STRAUSS Johann II (1er fils) 1825-1899 – Musicien autrichien XIXe

Musicien,  chef de son propre orchestre, compositeur de nombreuses valses très célèbres
et autres danses (polka,  galop, quadrilles)
Il est considéré comme  « Le roi de la valse viennoise
« 

Né le 23/10/1825 à Vienne en Autriche – Décédé le 3/6/1899 à Vienne à 73 ans.

Fils aîné de Johann I STRAUSS et de Maria Anna Streim.
Il travaillera avec ses  deux frères Josef et Eduard  mais il fut rival de son  père et le surpassa.

Il prit des cours de musique et de violon en cachette de son père mais grâce au soutien de sa mère. Après le divorce de ses parents, Johann put continuer ses études de musique au grand jour.

Son père met des obstacles à la formation musicale de son fils

Son père le destinait à une carrière dans la banque mais Johann était plus intéressé par la musique. Il quitta la banque et forma son propre orchestre en 1844 à Vienne avec 24 musiciens. Son père le fait interdire dans plusieurs salles de danse et de musique. mais il fait ses débuts au casino Dommayer et obtient rapidement du succès. En concurrence directe avec son père, leurs relations deviennent tendues jusqu’au décès du père en 1749.

Il s’associe avec son frère Josef comme chef d’orchestre et compositeur puis avec Eduard

A la tête de 2 orchestres, il les fusionna et rencontra encore plus de succès. Durant ses absences, c’est son frère Josef STRAUSS qui le remplace comme chef d’orchestre. Ce dernier doit abandonner sa carrière d’architecte, mais malheureusement il mourra jeune. C’est son autre frère Eduard STRAUSS qui est alors associé à Johann II en tant que chef d’orchestre et compositeur. » Tritsch-Tratsch polka » galop  composé en 1858 Lire le reste de cet article »

STRAUSS Johann (père) 1804-1849 – Musicien autrichien début XIXe

Johann STRAUSS I

La dynastie des  musiciens STRAUSS 

Johann Strauss II fils
(1825-1899)

Josef Strauss
(1827-1870)

Eduard Strauss
(1835-1916)

son fils
Johann Strauss III

Johann STRAUSS  I  (père)  – 1804-1848 Musicien  autrichien  début XIX

Musicien,  chef d’orchestre, compositeur de nombreuses danses viennoises

Né le 13 mars 1804 à Vienne en Autriche
Mort le 25 sepembret 1848 à 45 ans

 

Malgré ses origines modestes, il prend des leçons de musique comme beaucoup d’enfants viennois

Orphelin jeune,, il perd son père Franz STRAUSS à un an, et sa mère à 7 ans.

Sa mère s’est remariée à un certain Golder qui le place en apprentissage chez un relieur. Par ailleurs le petit Johann prend des leçons de violon,  de viole et de musique. Il obtient une place dans l’orchestre local de Michal Power, qu’il quitte afin de rejoindre le « Quatuor Lanner ».

Ce quatuor se transforme en 1832 en petit orchestre, qui joue des valses viennoises et danses rustiques allemandes.

Il devient chef de l’orchestre dans lequel il joue, puis d’un deuxième plus petit.

Avec son propre orchestre, il est le rival de LANNER

En 1875 il décide de former son propre ensemble et écrit ses propres musiques se plaçant ainsi en rival de Joseph LANNER.

Devenu célèbre à Vienne, il part en tournée avec son orchestre en Allemagne, Pays-Bas, Belgique, Angleterre, Ecosse. Lors d’un voyage en France en 1837, il entend un quadrille  et en compose lui-même en rentrant. Il introduit cette danse en Autriche lors du carnaval de 1840. Très populaire dans tous les milieux sociaux, il a le privilège de jouer pour le couronnement de la reine Victoria en 1838.

Ses enfants prennent des leçons de musique en cachette de leur père

En 1825 il se marie avec Maria Anna Streim à Vienne et aura 6 enfants dont Johann STRAUSS II né en 1825, Josef STRAUSS né en 1827, et Eduard STRAUSS né en 1835. Le couple est instable étant donné les nombreux départs en tournée du musicien.

En 1834 il prend pour maîtresse Emilie Trambusch avec laquelle il aura 8 enfants. Il reconnaît la paternité d’une de ses filles, ce qui déclenche la demande de divorce de sa femme en 1844.

Il ne voulait pas que ses enfants (légitimes) prennent des cours de musique, mais sa femme leur en fit prendre en cachette et Johann fils put poursuivre sa carrière musicale après le divorce de ses parents.

Johann fut le premier avec Lanner à mettre un titre individuel à ses compositions et ainsi les rendre identifiables. Cela a aidé à la diffusion des partitions.

Le fils dépassa le père

Mais le fils se révéla un rival de son père, en utilisant plus d’instruments et en perfectionnant la structure de la valse. Bientôt il surpassa son père.

Le père meurt à Vienne en 1849 d’une scarlatine à 45 ans. Enterré à Vienne d’abord au cimetière Döbling aux côtés de son ami Lanner, puis en 1904 leurs restes sont transférés dans les tombes d’honneur du Zentralfraifred hof maintenant parc Strauss-Lanner.

On lui doit la célèbre marche de Radetzky opus 228

STRAUSS Josef (2e fils) 1827-1870 – Musicien autrichien XIX

Musicien, compositeur  de danses, seul ou avec ses frères, chef de l’orchestre familial  après son frère aîné Johann II

Né le 20/8/1827 à Vienne – Autriche (Empire austro-hongrois)
Décédé le 21/7/1870 à Vienne à  42 ans

Comme ses frères; il étudie la musique.
Après ses études, il devient architecte auprès du Conseil municipal de Vienne.

 

Il travaille avec son frère dans l’orchestre familial et fait quelques compositions

En 1823 son frère aîné Johann II tombe gravement malade et Josef le remplace dans l’orchestre familial.

Le 8 juin 1847, il épouse Caroline Pruckmayer à Vienne et  en 1848  naît sa fille Karolina-Anna.

De santé fragile, il s’évanouit en dirigeant son pot-pourri musical lors de la tournée en Pologne.

Il meurt peu après à Vienne à 42 ans en 1870. Il est enterré au cimetière St Marc à Vienne.

Il a composé beaucoup de valses et de polkas, seul ou avec ses frères.

 

BOURNONVILLE Auguste (1805-1879) – Danseur danois XIXe

Danseur « demi-caractère », chorégraphe, maître de ballet du Ballet royal de Copenhague

Né le 2/8/1805 à Copenhague  –  Décédé le 10/11/1879 à Copenhague à 74 ans

Fils du maître de ballet royal Antoine BOURNONVILLE.
En même temps que la danse, Auguste reçoit une solide éducation : littérature, histoire, musique, violon et chant.

Danseur

En 1820, à 15 ans, il intègre le ballet de Copenhague avec son père comme professeur.

De 1824 à 1830 Antoine envoie son fils Auguste à Paris afin qu’il complète sa formation auprès de Pierre GARDEL et Auguste VESTRIS (le fils) et y retourne en 1824 et 1829.

En 1826, il est engagé dans le ballet de l’Opéra de Paris comme danseur premier remplaçant dans la catégorie « demi-caractère« . Au bout de 4 ans, il rentre à Copenhague où il est nommé premier danseur. Il y brille jusqu’en 1848 puis il passe maître de ballet jusqu’en 1877.

Son caractère difficile l’oblige à s’exiler : il danse à Naples (1856) et dirige le ballet de l’Opéra de Vienne puis le Théâtre royal de Suède de 1861 à 1864.
Il perpétue la danse d’élévation apprise auprès de ses maîtres parisiens.

Chorégraphe

De 1829 à 1876, il chorégraphie une cinquantaine de ballets dont 10 sont encore donnés au Ballet royal danois grâce à des transmissions directes. Son répertoire est également monté par des compagnies classiques ou par des chercheurs grâce à des iconographies et à ses écrits car il a fait des transcriptions simples conçues par lui. Il est aussi étudié dans des cadres pédagogiques ou pour des concours de danse.

Le style Bournonville exige grâce, légèreté, agilité dans les jeux de pieds et des élévations véloces ainsi que des mouvements en symbiose avec la musique.
Dans ses chorégraphies, il mêle danse et pantomime et introduit des « danses de caractère« * dont il a puisé l’inspiration lors de ses voyages à l’étranger, ce qui donne de la fantaisie, du rythme et des costumes colorés propres au pays évoqué. Les univers de ses ballets sont fantastiques et exotiques.

Contrairement au courant romantique en Europe où les danseuses sont mises en avant et les danseurs de simples « porteurs », Antoine souhaite donner autant d’importance aux rôles masculins que féminins. Il tenait aussi à garantir aux danseurs une place respectable dans la vie sociale, lui-même fréquentant la haute société danoise et les grandes personnalités de son temps. (dans les autres pays les danseurs étaient souvent marginaux). Le Maître parvint, à Copenhague, à placer le ballet au même rang que les autres arts.

 

* La danse de caractère est une forme théâtrale apparue au milieu du XVIIe siècle. Elle s’inspire des pas de danse traditionnelle et danses ethniques, principalement la Russie et les peuples d’Europe, qu’elle stylise et adapte à la technique académique. Exemples :

  • la danse des claquettes du ballet « La fille mal gardée » (1870)
  • la danse russe du « Lac des cygnes » rajouté en (1877)
  • la danse hongroie « Czardas » du ballet » Coppelia » (1870)

L’école impériale de Saint Pétersbourg développera ce style de danse avec le Maître de danse français Arthur SAINT-LéON (1821-1870), qui mettra en place la stylisation de la technique classique avec les usages ethniques.

Le Cie des Ballets russes de Serge Diaghilev (1909-1929) s’appuiera sur le travail des danses de caractère qui révélera les talents d’artistes russes tels qu’Anna Pavlova, Vaslav Nijinski, Michel Fokine.

STRAUSS Eduard (3e fils) – (1835-1916) Musicien autrichien XIX

Musicien, Chef d’orchestre, Compositeur 

(3e fils de Johann Strauss I et frère cadet de Johann II et de Josef.)

Né le 15 mars 1835 à Vienne (Autriche), mort le 28 décembre 1916 à Vienne à 81 ans

Connu plutôt comme chef d’orchestre que comme compositeur car il a souvent remplacé l’un ou l’autre de ses frères soit pendant leur tournée à l’étranger, soit pour raison de santé.

Il a cependant cherché son propre style plutôt que d’imiter celui de ses frères.
Il composa pour l’orchestre Strauss, des « polka-schnell » c’est-à-dire des polkas rapides. En France on désigne plutôt sous le terme de « galop » ces danses enlevées. Il écrivit aussi quelques valses par ex « Doctrinen op 79 »et , en collaboration avec ses frères par exemple « Trifoilen waltz » en 1865 et « Schützen quadrille » en 1866.

Un autre musicien autrichien, Carl ZIEHRER, fut son rival mal intentionné : il alla jusqu’à donner des concerts à Vienne en appelant son orchestre « ex orchestre d’Eduard Strauss » et Edouard dû lui faire un procès pour utilisation abusive de son nom.

La rivalité entre les deux hommes continuera, et après la mort de ses 2 frères, Eduard sera dépassé par ZIEHRER en postérité dans la Vienne de l’époque.

Le 8 janvier 1863 Eduard épouse Maria Kienkhart dont il a 2 fils :

  • Johan STRAUSS III qui assurera la continuité de la réputation musicale de la famille Strauss au XXe s
  • Josef-Eduard STRAUSS.

En 1899 à la mort de son frère Johan II, Eduard se rend compte que sa famille a dilapidé sa fortune personnelle. Dès lors, il va décider de dissoudre l’orchestre Strauss (le 13 février 1901) après une dernière tournée en Amérique du Nord. Il prend sa retraite de toute activité musicale et retourne vivre à Vienne jusqu’à sa mort en 1916.

Il documente la mémoire de sa famille qu’il fait publier sous le titre : « Erinnerungen » en 1906. Mais il est miné par le ressentiment, et sur un coup de rage détruit par le feu durant 3 jours d’octobre 1907, les documents, partitions et papiers de ses frères, qu’il conservait.

MAZILIER Joseph (1797-1868) Danseur français XIXe

Danseur et chorégraphes dans divers théâtres d’Europe

Né le 13 mars 1797 à Marseille et décédé le 13 mai 1868 à Paris à 71 ans

Fils d’Isaac Mazilier, tailleur et de Marie Vêve

Il danse dans plusieurs théâtres de province : de 1818-1821 au Grand théâtre de Lyon et de 1821 et 1822 au Théâtre de Bordeaux puis à Paris 1822 à 1829 au Théâtre de la Porte St Martin.

Danseur et maître de ballet à l’Opéra de Paris

En 1830 il est danseur puis devient  maître de ballet en 1839 à l’Opéra de Paris

Ses capacités théâtrales et sa technique lui permettent de tenir les premiers rôles de nombreux ballets :

. «La fille mal gardée»  de Jean DAUBERVAL (version 1830)
. «La Sylphide» de Filippo TAGLIONI (version d’origine)

1851/52            il est maître de ballet au théâtre de St Pétersbourg
1852/57            puis maître de ballet à l’Opéra de Paris
1857/60            danseur à Lyon puis de 1862 à 1866 maître de ballet
1866/67            maître de ballet au Théâtre royal de la Monnaie à Bruxelles.

Chorégraphe

Son expérience avec Jean CORALLI et Filippo TAGLIONI l’oriente vers la création de ballets caractéristiques tels que:

1839                 « Gypsy »
1840                 « Le diable amoureux »
1844                 « Lady Henriette ou la servante de Greenwich »
1845                 « Le diable à 4 pattes »
1852                 « Orfo »
1853                 « Paquita » et « Betty »
1856                 « Le corsaire »    « Aelia et Mysis »
1857                 « La fille du bandit »
1867                 « Un fête au port » au Théâtre de la Monnaie à Bruxelles

Il travailla pour les opéras de Londres et le ballet impérial de St-Pétersbourg.

Puis de 1856 à 1860 à nouveau pour l’Opéra de Paris mais comme premier maître de ballet.

Il décède à Paris  le 13 mai 1868 à 71 ans.

Le succès de ses ballets tient à la mise en scène et à l’exploitation des progrès de la techniques féminine de Fanny ELSSLER, Carlota GRISI et Carota ROSATI .

DESPREAUX Jean-Etienne (1748-1820)-Danseur français fin XVIIIe

Danseur et maitre à danser sous Louis XV, Louis XVI, et Napoléon 1er
Auteur de vaudevilles, de parodies d’opéras, de chanson et organisateur 
 des fêtes et des bals sous l’Empire

Né le 31 août 1748 à Paris
Décédé le 26 mars 1820 à Paris à 71 ans.

Son père est musicien à l’Académie royale de musique (futur Opéra de Paris)
son frère Claude-Jean-Francois y joue aussi.

Danseur de 1763 à 1781 à l’Académie royale de musique

A 15 ans  Jean-Etienne y débutesa carrière de danseur sous la conduite de Maximilien GARDEL son mentor.
Il dansera plusieurs  ballets :
. « Pyrame et Thisbé » (1771)
. « Les amours de Ragonde » de Ph. Néricault Destouches  (librettiste) et J-Joseph MOURET (musicien)
.  « Iphigénie en Aulide » (1774).sur une musique de GLUCK
.  « La chercheuse d’esprit » (1778) de Maximilien GARDEL.

Après plusieurs années d’enseignement sous Louis XV, Louis XVI, il quittera l’Académie en 1781 à 33 ans.
Le 14 août   1789 à Paris, à 41 ans, il épousera la célèbre danseuse Marie-Madeleine GUIMARD, ayant eu une vie de courtisane et de 15 ans de plus que lui.

Il cumule plusieurs postes sous le Concordat puis sous l’ Empire jusqu’en 1812

Il reprendra sa carrière de maître à danser sous le Directoire et rencontre Joséphine de Beauharnais. Il donne des cours aux jeunes gens qui entourent Bonaparte sous le Consulat.

Il fut le professeur de danse et de maintien des enfants de Joséphine de Beauharnais, de Désirée Clary (ancienne fiancée de Bonaparte  mais  future épouse de J Bernardote et reine de Suède), et de Caroline Bonaparte (soeur de Napoléon et future reine de Naple, mariée à Joachim Murat). Plus tard c’est auprès de Marie-Louise d’Autriche,  seconde épouse de Napoléon, qu’il jouera le même rôle  à Compiègne ;  il enseignera la valse à Napoléon.

Grâce à son expérience de courtisan d’Ancien Régime, Despréaux sera également chargé de l’organisation de fêtes publiques données sous le Consulat et des bals sous l’empire  Il cumulera diverses fonctions importantes  :

  • Inspecteur de l’Académie Royale de Musique et du Théâtre des Tuileries,
  • Inspecteur général de la Cour,
  • Professeur de danse et de grâce au Conservatoire de Musique
  • Répétiteur de cérémonie de la Cour.

Mais après l’abdication de Napoléon, l’influence du couple Despréaux-Guimard s’amoindrit rapidement.

Auteur de chansons, vaudevilles et poèmes de circonstance et livres sur le rôle de la danse

A la naissance du roi de Rome, fils de Napoléon, il écrit le poème « La naissance du printemps » et une chanson « L’espérance et la réalité » chanté au banquet donné au grand foyer de l’Académie de musique.

Au-delà des mondanités, il apporte sa réflexion sur l’avenir de la danse théâtrale en France au cours du XIXe. Toute l’Europe admire la technique d’Auguste VESTRIS et la suprématie du ballet français dont les maîtres sont appelés dans les cours européennes. Mais la concurrence étrangère,(entre autre des italiens), les excès de virtuosité, et l’absence de prix spécifique pour la danse lors de la distribution des prix du Conservatoire de Musique, lui font craindre un déclin qu’il dénonce.

« Mes passe-temps, chansons suivies de l’Art de la danse, poème
en quatre chants.
 »   2 tomes – Publié à l’imprimerie Crapelet à Paris

Il a travaillé sur un ouvrage théorique de la danse et un nouveau système de notation chorégraphique. Il y défend la danse comme un art et non pas seulement un divertissement. Cet ouvrage surnommé « Terspsichorégraphie » reste inachevé. Après sa mort il fut conservé à la bibliothèque de l’Opéra de Paris.

Ses mémoires posthumes furent publiées à partir de ses notes sur sa carrière et
ses rencontres avec les personnalités artistiques et politiques de son temps.
« Souvenirs de J-E Despréaux, danseur de l‘Opéra et poète-chansonnier –
chez A. Gaignault imprimeur à Issoudoun (1894)

 

Il s’éteint le 26 mars 1820, à  71 ans, quelques années après son épouse morte en 1816 et un an avant le décès de Napoléon à Sainte Hélène.

La danse et la musique à la période Baroque (1600-1750)

La période BAROQUE se trouve entre la Renaissance et la période Classique.

  • en histoire, elle commence à la mort d’Henri IV, se poursuit sous le règne de Louis XIII(1601-1643), sous celui de Louis XIV( mort en 1715 et celui de Louis XV (mort en 1774).
  • en danse, elle s’étalle à peu près de 1600 à 1800
  • en musique, elle commence avec Monteverdi (1600) et la mort de J-S Bach (1750).

Qu’est-ce qui est « baroque » ?

Le mot « baroque » fut employé pour la première fois en 1733 à propose de l’opéra de Rameau « Hypolite et Aricine » puis repris en 1855 par Jacob Burckhardt qui l’a fait entrer dans le vocabulaire des historiens d’art. Bien de « baroco » d’origine portugaise désigne une perle de forme irrégulière.

Quelque chose de baroque c’est : étrange, bizarre, transgressif, insolite, complexe, torturé.
Le baroque traduit : l’inconstance dans les sentiments, le doute profond, la dualité, la démesure, l’exubérance.
En art on cherche le trompe-l’oeil, la métamorphose, le mouvement, l’accumulation.
Aussi bien en danse qu’en musique, dans le baroque on recherche la complexité, la virtuosité, l’insolite, la performance ; les solistes virtuoses vont devenir de véritable « vedettes » qui s’arrachent les Cours européennes.

I – La danse à la période BAROQUE pratiquée au XVIIe sous Louis XIV

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CORALLI Jean (1779-1824) Danseur italien fin XVIII/début XIXe

nom entier : Péracini Coralli
Danseur, chorégraphe, maître de ballet à l’Opéra de Paris

Né le 15 janvier 1779 à Paris – Décédé le 1er mai 1854 à Paris

Ses parents : Giovanni Carlo Felice Scrafino Coralli et Maria Barbara Ruggieri

En 1801 Jean vient étudier à l’école de l’Opéra de Paris et est engagé de 1802 à 1815 comme danseur de caractère.
En 1806 il chorégraphie  pour  l’Opéra de Vienne  » Paul et Rosette » et  « Dansomanie » (1815)

En 1825 il est nommé maître de ballet au Théâtre de la Porte St Martin où il collabore à des vaudevilles et des pièces à la mode.

Il accompagne les débuts de Joseph MAZILLER et Jules PERROT.

En 1825 il créé un ballet pantomime « Les ruses espagnoles ».
Puis en 1831 il est appelé par le nouveau directeur de l’Opéra de Paris, Louis Véron, car il souhaite introduire des nouveautés dans les ballets.

Coralli va intégrer danse et pantomime dans ses ballets d’action et sera Maître de ballet à la suite de Jean-Pierre AUMER.

Il chorégraphie de nombreux ballets dont les plus renommés sont :

  • « Le diable boiteux (1836) où il met en valeur
  • « La tarentule » (1839) à Pars Fanny ELSSLER, créé à Paris.
  • « La péri » (1843) où il valorise Carlotta GRISI, créé à Paris
  • « Giselle » (1841) qu’il chorégraphie avec Jules PERROT. C’est l’apogée du ballet romantique sur un livret de Théophile Gautier. Ce ballet fut donné dans toutes les capitales européennes.
    C’est la version de Marius PETIPA qui est dansée au XXe siècle.

Il quitte l’opéra peu après la révolution de 1848.et prend sa retraite.

Il décède le 1er mai 1854 à Paris à 45 ans

Source : Danseaujourdhui.fr/artiste/jean-coralli

CERRITO Fanny (1817-1909) Danseuse italienne XIXe

Danseuse et chorégraphe

Née le 11 mai 1817 à Naples et décédée e 6 mai 1909 à Paris

Son père : Raffaele Cerrito était militaire et sa mère  Marianna d’Alife
Fanny avait un frère aîné Giyuseppe.

Les trois grandes danseuses de l’époque étudient et dansent en Italie

Sa mère l’inscrit à l’école de danse du Theatre di San Carlo de Naples près de leur domicile.

Grâce à son professeur Salvatore TAGLIONI (oncle de Maria TAGLIONI, qui était aussi le professeur de Fanny ELSSLER), Francesca veut devenir danseuse.

Malgré une technique à perfectionner, sa présence sur scène est un atout.

Le 28 juillet 1882 à 15 ans, elle fait sa première apparition sur scène en Italie dans un pas de deux   dans « Horoscope » de  Galzerani. Puis elle part à Rome présenter trois ballets de Galzerani et elle rencontre le succès du public.

Pour la saison 1833/34 elle eut un engagement à Florence au Théâtre la Pergola où elle rencontre Carlotta GRISI autre fameuse danseuse avec une bonne technique.

Pour la saison 1834/35 Francesca retourne à Naples au Teatro des Fondo. Le 30 mai 1835 dans « Amore e Psiche » elle partage la scène avec Carlotta Grisi.

En 1836 le Theatre Kartnertoi de Vienne voulait reconstituer sa troupe de danseurs et Francesca fut parmi les sélectionnés.

Elle y débuta le 4 avril 1836 dans le ballet de l’opéra « Mosas » de Rossini. Elle profita de la présence du maître Jules PERROT pour faire corriger ses défauts techniques qu’elle avait depuis ses débuts.

Elle était en concurrence avec la danseuses autrichienne Fanny ELSSLER chérie de son public. Et c’est d’ailleurs le public autrichien qui l’a surnommée « Fanny » prénom qu’elle adopta pour son  nom de scène.

Elle a d’ailleurs interprété certains rôles déjà dansés par Elssler comme « Amalia » avec son pas de « cachucha » mais qu’elle interprété avec tant d’expressivité qu’elle gagna une partie du public.

En 1837 elle va à la Scala de Milan et en profite pour se perfectionner avec Carlos BLASIS et sa femme Annunciata Ramaccini.

Elle atteint des sommets de popularité, le public étant partagé entre les « cerritistes » et les « taglionistes ».

Fanny Cerrito a participé en tant que « prima ballerina » lors de la saison de 1838 et 39 à la Scala.

En 1840 elle se rendit, (avec sa famille qui la chaperonnait), à Londres. au Her Majesty’s Theatre et débute comme chorégraphe avec « Asma ou la fille du feu ». Elle danse avec Carlotta Grisi puis avec Maria Taglioni arrivées à Londres elle-aussi.

En 1843 c’est avec Fanny Elssler qu’elle danse à la demande de la reine Victoria, dans un « pas de deux » créé spécialement pour elles par Jules PERROT. Elle fait aussi la rencontre du danseur et chorégraphe Arthur SAINT LÉON et danse avec lui « Alma » et la « Sylphide ». Un lien professionnel mais aussi affectif les uni et ils se marient à Paris 17e à l’église des Batignoles. le 17 avril 1845.

En 1836 et 37 elle part à Vienne et produit certaines de ses propres chorégraphies.

De 1838 à 1840 elle danse à la Scala de Milan. En 1843 Francesca et Maria Taglioni ont dansé dans le même programme .

Elle collabore avec Jules PERROT pour la chorégraphie de « Ondine ou la naïades » (1843), « Alma » (1842), « Lalla Rookn » (1846)

Danseuse mais aussi chorégraphe

 En 1845 son talent de chorégraphe est reconnu après avoir présenté « Rosida » de 1840 à 1848.

Francesca danse à nouveau  au Her Majesty’s Theatre de Londres où elle est reconnue.

Le directeur LUMLEY souhaitait créer un événement en réunissant les quatre plus célèbres ballerines du ballet romantique dans un  « Pas de quatre » de Jules Perrot qui réunissait aussi  Carlotta GRISI, Marie TAGLIONI, Lucile GRAHN qui fut présenté le 12 juin 1845. L’ordre de passage de chaque danseuse fut difficile à déterminer et c’est lorsque le directeur proposa le critère de l’âge (la plus âgée passerait en dernier) qu’un consensus se fit. C’est Taglioni et Cerrito qui reçurent les plus longs applaudissements du public.

En 1846 le couple Cerrito/Saint Léon fit une tournée en Allemagne et en Italie puis dans diverses capitales d’Europe.

En 1847 l’Opéra de Paris la réclame et le couple danse dans « Alma » le 20 octobre 1847l. Puis elle danse au Théâtre du Palais de St Cloud sur demande du roi Louis-Philipe dans « La fille de marbre ».

Elle danse à Venise et le 15 janvier 1848 elle revêtit un tutu tricolore en l’honneur des libertaires lors d’une représentation de la « Vivandière » car Venise était alors en révolte pour devenir une république.

A cette époque la pauvre Fanny Elssler, autrichienne, reçu des sifflets à la Scala de Milan car elle représentait l’oppression austro-hongroise.

En 1850 de retour à Paris, il y a mésentente dans le couple de danseurs. Elle danse « Stella » à l’Opéra de Paris.

En 1851 le couple se sépare aussi bien dans la vie que dans la danse : Fanny reste à l’Opéra tandis qu’Arthur donne sa démission.

Elle a une fille et arrête la danse

 En 1851 elle rencontre un noble espagnol Manuel de Acuna de Witte di Bedman très amoureux de Fanny. En 1854 ils ont une fille nommée Mathilde reconnue par son père mais il n’épousa pas la mère.

Ayant une silhouette alourdie après  sa grossesse, elle n’a plus les mêmes capacités  et finit par abandonner la danse en 1857 pour s’occuper de sa fille.

Elle fit ses adieux à Londres au Lyceum de Londres et pris sa retraite en 1857 à 40 ans.

Une longue retraite de grand-mère

Mathilde Acuna a continué à voir son père en séjournant souvent en Espagne. Elle rencontra un noble espagnol d’origine française Manuel Le Motheux Bourbaki qu’elle épousera en 1872 âgée de 18 ans. Le couple eut deux filles Emmanuelle et Louise qui donnèrent à Fanny cinq arrières petits enfants.

Elle décède le 6 mai 1909 à Paris à 92 ans aveugle et oubliée de son passé.

AUMER Jean-Pierre (1774-1853) Danseur français fin XVIII/début XIX

Chorégraphe, maître de ballet en France et en Europe

Né le 21 avril 1774 à Strasbourg
Décédé le 6 juillet 1833 à St Martin de Boscherville à 59 ans.

Descendants :
Sa fille Sophie-Julie a épousé en 1826 le danseur Etienne Leblond.
Un fils Jean AUMER

Pierre Gardel l’écarte de l’Opéra de Paris tant qu’il en sera le directeur

Formé à l’école du ballet de l’Opéra de Paris, il rejoint Jean DAUBERVAL à Bordeaux

Puis en 1798 il revient à l’Opéra de Paris, mais face au tout puissant Maître de ballet Pierre GARDEL il préfère aller travailler au Théâtre de la Porte St Martin où il y présentera son tout premier ballet « Jenny ou le mariage secret » puis « Les deux créoles » et « Paul et Virginie ».

En 1807 il est maître de ballet à Lyon puis revient à Paris  où il produit « Les amours d’Antoine et Cléopâtre », mais de nouveau face à la concurrence avec Pierre GARDEL, Aumer part à l’étranger.

Son talent reconnu à l’étranger

De 1808 à 1814 il est engagé comme maître de ballet à Kassel en Hesse (Allemagne) à la cour du roi Jérôme. De 1815 à 1820 il est également maître de ballets à Vienne où il compose : « les Pages du duc de Vendôme » (repris à Paris), « Aline » (1815), « Le fête hongroise » (1820), « Jeanne d’Arc » (1821).

Enfin chorégraphe à l’Opéra de Paris de 1820 à 1831

En 1820 il revient à Paris et succède à Louis MILON comme second maître de ballet à l’Opéra de Paris de 1826 à 1830

Il s’efforce de renouveler le ballet à l’Opéra de Paris en l’ouvrant à une grande variété de sujets et de thématiques appliquant en cela le tournant amorcé par NOVERRE et DAUBERVAL dont les innovations techniques entre dans le système de normes académiques, incluant également « l’arabesque »

Il chorégraphie :
– « Robinson Crusoe » (1805)
– « Les pages du duc de Vendôme » (1820)
– « Alcine reine de Golconde » (1823)
– « Le somnambule » (1827) librettiste E. Scribe
– « Guillaume Tell(1829)
– « Manon Lescaut » (1830), considéré comme son chef-d’œuvre, où il imprime une touche romantique dans le ballet français.

Ses chorégraphies sont données régulièrement à l’Opéra jusqu’à l’arrivée en 1831 du Directeur Louis Véron qui le remplacera par Jean CORALLI.

Il décède le 6 juillet 1833 à St Martin de Boscherville à 59 ans.

PURCELL Henri (1659-1695) – Musicien anglais XVIIe

Musiciens organiste de la période baroque,
compositeur du premier opéra anglais « Didon et Enée »

Né  le 10 ? septembre 1659 à Londres/Décédé en novembre 1695 à Londres âgé de 36 ans

Une famille de musiciens

 

Il appartient à une famille de musiciens. Son père Henri Purcell I ainsi que ses 3 fils.
Edward, Henri II, Daniel. furent musiciens.

 

Son père meurt en 1664 alors qu’il a 10 ans et Henri part vivre chez son oncle Thomas Purcell. Le père et l’oncle étaient musiciens à la Cour de Charles II et le jeune Henry suivit la tradition familiale.

En 1667, le jeune Henry devint choriste à la chapelle royale sous la direction du chef de cœur Henry Cooke.
En 1670 à 11 ans, il écrit une ode pour l’anniversaire du roi.

1673 il est nommé conservateur adjoint des instruments du roi. Il fréquente l’école musicale de l’abbaye de Westminster.

Organiste à Westminster et compositeur Lire le reste de cet article »

SCHRAMMEL Johann et Josef (1850-1893) Musiciens autrichiens XIX

Violonistes et compositeurs viennois
créateurs du « Schrammelquartett » et du style typique viennois : la « Schrammelmusik »

Johann : né le 22 mai 1850 à Vienne (Autriche) et décédé le 17 juin 1893 à Vienne, âgé de 43 ans
Il épouse en 1872 Rosaloa Weichselbaumer avec qui il aura 13 enfants dont 9 deviendront adultes.

          Josef né le 3 mars 1852 à Vienne et décédé le 24 novembre 1895

Leurs parents :
 Kaspar Schrammel clarinettiste et Alosia Ernst
Un demi-frère : Konrad Schrammel

Formation musicale

Leur père leur donne ses premières leçons  de musique. Puis c’est Ernst Melzer qui lui enseigne le violon.
Le 6 janvier 1861  le trio donne un concert de charité dans une auberge.

En 1862 leur père les inscrit au Conservatoire de musique de Vienne où ils prennent des cours de chants et de violon.

Musiciens d’orchestre mais aussi à l’armée

En juin 1865 Johann quitte le Conservatoire et touche ses premiers cachets en jouant dans l’orchestre de l’Harmonietheater et du Theater in der Josefstadt.
En 1866 il part à l’armée, dans le service musical et ses orchestres jusqu’en 1875. Parallèlement il joue dans l’orchestre de Carl Mangold.

Un trio puis un quartett pour jouer un  répertoire typiquement viennois

En  1878 les deux frères et le guitariste Draskovitz, ils forment le trio « D’Nussdorfer ». En 1879 c’est Anton STROHMAYER qui remplace le guitariste. Puis en 1884 Georg Dänzer les rejoint et ils forment le « Schrammelquartett ».

Le quartett joue à sa façon la musique populaire viennoise. Sa notoriété grandit car il a crée son propre style la « Schrammelmusik » inspiré du répertoire de chants, de marches, de danses, typiquement viennois. Le quarttett se produit dans les restaurants mais aussi dans les salons de l’aristocratie et de la bourgeoisie viennoise.

Durant 7 années, les frères Schrammel composent plus de 200 musiques.

Ils ont pour admirateurs Johann STRAUSS fils et Johannes BRAHMS.

Parmi les nombreuses compositions la très célèbre marches « Vien bleibt Wien » (Vienne reste Vienne) est la plus jouée car exempte de droit d’auteur. et la mazurka-valse « Frühlingsgruss an Pauline »  (Salutation de printemps à Pauline).

Johann meurt le 17 juin 1893  à Vienne âgé de 43 ans et Josef le 24 novembre 1895 également à 43 ans.
Ils sont inhumés au cimetière Hernals de Vienne.