METRA Jules Louis Olivier (1830-1889) – Musicien français XIXe

Compositeur, chef d’orchestre de musiques de bals, opérettes, ballets

Né le 2 juin 1830 à Reims
Décédé le 22 octobre 1889 à Paris âgé de 59 ans.

Fils de Jean-Baptiste Métra, acteur mais ex-avocat au barreau de Lyon qui abandonna sa profession pour suivre une troupe nomade de comédiens. La troupe passait l’hiver à Paris et partait en tournée à la belle saison.

Olivier monte sur les planches avec son père dès 5 ans afin de jouer des rôles d’enfants garçon ou fille. A 14 ans, il fait ses début au Théâtre Comte à Paris, Théâtre des Jeunes Elèves maintenant « Bouffe-Parisien ».

Jeune acteur, il s’initie au violon en autodidacte

Par ailleurs, il apprend le violon grâce à  un violoniste du théâtre qui lui prêta son instrument en dehors des représentations et le jeune Olivier s’exerça seul jusqu’à savoir à peu près en jouer. Un musicien de l’orchestre, Edmond Roche, lui donna des leçons puis le fit entrer au Conservatoire de musique de Paris où il obtient un 1er prix de violon. Il donne des leçons au cachet. Il fit partie d’un quatuor de l’Ile St Louis comme deuxième violon. Il est connu dans le milieu bohème de Paris ce qui lui permet de recevoir  des offres d’engagement comme violoniste ;  un jour  il est demandé comme chef d’orchestre au Théâtre Beaumarchais. Lire le reste de cet article »

KOMZAK Carl II (1850-1906) Musicien XIXe d’origine tchèque

Violoniste, chef d’orchestre militaire autrichien, compositeur de musiques de danse

 

Né le 8/11/1850 à Prague -Tchéquie
Mort le 23/4/1806 (54 ans) à Baden – Autriche

Membre d’une famille de musiciens :
– Son père : KOMBAK Carl I (ou Karel en tchèque) violoniste, compositeur,
chef de son orchestre
– Il a 2  enfants  : une fille et un fils Carl III (1878-1924) musicien et compositeur

Carl II s’initie à la musique avec son père.
De 1861 à 1867 il étudie au Conservatoire de Pr ague : le violon, la théorie musicale,et la  direction d’orchestre.
En mars 1869 il joue dans l’orchestre dirigé par son père à Linz comme violoniste et baryton.

Il commence sa  carrière de chef d’orchestre militaire à 21 ans

En 1871 il postule comme chef d’orchestre du 7e régiment d’infanterie à Innsbruck. C’est durant cette période qu’il découvre la musique folklorique du Tyrol dont il s’inspire dans ses compositions pour le choeur de l‘Innsbruck Liedertafel Choir dont il est maître de chapelle. Lire le reste de cet article »

HELLMESBERGER Josef I (1828-1893) – Musicien du XIXe autrichien

Membre d’une famille de musiciens sur 3 générations
Violoniste, fondateur d’un quatuor, chef d’orchestre, professeur au Conservatoire de Vienne

Né le 3/11/1828 à Vienne – Autriche

Décédé le 24/10/1893 (63 ans) à Vienne

Sa famille :
Son père : Georg I (1800-1873) violoniste est professeur au Conservatoire de Vienne.
Son frère : Georg II (1830-1852) violoniste
Ses 2 fils : Josef II (1855 -1907) chef d’orchestre et compositeur célèbre et Ferdinand (1863-1940)

Josef I a appris le violon avec son père au Conservatoire de Vienne.

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ZIEHRER Carl Michael (1843-1922) Musicien autrichien XIX/début XXe

Compositeur, Chef d’orchestre militaire et de musique légère 

Né le 2 mai 1843 à Vienne (Autriche)
décédé le 14 novembre 1922 à Vienne à 79 ans
Il étudie la musique au Conservatoire de Vienne. En 1862, à 19 ans, il commence à composer. L’année suivante il est repéré par l’éditeur Carl Haslinger qui décide de le publier.

A la fin 1863, son éditeur lui fait diriger son premier concert à Vienne, dans le but recherché de concurrencer les frères Strauss.
En 1867 il prend la direction d’un nouvel orchestre viennois puis de 1870 à 1873 il dirige un orchestre militaire.

A la mort d’Haslinger fin 1868, il est édité par Ludwig Döblinger. Il crée aussi un journal musical. Il fait des tournées en Roumanie et en Allemagne pendant de nombreuses années.

En 1873 il prend la direction d’un autre orchestre viennois avec lequel il se produit lors de l’Exposition universelle à Vienne.

En 1881 il rencontre sa future épouse Marianne Edelmann, célèbre chanteuse d’opérette à Berlin.

Une tournée à l’étranger qui le fait connaître en tant que chef d’orchestre

Entre 1885 et 1893 il fait de nombreuses tournées en tant que chef d’orchestre militaire et entre autre aux Etats-Unis où il se produit à Chicago à l’Exposition universelle de 1893.

Il revient à Vienne où il forme un grand orchestre spécialisé dans la musique de danse ; certaines de ses compositions obtiennent un grand succès mais la concurrence était rude face aux trois fils Strauss.

En 1907 il obtient le poste de directeur des bals de la Cour impériale jusqu’en 1915 (poste créé pour Johann STRAUSS père) poste qui disparaît avec la fin de la dynastie des Habsbourg.

Une difficile concurrence face aux STRAUSS

Ruiné par la première guerre mondiale qui détruit ses biens, Ziehrer meurt dans la misère le 14 novembre 1922 à Vienne où il est enterré ainsi que sa femme.

Il n’a pas réussi à s’imposer face aux Strauss Johann père et fils et Josef STRAUSS ; c’est seulement à leur mort qu’il eut un peu de prospérité dans la Vienne de l’époque. Il a même usé d’une manœuvre indélicate face à Eduard STRAUSS en se produisant indûment avec un orchestre intitulé « Ex Eduard Strauss ». Il perdit le procès en usurpation de nom intenté par Eduard.

A partir de 1899 il se consacra à l’écriture en particulier d’opérettes qui eurent du succès su scène.

Auteur d’opérettes et de musiques de danses  :

– 23 opérettes
– environ 600 pièces pour orchestre (marches, valses, polkas, mazurkas) dont certaines tirées de ses opérettes

Discographie par l’Editeur NAXOS de 5 CD consacrés à Ziehrer : un contenant des ouvertures d’opérettes et quatre  consacrés aux danses et marches.

 

WALDTEUFEL Emile (1837-1915) – Musicien français XIX /début XXe

Pianiste, compositeur de valses, polkas et danses diverses « le Strauss français »
Anime des bal de l’impératrice Eugénie à Biarritz et les « séries » à Compiègne

 

Issu d’une famille alsacienne de musiciens : Moyse Lévy musicien ambulant en Alsace, se choisit le pseudonyme de Waldteufel qui deviendra le nom officiel de la famille en 1808.

Un de ses fils (1801-1884) alias Louis Waldteufel est violoniste et chef d’orchestre. Il eut 4 fils :

Achille /Isaac alias Léon, chef d’orchestre des bals de la cour et de la présidence/ Salomon alias Edouard) / Charles Emile qui fut le plus connu et le plus prolifique de la famille.

En 1844 la famille gagne Paris pour que Isaac/Léon puisse apprendre le violon au Conservatoire. De 1853-à 1857, Emile y est inscrit pour étudier le piano. Jules Massenet et Georges Bizet sont ses camarades de classe.

Ses musiques de danse sont appréciées par l’impératrice Eugénie

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GANNE Louis (1862-1923) – Musicien français XIXe

Chef d’orchestre et compositeur d’opérettes, de ballets, d’opéras-comiques et de marches militaires

Né le 5 avril 1862 à Buxières-les-Mines (Allier)
Décédé le 13 juillet 1923 à Paris âgé de 61 ans

Sa famille vient s’installer en région parisienne à Issy-les-Moulineaux où Louis passe sa jeunesse. Il perd son père très jeune et sa mère l’inscrit au Collège St Nicolas d’Issy (de 1869 à 1877) où il reçoit son premier enseignement musical. A 17 ans il compose une messe dédiée aux religieux de son établissement scolaire.

Il intègre le Conservatoire de musique de Paris où il étudie l’harmonie et la composition. En 1881 il obtient le premier prix d’harmonie et sera l’élève de Massenet. En 1882 il obtient le prix d’orgue après avoir suivi la classe de César Franck. Lire le reste de cet article »

STRAUSS Isaac (1806-1888) – Musicien français XIXe

Violoniste, chef d’orchestre de bals, compositeur de musiques légères, puis collectionneur d’antiquités

Né le 2 juin 1806 à Strasbourg sous le nom d’Emmanuel Israël.
Décédé le 9 août 1888 à Paris âgé de 82 ans

Son père : Loeb Israël devenu Léon Strauss, brocanteur, violoneux (jouait dans les bals)
Sa mère : Caroline Israël
C’est une famille de 10 enfants dont 8 survécurent. Isaac étant le dernier.

Isaac  est venu à Paris en 1822  à 16 ans. Il entre au Conservatoire de musique de Paris en classe de violon. Il quitte le  Conservatoire  le 30/5/1829 car il a trouvé une place au prestigieux Théâtre-Italien où il restera  15 ans, mais il devra compléter ses revenus par des concerts privés, des fêtes publiques, et l’été dans les villes d’eau, là où il y a du monde.

En 1827 il joue à Lyon dans un quatuor composé  avec son frère Maurice et deux frères Lévi. Il publie un recueil de contredanses et danses diverses.
En 1841 et 1842 dirige l’orchestre des bals de l’Opéra-Comique. Lire le reste de cet article »

LANNER Joseph Franz Karl (1801-1843) Musicien autrichien XIXe

Violoniste, chef d’orchestre, compositeur de musiques de danses
Directeur de la musique de bal de la cour d’Autriche.

Né le 12 avril 1801 à Vienne.
Décédé le 14 avril 1843 à Dobling à 42 ans

Enfant il compose déjà des pièces de danse.
Il suit des cours de violon avec Michel Pamer.
A 12 ans (1813) il rejoint l’orchestre de son professeur (comme le fera plus tard Johann STRAUSS père (1804-1849).

En 1820 il crée un quintet dans lequel il jouait du violon et J Strauss père de l’alto. Cette formation se transforma vite en orchestre tournant dans les cabarets de Vienne.
En 1829 Lanner est nommé directeur de la musique de bal de la cour impériale d’Autriche.

Il meurt à 42 ans  et est inhumé au cimetière central de Vienne, où il sera rejoint par Johann Strauss père et fils.

 

Son fils August LANNER ( 1815 – 1855) – Musicien autrichien XIXe

Compositeur, chef d’orchestre 

Né le 23/1/1815 à Vienne – Décédé le 27/9/1855 à Vienne à 40 ans

Il va à l’Ecole Ste Anne où il reçoit aussi une éducation musicale. Il commença à diriger l’orchestre de son père à 8 ans.
A la mort de son père, il reprit la direction de son orchestre et devint professionnel en 1853 durant 2 ans seulement vu sa mort prématurée.
Durant sa courte carrière il composera 30 musiques de danses.

 

JULLIEN Louis Antoine (1812-1860) – Chef d’orchestre français XIX

Musicien, compositeur, chef d’orchestre , directeur de salles de bal parisiennes

Né le 23/4/1812 à Sisteron et décédé le 13/3/1860 à Neuilly.

Tout jeune il commence la musique dans l’orchestre militaire de son père

Son père Antoine JULIEN  est chef de musique d’harmonie de régiment et violoniste ; il lui apprend  plusieurs instruments. Le jeune Louis, élevé comme enfant de troupe à la caserne, entra comme « petite flûte » dans la musique du régiment de son père.

En 1833, âgé de 21 ans, il monta à la capitale et se présenta au Conservatoire de Paris pour y faire des études de composition, dans la classe de contrepoint de Adolphe Le Carpentier. (Le contrepoint est une forme d’écriture musicale particulièrement utilisée pendant l’époque baroque  par Giovani Palestrina/William Byrd/Georg Haendel/J S Bach.)

Ne voyant pas l’utilité de ces études, il demande à suivre les cours de Fromental HALéVY (1799-1862), compositeur français. Jullien suivit ses cours de décembre 1834 jusqu’en juin 1836.Il retomba sur les contrepoints et au lieu de travailler, il apportait à son maître, des contredanses, des galops, des valses de sa composition.

Il lança les cafés concerts avec danses et animations variées

Il proposa à l’exploitant du « Jardin turc » lieu de divertissement parisien situé Bd du Temple, de donner des concerts de contredanses, les soirées d’été. Son projet accepté, il composa aussi des musiques de quadrilles, polkas qui eurent beaucoup de succès. Il agrémenta ses concerts d’éléments festifs tels que coup de canon, feux d’artifice qui lui valurent une grande notoriété.
Il dirigea aussi dans dee prestigieuses salles parisiennes comme les théâtres de la Pte St Martin et de la Gaîté, le Casino-Paganini et les bals de l’Opéra au Carnaval de Paris. Il était en cela le grand rival de Philippe MUSARD.
Ayant engagé plus de dépenses au « Jardin turc » que ne lui rapportait la recette, il dû vendre des biens en juin 1838 pour échapper aux poursuites judiciaires. Lire le reste de cet article »

CLARCHIES Louis Julien (1769-1815) Musicien français fin XVIII/début XIX

Violoniste soliste, compositeur de musique de contredanses et valses
Chef d’orchestre de bals dans les salons de la fin du XVIIIe siècle et
des bals de la cour de Napoléon Bonaparte

Né le 23/12/1769 à Curaçao (Ile hollandaise)
Décédé le 25/12/1815 à Paris âgé de 46 ans

Esclave de St Dominique mais déjà violoniste

Julien (comme on l’appelle) arrive à St Domingue, comme esclave griffe (métis noir et mulâtre).
Il montre un grand talent de violoniste et joie dans l’orchestre de la « Comédie du Cap »
Lors de ses séjours en France, il a pris des leçons de violon avec Henri Capron et de composition avec Giuseppe Cambini et Rouff.
Entre 1781 et 1783 les affiches de St Domingue mentionnent le programme et les interprètes dont le jeune Julien.

Il a eu plusieurs maîtres successifs dont un capitaine de navire, franc-maçon : Louis Frédéric Pichon Prémeslé de Trémondrie. Julien l’accompagne sur les les bâteaux et se rend plusieurs fois en France à Bordeaux. Il est racheté par Paul Jean François Lemercier de la Rivière, habitant et propriétaire de Saint Domingue. Lire le reste de cet article »

STROHMAYER Anton (1848-1937) Musicien autrichien XIX/début XXe

Joue d’une guitare à 13 cordes et de la clarinette
A appartenu à plusieurs formations spécialisées dans la musique autrichienne

Né le 25 janvier 1848 à Lichtental Vienne (Autriche) – Décédé le 20 décembre 1937 à Vienne


Famille :
Son père : Aloïs Strohmayer était musicien et compositeur

Deux de ses  3 fils ont réussi dans le domaine musical :
– Willy (1875-1959) en tant que joueur d’harmonica et chanteur
– Franz (1881-1948) en tant que chanteur

Déjà tout jeune son père l’emmène jouer dans diverses formations de Vienne

Le jeune Anton a étudié la guitare avec son père qui avait déjà formé les deux frères Johann et Josef SCHRAMMEL violonistes déjà renommés  qui se produisaient dans les restaurants de Vienne.

En 1860 son père l’emmène jouer au  Green Hunter grand parc de Vienne, il a alors 12 ans. Puis deux ans plus tard il jouera avec les frères Schrammel.
A partir de 1866 Anton jouera avec Georg Dänzer clarinettiste et Josef Turnosky

Membre fondateur de trio et quatuor spécialisé en musique autrichienne

A partir de 1878 Anton s’associe avec les frères SCHRAMMEL pour créer un trio « Schrammelbrothers  » qui sera rejoint par Georg Dänzer pour former le  « Quatuor Schrammel-Donzer–Strommayer ».
A partir de 1884 s’ajouteront des danseurs.

Décédé le 20 décembre 1937 à Vienne il est enterré au cimetière Dombacherde.

Il a contribué à la diffusion des airs typiquement autrichiens sans oublier les airs du folklore tyrolien.

 

LUMBYE Hans Christian (1810-1874) Musicien danois XIXe

Musicien violoniste, trompettiste, chef d’orchestre, c’est le Strauss danois.
Compositeur de valses, polkas, mazurkas de la période romantique du XIXe siècle

Né le 2 mai 1810 à Copenhague –  Décédé le 20 mars 1874 à Copenhague à 63 ans

Une formation musicale grâce à la fanfare militaire

Selon les affectation de son père militaire, il passe ses première année à Rander où il prend ses premières leçons de violons et de solfège grâce à l’organiste de la ville. Puis ce fut à Odense, où il a l’opportunité de se faire enrôler dans la fanfare militaire pour jouer de la trompette. Il a 14 ans des montre des dispositions évidentes pour la musique.

Il part pour Copenhague

En 1829 à 19 ans , il part pour Copenhague. Après plusieurs années d’études et de pratique instrumentale, il a plusieurs casquettes : violoniste, chef d’orchestre et compositeur.

En 1832 il se marie, il lui faut gagner plus d’argent. Un homme influent, Carl Füssel, qui s’occupait de l’organisation de la vie musicale de la capitale, remarque son potentiel. Il l’engage comme apprenti, puis lui confie la direction d’instrumentistes de l’orchestre de Copenhague dont il gérait l’emploi du temps, et lui confie des programmes dans les bals de la bonne société.

Compositeur de musiques militaires et de danses, il crée son propre orchestre

Il compose déjà des marches militaires et des danses qui plaisent au public. Plusieurs de ses collègues jouent sa musique. En 1830, il fonde son orchestre composé de 20 musiciens. En 1839 après avoir écouté un orchestre viennois jouer la musique de Johann STRAUSS père, il se met à composer de la musique dans le même style qui obtient du succès.

Son orchestre joue au Tivoli garden puis fait une tournée en Europe

De 1843 à 1872 il occupe le charge de Directeur musical au Tivoli garden de Copenhague. En hiver il joue dans des théâtres et divers autres lieux de divertissement. Son orchestre s’agrandit. Une salle de concert fut construite à Tivoli et après 1850 les musiciens de son orchestre fondèrent une fondation. L’orchestre voyagea en province et à l’étranger : Paris, Berlin, Hambourg, Vienne, Stockholm, St Pétersbourg (il y reste 5 mois avec une partie de son orchestre).

Nommé le « Stauss du Nord », il a la particularité d’intégrer des bruits de la vie courante dans ses compositions

La renommée de ses valses, polkas, mazurkas, valses lentes, bostons est telle qu’il fut surnommé « le Strauss du Nord ». Lumbye est renommé pour ses compositions entraînantes et légères qui sont souvent dédiées à un personnage, un lieu ou un événement de la vie sociale. Il fit 600 compositions souvent avec des titres comprenant « Tivoli » ou « Copenhague ». Il aime aussi intégrer des bruits de la vie courante :

  • le « Galop du champagne » par ex qui débute par le bruit de l’ouverture d’une bouteille de champagne (1845).
  • le « Galop du chemin de fer de Copenhague » restitue l’ambiance sonore d’un train quittant une gare avec fracas puis freinent bruyamment à l’approche de l’arrêt suivant. (1847)
  • « polka Brittta » (1864) ou « valse pour Amélie » (1849)

Il a aussi écrit de la musique de théâtre et le galop final pour le ballet « Napoli » en 1842 à la demande du danseur chorégraphe Auguste BOURNONVILLE. Il assure la direction de musique symphonique d’œuvres de Beethoven, Schubert, Gluck, Mozart.

Il eut deux fils musiciens : Carl Christian (1841-1911) et Georg August (1843-1922), qui prirent la charge de l’orchestre fondé par leur père après son décès. Son petit-fils Georg Hoeberg fut un chef d’orchestre danois de renom à la tête du Det Kongelige Teater (théâtre royal danois)

Sources :

Wikipedia Hans-christian-Lumbye : en bas des liens externes contiennent la liste des danses pour avoir les partitions.

www.resmmusica.com

MUSARD Philippe (1792-1859) – Musicien français début XIXe

Compositeur de musiques de danses et chef d’orchestre de bal à Paris et à Londres.

Né le 8 novembre 1792 à Tours
Décédé le 30 mars 1859 à Auteuil, âgé de 66 ans.

Fils d’un entrepreneur de bals parisiens qu’il accompagne, il est musicien et compositeur de musiques de danses.  Sa carrière commence à Londres où il dirige des concerts-promenades et il est chef d’orchestre des bals de la reine Victoria.

Il épouse une anglaise et a un fils, Alfred. A 28 ans Musard invite Johann Strauss père à Paris qui entend et découvre les quadrilles. Strauss se met à en composer et introduit cette danse en Autriche en 1840.

Vers la même année, Musard introduit au bal du carnaval de l’Opéra de Paris* le « can-can » qui se danse en couple. C’est l’ancêtre du « french can-can« , dansé au célèbre Moulin-Rouge cabaret parisien quelques années plus tard.

En 1854 il prend sa retraite comme chef d’orchestre des bals de l’Opéra et est remplacé par Isaac STRAUSS.

Il meurt le 30 mars 1859 à 66 ans à son domicile à Auteuil, commune dont il est maire.

Ses contemporains :

– Louis Antoine JULLIEN
– Isaac STRAUSS
– Jacques OFFENBACH

STRAUSS Johann II (1er fils) 1825-1899 – Musicien autrichien XIXe

Musicien,  chef de son propre orchestre, compositeur de nombreuses valses très célèbres
et autres danses (polka,  galop, quadrilles)
Il est considéré comme  « Le roi de la valse viennoise
« 

Né le 23/10/1825 à Vienne en Autriche – Décédé le 3/6/1899 à Vienne à 73 ans.

Fils aîné de Johann I STRAUSS et de Maria Anna Streim.
Il travaillera avec ses  deux frères Josef et Eduard  mais il fut rival de son  père et le surpassa.

Il prit des cours de musique et de violon en cachette de son père mais grâce au soutien de sa mère. Après le divorce de ses parents, Johann put continuer ses études de musique au grand jour.

Son père met des obstacles à la formation musicale de son fils

Son père le destinait à une carrière dans la banque mais Johann était plus intéressé par la musique. Il quitta la banque et forma son propre orchestre en 1844 à Vienne avec 24 musiciens. Son père le fait interdire dans plusieurs salles de danse et de musique. mais il fait ses débuts au casino Dommayer et obtient rapidement du succès. En concurrence directe avec son père, leurs relations deviennent tendues jusqu’au décès du père en 1749.

Il s’associe avec son frère Josef comme chef d’orchestre et compositeur puis avec Eduard

A la tête de 2 orchestres, il les fusionna et rencontra encore plus de succès. Durant ses absences, c’est son frère Josef STRAUSS qui le remplace comme chef d’orchestre. Ce dernier doit abandonner sa carrière d’architecte, mais malheureusement il mourra jeune. C’est son autre frère Eduard STRAUSS qui est alors associé à Johann II en tant que chef d’orchestre et compositeur. » Tritsch-Tratsch polka » galop  composé en 1858 Lire le reste de cet article »

STRAUSS Johann (père) 1804-1849 – Musicien autrichien début XIXe

Johann STRAUSS I

La dynastie des  musiciens STRAUSS 

Johann Strauss II fils
(1825-1899)

Josef Strauss
(1827-1870)

Eduard Strauss
(1835-1916)

son fils
Johann Strauss III

Johann STRAUSS  I  (père)  – 1804-1848 Musicien  autrichien  début XIX

Musicien,  chef d’orchestre, compositeur de nombreuses danses viennoises

Né le 13 mars 1804 à Vienne en Autriche
Mort le 25 sepembret 1848 à 45 ans

 

Malgré ses origines modestes, il prend des leçons de musique comme beaucoup d’enfants viennois

Orphelin jeune,, il perd son père Franz STRAUSS à un an, et sa mère à 7 ans.

Sa mère s’est remariée à un certain Golder qui le place en apprentissage chez un relieur. Par ailleurs le petit Johann prend des leçons de violon,  de viole et de musique. Il obtient une place dans l’orchestre local de Michal Power, qu’il quitte afin de rejoindre le « Quatuor Lanner ».

Ce quatuor se transforme en 1832 en petit orchestre, qui joue des valses viennoises et danses rustiques allemandes.

Il devient chef de l’orchestre dans lequel il joue, puis d’un deuxième plus petit.

Avec son propre orchestre, il est le rival de LANNER

En 1875 il décide de former son propre ensemble et écrit ses propres musiques se plaçant ainsi en rival de Joseph LANNER.

Devenu célèbre à Vienne, il part en tournée avec son orchestre en Allemagne, Pays-Bas, Belgique, Angleterre, Ecosse. Lors d’un voyage en France en 1837, il entend un quadrille  et en compose lui-même en rentrant. Il introduit cette danse en Autriche lors du carnaval de 1840. Très populaire dans tous les milieux sociaux, il a le privilège de jouer pour le couronnement de la reine Victoria en 1838.

Ses enfants prennent des leçons de musique en cachette de leur père

En 1825 il se marie avec Maria Anna Streim à Vienne et aura 6 enfants dont Johann STRAUSS II né en 1825, Josef STRAUSS né en 1827, et Eduard STRAUSS né en 1835. Le couple est instable étant donné les nombreux départs en tournée du musicien.

En 1834 il prend pour maîtresse Emilie Trambusch avec laquelle il aura 8 enfants. Il reconnaît la paternité d’une de ses filles, ce qui déclenche la demande de divorce de sa femme en 1844.

Il ne voulait pas que ses enfants (légitimes) prennent des cours de musique, mais sa femme leur en fit prendre en cachette et Johann fils put poursuivre sa carrière musicale après le divorce de ses parents.

Johann fut le premier avec Lanner à mettre un titre individuel à ses compositions et ainsi les rendre identifiables. Cela a aidé à la diffusion des partitions.

Le fils dépassa le père

Mais le fils se révéla un rival de son père, en utilisant plus d’instruments et en perfectionnant la structure de la valse. Bientôt il surpassa son père.

Le père meurt à Vienne en 1849 d’une scarlatine à 45 ans. Enterré à Vienne d’abord au cimetière Döbling aux côtés de son ami Lanner, puis en 1904 leurs restes sont transférés dans les tombes d’honneur du Zentralfraifred hof maintenant parc Strauss-Lanner.

On lui doit la célèbre marche de Radetzky opus 228

STRAUSS Josef (2e fils) 1827-1870 – Musicien autrichien XIX

Musicien, compositeur  de danses, seul ou avec ses frères, chef de l’orchestre familial  après son frère aîné Johann II

Né le 20/8/1827 à Vienne – Autriche (Empire austro-hongrois)
Décédé le 21/7/1870 à Vienne à  42 ans

Comme ses frères; il étudie la musique.
Après ses études, il devient architecte auprès du Conseil municipal de Vienne.

 

Il travaille avec son frère dans l’orchestre familial et fait quelques compositions

En 1823 son frère aîné Johann II tombe gravement malade et Josef le remplace dans l’orchestre familial.

Le 8 juin 1847, il épouse Caroline Pruckmayer à Vienne et  en 1848  naît sa fille Karolina-Anna.

De santé fragile, il s’évanouit en dirigeant son pot-pourri musical lors de la tournée en Pologne.

Il meurt peu après à Vienne à 42 ans en 1870. Il est enterré au cimetière St Marc à Vienne.

Il a composé beaucoup de valses et de polkas, seul ou avec ses frères.

 

STRAUSS Eduard (3e fils) – (1835-1916) Musicien autrichien XIX

Musicien, Chef d’orchestre, Compositeur 

(3e fils de Johann Strauss I et frère cadet de Johann II et de Josef.)

Né le 15 mars 1835 à Vienne (Autriche), mort le 28 décembre 1916 à Vienne à 81 ans

Connu plutôt comme chef d’orchestre que comme compositeur car il a souvent remplacé l’un ou l’autre de ses frères soit pendant leur tournée à l’étranger, soit pour raison de santé.

Il a cependant cherché son propre style plutôt que d’imiter celui de ses frères.
Il composa pour l’orchestre Strauss, des « polka-schnell » c’est-à-dire des polkas rapides. En France on désigne plutôt sous le terme de « galop » ces danses enlevées. Il écrivit aussi quelques valses par ex « Doctrinen op 79 »et , en collaboration avec ses frères par exemple « Trifoilen waltz » en 1865 et « Schützen quadrille » en 1866.

Un autre musicien autrichien, Carl ZIEHRER, fut son rival mal intentionné : il alla jusqu’à donner des concerts à Vienne en appelant son orchestre « ex orchestre d’Eduard Strauss » et Edouard dû lui faire un procès pour utilisation abusive de son nom.

La rivalité entre les deux hommes continuera, et après la mort de ses 2 frères, Eduard sera dépassé par ZIEHRER en postérité dans la Vienne de l’époque.

Le 8 janvier 1863 Eduard épouse Maria Kienkhart dont il a 2 fils :

  • Johan STRAUSS III qui assurera la continuité de la réputation musicale de la famille Strauss au XXe s
  • Josef-Eduard STRAUSS.

En 1899 à la mort de son frère Johan II, Eduard se rend compte que sa famille a dilapidé sa fortune personnelle. Dès lors, il va décider de dissoudre l’orchestre Strauss (le 13 février 1901) après une dernière tournée en Amérique du Nord. Il prend sa retraite de toute activité musicale et retourne vivre à Vienne jusqu’à sa mort en 1916.

Il documente la mémoire de sa famille qu’il fait publier sous le titre : « Erinnerungen » en 1906. Mais il est miné par le ressentiment, et sur un coup de rage détruit par le feu durant 3 jours d’octobre 1907, les documents, partitions et papiers de ses frères, qu’il conservait.

PURCELL Henri (1659-1695) – Musicien anglais XVIIe

Musiciens organiste de la période baroque,
compositeur du premier opéra anglais « Didon et Enée »

Né  le 10 ? septembre 1659 à Londres/Décédé en novembre 1695 à Londres âgé de 36 ans

Une famille de musiciens

 

Il appartient à une famille de musiciens. Son père Henri Purcell I ainsi que ses 3 fils.
Edward, Henri II, Daniel. furent musiciens.

 

Son père meurt en 1664 alors qu’il a 10 ans et Henri part vivre chez son oncle Thomas Purcell. Le père et l’oncle étaient musiciens à la Cour de Charles II et le jeune Henry suivit la tradition familiale.

En 1667, le jeune Henry devint choriste à la chapelle royale sous la direction du chef de cœur Henry Cooke.
En 1670 à 11 ans, il écrit une ode pour l’anniversaire du roi.

1673 il est nommé conservateur adjoint des instruments du roi. Il fréquente l’école musicale de l’abbaye de Westminster.

Organiste à Westminster et compositeur Lire le reste de cet article »

SCHRAMMEL Johann et Josef (1850-1893) Musiciens autrichiens XIX

Violonistes et compositeurs viennois
créateurs du « Schrammelquartett » et du style typique viennois : la « Schrammelmusik »

Johann : né le 22 mai 1850 à Vienne (Autriche) et décédé le 17 juin 1893 à Vienne, âgé de 43 ans
Il épouse en 1872 Rosaloa Weichselbaumer avec qui il aura 13 enfants dont 9 deviendront adultes.

          Josef né le 3 mars 1852 à Vienne et décédé le 24 novembre 1895

Leurs parents :
 Kaspar Schrammel clarinettiste et Alosia Ernst
Un demi-frère : Konrad Schrammel

Formation musicale

Leur père leur donne ses premières leçons  de musique. Puis c’est Ernst Melzer qui lui enseigne le violon.
Le 6 janvier 1861  le trio donne un concert de charité dans une auberge.

En 1862 leur père les inscrit au Conservatoire de musique de Vienne où ils prennent des cours de chants et de violon.

Musiciens d’orchestre mais aussi à l’armée

En juin 1865 Johann quitte le Conservatoire et touche ses premiers cachets en jouant dans l’orchestre de l’Harmonietheater et du Theater in der Josefstadt.
En 1866 il part à l’armée, dans le service musical et ses orchestres jusqu’en 1875. Parallèlement il joue dans l’orchestre de Carl Mangold.

Un trio puis un quartett pour jouer un  répertoire typiquement viennois

En  1878 les deux frères et le guitariste Draskovitz, ils forment le trio « D’Nussdorfer ». En 1879 c’est Anton STROHMAYER qui remplace le guitariste. Puis en 1884 Georg Dänzer les rejoint et ils forment le « Schrammelquartett ».

Le quartett joue à sa façon la musique populaire viennoise. Sa notoriété grandit car il a crée son propre style la « Schrammelmusik » inspiré du répertoire de chants, de marches, de danses, typiquement viennois. Le quarttett se produit dans les restaurants mais aussi dans les salons de l’aristocratie et de la bourgeoisie viennoise.

Durant 7 années, les frères Schrammel composent plus de 200 musiques.

Ils ont pour admirateurs Johann STRAUSS fils et Johannes BRAHMS.

Parmi les nombreuses compositions la très célèbre marches « Vien bleibt Wien » (Vienne reste Vienne) est la plus jouée car exempte de droit d’auteur. et la mazurka-valse « Frühlingsgruss an Pauline »  (Salutation de printemps à Pauline).

Johann meurt le 17 juin 1893  à Vienne âgé de 43 ans et Josef le 24 novembre 1895 également à 43 ans.
Ils sont inhumés au cimetière Hernals de Vienne.

ADAM Adolphe Charles (1803-1856) Musicien français début XIX

Musicien, compositeur entre autre du ballet « Giselle »

Né le 24 juillet 1803 à Paris – Décédé le 3 mai 1856 à Paris à 52 ans

Ses parents : Jean-Louis ADAM (professeur de pianoforte au Conservatoire et compositeur alsacien) et Elisabeth Coste
son frère : Alphonse-Hippolyte né en 1808

Marié en 1829 à l’actrice Sara Lescot (décédée en 1857)  avec qui il eut un fils Adrien-Léopol (1832-1851)
Seconde épouse :  Chérie-Louise Couraud

Motivé tout jeune par la musique 

Mauvais élève Adolphe désertait les cours avec un autre compère Eugène Sue. Mais il a commencé à étudier la musique en cachette de son père et en 1817 à 17 ans entra au Conservatoire de Paris. Il eut pour maîtres : Henri Lemoine pour le piano,  Reicha pour le contrepoint et François-Adrien Boieldieu pour la composition. Adam voulait devenir compositeur lyrique mais son maître lui conseilla plutôt l’opéra-comique, genre en pleine mutation.

Vers 1823 pour se faire connaître, il jouait le soir à l’orchestre du Gymnase en faisant des remplacements (il proposait même ses cachets à ceux qui acceptaient de se faire remplacer).

Il écrivait des chansons et des musiques pour autrui.

En 1824 il concoure pour le prix de Rome et obtient une mention. En 1825 il acquit assez de métier pour devenir lauréat du Second prix de Rome et obtient le 2e prix en composition.

Compositeur pour l’Opéra Comique

En 1826 il voyage en Hollande, Allemagne et Suisse où il rencontre Scribe à Genève. Sur un livret de Scribe et Mazière, il écrit la musique du vaudeville « L’oncle d’Amérique » puis pour l’Opéra-Comique « Le mal du pays de la batelière du Brientzé »qui fut créé en 1827 au Théâtre du Gymnase.

En 1829 il crée sa première oeuvre pour l’Opéra-Comique de Paris « Pierre et Catherine »  qui tient 80 représentations. Mais la révolution de juillet de 1830 perturbe la vie théâtrale.

A l’automne 1832 il part à Londres et compose  pour « The first compagne » et « The dark diamond » puis son ballet « Faust » au King’s theatre

En 1834 il connut un premier succès avec « Le châlet » considéré comme le début de l’opérette à la française, livret de Scribe.

En  octobre 1836 « Le postillon de Longjumeau » obtient un succès phénoménal qui gagna l’Europe. Le tsar Nicolas 1er fut sensible aux critiques élogieuses du « Brasseur de Preston » donné à Paris en 1838 et l’invita à St-Pétersbourg en septembre 1839 pour donner son ballet « La fille du Danube » livret de Filippo TAGLIONI  (composé pour sa fille Marie TAGLIONI) et de Desmares. Il présenta aussi aux Russes « La jolie fille » . Il composa  pour le ballet « L’écumeur des mers » qui fut donné devant la Cour en février 1840.

Le 15 décembre 1840 il composa une marche funèbre pour le retour des cendres de Napoléon 1er et leur inhumation aux Invalides.

Grand succès pour la musique de « Gisèle »

En 1841 il composa la musique du ballet « Gisèle » sur un livret de Théophile Gautier et une chorégraphie de Jules PERROT. Ce ballet fut un triomphe en France et dans toute l’Europe. Donné encore à notre époque, c’est souvent dans la version de Marius PETIPA .

En 1844 il fut nommé « Membre de l’Académie des Beaux-Arts » en composition musicale.

En 1845 il obtient à nouveau un succès avec le ballet « Le diable à quatre» et « La fille de marbre » créé à Londres au Druny Lane.

En 1847 à la suite d’une dispute avec le nouveau directeur de l’Opéra-Comique qui refuse de le programmer, il créé le « Théâtre national » qui accueillait de jeunes compositeurs mais il dû vite le fermer.Il acheta un nouveau théâtre, mais la révolution de 1848 ruina cette tentative. Pour rembourses ses créanciers Adam  dû vendre ses meubles, abandonner ses droits d’auteur et il se mit à écrire des articles dans des journaux *.

En 1849 il entra au Conservatoire comme professeur de composition et continua à composer des opéra-comique : « La filleule des fées » livret de St Georges et PERROT  pour l’Opéra de Paris puis « Le toréador » (air de bravoure : « Ah ! que dirais-je maman ?» sur un thème de Mozart.)

Au départ du directeur de l’Opéra-Comique, Adam y revient afin d’y présenter ses œuvres. En 1852 « Si j’étais roi », ainsi que le ballet « Le corsaire ». En 1856 il écrit plusieurs œuvres  pour le Théâtre-lyrique et l’Opéra de Paris qui lui permettent de rembourser ses dettes.

 

Quelques jours après la création aux Bouffes-Parisiens de son opérette « Les patins de violettes », il  décède le 3 mai 1856 dans son sommeil à 52 ans.
Il est inhumé au cimetière de Montmartre. C’est Fromental HALÉVY qui prononça le discours de ses funérailles

A Paris une rue porte son nom depuis 1864, située dans le 6e arrond. derrière le Théâtre de la Ville, entre le 14 quai de Guesvre et le 13 avenue Victoria.
Le Théâtre municipal de Longjumeau porte son nom.

Ses productions en 30 années :

78 opéras-comiques/5 opéras/1 marche funèbre/150 pièces pour piano et 29 ballets dont les plus connus sont :

« Le châlet » (1934) livret de Scribe
« Le postillon de Longjumeau » et « la fille du Danube »  (1836)
« Si j’étais roi » (1852) – opéra-bouffe
« Gisèle »(1841) sur un livret de Th. Gautier.
« Le Corsaire » (1856) 
« Le diable à quatre» (1853)
« La jolie fille de Gand »
« La filleule des fées » (1849)

Des musiques de chansons dont la célèbre « Minuit chrétien » quoique pas particulièrement catholique.

* Ses articles ont été rassemblées en deux livres publiés chez Michel Lévy frères « Les souvenirs d’un musicien » et « Divers souvenirs d’un musicien

Source :
www. 
Musicologie.org/biographie/adam_adolphe.html