ADAM Adolphe Charles (1803-1856) Musicien français début XIX

Musicien, compositeur entre autre du ballet « Giselle »

Né le 24 juillet 1803 à Paris

Décédé le 3 mai 1856 à Paris à 52 ans

Son père : Adolphe-Charles ADAM (professeur de piano au
Conservatoire, pianiste et compositeur alsacien )

Sa mère : Elisabeth Coste

Marié à Sara Lescot puis à Chérie-Louise Couraud

Son fils Jean-Louis ADAM marié

Mauvais élève Adolphe désertait les cours avec un autre compère Eugène Sue. Mais il a commencé à étudier la musique en cachette de son père et entra en 1817 au Conservatoire de Paris. Il eut pour maître François-Adrien Boieldieu pour la composition et Reicha pour le piano

Vers 1823 pour se faire connaître, il jouait le soir à l’orchestre du Gymnase en faisant des remplacements (il proposait même ses cachets à ceux qui acceptaient de se faire remplacer).

Il écrivait des chansons et des musiques pour autrui.

En 1825 il acquit assez de métier pour devenir lauréat du Second prix de Rome.

En 1824 il concoure pour le prix de Rome et obtient une mention.

En 1825 il a le 2e prix en composition.

Compositeur

En 1826 il voyage en Hollande, Allemagne et Suisse où il rencontre Scribe à Genève. Sur un livret de Scribe et Mazière, il écrit la musique du vaudeville « L’oncle d’Amérique » en 1825, puis sur un livret de Scribe pr l’Opéra-Comique « Le mal du pays de la batelière du Brientzé » en 1827, créés au Théâtre du Gymnase.

En 1829 il crée sa première oeuvre pr l’Opéra-Comique « Pierre et Catherine » de Paris qui tient 80 représentations.

La révolution de juillet de 1830 interrompt les activités de l’Opéra-Comique.

Il part à Londres en 1832 à Coven Garden « The first compagne » et « The dark diamond » puis son ballet « Faust » à Coven Garden

Il choisit de devenir compositeur lyrique  mais Boieldieu l’orienta vers l’Opéra-comique, genre en pleine mutation

En 1834 il connut un premier succès avec « Le châlet » considéré comme le début de l’opérette à la française, livret de Scribe

En 1836 « Le postillon de Longjumeau » obtient un succès phénoménal qui gagna l’Europe. Le tsar Nicolas 1er fut sensible aux critiques élogieuses du « Brasseur de Preston » donné à Paris en 1838 et l’invita à St-Pétersbourg en 1839 pour donner son ballet « La fille du Danube » livret de Taglioni (composé pour sa fille Marie Taglioni) et de Desmares. Il composa le ballet « L’écumeur des mers » pour elle aussi qui fut donné devant la cour en février 1840.

Le 15 décembre 1840 il composa une marche funèbre pour le retour des cendres de Napoléon 1er et leur inhumation aux Invalides.

En 1841 il composa la musique du ballet « Gisèle » sur un livret de Théophile Gautier et une chorégraphie de Jules PERROT. Ce ballet fut un triomphe en France et dans toute l’Europe donné encore à notre époque, même si souvent c’est la version de Marius PETIPA qui est reprise.

En 1844 il fut nommé « Membre de l’Académie des Beaux-Arts » en composition musicale.

En 1845 il obtient à nouveau un succès avec le ballet « Le diable à 4 », « La fille de marbre » créé à Londres au Druny Lane.

En 1847 à la suite d’une dispute avec le nouveau directeur de l’Opéra-Comique qui refuse de le programmer, il créé le « Théâtre national » qui avait pour but d’accueillir les jeunes compositeurs qui n’arrivaient pas à faire jouer leur ouvrages. Mais la révolution de 1848 ruina cette tentative et le théâtre ferma en 1848.

Adam avaient des dettes, il se mit à écrire des articles pour avoir des revenus.

En 1849 il entra au Conservatoire comme professeur de piano et continua à composer des Opéra-Comique.en 1849 « La filleule des fées » livret de St Georges et Perrot à l’Opéra de Paris.

En 1849 « Le toréador » (air de bravoure : « Ah ! que dirais-je maman ?» sur un thème de Mozart.

Au départ du directeur de l’Opéra-Comique, Adam y revient afin d’y présenter ses œuvres.

En 1852 « Si j’étais roi » ; ainsi que le ballet « Le corsaire » en 1856.

En 1856 pour le Théâtre-lyrique et l’Opéra de Paris il écrit plusieurs œuvres qui lui permettent de rembourser ses dettes.

Sa mort survient quelques jours après la création aux Bouffes-Parisiens de son opérette « Les patins de violettes »

Il est inhumé au cimetière de Montmartre. C’est Fromental HALÉVY qui prononça le discours de ses funérailles le 5 mai 1856.

Vie privée

En 1829 il épousa l’actrice Sara Lescot avec qui il eut un fils Adrien-Léopol ADAM (1832-1851

Sa femme mourut en 1857 ; il épousa ensuite Chéri-Louise Couraud.

A Paris une rue porte son nom depuis 1864, située dans le 6e arrond. Derrière le Théâtre de la ville, entre le 14 quai de Guesvre et le 13 avenue Victoria.

Ses productions en 30 années :

46 opéras-comiques et 14 ballets dont les plus connus sont :

« le châlet » (1934)
« Le postillon de Longjumeau » et « la fille du Danube »  (1936)
« Si j’étais roi » 1852
« Gisèle »(1841) sur un livret de Th. Gautier.
« Le Corsaire »
« Le diable à 4 »
« La jolie fille de Gand »
« La filleule des fées »

De nombreux opérettes et opéras-comiques
« La marche funèbre » pour les cendres de Napoléon 1

Il publia 3 ouvrages sur la musique.

Des musiques de chansons dont la célèbre « Minuit chrétien » quoique pas particulièrement catholique.

Source : Musicologue.org/biographie/adam_adolphe.html