Costumes

LA MODE EMPIRE – Costume féminin

Une mode féminine fluide à taille haute

La silhouette longiligne ; à taille haute est très caractéristque d’une période de l’histoire correspondant au Directoire (1795-1799), au Consulat ( 1799-1804), au Premier empire (1804-1815) dont Joséphine de Beauharnais, devenue impératrice, fut une ambassadrice de cette mode copiée dans toute l’Europe.

Sous le Directoire  et le Consulat

  • La robe longue à taille haute, froncée sous la poitrine par une coulisse dont le lien était fermé derrière par un noeud ; les manches courtes, froncée, de « forme ballon »
  • La ligne fluide du corps de la robe était donnée par un tissu léger  : coton blanc ou soie claire
  •  Lê bas de la robe affleurait le sol ou était terminée par une traîne  souvent tenue à la main.
    On pouvait  aussi superposer une tunique de couleur
  • Les chaussures plates à bout légèrement arrondi, de couleur claire, étaient munies d’un laçage à mi-mollet
  • Les femmes  mettaient sur leur chevelure soit un turban en soie, moire, satin,gaze, velours, décoré de plumes ; soit une toque

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mme Récamier par Gérard

Chaussure de Juliette Récamier

 

Chaussures de Joséphine

 

 

 

Sous l’empire

  • La taille haute de la robe pouvait être soulignée d’un galon fin autour du décolleté carré ; celui-ci pouvait être souligné d’une « chéruste » en dentelle

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  • Le dos est très étroit et composé de 3 morceaux qui s’emboitent ; il est fermé par des brides ou des petits boutons en nacre ou recouverts de tissus. Les oeillets ne pouvaient être que brodés à la main (car ceux métalliques ne furent inventés qu’en 1828) (Joséphine faisait coudre son dos de robe par sa camériste puis on décousait et en général elle ne remettait plus la robe).

 

  • C’est la qualité des tissus qui donne l’élégance des tenues  : mousseline,  percale,  taffeta, mais surtout la  soie. D’ailleurs Napoléon 1er relance l’industrie de la soie à Lyon et demande à Joséphine de ne plus acheter de soie étrangère.

 

  • Les décorations sont essentiellement des broderies en bandes verticales ou en semis ; elle peuvent être placées dans le bas de la robe
  • Les manches sont soit très courtes et ballonnées, parfois décorées d’un galon
    – soit courtes, plates mais recouverte d’une autre drapée relevée par bouton ou un bijoux
    soit avec 2 manches superposées : une ballon l’autre longue et transparente
    – soit une manche ballon prolongée par une manche longue arrivant au-dessus de la main
    -manche « à la mameluk » serrées à intervalles réguliers 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  • Accessoire indispensable avec les manches courtes : les longs gants au dessus du coude
  • Les fines robes ne permettant plus les poches, un réticule de forme plate était tenu à la main en bandouillère.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Comme sous-vêtements les femmes portaient :

– une brassière ou « corps » de maintien en fine toile
– une sous robe ou jupon
– des bas blancs maintenues par des jarretières

 

 

 

 

Pour se protéger du froid les femmes peuvent porter :
– un long châle maintenu sur les avants bras
– un grand châle carré en cachemire plié en deux; Ce fut mis à la mode quand Napoléon revenant d’Egypte en offrit un à Joséphine
– un manteau long froncé dans le dos
– un spencer très court

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Coiffure

Les cheveux étaient relevés sur le haut de la tête en boucles encadrant le visage et ornés de rubans ou de fleurs. Parfois un diadème peigne placé sur le front avec perles et camés était mis pour une soirée.

A la cour le diadème est posé en bandeau sur le front.

L’art antique va influencer la coiffure :
– « à la Ninon » front découvert, cheveux plats sur le devae  côtént de la tête, mèche tire-bouchonnée de chaque côté et derrière  un chou
– « à la Titus »  cheveux courts et bouclés

Chapeau

Pour sortir en journée  les femmes portaient toujours un chapeau (seules les prostituées étaient tête nue)

  • Capote composée d’un tronc de cône et d’une large visière recouverte de tissu et décorée de fleurs, de plumes et maintenue sous le manton par un ruban
  • « à la Paméla »

 

En 1810 les robes évoluent un peu :

  • Les corsages sont plus variés : fronces verticales, décolleté en pointe ou en coeur, et les laçages au dos apparaissent mais les oeillets sont brodés.
  • Les tissus plus lourds comme les velours et les couleurs foncées sont plus utilisées.
  • Le bas des robes laissent voir les chevilles et se décore de plissés horizontaux, de bouillonnés, de dentelle, de boudin ouaté, de galons

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lors des soirées impériales et des bals de cour

  • Les robes sont faites de tissus précieux en soie ou en satin, brodés de fils de soie ou d’or, et ornées de pierreries et de perles.
  • Les femmes portent des bijoux de perles et de camés très à la mode ;  le soir un diadème est placé sur le front.
  • Les femmes de la cour impériale peuvent porter la longue traine brodée dans certaines circontances en présence de l’empereur. Elle est attachée dans le dos et soutenue par des bretelles  placées  sur les épaules.

Sources documentaires :

  1. La femme du Directoire au 1er Empire par N. Harran – Ed. Errance
  2. Grammaire des styles : Le costume Consulat-Empire – Flammarion
  3. Joséphine impératrice de la mode – rmn
  4. Napoléon et l’Empire de la mode 1795-1815 – Ed. Skira

On peut voir au château de la Malmaison à Rueil de belles tenues de Joséphine

traines de cour de Joséphine

PLI CANON (ou en tuyau d’orgue) – TUTO

Nom donné à cause de la forme :
« en tuyau d’orgue » ou comme des tiges de roseau soit « kanôn » en grec.

Plis que l’on retrouve dans les vêtements historiques :

  • au Moyen-Age pour les hauts de chausse, le tour de taille des houpelandes chez la noblesse,
  • à la Renaissance pour la tête de manches  des bliauts des hommes et des femme,
    pour les jupes (en laine) ou les jupons matelassés à la campagne.
  • au XVIIIe les milieux aristocratiques utilisent des tissus fins et précieux et ces plis disparaissent
  • De nos jours ces plis subsistent sur les robes d’avocats.

Pour faire des plis canon

Lire le reste de cet article »

SPENCER – Premier empire

Avec la mode de la taille haute des robes, les femmes portaient des petites vestes très courtes dont voici quelques modèles qui sont exposés dans différents musées.

Ces vestes étaient parfois très travaillées en haut des manches et sur le devant.

.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

TOURNURE

A partir de 1870 la mode féminine reporte  en arrière l’ampleur de la jupe accentuant la cambrure des reins, le devant de la jupe étant plat.

La tournure pour donner du volume à l’arrière

Pour donner du volume, c’est d’abord un coussin bourré de crin agrémenté d’une échelle de volants empesés que l’on met sous la jupe.  Dans les années 1874/78   on met un support issu de la crinoline,  composé de demi-cercle de baleines disposés les uns sous les  autres maintenus par un support en toile. La toile se prolonge sur les hanche et la fermeture se fait sevant. C’est la toile rouge qui fut utilisée à un moment qui lui valut le nom de « queue d’écrevisse ».

De 1885 un système articulé fut inventé avec des ressorts  qui pouvaient  se relever et permirent ainsi  aux femmes de s’asseoir.

La jupe a des lés plus longs à l’arrière et froncés .

Il est possible aussi de mettre une surjupe relevée sur la première, par des cordons intérieurs  placés sur l’envers. Un système d’anneaux permet de constituer les drapés.

Les corsages peuvent être courts ou à basque longue parfois prolongée « en polonaise » à 3 pans inspirée de celle du XVIIIe siècle.

En 1885 apparaît le « corsage-cuirasse »  très ajusté se terminant en pointe et descendant assez bas devant sur la jupe.

Pour la ville les manches sont longues ou trois-quart et le décolleté  peu échancré en carré.

Pour le soir les décolletés sont carrés ou ovales; les manches courtes et les jupes avec une traîne.

C’est l’époque du « style tapissier » où les intérieurs comme les toilettes féminines sont à la surcharge avec usage de franges, de  drapés, de glands, de rubans, de plissés. Sur une même toilette on recherche les oppositions de clair et de foncé.

Utilisé à la fin du XIXe siècle, la tournure devint moins proéminente à l’arrière  jusqu’à être remplacée par un coussinet en tissu ou « pouf » mis sur les reins et attaché à la taille.

La visite

C’est la veste pour sortir le jour, elle descend un peu en dessous des hanches. Les manches emprisonnent tout le haut des bras, avec juste une fente au niveau du coude, puis s’élargissent pour se terminer en pour se terminer « en pagode ». Elles sont faites en drap ou en lainage. Pour le soir on préfère la soie.

On continue à utliser les châles en cachemire. L’ombrelle et l’éventail sont des accessoires beaucoup utilisés.

Quelques modèles peints par le peintre Tissot

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

RENOIR – Danse à la campagne

Chérusque

 

Décor du décolleté de la robe de cour Premier empire : collerette de mousseline empesée encerclant les épaules et s’adaptant au décolleté de la robe de grande parure portée pour la première fois par Joséphine lors du sacre en 1804.

 

BRODERIE

Les broderies ont de tout temps été le résultat du travail artistique féminin fait pour orner les tenues et objets divers.

Eléments de décoration des vêtements, linge de maison

D’abord placées  sur les vêtements et les accessoires royaux et religieux (bas des robes, des manches,  aumonières,  gants,  robes d’enfants) mais aussi sur les tenues de fêtes des paysans et gens du peuple.

On en retrouve aussi  dans les maisons sur les lambrequins, les dais, les rideaux mais aussi les draps, les serviettes et le linge de table  que l’on chiffrait aux initiales ou armoiries du maître de maison.

Au Moyen-Age on brode les bannières des églises, des corporations, des seigneurs en utilisant un point « à deux endroits » ou « en relief » qui peut être aussi beau d’un côté que de l’autre.

Divers métiers étaient liés à la broderie :

  • les « batteurs d’or et d’argent en fil » qui fournissaient les fils pour les étoffes et les brodeurs
  • les « crépiniers » confectionnaient les draps pour les autels

La corporation des brodeurs était ouverte aux hommes et aux femmes.
On a retrouvé les statuts de 1292 à Paris qui encadrait cette profession lucrative.

Les broderies se font :

  • soit directement sur l’habit confectionnés,
  • soit sur la pièce de tissu avant découpage du patron,
  • soit en motif brodé à part qui sera cousus ensuite sur le fond.

En 1450 Jehan Gobelin fonde un atelier qui devait devenir plus tard la Manufacture de broderie et tapisserie des Gobelins.

Sous la Renaissance la broderie est beaucoup utilisée pour fixer des joyaux et des perles sur les corsages. Elle va connaître une évolution grâce aux brodeurs italiens que Charles VIII ramena ver 1490 d’une expédition en Sicile.  Ils apportent le dégradé dans les nuances des fils, les motifs géométriques, des nouveaux points « points fendus », « points tournants », points coupé ».

La broderie avec les pièces de lingerie et la mode est aux « broderies blanches » ton sur ton faites sur les tissus fins de coton de soie, de percale, de batiste. Cette broderie blanche un peu monotone est agrémentée de « point coupé »  c’est-à-dire les « jours » que l’on connait encore actuellement à mi-chemin avec la dentelle. Puis apparu les « fils tirés » devenus les « jours échelle » puis le « lacis » ancêtre de la dentelle.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Au XVIe et XVIIe siècle

De Charles IX à Louis XIII la broderie devient de plus en plus à la mode et à la fin du siècle les broderies sur velours firent leur apparition. Les broderies sur le lin sont utilisées pour l’ameublement et les tenues du clergé. La laine sert pour les couvre-lit et les tentures.

Au XVIIIe siècle les  gilets et justaucorps masculins furent abondamment brodés. Le dessin était d’abord tracé sur le tissu à l’encre puis brodé. Ensuite les pièces étaient découpées pour le montage.

 

 

La broderie revient en force sous le Consulat pour agrémenter les robes en mousseline blanches mais aussi les redingotes,  les tenues des militaires  gradés et les habits consulaires dont les cols et les manches s’ornent d’arabesques , de fleurs et de feuillage brodés au fil d’or et d’argent.

Sous le Premier empire, les broderies en fil d’or et d’argent sont les principales décorations des robes   et des manteaux de cour souvent placées sur le pourtour.

Tire-bouton ou tire-lacet

tire-lacet et son étuiCe petit objet, composé d’un petit crochet et d’une tige, permettait de faire passer le petit bouton dans la boutonnière correspondante des bottines, des corsets des femmes. Il est utilisé aussi par les hommes pour fermer les guêtres et pour les gants.

Pendant la Belle Epoque les fermetures étaient souvent une succession de petits boutons ronds en nacre ou en métal, difficiles à boutonner.

La prise est la tige que l’on tient en main, elle peut être en bois, corne, laiton, ivoire ou en argent. D’une longueur de 12 à 15 cm, le tire-bouton peut être pliable afin d’être glissé dans la poche. On en trouve encore en brocante seul ou dans de petits étuis.

CORSET

Le corset a évolué au cours des siècles :  simple soutien de la poitrine sous forme de brassière à certaines époques, il a été une véritable « cage » qui empêchait les femmes de faire les moindre gestes de la vie courante tant il était serré, allant jusqu’à même déformer la cage thoracique.

Le vieux mot français « cors » nous a donné 3 dérivés : corset, corsage et corser.

En cuisine « corcer un plat » c’est le relever, lui donner du corps. De même le corset aura pour rôle de maintenir le buste, lui apporter une structure, une forme souvent très artificielle qui varie selon les modes au cours des siècles. C’est donc un habit normé, qui donne une apparence, une image de soi digne. Idée que l’on retrouve dans les expressions « avoir de la tenue », « avoir du maintien », « avoir un bon port ».

A la fin du Ve siècle les femmes portaient un « strophium« , sorte de corset pour former la taille et soutenir la gorge. Avant, elles s’enroulaient la poitrine avec des bandelettes.

Lire le reste de cet article »

BAS

Beaucoup de femmes tricotaient leur bas de laines avec de longues aiguilles. Mais Jean Hindret  se trouvant en Ecosse vers 1636, y construisit le premier métier à bas.

Les lois anglaises interdisant l’exportation des machines, il dut exporter ses plans pour faire réaliser son invention en France.  Les bas étaient plus élégants car fabriqués en coton, en lin ou en soie.

Lire le reste de cet article »

Second empire – Costume féminin

Sous la deuxième moitié du règne de Louis-Philippe puis de Napoléon III et Eugénie, la mode évolue vers la robe à crinoline, ronde d’abord  (1845/1858) puis plate devant mais largement projetée en arrière (1864/1870).

Les robes de jour plus simples contrastent avec les tenues de soirée. Souvent les dames ont deux corsages pour une même jupe : un pour le jour (plus une veste à manches au coude) et un de soirée.

La tenue se compose de différents éléments. Explorons-les ensemble :

Lire le reste de cet article »

BOUTONS

Le système de fermeture des vêtements est très varié. L’usage du « bouton » est très ancien, originaire d’Asie. On a retrouvé des boutons percés dans des tombes datant de -200 ans avant JC. Ils étaient en agate, calcédoine, turquoise. Plus courammentles boutons sont  d’abord fabriqué à partir de matériaux naturels : os, bois, nacre, corne, ivoire, morceaux de tissu, métal, verre, puis de nos jours faits  en plastique.

Ils sont apparus en Europe au Moyen_Age car avant on utilisait les « fermails » issus de la « fibule » en usage chez les Romains. Ils sont d’abord utilisés pour maintenir les manches des vêtements.

Le bouton accessoire utile mais aussi décoratif

Au XVIIe siècle on utilise les boutons à culot  en bois ou en os percé de 2 trous. Ce bouton servait en fait de support au métal ou au tissu qui le recouvrait.
En 1694 sous Louis XIV,  les gros boutons deviennent un éléments de mode. Ils sont sertis et faits avec la même étoffe que l’habit.  Parfois les boutons sont agrémentés de joyaux et de peintures miniatures.

Lire le reste de cet article »

OEILLETS

Petits trous qui servaient à attacher des parties de vêtement. On en trouve aussi pour fermer les bottines en cuir.

Au Moyen-Age ils étaient placés en haut des manches. On les trouvait aussi placés verticalement sur le devant du  corsage féminin de façon à y passer un lacet pour le fermer plus ou moins serré.

Au Second Empire la fermeture est placée dans le dos ce qui nécessite du personnel pour lacer le corsage.

La technique pour créer les oeillets a évolué au cours du temps. Lire le reste de cet article »

Ombrelle

C’est sous le règne d’Henri II 1527-1559 qu’on vit l’ombrelle apparaître en France pour les femmes de la haute société. Elles étaient en forme de chapiteau.

Parapluie ou ombrelle ?

Sous la Renaissance on utilisait aussi le parapluie fait en cuir. Mais les femmes craignaient davantage le soleil que la pluie.

En 1638 des estampes montrent des femmes suivies de pages portant d’immenses parasols. L’usage en devient général sous Louis XIV car un fabricant les recouvrit de toile cirée pour se garantir de la pluie.

On utilisa ensuite le taffetas plus léger sur des tiges de jonc ou des baleines.
Le parasol est fixe alors que le parapluie peut se fermer et s’ouvrir.

C’était la corporation des « boursiers » qui fabriquaient les objets en cuir, tels que les malles, les gibecières, les chapeaux en cuir,  les parapluies. Au XVIIe siècle ils se mirent à fabriquer le parasol qu’importèrent les Jésuites revenant d’Extrême Orient en utilisant des cuirs  de couleurs variées. Mais trop lourds, ils utilisèrent du tissu de toile ou  de soie avec une bordure de galon ou d’une cannetille.

L’ombrelle, accessoire élégant des dames

L’ombrelle du milieu du XVIIIe s de dimension modeste et demi sphérique est faite de fine toile opaque enrichie de dentelle. Mme de Pompadour ne se séparait pas de cet accessoire élégant.

Au XIXe s l’appellation « ombrelle marquise » lui rend hommage.

Sous le Second empire l’ombrelle tient une large place dans la toilette. On voit des ombrelles recouvertes  de dentelles. Les ombrelles sont articulées. Les manches pas trop long sont « brisés » c’est-à-dire permettant de se plier. Ils peuvent être en ivoire . La pointe est moulée « à pivot » ce qui permet de la coucher contre son manche de façon à se garantir du soleil sur le côté.

Vers 1865 les ombrelles sont écrues doublées de soie bleue, verte, mauve avec un manche assez gros en bois sculpté ou en cuir, élégamment frappé, ou ciselé.

GANTS

Cet accessoire en voie de disparition aujourd’hui, a pourtant eut au cours des siècles, des fonctions multiples : protection contre le froid ou les blessures, symbole de pouvoir, vecteur de communication, voire arme mortelle…

Lire le reste de cet article »

Châtelaine

Longue chaîne accrochées à la ceinture  des femmes, portée au Moyen-Age mais aussi au début du XIXe siècle.Composée de plaques ornementales reliées par diverses formes d’attaches afin d’y pendre des breloques, des petits ciseaux,dès à coudre,  petite montre, flacons de sel.

Dans le costume masculin c’est la chaîne terminée par une médaille qui est fixée à la montre et qu’on laisse pendre en dehors du gousset du gilet au XIXe siècle.

chatelaine1 chatelaine3 chatenaine de Joséphine

 

 

 

 

 

 

 

 

chatelaine4

chatelaine5

Marchande de mode et couturière

Plusieurs corps de métiers bien distincts ont concouru à la fabrication des tenues féminines.

La marchande de mode conçoit la toilette et la pare de divers ornements qui vont donner un style personnel adapté à sa cliente. Elle fait aussi les chapeaux et les coiffes généralement dans le même tissu que la robe afin de créer une harmonie d’ensemble. Mais peu à peu ses attributions vont s’étendre.

Quant à la couturière c’est l’exécutante, celle qui coud, qui fabrique réellement la robe.

Deux marchand.e.s de mode vont atteindre la célébrité au XVIIIe siècle, d’abord par la position de leur cliente mais aussi par l’ascendant qu’iels prendront sur elle.

Lire le reste de cet article »

Passementerie

En France vers 1475 apparaît la corporation des « tissulierss-rubaniers » et « frangers » qui correspondent à nos passementeries d’aujourd’hui. Ils fabriquaient les ceintures, les bordures, les franges, les bourses, les aumonières. Ils devaient utiliser des fils de soie qui sont plus solides.

Les femmes tissaient des bandes étroites en soie qui pouvaient être agrémentées de perles ou d’appliques en métal ou en émail.  Elles confectionnaient des galons, des rubans, des ceintures, des jarretières.

Les galons peuvent être travaillés en fil d’or ou d’argent ; ils peuvent être à double face ou jouer sur le sens d’enfilage de façon à jouer avec la brillance de la soie. Les motifs demandent un travail méticuleux car ils peuvent être très complexes.

Au début du 16e siècle, c’est d’ Italie que vient l’usage des dentelles qui, à cette époque, sont désignées sous le nom général de « passement » jusqu’en 1645.  Ces primitives dentelles sont des bandes de fils plus ou moins précieux qui diffèrent peu d’un galon ou d’un lacet.

Lire le reste de cet article »

DENTELLE

La dentelle n’existait pas au Moyen-Age et fait son apparition sous la forme d’un simple réseau de broderies appelé « lacis » et sur lequel, en bordure, on dispose des « dents » d’où son nom. D’abord en couleur, elle servait à décorer les hauts bords de la chemise qui dépassait du haut du corsage. Puis cette broderie se fit au fil blanc et se développa au XVIIe siècle.

Sous Henri IV on fabriquait des dentelles dans le Velay mais on recherchait celles des Flandres et du Hainaul.

La fine dentelle « à l’aiguille » italienne est importée en France au XVIe siècle

Mais au XVIe siècle les Italiens inventèrent la « dentelle à l’aiguille »  à Gêne et à Venise,  faite de fils d’or, d’argent, de soie voire de coton. Cette dentelle très fine fut importée en France.

Car les dentelles  produites  en France étaient de moindre qualité :

  • la bisette  : étroite et grossière dentelle au fuseau fabriquée aux environs de Paris par des paysannes
  • la gueuse : dentelle de fil très simple  à bas prix  portée que par la basse classe
  • la mignonnette : appelée aussi blonde de fil et point de tulle qui était faite avec du fil de Lille et blanchie à Anvers
  • la valencienne : dentelle au fuseau
  • la guipure  : dentelle épaisse, sans fond et à lares motifs
  • la blonde : dentelle de soie écrue ou noire réalisé au fuseau.
  • dentelle tulle : dentelle sur métier

L’édit de  Colbert en 1660 interdit l’importation de dentelle.

Pour développer  l’industrie française  Colbert favorisa  les manufactures et particulièrement  la production de dentelles . En 1665 il installa dans un de ses châteaux une certaine  Mme Gilbert native d’Alençon (qui savait faire le point de Venise)  avec 30 dentellières vénitiennes qu’il fit venir à ses frais. Les admirables dentelles au point d’Alençon qui sortirent de cet atelier improvisé, ainsi que le roi qui aida à sa diffusion, créèrent la renommée des dentelles françaises.

De plus il obtiendra d’inscrire l’usage de la dentelle française dans l’étiquette de la cour « toute personne de passage à la cour sera tenue d’arborer des dentelles provenant de la Manufacture royale d’Alençon ».

Les hommes du XVIIe siècle font un grand usage de la dentelle dans leur tenue

Au XVIIIe siècle les décolletés des dames s’ornent de dentelle mais les hommes en agrémentent aussi leur tenue :

  • par les « ailes de moulin » à leur chaussures, sorte de large noeud en dentelle empesée placé sur le haut de l’empeigne du soulier. Il est fixé au centre par une petite boucle plus ou moins précieuse ;
  • par les « canons » : garniture  composée de volants de dentelle plissés adaptés aux jambes par des rubans,  de façon à donner l’illusion d’une culotte qui dépasse de la « rhingrave« .
  • par les « jabots » de dentelle ornant le haut de la chemise

Les « engageantes » désignent les volants de dentelle qui ornent le bas des manches 3/4 du corsage du XVIIIe siècle.

On appelle « barbe » la pièce de dentelle aux extrémités tombantes  employée en ornement d’une coiffure.

La dentelle mécanique fit son apparition à la fin du XVIIe siècle.

Le point coupé que l’on voit apparaître sous Henri IV était une guipure faite à l’aiguille avec des dessins composés de figures géométriques reliées entre elles par des brides genre dentelle de Venise. C’est cette même dentelle que l’on vit réapparaître en 1900 ressemblant à de la grande guipure et dentelle d’Irlande.

 

EVENTAIL

Accessoire connu depuis la plus haute antiquité dans le monde entier sous des formes différentes (grande feuille, palmée, tressée, plumes, bambou), l’éventail a subi une métamorphose tout au long de l’histoire.

Il sert de chasse-mouche, pour créer un courant d’air et se présente sous la forme d’un écran. On en a retrouvé dans la tombe de Toutankhamon car c’est aussi un instrument de pouvoir comme en Chine où il est attesté dès le 2e siècle avant notre ère mais où toutes les classes de la société l’utilisent.

Au Japon, il est accessoire de danse, d’arts martiaux et le « shogun » s’en sert comme signe de ralliement et de protection lors des combats. Un artisan japonais invente au VIIe siècle l’éventail plié.

Lire le reste de cet article »

Vocabulaire et éléments de costume

Parcourez notre dictionnaire et découvrez tous les termes relatifs aux costumes !

Lire le reste de cet article »