Danses

Les quadrilles du XIXe sont issus des contredanses du XVIIIe

A l’origine les contredanses anglaises
C’est vers 1684 que les contredanses ont été introduites en France  importées d’Angleterre par le danseur André LORIN qui est allé les apprendre. Elles se dansaient  généralement en formation de plusieurs couples placés sur deux lignes en vis-à-vis. On se déplaçait par petits pas marchés et légers sur un rythme vif, parfois plus lent. Les couples se déplaçaient ensemble ou à tour de rôle avec une progression des places.

Adaptation pour concevoir des contredanses à la française
Ces contredanses anglaises furent adaptées et modifiées en France car on y dansait la danse baroque qui était. caractérisée par des mouvements de bras et des pas sophistiqués. Un ou deux couples se déplaçaient sur des parcours déterminés qui formaient des figures.

Les maîtres de danse français ont donc introduit les pas baroques lors des déplacements.

Ils reprirent aussi les formations en cercles que l’on retrouve souvent dans nos danses populaires chantées.
Ex le « Carillon de Dunkerque », « La boulangère »
Les danses avaient un nombre pair de couples, ce qui permettait de faire des figures à deux couples en carré que l’on a appelé un temps « cotillon » vers 1740 puis quadrette.
La contredanse se composait d’une danse simple appelée « entrée » puis de sa figure propre exécutée par un couple meneur. Cette alternance durait jusqu’à ce que chaque couple ait dansé. ex : La Belle Eurydice
Ces contredanses furent dansées  pendant le Directoire et sous le Premier Empire. Ex de danse en quadrille : « La Monaco »,  « La psyché »,  « La Turck »

Ces 3 contredanses sont à l’origine du quadrille français :
« la Christian »              donna   « le Pantalon »
« La Hortense »             donna   « l’Été »
« La Victoire »               donna   « la Poule »

Fut rajoutée en l’honneur du célèbre danseur mondain du Directoire Mr Trénitz « la Trénis » jusqu’en 1811

« La Sirie »  en l’honneur de la naissance du roi de Rome

« La Pastourelle » et « Le galop ou Saint-Simonienne » furent rajoutés sous le Second  Empire

Puis les pas baroques furent peu à peu abandonnés car il fallait une certaine dextérité pour les réussir et prendre des cours de danse et de maintien ce qui limitait à une classe sociale aisée. La formation en 4 couples fut appelée quadrille en France, tandis qu’en Angleterre on utilisait toujours le mot de « cotillon » ou « square dance ».

 Au début du XIXe siècle les pas baroques sont gardés puis peu à peu, on passe au pas marchés afin que les quadrilles puissent être dansés par un grand nombre de personnes et dans les bals populaires.
L’ordre des couples est déterminé de 1 à  4.  Par convention le couple 1 est celui placé le plus près de la musique. Il sera le couple « meneur » qui commencera la figure ; celle-ci sera  répétée par les autres couples dans l’ordre, devenant meneur à leur tout.
On peut danser avec sa/son partenaire placé/e à côté ou avec son vis-à-vis (la personne en face).

Les déplacements ou figures à connaître
 Certains déplacements reviennent dans les figures de quadrilles. Il est utile que les danseurs les connaissent au préalable :
. l’avant 2 (2 personnes en vis-à-vis), l’avant 4 (les 2 couples vis-à-vis)
. le
moulinet
. le dos à dos
.  la queue du chat
ou promenade
. la chaîne anglaise ou grande chaîne
. la chaîne des dames,

Chaque quadrille est  en principe composé de 5 figures. Leur description se trouve dans les traités publiés par divers maîtres de danse du XIXe siècle. Il y a souvent des variantes apportées soit par le chorégraphe lui-même soit par d’autres professeurs qui ont créé leur propre version.

(d’où la nécessité de se mettre d’accord sur la version pratiquée lorsqu’on danse en bal).

Vers la fin du XIXe siècle, les quadrilles sont moins dansés au profit des danses en couple fermé.

 

Pratique de la danse du Moyen Age à la Renaissance

Au Moyen-Age la danse était une activité populaire et collective qu’on pratiquait dans les villages comme le chant et la musique lors des fêtes. La danse était aussi pratiquée à la cour du seigneur où était invité des troubadours et des ménestrels. Le style était plus raffiné avec la recherche du beau geste. On dansait la carole, l’esptampie, la tarentuelle, danses venues d’Italie via la Provence.

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Evolution des danses lors de la Renaissance*

Issu des branles du Moyen-Age, on continue à danser les danses basses comme la pavane et la gavotte ; mais des danses « hautes » c’est-à-dire plus sautantes et plus rythmées se diversifient. : la gaillarde, la chaconne, la passacaille mais surtout la volte danse de couple ayant des points communs avec la valse. Lors des bals de cour on danse accompagné d’un groupe de musiciens car les compositeurs se mettent aussi à la musique de divertissement.

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Contredance anglaise et contredanse française

La contredanse est originaire de l’Angleterre, pratiquées dans les villages, On doit à John Playford d’avoir collecté ces danses et de les avoir publiées. Elles ont été reprises dans toutes les couches de la société et un maitre de danse français les a introduites à la cour de France. Cette nouveauté a eut du succès et de nombreuses chorégraphies ont été créées tout en gardant les pas baroques dans les déplacements. La forme en colonne a souvent été remplacées par des rondes ou des carrés à plusieurs couples donnant ainsi la contredanse française. Puis les pas ont été simplifiés.

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POLKA arrivée en France en 1844

Origine :

La polka est originaire de la Bohème orientale située aujourd’hui en République tchèque. En effet c’est en voyant une danse lors d’une fête de village en Bohème que le maître de musique local Jesep Neruda se serait inspiré pour créer un pas dynamique qu’il aurait baptisé « polka » . Son nom viendrait de « pulka » qui signifie « moitié » en tchèque, dérivé du demi-pas en avant si typique (semblable à un sautillement) qui lui confère une gaîté de mouvement si caractéristique.

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Les danses de bal de la Belle Epoque

La « Belle Epoque » est une transition entre la fin du XIXe siècle et le début du XXe siècle ; elle va approximativement de 1870 à 1914.
La danse de bal reflète l’évolution et les bouleversements apportés par les brassages de cultures dus :

  • aux expositions universelles,
  • au développement des transports,
  • au progrès technique
  • et à l ‘influence des nouveaux rythmes américains :
    • Le boston américain est arrivé en 1875. C’est une variante de la valse, plus lente avec des pas croisés et progressifs.
    • Le two-step dans lequel on passe du chassé binaire de la polka, à ceux ternaires et légèrement sautés.

Néanmoins, la France danse toujours la polka, la mazurka, la scottish, entre autre dans chaque coin de France se pratique ces « danses sociales » qui réunissent les gens de tous âges lors des fêtes familiales ou de villages. Quelques nouveautés : le pas de quatre, le pas de patineur.

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Du pas chassé au galop

Le pas chassé est pratiqué naturellement par les enfants et se trouve dans maintes danses du folklore français. Les contredanses du XVIIIe l’ont intégré pour les déplacements ; parfois en combinaison il prend le nom de « coquette » ou « gracieuse ». Quant au « galop » il a un tempo rapide ce qui en fait une danse de couple enjouée entre pour pour les fin de bal.

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Le quadrille français

Ce quadrille à 2 couples en vis-à-vis (ou quadrette)  fut d’abord un assemblage de contredanses en vogue à la fin du XVIIIe siècle. On le dansa sous le Directoire et l’Empire, avec ses 3 contredanses fixées et les pas baroques. Au cours du XXe on rajouta La pastourelle, puis plus tard Le galop ou Saint-Simonienne. La simplicité des pas marchés se substitua aux pas baroques.

A la fin du XIXe siècle il fut supplanté par le « quadrille des lanciers« .

Le quadrille français est composé des 5 figures suivantes :

  1. le Pantalon,
  2. l’Eté,
  3. la Poule,
  4. la Pastourelle,
  5. le Galop.

Les figures du quadrille francais en vidéo

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L’allemande

Le terme d’allemande désigne une position de danse où le couple se tient des deux mains au-dessus de la tête de façon à pouvoir faire des passes en dansant en couple. On retrouve cette position dans les contredanses françaises.

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Position des danseurs en valse XIXe siècle

Elle est différente de la position adoptée actuellement en valse du XXe siècle. Mais elle est toujours importante pour la fluidité de la danse et pour permettre au cavalier de guider sa cavalière lors des bals.

Les partenaires sont placés en vis-à-vis mais ne sont pas face à face. Le cavalier se place légèrement décalé à gauche (pour la valse à droite).

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VALSE

Origine :

Le mot « valse » viendrait de l’allemand « walzen » tourner. En Allemagne était dansé le « landler » dont le premier pas est sauté car dansé en plein air sur la terre battue dans les fêtes de villages. A l’époque du Moyen-Age on dansait aussi « la volte » danse de couple où la femme s’appuie sur son cavalier pour tourner et sauter. C’est au milieu du 18e siècle que les règles furent fixées dans sa forme moderne et commença à avoir du succès. Mais elle ne resta pas figée et pris plusieurs variantes : valse française, valse viennoise, valse anglaise.

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MAZURKA

Origine :

Du nord de la Pologne où elle fut dansée dès le 16e siècle. Selon les versions, le nom viendrait soit du village de « Mazurck » près de Varsovie, soit de la région polonaise « la Mezovia » où elle est née, soit encore du terme « mazur » qui désignait les paysans des campagnes polonaises.

Diffusion :

Cette danse a conquis toute l’Europe à partir du 18e siècle. Partie de Pologne, elle passa en Russie, en Hongrie puis arriva en Allemagne.

Au 19e siècle elle se répandit en France et en Angleterre et fut très populaire dans les bals avec la valse et la polka.

Caractéristique :

Outre son pas de base, la mazurka laisse une capacité d’interprétation aux danseurs. Au 19e siècle les amateurs connaissaient une soixantaine de figures plus ou moins complexes.

La mazurka a en commun avec la valse le rythme à 3 temps (temps 3/4) et l’accent porté sur le premier temps.

Compositeurs :

La mazurka inspira de nombreux compositeurs de l’époque :

  • Frédéric Chopin, musicien polonais qui composa 59 mazurkas
  • Johann Strauss père et fils, composèrent plus de 70 mazurkas

On retrouve une mazurka de Chopin dans la suite du ballet « les Sylphides » du danseur russe Michel Fokine, le compositeur français Léo Delibes mis une mazurka dans son ballet Copélia (1870).

Au début du 20e siècle la mazurka tomba en désuétude dans les bals mais subsista dans les danses populaires.
Source : Guide des danses de salon – Ed. Solar

Le quadrille des Lanciers

Le quadrille des Lanciers est composé de :

  1. les Tiroirs,
  2. les Lignes,
  3. les Moulinets,
  4. les Visites,
  5. les Lanciers.

Figures du quadrille des lanciers en vidéo

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Danses du Premier Empire

Pendant le Directoire et le Premier Empire les contredanses françaises du XVIIIe continuent à être dansées.

  • Certaines contredanses anglaises sont reprises,  La  Valse du duc de Kent se danse sur 2 lignes de vis-à-vis avec progression des couples
  • « La galopade » a gardé la position sur 2 lignes des danseurs de la contredance anglaise, mais avec les pas baroques de la contredanse française
  • d’autres danses sont en cercle comme Le Carillon de Dunkerque ou La boulangère 
  • d’autres danses sont en carré  comme La Monaco ou La psyché

Des feuillets étaient publiés contenant la musique et quelques descriptions des figures et pas proposés. Les pas spécifiques reprenaient les pas baroques tels que : pas de bourrée, pas de rigaudon, contre-temps de gavotte par exemple.

Voici certaines danses que nous avons déjà étudiées :

  • la Galopade,
  • la Boulangère,
  • le Carillon de Dunkerque,
  • la Turck,
  • la Monaco,
  • la valse du duc de Kent,
  • la Psyché,
  • la gigue anglaise,
  • la Belle Eurydice
  • le quadrille français avec les pas spécifiques premier empire.
  • Fête à Châteauvieux
  • la Fraternité

Quelques vidéos

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Divers quadrilles dansés au XIXe

Le XIXe siècle vit apparaître différents quadrilles que l’on retrouve décrits dans les traités de danses de CELLARIUS, de LUSSAN-BOREL, dEugène GIRAUDET, de Gustave DESRAT, de François PAUL qui représentent des sources précieuses pour la pratique des quadrilles de la seconde moitié du XIXe siècle.

– le Quadrille français (1800/1850) issu de plusieurs contredanses qui furent groupées au début du XIXe.  Pantalon/Été/Poule/pastourelle. Les pas baroques furent abandonnés au profit des pas marchés. La 5e fig. le Galop ou Saint-Simonienne fut rajoutée plus tard.
Musiques : L-J CLARCHIE, Johann STRAUSS (fils), Ph. MUSARD, L. GANNÉ, OFFENBACH.

– le Quadrille Le Polo (1865 – traité Lussan-Borel) composé des 5 fig. :

  • La promenade
  • La corbeille
  • La traversée
  • La nouvelle pastourelle
  • Le polo

– le Quadrille américain (1879 – traité Lussan-Borel) et remanié en 1888 par François Paul,  composé de 5 fig. :

  • La promenade
  • La corbeille
  • Les chevaux de bois
  • Les visites
  • L’américain

– le Quadrille des variétés parisiennes (1899 – traité de Lussan-Borel) composé  des 5 fig. :

  • L’invitation (valse)
  • L étoile (polka)
  • Le prisonnier (valse)
  • L’alternante (polka-mazurka)
  • La rosace (valse)

– le Passe-passe quadrille (1883 – traité de G. Desrat) composé des 5 fig.

  • Passe-passe
  • Passera
  • Petite menuet
  • Chaîne des fleurs
  • Le tour du monde en 16 heures

– Le Triangle nouveau quadrille (1877) comporte 5 fig.
Source : Traité et cotillon  de François PAUL 1834/1894 ;

  • Les tours de mains
  • Les promenades
  • Le triangle
  • Les dos à dos
  • La chaîne

Quadrille des lanciers valsé (traité Lussan-Borel) composé de 5 fig.

  • Les tiroirs
  • les lignes
  • les moulinets
  • les visites
  • la couronne

– Quadrille français à 4 couples d‘Eugène COULON (1856)