colonne de pierre est posée une plaque de marbre sur laquelle est inscrit

«A Jean-Joseph Mouret 1683-1738
musicien provençal
Surintendant des fêtes de la Cour de Sceaux »

 Sources :

Wikipédia et « La duchesse du Maine » par Catherine Cessa  – Edition Classique Garnier

[1] L’ordre de la Mouche à miel initié par la duchesse du Maine ne lui survivra pas. Personne fantasque, de petite taille, aimant la poèsie, l’art de la conversation, les fêtes,  elle sut s’attacher 39 membres élus dont chacun était  intronisé au cours d’une cérémonie où il prêtait serment et recevait une médaille en or suspendue à un ruban jaune, cérémonie présidée par la « dictatrice perpétuelle » de l’ordre. L’abeille était son symbole, accompagnée de la devise « Elle est petite mais fait de graves blessures ». Elle trouve sa source dans l’Aminte de Torquato Tasso. La petite taille de la duchesse la faisait comparer à une mouche à miel (abeille) ainsi que son caractère emporté.

Aucune liste ne fut retrouvée, mais ont dû en faire partie :

Jean d’Alembert encyclopédiste/Claude BALLON danseur/Pierre-François Godard Beauchamp auteur/François de Bernis cardinal ministre d’Etat/ Françoise PRÉVOST danseuse/ Philippe NÉRICAULT DESTOUCHES auteur/ Montesquieu écrivain /l’abbé Genest poète et académicien/Adélaïde de Pisieux duchesse d’Estrées/Nicolas de MALÉZIEU, homme de lettre ordonnateur des fêtes de la duchesse habitant Chastenay/