SAINT LÉON Arthur (1821-1870) Danseur français XIX

Danseur, maître de ballet à Paris et à St Pétersbourg, chorégraphe et librettiste
entre autre de « Coppélia
« 

Né le 17 septembre 1821 à Paris
Décédé le 2 septembre 1870 à Paris, âgé de 48 ans

Fils de Léon MICHEL assistant de Pierre GARDEL à l’Opéra.

Double formation : de violoniste et de danseur

Lorsque son père fut nommé maître de ballet à la cour des ducs de Wurtemberg, la famille s’installa à Stuttgart où Arthur passa son enfance et adolescence.

Il étudia le violon avec Joseph Mayseder (1789-1863) puis avec N. Paganini (1782-1840). Il fut un élève brillant et donna son premier concert à 13 ans.

En 1835 il fera ses débuts de danseur à Munich et adopte le patronyme de « Saint-Léon ».
Il part pour Paris pour parfaire sa formation en danse et continue à donner des récitals de violon.

Il est élève de François Descombe dit François Albert (1789-1865) ancien danseur à l’Opéra de Paris en et maître de ballet.

En 1838 Arthur est engagé comme premier danseur au Théâtre de la Monnaie à Bruxelles. Il se produit sur les grandes scènes européennes : Milan, Vienne, Londres, Paris où sa virtuosité lui vaut un grand succès admiré pour son « ballon » et ses pirouettes.

Il rencontre sa future femme : la ballerine Fanny CERRITO
Au cours d’une tournée à Milan Arthur rencontre la ballerine italienne Fanny CERRITO (1817-1909) mais ils danseront ensemble plus tard à Vienne. Ils forment un couple à la scène et à la ville et obtiennent un grand succès lors de leur passage sur les scènes européennes. Ils seront à Londres les créateurs des premiers rôles des ballets de Jules PERROT « Ondine » et « La Esméralda » ;

Le 17 avril 1845 le couple se mariera à l’Eglise des Batignoles à Paris 17e.

Saint-Léon chorégraphe
Saint-Léon était le seul chorégraphe, en France, capable d’utiliser les danseuses ayant la technique données par Carlo BLASIS à Milan.
Le 23 mai 1843 il crée « La vivandière » au Her Majesty theatre de Londres qui sera un triomphe.

En 1847 le couple St-Léon/Cerrito est engagé à l’Opéra de Paris et y danse « La fille de marbre » de  Jules PERROT. et « La vivandière » avec une danse inspirée du forklore « la redowa » ainsi que « Le violon du diable » où St Léon joue du violon comme un virtuose qu’il est.

Il composera 16 ballets pour l’Opéra de Paris, destinés à mettre en valeur sa femme Fanny Cerrito.

De 1850 à 1853 il est nommé Directeur du ballet de l’Opéra de Paris

Il est nommé maître de ballet et professeur de la classe de perfectionnement.

Il se sépare de son épouse qui reste à l’Opéra , tandis que lui donne sa démission a en 1853.

Il chorégraphie et compose de la musique pour le Théâtre lyrique de Paris où il donnera en 1853 « Le lutin de la vallée ».

Il part danser dans les capitales européennes avant de se fixer à St-Péterbourg

En 1854 il part une saison à Londres puis au Portugal de 1855 1858 au Théâtre San Carlos de Lisbonne.

Puis dans diverses villes européennes.

De 1859 à 1869 il sera Directeur du ballet du Théâtre Mariinsky à Saint Pétersbourg où il a été appelé pour succéder à J. Perrot lui aussi parti là-bas.

 En octobre 1859 il compose « Satarella ou la passion de la danse » où il est à la fois : librettiste, chorégraphe, compositeur, musicien professionnel, auteur de la partition, danseur principal et joue 2 solos de violon. Puis
– en 1860 « Graziella » et  « Paquerette »
–  en 1862, « La perle de Séville »,
– en 1864 « Le petit cheval bossu » basé sur une légende russe.
A St-Pétersbourg il rencontre Marius PETIPA.

Mais en 1870 la guerre éclate et l’Opéra dû fermer.

La saison des ballets durant 6 mois en Russie, St-Léon travaille avec l’Opéra de Paris comme chorégraphe invité de 1863 à 1840.Il y  présente en 1863 « Diavolina », en 1864 « Néméa » .

Il rencontrre le jeune Léo Delibes (1836-1891) avec qui il va travailler pour la musique et Charles Nuiter (1828-1899) comme librettiste pour « La source » en 1866.

Puis ce sera :
– en 1870  le chef d’œuvre « Coppélia » ballet-pantomime qui fut le plus dansé à l’Opéra de Paris inspiré des Contes d’Hoffmann
– « La fille aux yeux d’émail » qui raconte l’histoire d’un automate, animé la nuit par un jeune homme. Les librettistes sont St-Léon et Nuitter sur une musique de Delibes.

Mais la guerre de 1870 éclate et St-Léon rentre à Paris..

Il décède le 2 septembre 1870 d’une crise cardiaque à Paris 9e. Il est inhumé au cimetière de Montmartre.

Son épouse Fanny Cerrito repose dans une autre tombe mais dans le même cimetière.

Ses productions :
St-Léon laisse plus de 170 oeuvres musicales principalement destinées au violon et deux ouvrages consacrés à la danse :

– « La Sténochorégraphie ou l’art d’écrire promptement la danse » en 1852. Ce moyen d’écriture indiquait les mouvements des pieds, de la tête, des bras, du buste.

– « De l’état actuel de la danse » paru en 1856

Il fut le premier à introduire des danses nationales (appelée maintenant danse de caractère) dans les ballets, ouvrant la voie de son successeur Marius PETIPA (1818-1910) qui mettra en place « la compagnie des Ballets russes ».