Histoire

STRAUSS Isaac (1806-1888) – Musicien français

Violoniste, chef d’orchestre de bals, compositeur de musiques légères, puis collectionneur d’antiquités

Né le 2 juin 1806 à Strasbourg sous le nom d’Emmanuel Israël.
Décédé le 9 août 1888 à Paris âgé de 82 ans

Son père : Loeb Israël devenu Léon Strauss, brocanteur, violoneux (jouait dans les bals)
Sa mère : Caroline Israël
C’est une famille de 10 enfants dont 8 survécurent. Isaac étant le dernier.

Isaac  est venu à Paris en 1822  à 16 ans. Il entre au Conservatoire de musique de Paris en classe de violon. Il quitte le  Conservatoire  le 30/5/1829 car il a trouvé une place au prestigieux Théâtre-Italien où il restera  15 ans, mais il devra compléter ses revenus par des concerts privés, des fêtes publiques, et l’été dans les villes d’eau, là où il y a du monde.

En 1827 il joue à Lyon dans un quatuor composé  avec son frère Maurice et deux frères Lévi. Il publie un recueil de contredanses et danses diverses.
En 1841 et 1842 dirige l’orchestre des bals de l’Opéra-Comique.

Vie privée

Le 17/1/1830 il épouse Henriette Schriber, 20 ans, née à Paris en 1809 mais d’origine alsacienne et juive comme lui.  Elle lui donnera 8 enfants : 6 fille (dont Aline, Léa, Sophie) et 2 garçons morts en bas âge. Sa femme mourra  en 1879.
Il est l’arrière-grand-père de Claude Lévi-Strauss.

Directeur des bals de la cour

En 1847 il est nommé chef des bals de cour sous Louis-Philippe en remplacement de Jean-Baptiste TOLBECQUE (chef d’orchestre belge).
A la suite de la révolution de 1848, il assure la musique à la fête républicaine à Versailles.
En janvier 1849 il dirige la musique de la fête de la présidence au Jardin d’hiver sur les Champs-Elysées.

Le 30/1/1843 Louis- Napoléon prend le pouvoir. Devenu  Napoléon III il  épousera Eugénie de Montijo. Le couple impérial sera entouré de courtisans qui se retrouveront lors des fêtes organisées aux Tuileries, lors des « séries » au château de Compiègne, et dans les nombreuses villes d’eau lancées par le couple impérial. Strauss sera sollicité pour animer les bals et développer  Vichy.

Pendant 30 ans, Strauss  compose des musiques et édite les partitions pour piano puis les arrangements pour orchestre. Les plaques en fonte sont toujours en possession de ses descendants.

1854/1872 – Directeur des Bals masqués de l’Opéra de Paris (situé rue Lepelletier avant d’être détruit par un incendie)

C’est une tradition pendant la durée du carnaval où la salle de l’Opéra est transformée en salle de bal avec orchestre toujours dirigé par un chef prestigieux. On y vient pour danser mais aussi pour déambuler, pour faire des rencontres, car c’est une rare occasion où différentes classes de  la société se cotoient, dès lors qu’on se présente costumé et masqué. Comme cet  amusement date de la royauté, la Révolution l’ interdit.
En 1800 ils sont rétablis mais sans danse ni costume. On déambule et on vient écouter la musique. Puis la danse et le costume furent rétablis aussi. On y danse le quadrille, la polka, la valse, mais aussi des danses plus débridées comme le galop, le can-can, le chahut. Fréquentés par 4000 personnes, ces bals duraient de minuit à 5 h du matin.

En 1854 Strauss  obtient la  direction des bals masqués de l’Opéra de Paris en remplacement de Philippe MUSARD.  D’abord avec un contrat de location de la salle puis une concession de 10 ans où il devient responsable de toute l’organisation des bals (aménagement, sécurité, remboursement des dégâts faits par la foule). Il  obtient une grande popularité auprès du public. Il y restera 18 ans .
Jules Massenet jouera dans son orchestre où il fera les percussions.

Musicien pour des mariages princiers

En 1836 Strauss dirige l’orchestre du cercle du casino d’Aix- les-Bains en Savoie ;  il est sollicité pour jouer au mariage du duc de Savoie futur roi d’Italie Victor Emmanuel II.

On lui demande de jouer  en Espagne,  pour le double mariage célébré le 10/10/1846, d’abord celui  de l’Infante Isabelle II d’Espagne (16 ans) avec son cousin l’infant François d’Assise de Bourbon (1846/1902), duc de Cadix (24 ans) , puis celui  de sa petite soeur  l’infante Dona Louisa  d’Espagne (14 ans) avec  Antoine  duc de Monpensier (plus jeune fils du roi des français Louis-Philippe). Strauss   écrira la « Valse du double mariage’ et une valse pour chacune des mariées.

C’est lors de ce séjour en Espagne qu’il rencontre Eugénie de Montijo.

Strauss fera fortune grâce à Vichy

Il arrive à Vichy en 1843 et obtient un bail de 10 ans  dans lequel Strauss « a le monopole des loisirs de la ville de Vichy ». Il est payé pour construire de nouveaux édifices. Il est directeur des salons et de l’Opéra ainsi que du Casino et de l’Etablissement thermal .

Il y fait édifier en 1858 par Hugue Batillat, une maison de style néo-classique au 4 rue de Belgique qui est la plus belle de Vichy à cette époque. Il la prête à Napoléon III qui l’habitera lors de ses premiers séjours en 1861 et 1862. Isaac  la vendra en 1866. Actuellement la villa abrite le restaurant « La Veranda » qui est celui de l’hôtel Aletti palace.

 

Compositeur de musiques de danses

Pendant 30 ans il compose un répertoire de plus de 500 musiques de danses (dont  il édite et vend  les  partitions).  Il écrit des oeuvres originales de danses, en partition pour piano et arrangement pour orchestre ; il adapte des oeuvres d’autres compositeurs tel  J. OFFENBACH  ou d’opéras-bouffe et fait des orchestrations d’oeuvres de musiciens peu connus.

Entre autre pour les QUADRILLES il faut composer une musique « à danser »  qui sera aisément suivie par les danseurs. Pour faire une musique de danse il faut :
– choisir la mesure : 2 temps pour le quadrille
– choisir une « carrure » : ici 8 mesures répétées
– choisir un tempo : vitesse d’exécution de la musique et des pas ; ici 92 modéré et + vite pour le galop de la 5e figure)
– choisir  un contenu : motif mélodique et rythmique

Il offre à sa fille Léo l’ensemble de ses partitions originales composées de 6 volumes :
– 4 volumes de valses (qu’il dédicaçait à à différentes personnalités ou à un événement comme la fameuse « Marche impériale » qui ouvrait chaque bal impérial des Tuileries sous le Second empire, « Valse princesse Mathilde« )
– 1 volume de polkas « Eugénie polka »
– 1 volume pour toutes les autres danses   « Quadrille de la princesse Mathilde« 

Il a offert à sa fille Sophie le livre de ses esquisses de composition.

Une retraite bien gagnée

En 1867 il quitte la direction des bals des Tuileries remplacé par Emile WALDTEUFEL
En 1872 démissionne de l’orchestre de l’Opéra de Paris.

En 1870 il reçoit la Légion d’honneur, qu’il a sollicité lui-même.

Collectionneur

En 1870 il prend sa retraite de musicien et se consacre à ses loisirs c’est-à-dire sillonner l’Europe à la recherche de pièces de mobilier et autres objets d’art et religieux juif qu’il collectionne. La collection est présentée à l’Exposition Universelle de Paris de 1878 et rachetée par la Baronne Nathaniel de Rothschild qui l’a léguée à l’Etat. D’abord exposés  au musée de Cluny, les objets sont actuellement au Musée d’art du judaïsme de Paris.

Isaac meurt dans l’hôtel particulier qu’il loue au 44 rue de la Chaussée d’Antin (détruit lors des travaux d’Hausmann) à Paris, le 9 août 1888, âgé de 82 ans.

Source :

mahj.org/fr/programme/isaac-strauss-musicien-et-collectionneur-sous-le-second-empire/74417

GANNE Louis (1862-1923) – Musicien français

Chef d’orchestre et compositeur d’opérettes, de ballets, d’opéras-comiques et de marches militaires

Né le 5 avril 1862 à Buxières-les-Mines (Allier)
Décédé le 13 juillet 1923 à Paris âgé de 61 ans

Sa famille vient s’installer en région parisienne à Issy-les-Moulineaux où Louis passe sa jeunesse. Il perd son père très jeune et sa mère l’inscrit au Collège St Nicolas d’Issy (de 1869 à 1877) où il reçoit son premier enseignement musical. A 17 ans il compose une messe dédiée aux religieux de son établissement scolaire.

Il intègre le Conservatoire de musique de Paris où il étudie l’harmonie et la composition. En 1881 il obtient le premier prix d’harmonie et sera l’élève de Massenet. En 1882 il obtient le prix d’orgue après avoir suivi la classe de César Franck.

Compositeur

Ensuite Louis Ganné mènera une carrière de compositeur. Il composera de nombreux opéras-comiques, des musiques de ballets et des marches militaires et des chansons populaires.

Ganné acquiert une renommée au Théâtre par ses opérettes « Les Saltimbanques » en 1899 sur un livret de Maurice Ordonneau au Théâtre de la Gaieté puis « Hans, le joueur de flûte » en 1906.

Ses marches militaires sont jouées dans les kiosques à musique des squares

Entre la guerre de 1870 et celle de 1914 les régiments ont une musique militaire qui se produisait dans les kiosques à musique des nombreux parcs, le dimanche après-midi. Plusieurs de ses compositions sont jouées avec succès qui firent sa gloire et contribuèrent ainsi à sa popularité.

Il composera de nombreuses marches militaires dont « La marche lorraine » et « Le père la victoire » créée alors que Sadi Carnot se préparait à présider la IIIe République. Cette marche fut relancée 30 ans plus tard en songeant à Clémenceau.

Il fut amené à diriger les activités de plusieurs théâtres  parisiens renommés tels que « Les Folies Bergères », le  « Casino de Paris », « l ‘Olympia », le « Châtelet »,. Il signa aussi de nombreux ballets pour le théâtre : « Phryné », « Princesse de Babba ». Il dirigea aussi les concerts des « Bals de l’Opéra de Paris ».

De 1901 à 1903 il est nommé Président de la société des compositeurs future SACEM.

En 1905 il fonde l’orchestre de Monté-Carlo et s’installe ainsi à Monaco. Il continue néanmoins ses activités à Paris.

En 1914 il est nommé chevalier de la Légion d’honneur.

Quelques uns de ses succès :
« Valse des brunes », « La houssarde « (valse), « La czarine » (mazurka russe), « La mousmée » (mazurka japonaise), « Polka réaliste ».

Vie privée

Il aura une vie personnelle ponctuée de deux divorces tumultueux.

Il décède à son domicile rue brochant à Paris 17e  le 13 juillet 1923 à 61 ans. Il fut inhumé au cimetière parisien de St-Ouen.

Une rue dans le 20e arrondissement de Paris porte son nom.

A l’occasion du 150e anniversaire de sa naissance Jean-Louis Couturier propose la réédition de son oeuvre instrumentale en 2012 par Sempé Piu Edition.

Source :

 – wikipedia
 – blogjmpelletier52.over-blog.com/artiste/loisirs-ganne

METRA Jules Louis Olivier (1830-1889) – Musicien français

Compositeur, chef d’orchestre de musiques de bals, opérettes, ballets

Né le 2 juin 1830 à Reims
Décédé le 22 octobre 1889 à Paris âgé de 59 ans.

Fils de Jean-Baptiste Métra, acteur mais ex-avocat au barreau de Lyon qui abandonna sa profession pour suivre une troupe nomade de comédiens. La troupe passait l’hiver à Paris et partait en tournée à la belle saison.

Olivier monte sur les planches avec son père dès 5 ans afin de jouer des rôles d’enfants garçon ou fille. A 14 ans, il fait ses début au Théâtre Comte à Paris, Théâtre des Jeunes Elèves maintenant « Bouffe-Parisien » .

Jeune acteur, il s’initie au violon en autodidacte

Par ailleurs, il apprend le violon grâce à  un violoniste du théâtre qui lui prêta son instrument en dehors des représentations et le jeune Olivier s’exerça seul jusqu’à savoir à peu près en jouer. Un musicien de l’orchestre, Edmond Roche, lui donna des leçons puis le fit entrer au Conservatoire de musique de Paris où il obtient un 1er prix de violon. Il donne des leçons au cachet. Il fit partie d’un quatuor de l’Ile St Louis comme deuxième violon. Il est connu dans le milieu bohème de Paris ce qui lui permet de recevoir  des offres d’engagement comme violoniste ;  un jour  il est demandé comme chef d’orchestre au Théâtre Beaumarchais.

Chef d’orchestre dans divers bals et théâtres où l’on danse

En 1849, âgé de 19 ans, il dirige les musiciens du « Bal Robert » Bd Rochechouard. Il écrivit sa première valse « Le tour du monde« . En même temps, il suit des cours au Conservatoire de Paris dans la classe d’Ambroise Thomas et reçoit le premier prix d’harmonie.

En 1855, à 25 ans, il dirige l’orchestre du « Bal Mabille » créé par les Frères Mabille en 1844, avenue Montaigne, établissement de danse en vogue à Paris. Les frères Mabille avaient hérité de leur père, professeur de danse, un petit bal champêtre qu’ils firent prospérer. Ils le transformèrent avec d’agréables bosquets et un éclairage au gaz, ce qui permit de l’ouvrir en soirée. Le prix d’entrée assez élevé limitait l’accès aux gens aisés.

En 1863, Métra composa sa « Valse des roses » la vendit à son éditeur qui en récupéra de gros revenus. Grâce à la notoriété de cette valse, Métra connu une grande popularité.

En 1865 Métra ouvrit « Le château des fleurs » sur les Champs-Elysées réservé aux concerts, qui fut fréquenté par la jeunesse dorée, le duc de Morny, Arsène de la Houssaye.

Métra y composa ses plus célèbres valses, dont certaines que nous utilisons pour nos bals : « Valse espagnole », « Espérence »,  la « Blanche marguerite » (Varsoviana) . la « Néva » (mazurka), « Brise du soir » redowa, « Promenade » polka, « Champagne » polka,  « Coquelicot » quadrille. C’est Céleste Mogador, danseuse du Bal Mabille qui invente une danse sur le rythme du quadrille.

Métra compose la musique utilisée pour le «  Quadrille des Lanciers » Celui-ci fut importé en France en 1850 mais inventé en 1818 à Dublin par le professeur français Duval.

En 1867 Métra fut choisi pour conduire les bals du Châtelet. Devant le succès, il fallut convertir le foyer en deuxième salle de danse.

En 1868 il est chef d’orchestre au Casino Cadet lieu de concert et de bal, trois soirs par semaine. En 1872 il est chef de l’orchestre des Folies-Bergères où il présente chaque soir des numéros d’artistes variés. Il y restera 5 ans.

De 1874 à 1876 il dirige les bals du Théâtre de la Monnaie à Bruxelles et finalement ceux de l’Opéra de Paris aux côtés de Johann STAUSS II.

Après être resté quelques années au « Bal Mabille » et au « Château des fleurs « , Métra entra à l’Athénée-Musical puis à l’Elysées-Montmartre. Cette salle n’était au début qu’un simple bal et devient une vaste salle de danse, concerts et spectacles avec un restaurant où Métra obtient un succès fou. Comme son contrat lui permet de diriger d’autres orchestres, il dirigera les bals du Théâtre de la Monnaie de Bruxelles de 1874 à 1876.

Métra et Johann Strauss (fils) se partagent un temps, la fonction de chef d’orchestre des bals masqués de l’Opéra de Paris

En 1877 il est choisi pour diriger les bals de l’Opéra de Paris et partage avec Johann Straus II les fonctions de chef d’orchestre des bals masqués. En 1878 il reste seul à la direction de l’orchestre de l’Opéra de Paris. Le Japon est à la mode à l’exposition Universelle de Paris, il composera la musique d’un ballet « Yedda ».

En 1885 il inaugure au Palais Vivienne les « soirées Métra » qui se composent de concerts-promenades, de bals et de fêtes les mercredis et samedis soirs.

En 1888 il donne aux Bouffes-Parisiens une opérette « Le mariage avant la lettre » mais ce fut un échec.

Il fait également des arrangements pour d’autres compositeurs dans :

« Mme Favart » avec J. Offenbach
« les Fauves » avec Louis Ganné
« Les claches de Corneville » avec Robert Planquette
« La mascotte » avec Edmond Audran
« La fille de Mme Angot » avec Charles Lecoq

En 1873 il se fit édifier une petite maison à Bois-le-Roi  (77) qu’il vient habiter de temps en temps et à la fin de sa vie.

Vie privée
Marié de 1871 à 1878 à Caroline Charton puis séparé de corps et de bien, il racheta la part de Mme Métra et resta seul propriétaire jusqu’à sa mort. En 1886 il vendit sa villa à sa soeur Sophie Ernestine Oyé-Métra.

En 1879 il fonda une fanfare à Bois-le-Roi.

Il mourut le 22/10/1889 à Paris. Il fut inhumé à Bois-le-Roi. Un monument funéraire (financé par souscription des auteurs et compositeurs de musiques) fut inauguré le 12 mai 1892. Sa soeur fut enterrée aux côtés de son frère.

Une rue et une école portent son nom à Paris 20e et à Reims une rue porte également son nom.

Source :

site : boisleroi77.chez.com/olimetra.html 

 

CLARCHIES Louis Julien (1769-1815) -Musicien français

Violoniste soliste, compositeur de musique de contredanses et valses
Chef d’orchestre de bals dans les salons de la fin du XVIIIe siècle et
des bals de la cour de Napoléon Bonaparte

Né le 23/12/1769 à Curaçao (Ile hollandaise)
Dédédé le 25/12/1815 à Paris âgé de 46 ans

Esclave de St Dominique mais déjà violoniste
Julien (comme on l’appelle) arrive à St Domingue, comme esclave griffe (métis noir et mulâtre).
Il montre un grand talent de violoniste et joie dans l’orchestre de la « Comédie du Cap »
Lors de ses séjours en France, il a pris des leçons de violon avec Henri Capron et de composition avec Giuseppe Cambini et Rouff.
Entre 1781 et 1783 les affiches de St Domingue mentionnent le programme et les interprètes dont le jeune Julien.

Il a eu plusieurs maîtres successifs dont un capitaine de navire, franc-maçon : Louis Frédéric Pichon Prémeslé de Trémondrie. Julien l’accompagne sur les les bâteaux et se rend plusieurs fois en France à Bordeaux. Il est racheté par Paul Jean François Lemercier de la Rivière, habitant et propriétaire de Saint Domingue.

Affranchi en 1775
Lemercier se rend en France accompagné de Julien  et sur le même navire se trouve un certain Paul Belin de Villeneuve qui est ou devient l’ami de Lemercier. Belon a sans doute racheté Julien puisqu’en 1775 il va l’affranchir avant de repartir pour l’Amérique. C’est un acte passé devant le notaire Bontemps mentionnant qu’il « accorde la liberté audit Julien, griffe, créole de Curaçao, sans étampe (marque au fer des initiales du maître), joueur de violon » et en « témoignage de satisfaction de ses services, de ses talents et bonne conduite ».

Musicien des bals et salons privés sous le Consulat et l’Empire.
Julien va gagner sa vie à Paris comme musicien dans les orchestres de bals donnés dans le salons. Certains témoignages de Mme Récamier ou de la comtesse de Boigne font état « d’un orchestre admirablement conduit par un violoniste mulâtre » en parlant de Julien « c’est une fureur d’avoir ce chef d’orchestre ; on se l’arrache à prix d’or ».
I
l sera par la suite, choisi par Napoléon 1er pour être le violoniste et chef d’orchestre des bals de la cour impériale.

En 1791, il bénéficie d’une rente viagère
Le 9 mai 1791 par acte sous seing privé à Paris, Paul Lemercier lui attribue une rente viagère de 4000£, à verser tous les 6 mois à partir du 1er janvier 1791.
A l’abri du besoin, Julien va mener sa vie de musicien et va se faire appeler Louis Julien CLARCHIES.
Sa carte d’identité indique son domicile 843 rue du Bac à Paris ; son âge 26 ans.

Mais Paul Lemercier âgé de 40 ans, meurt le 8/7/1791 à Boulogne chez son ami Belin. Julien assiste à l’inhumation en tant que « Louis Julien bourgeois à Paris. »

Vie privée
Julien fait plusieurs voyages entre St Domingue et la France.
Il se marie en 1790 à St Domingue avec Elisabeth Soudan originaire de la Martinique. Ils eurent 3 enfants : Marie-Amandine, Héloïse, Isidore. Mais il avait aussi un ménage illégitime car il a eu 2 filles avec Louise Ursule Magalon : Marie-Gabrielle et Jeanne.
Il est cependant déclaré « célibataire » par les 2 témoins de sa mort qui sont également mulâtres et libres.

Publication
Julien a composé des musiques pour violons, clarinettes, quinte.
Il a publié un grand nombre de danses chez divers éditeurs :
– chez Bouin  : la contredanse « l’été » est le 222e feuillet déposé à la BNF entre autre

– chez Frères à Paris : « Recueil de contredanses, valses »
(22 recueils soit 270 titres) sous forme de
. Fascicules : « Les soirées agréables à la campagne » et « Les veillées du salon »
. de traîtés avec quadrilles et danses diverses.

Cet éditeur a continué à publier ses compositions après sa mort car il avait racheté les droits à sa veuve.

Les contredanses à l’origine du Quadrilles français : l’été/le pantalon/la poule/la trénis sont des musiques de Clarchies. Les contredanses fixées ensuite, ont été dansées sur u rythme de marche et sur des musiques adaptées pendant le Second empire.

Sources :

jeanluc.matte.free.fr/contrd/analyse.htm
www. loc.gov/ressource/musdi.2130/?sp=14

www.ghcaraibe.org/article/2018-art04.pdf

IVANOCIVI Iosif (1845-1902) – Musicien roumain

Compositeur roumain d’origine serbe
Clarinettiste, chef d’orchestre, compositeur de musique militaire et légère : valses, polkas

Né en 1845 à Temesvar située dans l’empire autricHien à l’époque.
Dédédé le 28/9/1902 à Bucarest

Il s’initie enfant à la flûte et à la musique en autodidacte puis s’enrôle à l’âge de 14 ans dans l’armée roumaine et fait son apprentissage militaire et ses  études musicales.

Il est lauréat du grand prix de composition à l’Exposition universelle de Paris en 1886 avec sa célèbre valse « Les flots du Danube ».

En 1900 sa  carrière culmine  lorsqu’il est nommé Inspecteur général des musiques militaires roumaines, poste qu’il a occupé jusqu’à sa mort à Bucarest.

Il a composé plus de 350 oeuvres parmi lesquelles des fanfares, marches, valses et chansons et divers pot-pourris, souvent inspirés du folklore roumain et dédié à des personnalités et des évènements de son enfance tout comme à des villes et fleuves d’Europe centrale.

La plus grande partie de ses oeuvres , pourtant publiées par plus de 60 éditeurs tombèrent dans l’oubli après sa mort sauf sa valse célèbres « Les flots du Danube« .

Emile WALDTEUFEL composera une version pour orchestre symphonique de cette valse.

Ses contemporains :
Johann STRAUSS (fils) en Autriche
– Emile WALDTEUFEL en France.

FUCIK Julius Ernest (1872-1916) -Musicien tchèque

Chef d’orchestre, compositeur de musiques de danses

Né le 17/7/1872 à Prague (empire austro-hongrois) aujourd’hui République tchèque
Décédé le 25/9/1916 à Prague âgé de 44 ans.

Il fit des études musicales au Conservatoire de Prague et fut élève de Dvorak en composition ; il y apprend le violon et le basson.

A 19 ans il devient musicien militaire de l’armée austro-hongroise puis deviendra chef de fanfare.

En 1897 il composera son « entrée des gladiateurs « qui s’appelait ààl’origine « Grande marche  chromatique » (utilisée souvent en entrée de la parade dans les cirques).

En 1913 il se marie à Berlin. Il crée son propre orchestre et une maison d’édition pour vendre ses compositions.

Mais la première guerre mondiale va freiner son activité. Démoralisé et affaibli, il tombe malade.

Il retourne à Prague où il meurt à 44 ans le 15 septembre 1016.

Ses grands succès sont « Florentinen march » et « l’Entrée des gladiateueurs  » opus 68.

Il est l’auteur e plus de 400 marches, polkas, valses. Mais beaucoup de ses compositions ont disparues

WALDTEUFEL EMILE (1837-1915) -Musicien français

Pianiste, compositeur de valses, polkas et danses diverses « le Strauss français »
Anime des bal de l’impératrice Eugénie à Biarritz et les « séries » à Compiègne

 

Issu d’une famille alsacienne de musiciens : Moyse Lévy musicien ambulant en Alsace, se choisit le pseudonyme de Waldteufel qui deviendra le nom officiel de la famille en 1808.

Un de ses fils (1801-1884) alias Louis Waldteufel est violoniste et chef d’orchestre. Il eut 4 fils :

Achille /Isaac alias Léon, chef d’orchestre des bals de la cour et de la présidence/ Salomon alias Edouard) / Charles Emile qui fut le plus connu et le plus prolifique de la famille.

En 1844 la famille gagne Paris pour que Isaac/Léon puisse apprendre le violon au Conservatoire. De 1853-à 1857, Emile y est inscrit pour étudier le piano. Jules Massenet et Georges Bizet sont ses camarades de classe.

Il compose au piano ses oeuvres afin qu’elles soient jouées par un orchestre pour des bals privés ou en plein-air. Ses musiques de danses le font connaître sous le Second Empire et, en 1865, apprécié par l’impératrice Eugénie, il devient Directeur de la musique de danse de la cour impériale de Napoléon III et pianiste de l’impératrice. Il est chargé d’animer les soirées dansantes de Biarritz et les « séries » de Compiègne.

A partir de 1807 l’orchestre de Waldteufel accompagne les bals aux Tuilerie prenant ainsi la place d’ Isaac STRAUSS (français) puis ceux de l’Elysée à la fin de l’Empire.

En 1874 il est remarqué par le prince de Galles qui lui propose de jouer en Grande-Bretagne. Un contrat lui permet de jouer pour la reine Victoria à Buckingham Palace.

« La valse des patineurs » en 1882, lui vaut une reconnaissance internationale et il est joué dans les capitales jusqu’au début du XXe siècle.

Il s’inspire aussi bien de l’opéra comique que de la musique bavaroise (qu’il connaît par sa mère) ou de Bohème.

Il meurt à son domicile à Paris et est enterré au cimetière du Père-Lachaise.

A Strasbourg il y a une plaque commémorative apposée sur sa maison natale du 84 Grand-rue.

Quelques-une de ses oeuvres célèbres :

VALSES : Espana/Les patineurs/Très jolie/Amours et printemps

POLKAS : Minuit pollka/Bonne bouche/Joujou polka/Joyeux Paris

 

PS : la pianiste-compositrice Berthe Waldteufel (1833-1969) fille du musicien est l’arrière-grand-mère de Julien Doré.

 

DUPRE Louis (1687-1774) – Danseur français

Danseur, chorégraphe, maître de ballet à la cour de Pologne, de Saxe et professeur de danse à l’Académie royale de musique de Paris
Dit « Dupré l’aîné » pour le différencier de son frère cadet Denis et de  sa soeur Marie Dupré  danseurs

Né le 24/12/1697 à Paris – Décédé fin décembre 1774

Son père Louis Dupré est musicien ;  sa mère Marguerite Léger . ils habitent à Paris.

Il montra des dons exceptionnels pour la danse dès son plus jeune âge. En 1702, à 13 ans, sous l’appellation « du petit Dupré » il paru dans les ballets, à côté de Françoise PRéVOST (célèbre danseuse de la fin du règne de Louis XIV.

En 1714 il est entré à l’Académie royale de musique de Paris dans la catégorie danseur « noble« .

Jusqu’en 1723 il dansa dans de nombreux opéras parfois en tant que partenaire de sa soeur Marie qui tenait les rôles de « demi-caractère ».

Il danse à l’étranger et rejoint une troupe française en Pologne

De 1725 à 1730 il se produit régulièrement à Londres et à la cour de Pologne pour le roi Auguste II puis pour le prince électeur de Saxe .

Il est engagé dans la troupe française qui danse pour le roi Auguste II, bénéficiant d’une place vacante comme soliste. En effet, ce roi ne souhaitant, pour ses ballets, que des Français car ils caractérisaient « la belle danse » ou « danse noble » dans l’opéra et le théâtre au XVIIe et XVIIIe siècle; l se démarquant de l’Opéra italien plus expressif dans la pantomime et la Comédie del’Arte. Durant 24 années la troupe française resta à la cour de Pologne et Dupré devient directeur des ballets.

En 1726, à Varsovie, il épousa la danseuse Madeleine Roland nouvellement arrivée dans la troupe du roi de Pologne. En 1727 une partie de la troupe, dont les époux Dupré-Roland quittèrent Varsovie pour Dresde. Puis le couple quitta la Saxe pour revenir à Paris en décembre 1730 après 6 ans d’absence.

Mais, entre temps, la rénovation de la danse, due à NOVERRE, eut une influence sur la manière de danser à Paris. En effet, le corps n’était plus contraints par les lourds costumes et la dextérité avait évoluée.

Par un contrat du 15 décembre 1730, Dupré retrouva la scène de l’Académie de Paris et son ancienne partenaire Melle Delisle.

De 1739 à 1743, il succéda à Michel Blondy au poste de maître de danse à l’Académie royale de Paris.

Il y forma des danseurs qui devinrent célèbres : Gaétan VESTRIS, Jean-Georges NOVERRE, Maximilien GARDEL mais aussi Marie-Anne de Camargo et Jean-Baptiste Hus, très bons danseurs.

Chorégraphe

Entre 1748 et 1765, il composa 9 ballets pour le spectacle de fin d’année des élèves du Collège Louis-le-Grand. Il réglait l’exécution des ballets auxquels des danseurs de l’Académie royale se mêlaient aux élèves, pour plus de prestige. En effet, les Jésuites qui recevaient les enfants de l’élite sociale devaient leur enseigner les arts nécessaires à leur rang comme : le maintien, la danse et le maniement de l’épée.

Dupré s’inspira de son séjour en Pologne pour rajouter des scènes de danses polonaises dans ses ballets nouveaux ou dans les reprises des anciens, ce qui plaisait beaucoup à Marie Leszczynska femme de Louis XV. Ainsi dans son ballet « Les Indes galantes » sur une musique de Rameau, l’aire grave des Polonais (prologue scène2) dont la première eut lieu le 23 août 1835.

D’ailleurs Dupré fut souvent invité à se produire à Versailles au « Théâtre des Petits appartements« devant leurs Majestés, notamment en 1748 où il présenta « Les Eléments » de Destouche et de Lalande.

Le 28 octobre 1752 Dupré s’est retiré de la scène de l’Académie de Paris.

Depuis quelques temps il réduisait ses rôles : il faisait des apparitions courtes attendues du public car il avait gardé son maintien élégant et surtout la grâce de son port de bras qui le caractérisait. Il se faisait remplacer par des danseurs plus jeunes comme Claude Javilliers ou Antoine Baudiéry de Laval (ce dernier fut nommé en 1759 maître à danser des enfants de France : le futur Louis XVIet ses soeurs et frères.

Lous dupré mourut fin décembre 1774 quelques mois après la mort de louis XV.

De caractère belliqueux :

  • avec le Directeur de l’Opéra :
    Une blessure à la jambe lors d’une répétition l’immobilisa quelque temps. Rétabli, il voulu reprendre mais le directeur s’y opposa. Furieux, Dupré, déposa une plainte auprès du Comte de Maurepas alors Ministre du roi, contre le Sieur Lecomte.
  •  avec sa femme Madeleine Roland épouse Dupré :
    Dans le journal ‘Le Ménestrel » de 1833, on trouve un article dans lequel le danseur accusant sa femme d’adultère, la répudie. Madeleine s’enferma dans un couvent mais son époux la poursuivie en cherchant à lui intenter un procès pour la priver d’une rente décente. Ne pouvant subvenir à ses besoins, Mme Dupré déposa une demande de rente à lui verser par son mari car il disposait de revenus confortables entre ses cours en ville, ses appointements à l’Opéra, et des rentes immobilières.
    De plus il vivait en concubinage depuis 7 ans avec Melle Carville danseuse, ce qui faisait scandale dans le quartier, obligeant le couple à déménager. A l’Opéra Melle Carville était appelée « Carville la dinde » étant mauvaise camarade. Dénonçant tous ces faits, Mme Dupré obtient gain de cause et put sortir du couvent et alla s’installer chez sa mère.

STRAUSS Johann II (fils) 1825-1899 – Musicien autrichien

Musicien,  chef de son propre orchestre, compositeur de nombreuses valses très célèbres
et autres danses
Il est considéré comme  « Le roi de la valse viennoise
« 

Né le 23/10/1825 à Vienne en Autriche – Décédé le 3/6/1899 à Vienne à 73 ans.

Fils aîné de Johann I STRAUSS et de Maria Anna Streim.
Il travaillera avec ses  deux frères Josef et Eduard  mais il fut rival de son  père et le surpassa.

Il prit des cours de musique et de violon en cachette de son père mais grâce au soutien de sa mère. Après le divorce de ses parents, Johann put continuer ses études de musique au grand jour.

Son père craint son rival de fils

Son père le destinait à une carrière dans la banque mais Johann était plus intéressé par la musique. Il quitta la banque et forma son propre orchestre en 1844 à Vienne avec 24 musiciens. Son père le fait interdire dans plusieurs salles de danse et de musique. mais il fait ses débuts au casino Dommayer et obtient rapidement du succès. En concurrence directe avec son père, leurs relations deviennent tendues jusqu’au décès du père en 1749.

Se retrouvant à la tête de 2 orchestres, il les fusionna et rencontra encore plus de succès. Durant ses absences, c’est son frère Josef STRAUSS qui le remplace comme chef d’orchestre. Ce dernier doit abandonner sa carrière d’architecte, mais malheureusement il mourra jeune. C’est son autre frère Eduard STRAUSS qui est alors associé à Johann II en tant que chef d’orchestre et compositeur.

Compositeur de valses célèbres

En août 1862 il épouse une chanteuse connue sous le nom de Henriette Treffz plus âgée que lui et déjà mère de plusieurs enfants. Elle aura une influence bénéfique car il composera davantage.

Dans les années 1870 il compose plusieurs valses restées célèbres comme « La vie d’artiste« , « Histoire de la forêt viennoise« . A la sortie du « Beau Danube bleu  » en 1867 c’est un échec.

Il se rend à Paris pour l’Exposition universelle, remanie le Danube et là c’est un triomphe. Il obtient des engagements prestigieux et entame ensuite une série de concerts à Coven Garden à Londres.

De retour à Vienne en 1869, il achète une maison près du casino Dommayer. Il se lance dans la composition d’opérettes comme Offenbach et dirige sa première opérette en 1871.

En 1872 il part avec sa femme aux Etats-Unis, cette tournée assurera sa renommée et sera très lucrative. Il écrit sa célèbre opérette « La chauve souris« en 1874 et une valse célèbre « Sang viennois« .

Le 8/4/1878 sa femme décède à 59 ans et Strauss se remarie deux mois plus tard avec Angelika Dittrich (dont il divorcera en 1882). L’église refusant l’annulation du mariage, Strauss se converti au protestantisme et devient citoyen du duché de Saxe-Cobourg en janvier 1887. Il épouse Adèle Deutsch en août 1887 et celle-ci sera un soutien dans la composition de ses dernières oeuvres majeures.

Il meurt à 73 ans d’une pneumonie ; il est  inhumé au cimetière central de Vienne.

La valse : musique à écouter

Son immense succès de son vivant va contribuer à faire de la valse non seulement une musique pour danser mais aussi une musique à écouter, un genre en soi.

D’autres musiciens vont composer des valses : Chopin, Gounod, TchaÏkovski, Ravel, Chostakovitch.

Depuis 1929 où l’orchestre philharmonique de Vienne a présenté au concert du nouvel an un programme tout-Strauss, il est de tradition chaque 1er janvier de présenter un programme de musiques où les oeuvres de la famille Strauss sont majoritaires.

En 1966 un orchestre viennois « Johann Strauss » est formé et part en tournée diffuser les oeuvres de Strauss. De même le violoniste et chef d’orchestre hollandais André Rieu a également créé un orchestre Johann Strauss et obtient un grand succès lors de ses tournées.

STRAUSS Joseph (2e fils) 1827-1870 Musicien autrichien

Musicien, compositeur  de danses seul ou avec ses frères, chef de l’orchestre familial  après Johann II

Né le 20/8/1827 à Vienne – Autriche (Empire austro-hongrois)
Décédé le 21/7/1870 à Vienne à  42 ans

Après ses études, il devient architecte auprès du Conseil municipal de Vienne.

En 1823 son frère aîné JohannII tombe gravement malade et Josef le remplace dans l’orchestre familial.

Le 8 juin 1847, il épouse Caroline Pruckmayer à Vienne et  en 1848  naît sa fille Karolina-Anna.

De santé fragile, il s’évanouit en dirigeant son pot-pourri musical lors de la tournée en Pologne.

Il meurt peu après à Vienne à 42 ans en 1870. Il est enterré au cimetière St Marc à Vienne.

Il a composé beaucoup de valses, de polkas, seul ou avec ses frères.

 

FEUILLET Raoul-Auger (1659-1710) -Danseur français

Danseur , chorégraphe, maître à danser
A publié un système de notation de la danse

Né en 1659
Décédé le 14 juin 1710

A partir du système de « notation du mouvement » inventé par André LORIN, mais jamais publié, Feuillet et Pierre BEAUCHAMPS, vont poursuivre ce travail et le publier.

En 1700 il publie un ouvrage « Chorégraphie ou l’art de décrire la danse par caractères, figures et signes démonstratifs » qui aura un retentissement considérable jusqu’au milieu du XIXe siècle.

En complément il publie chaque année, un « Recueil de danses » dont plusieurs sont tirées des opéras de JB LULLY ou Marin Marais (violiste ou gambiste et compositeur français de l’époque baroque (1656-1726).

Ses publications sont traduites en anglais et en allemand ce qui favorisera la diffusion du répertoire français à travers l’Europe.
La publication des « Recueils de danses » sera poursuivie après sa mort par DEZAIS jusqu’en 1724.

LANNER Joseph Franz Karl (1801-1843) Musicien autrichien

Violoniste, chef d’orchestre, compositeur de musiques de danses
Directeur de la musique de bal de la cour d’Autriche.

Né le 12 avril 1801 à Vienne.
Décédé le 14 avril 1843 à Dobling à 42 ans

Enfant il compose déjà des pièces de danse.
Il suit des cours de violon avec Michel Pamer.
A 12 ans (1813) il rejoint l’orchestre de son professeur (comme le fera plus tard Johann STRAUSS père (1804-1849).

En 1820 il crée un quintet dans lequel il jouait du violon et J Strauss père de l’alto. Cette formation se transforma vite en orchestre tournant dans les cabarets de Vienne.
En 1829 Lanner est nommé directeur de la musique de bal de la cour impériale d’Autriche.

Il meurt à 42 ans  et est inhumé au cimetière central de Vienne, où il sera rejoint par Johan Strauss père et fils.

 

Son fils August LANNER ( 1815 – 1855) – Autrichien

Compositeur, chef d’orchestre 

Né le 23/1/1815 à Vienne – Décédé le 27/9/1855 à Vienne à 40 ans

Il va à l’Ecole Ste Anne où il reçoit aussi une éducation musicale. Il commença à diriger l’orchestre de son père à 8 ans.
A la mort de son père, il reprit la direction de son orchestre et devint professionnel en 1853 durant 2 ans seulement vu sa mort prématurée.
Durant sa courte carrière il composera 30 musiques de danses.

 

BEAUCHAMPS Pierre (1636-1705) – Danseur français

Musicien, danseurs, chorégraphie, professeur de danse de la Période Baroque
Maître de danse de Louis XIV

Né le 30/10/1631 à Versailles – Décédé en février 1705 à Paris à 75 ans.

Son père était violoniste danseur, chorégraphe.

En 1648 Pierre débute sa carrière de danseur et musicien à la cour de Louis XIV et fut maître à danser du roi de 1650 à 1670.

Il accompagne Louis XIV dans « Le ballet de la nuit » (1853)  où le roi avaient 5 rôles : d’une heure/d’un curieux/d’un ardent/de l’étoile/du soleil (rôle et costume du roi qui lui donna le surnom de « roi soleil ».

Pierre collabore avec J Baptiste LULLY /Marc Antoine Charpentier /Molière. En 1661 il participe à la création de la première Comédie-ballet « Les fâcheux« de Molière, puis en 1670 au « Bourgeois gentilhomme » et en 1673 au « Malade imaginaire« .

Maître de ballets de plusieurs académies royales

En 1671 Beauchamps est nommé : surintendant des ballets du roi, maître de ballets de l’Académie d’Opéra de Pierre Perrin (premier théâtre lyrique parisien) et à l’Académie royale de danse créée par Louis XIV. Cette Académie forme des professionnels de la danse. Elle fonctionnera de 1661 à 1780. Puis le roi créé  en 1713 l’Académie royale de danse de l’Opéra qui est ouverte gratuitement aux jeunes de 9 à 13 ans qui voulaient se consacrer à la danse.

Un duo artistique performant

Beauchamps compose toutes les chorégraphies dont Lully écrit la musique. Il jette ainsi les bases de la « danse noble »* ou l’exécution l’emporte sur les figures. L’école française devient la première d’Europe jetant ainsi les bases de la danse classique internationale.

A la mort de Lully en 1687, Beauchamp travaillera pour les collèges jésuites et formara de nombreux danseurs comme Blondy, Favier, PéCOUR.

C’est Louis-Guillaume PéCOURT qui succéda à Beauchamp à la direction de Ecole de l’Opéra de 1633 à 1729, puis Blondy de 1675 à 1729, et qui formera de grands danseurs sous Louis XV.

Beauchamp commencera à noter les pas, décrire les chorégraphies mais ne publiera pas ses écrits. C’est Raoul FEUILLET qui, à partir des notes de Beauchamp, publia en 1701 « une chorégraphie de l’art de décrire la danse par caractère et figures et signes démonstratifs ».

Parmi les ballets créés par Beauchamps :

1651 : Roi des fêtes de Bacchus
1658 : Alcidiane
1659 : La Raillerie
1661 : L’impatience

* Le danseur »noble » doit être grand, bien proportionné et les traits emprunts de distinction et de majesté dans l’exécution de ses pas et de ses mouvements de bras.

C’est un des 3 styles de danse dans lesquels seront classés les danseurs/ses de l’Opéra de Paris jusqu’en 1830, avec la « danse demi-caractère » et la « danse » comique ».

BOURNONVILLE Auguste (1805-1879) – Danseur danois

Danseur, chorégraphe, maître de ballet du Ballet royal de Copenhague

Né le 2/8/1805 à Copenhague.Décédé le 10/11/1879 à Copenhague à 74 ans

Fils du maître de ballet royal Antoine Bournonville.
En même temps que la danse, Auguste reçoit une solide éducation : littérature, histoire, musique, violon et chant.

Danseur

En 1820, à 15 ans, il intègre le ballet de Copenhague avec son père comme professeur.

De 1824 à 1830 Antoine envoie son fils Auguste à Paris afin qu’il complète sa formation auprès de Pierre GARDEL et Auguste VESTRIS (le fils) et y retourne en 1824 et 1829.

En 1826, il est engagé dans le ballet de l’Opéra de Paris comme danseur premier remplaçant dans la catégorie « demi-caractère« . Au bout de 4 ans, il rentre à Copenhague où il est nommé premier danseur. Il y brille jusqu’en 1848 puis il passe maître de ballet jusqu’en 1877.

Son caractère difficile l’oblige à s’exiler : il danse à Naples (1856) et dirige le ballet de l’Opéra de Vienne puis le Théâtre royal de Suède de 1861 à 1864.
Il perpétue la danse d’élévation apprise auprès de ses maîtres parisiens.

Chorégraphe

De 1829 à 1876, il chorégraphie une cinquantaine de ballets dont 10 sont encore donnés au Ballet royal danois grâce à des transmissions directes. Son répertoire est également monté par des compagnies classiques ou par des chercheurs grâce à des iconographies et à ses écrits car il a fait des transcriptions simples conçues par lui. Il est aussi étudié dans des cadres pédagogiques ou pour des concours de danse.

Le style Bournonville exige grâce, légèreté, agilité dans les jeux de pieds et des élévations véloces ainsi que des mouvements en symbiose avec la musique.
Dans ses chorégraphies, il mêle danse et pantomime et introduit des « danses de caractère« * dont il a puisé l’inspiration lors de ses voyages à l’étranger, ce qui donne de la fantaisie, du rythme et des costumes colorés propres au pays évoqué. Les univers de ses ballets sont fantastiques et exotiques.

Contrairement au courant romantique en Europe où les danseuses sont mises en avant et les danseurs de simples « porteurs », Antoine souhaite donner autant d’importance aux rôles masculins que féminins. Il tenait aussi à garantir aux danseurs une place respectable dans la vie sociale, lui-même fréquentant la haute société danoise et les grandes personnalités de son temps. (dans les autres pays les danseurs étaient souvent marginaux). Le Maître parvint, à Copenhague, à placer le ballet au même rang que les autres arts.

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BOURNONVILLE Antoine (1760-1843) – Danseur franco-danois

Danseur, chorégraphe, maître de ballet du
Ballet royal de Copenhague

Né le 20/5/1760 à Lyon.
Décédé le 11/01/1843 à Fredensborg au Danemark

Fils d’un couple d’acteurs : Louis Aimable BOURNONVILLE et Jeanne EVRARD.
En 1769 à 9 ans, il est l’ élève de NOVERRE à l’Opéra de Paris.

Il fait une tournée à Vienne et Londres avant de travailler au Ballet royal de Suède à Stockholm jusqu’en 1792, date de l’assassinat du roi Gustave III. Il quitte la Suède.

Il est invité par le Ballet royal danois comme danseur qui est dirigé depuis 1775 par Vincenzo Galeotti (1733-1816). Normalement le maître devrait rester directeur jusqu’à sa mort mais ses facultés physiques et intellectuelles déclinaient et officieusement c’est Antoine qui dirigeait le Ballet. Pour écarter Vincenzo, le roi Christian VII  le nomma « chevalier », donc l’anoblit, à 79 ans et ainsi il ne pouvait plus se produire sur scène, même pour des pantomimes.

De 1816 à 1823 Antoine pris officiellement la direction du Ballet royal danois.

Vie privée

Sa première épouse est la danseuse danoise Mariane JENSEN. Sa seconde épouse Lovisa SUNDBERG sera sa gouvernante suédoise, avec qui il eu son fils Auguste. Il eut également un enfant illégitime avec la danseuse Karen OISEN.

Sa soeur est Julie Bournonville.

Il fut le professeur de danse de son fils Auguste avant de l’accompagner à Paris pour qu’il suive les cours de Noverre.

GARDEL Maximilien (1741-1787) – Danseur français

Danseur, chorégraphe, maître de ballet de
l’Académie royale de musique à Paris.

(Frère aîné de Pierre Gardel)

Né le 18/12/1741 à Mannheim
Décédé le 11/3/1787 à Paris.

Son père : Claude Gardel, maître de ballet du roi Stanislas de Pologne.
Sa mère : Jeanne Louise Camart Darthenay, chanteuse, danseuse.

En 1759 il débute à l’Académie royale de musique de Paris (futur Opéra) et 5 ans plus tard devient soliste, partageant le rôle de danseur « noble » avec Gaétan VESTRIS. GARDEL va se démarquer de VESTRIS en 1722 dans la reprise de « Castor et Pollux » de Rameau, en enlevant masque et perruque pour ne pas être confondu avec son rival (ce qui ne s’était jamais fait avant). C’est cette « danse à nu » que NOVERRE essaya de promouvoir pour faire évoluer la danse et favoriser l’expression des émotions.

En 1773 il est pourtant l’assistant de VESTRIS comme maître de ballet de l’Opéra de Paris avec le danseur Jean DAUBERVAL. En 1781 il assumera seul cette fonction succédant à NOVERRE et ce, jusqu’à sa mort en 1787.

C’est son frère cadet Pierre qui lui succèdera à ce poste.

VESTRIS Auguste (le fils) 1760-1842 – Danseur français

Célèbre danseur formé par son père Gaétan.

Excellent danseur et professeur,
qui inventa de nouveaux pas
et fit progresser la danse masculine

surnommé le « Second dieu de la danse »

Né le 27/3/1760 à Paris – Décédé le 4 /12/1842 à l’âge de 82 ans.
ll eut un fils Auguste-Armand (1788-1825) avec son épouse Lucia Elisabeth VESTRIS, également danseur qui quitta Paris en 1800 et mourut à Venise.

Danseur

Avec des parents célèbres danseurs, (Marie ALLARD et Gaétan VESTRIS), Auguste se montra très doué dès son plus jeune âge et suivi des cours à l’Ecole de danse. Lorsqu’il fut remarqué par son père lors d’une visite pour ses performances et sa ressemblance, son père s’occupa de son éducation et de sa formation de danseur. Auguste avait alors 9 ans. Il s’appellera désormais VESTRALLARD.

En 1772 il débute à 12 ans à l’Opéra de Paris et en 1776 ;  à 20 ans, il est engagé comme soliste dans le ballet. Auguste n’avait pas la morphologie de son père : plus petit, son style de danse fut « demicaractère » selon les critères de l’Opéra. Il excella par ses qualités techniques, la vivacité de son tempérament et l’expressivité de son visage.
Une fois libéré de l’école stricte de son père, il sut créer un genre entièrement nouveau. Son père jugeait « si Auguste est plus fort que moi, c’est qu’il a pour père Gaétan VESTRIS ; avantage que la nature m’a refusé ».

Recherché pour son élévation extraordinaire, sa vélocité dans les airs, la précision et l’intelligence de son exécution, ses talents dans l’expression dramatique et la pantomime. Tout ceci brouille les genres établis et notamment dans « Psyché », « Télémaque dans l’île de Calypso » et « La Dansomanie ». Dans  « Le fils prodigue » on parle de son jeu de comédien comme un véritable chef d’oeuvre (cf. re-création sur YouTube par un danseur russe).

Il fit une brillante carrière principalement à Paris, mais se produit aussi à Lyon, Montpellier, Bordeaux. Avec son père, il obtient un grand succès au King’s theater de Londres avec les ballets de Noverre et le public leur fit un énorme triomphe.

Professeur
En 1816, à 56 ans, il se retire pour se consacrer à l’enseignement de la danse à l’Opéra de Paris, lorsque le jeune danseur Louis DUPORT possède une admirable « technique Vestris » et le surnomme « le doyen des zéphyrs ». Auguste Vestris sera l’un des professeurs les plus renommés de tous les temps.

Il continue à avoir du succès  grâce à son talent de pantomime et à la protection directe de l’empereur Napoléon 1er. Mais avec la chute de Napoléon, il a moins d’aura. Les autres pays d’Europe l’ont invité à se produire, mais il n’a pas souhaité danser devant les « ennemis de la France ».

Plutôt cigale que fourmi

Malgré ses énormes cachets et l’héritage de son père, l’argent lui filait entre les doigts. Dépensiers, imprévoyant, l’un de ses pires créanciers était son valet devenu propriétaire terrier et usurier.

Aussi, retraité, il s’est vu contraint d’augmenter ses faibles revenus grâce à des leçons de perfectionnement pour les artistes aboutis tels que : Marie TAGLIONI, Fanny ELSSLER, Carlotta GRISI, qui venaient le consulter pour corriger quelque défaut. Exigeant dans son jugement artistique, il savait encourager ses élèves lorsqu’il décelait un don.

Il citait trois de ses meilleurs élèves masculins : son fils Armand, Jules PERROT (parti en Russie comme chorégraphe, entre autre de « Gisèle »), Auguste BOURNONVILLE
Ce dernier, danseur danois, fut son élève pendant 6 ans puis lors de séjours de perfectionnement à Paris. Il exporta la technique française de VESTRIS à l’Opéra royal de Copenhague où il fut nommé directeur succédant à  son père.
Dans son ballet « Le conservatoire » l’acte I reproduit fidèlement une leçon donnée par Vestris à l’Opéra de Paris en 1820.

Auguste VESTRIS continua à faire évoluer la technique déjà amorcée par son père. A la danse baroque au XVIIe siècle « terre à terre », il y intégra les nouveaux pas de grandes élévations et d’exécution brillante et rapide en accord avec les avancées de la musique, telles les compositions de Beethoven.

D’ailleurs, dans son ballet « Le conservatoire », l’acte I reproduit fidèlement une leçon donnée par VESTRIS à l’Opéra de Paris en 1820.

« Second dieu de la danse« ,  après son père, Auguste VESTRIS laisse son nom à une gavotte qu’il interpréta pour la première fois le 25/1/1785 dans « Panurge de l’île des lanternes » de l’Opéa-comique de Gréty et spécialement composée pour lui par Maximilien GARDEL. Devant le succès de sa performance, elle fut connue sous le nom de « Gavotte de Vestris ». En 1831 un danseur anglais, inventeur d’un système de notation de la danse, l’a transcrite et immortalisée :

GARDEL Pierre-Gabriel (1758-1840) – danseur Français

Danseur, chorégraphe, maître de ballet
(Frère cadet de Maximilien Gardel)

Né le 4/2/1758 à Nancy. Décédé le 18/10/1840 à Paris 18e à 82 ans

Son père : Claude Gardel, est maître à danser du roi Stanislas de Pologne.
Sa père : Jeanne Louise Camart Darthenay, chanteuse, danseuse.

En 1774 à 16 ans, il entre à l’école de l’Académie royale de musique de Paris (futur Opéra de Paris) , en tant que danseur « noble » où il est élève de son frère aîné Maximilien GARDEL.
En 1780 il est nommé premier danseur. Mais il doit renoncer à sa carrière de danseur pour des raisons de santé.

En 1787 à la suite du décès de son frère, il est nommé maître de ballet à l’Académie et ce durant 40 ans. Il est assisté du danseur Louis MILON (professeur de pantomime).

De 1790 à 1820 il créé 280 ballets publiés qui enthousiasment le public. Ensuite c’est Jean-Pierre AUMER qui reprend les créations.

En 1829 (à 71 ans) il apparaît une dernière fois sur scène dans un menuet avec Marie TAGLIONI puis prend sa retraite.

Vie privée

Il a épousé d’abord Anne-Jacqueline Coulon puis veuf, la danseuse Marie-Anne-Elisabeth Houbert (dite Marie Miller) en 1795.

VESTRIS Gaétan (le père) 1709-1808 – Danseur franco-italien

De son vrai nom Gaétano Apolline Baldassare VESTRIS

Danseurs, chorégraphe, maître à danser considéré comme
« le premier dieu de la danse » du XVIIIe siècle.
Il est le père d’Auguste VESTRIS

Formé à la danse et à la musique, il débute comme danseur en Italie, puis à Vienne et à Dresne. En 1747, à 19 ans, il arrive à Paris et se perfectionne auprès de son maître Louis DUPRÉ (1690-1774).

En 1748 il entre à l’Académie royale de musique de Paris (qui deviendra l’Opéra de Paris) ; il est nommé soliste en 1741. Etant donné sa morphologie (grand et mince) et la distinction de ses mouvements, il avait été classé dans la catégorie des danseurs « noble« * bien qu’étant « jarreté »c’est à-dire des hanches étroites et des cuisses trop rapprochées. A force de travail, il surmonta cette imperfection.

Lors de sa première apparition à Paris, on le surnomma « l’Apollon » par la beauté de sa personne, ses mouvements de bras majestueux qui mettaient en valeur la grâce virile qui émanait de sa personne. Les cours d’Europe se le disputaient en tant que modèle du héro homérique tant prisé des scènes lyriques.
A la cour chacun s’évertuait d’imiter ses toilettes et coiffures élégantes.

Mais les airs prétentieux et hautains de VESTRIS, son fort accent italien, son aplomb qui frise l’impudence, le font la cible de plaisanteries. Très imbu de sa personne, il a un caractère difficile et souvent en conflit avec son entourage. (Exemple de fanfaronnade : Après la victoire de Bonaparte en Italie, fou d’enthousiasme, il s’écrira « Cet homme mérite une récompense extraordinaire ; il me verra danser »).

Aussi il a un différend avec le directeur de l’Opéra : Jean-Barthélémy Lany, et après un duel puis un emprisonnement, Vestris est renvoyé.
Il s’exile à Berlin puis à Turin où il règle son premier ballet.
A partir de 1761, il va régulièrement à Stuttgart pour interpréter les ballets que Noverre a créés pour la cour du duc de Wurtemberg. En effet, Vestris est un admirateur de Jean-Georges NOVERRE (boudé en France) car il permet aux danseurs de jouer un personnage, sans masque, ce qui est très novateur à l’époque.
En 1755 Vestris est réengagé à l’Opéra de Paris où il se produit à côté de sa soeur Thérèse.
Il est de nouveau renvoyé puis réintégré et nommé Maître de ballet de l’Opéra de 1770 à 1775. En 1776 c’est Noverre qui lui succède.

En 1781 il triomphe au King’s théâtre de Londres où il retourne régulièrement monter les ballets de NOVERRE. En 1780 l’administration de l’Opéra hésite à le mettre à la retraite après 30 ans de présence mais c’est son mariage qui règle la question car les deux artistes feront leurs adieux à la scène le 12 mai 1782.

En effet, en 1792, à 63 ans, il se maria avec  Anne Heimel (1752-1808) qui était danseuse à l’Opéra de Paris. Mais n’ayant pas d’enfant, ils adoptèrent le petit Augue Allard, (enfant illégitime  que Vestris avait eu avec la danseuse Marie Allard) et en firent leur héritier légitime.

C’est en visitant une école de danse qu’il remarqua un garçon de 9 ans, très doué et qui lui ressemblait. Dès lors Gaétan Vestris pris son fils chez lui et s’occupa de sa formation de danseur ; si bien qu’à 11 ans (en 1771) l’enfant fit ses début sur la scène de l’Opéra subjuguant le public. Son nom fut transformé en VESTRALLARD puis il fut légalement adopté par son père et devint Auguste VESTRIS.

Lorsque les VESTRIS père et fils paraissent à Londres, leurs représentations déclenchaient une ovation indescriptible. Le petit costume bleu du petit danseur lança immédiatement la mode du « bleu Vestris » et le Parlement interrompait sa session pour que les membres puissent assister aux représentations.

En 1808 à la mort de VESTRIS père, « la belle danse perdit son dernier danseur noble ». Il avait su embellir la danse par ses performances techniques, par la vérité de son action et de son talent d’acteur. Il fut également un excellent professeur. On le proclama « le dieu de la danse ».

Source : blog Les chaussons verts, Wikipedia, entre autres

* Jusqu’en 1830 les élèves de l’Académie royale de danse sont classés d’après leur physique en 3 catégories :

  • la danse « noble » qui exige haute stature bien proportionnée et les traits emprunts de distinctions et de majesté
  • la danse de « demi-caractère » pour les tailles moyenne et une silhouette svelte, gracieuse et un visage agréable
  • la danse « comique » aspect plus trapu et physionomie enjouée.

GIRAUDET Eugène (1860 -1916) – Français

Journaliste,  chorégraphe, auteur de nombreux traités de danses de salon
Crée l’Académie internationale des auteurs, professeurs et maîtres de danse et de maintien 

Né le 30/11/1860 à Izieux  St Chamond (Loire)
Décédé le 10 mai 1916 à Paris 5e, âgé de 55 ans.

Il fut journaliste au « Progrès de Lyon » puis monta à Paris.
De façon à regrouper les nombreux professeurs de danse de salon, il a créé l’Académie Internationale des auteurs, professeur, maître de danse et de maintien dont il est le Président

– entre 1905 et 1914 il édita un bulletin périodique « le Journal de la danse et du bon ton » dont on compte 260 numéros

Il publia de nombreux traités entre 1886 et 1911 :

–  en 1886 – Traité de danse  renfermant 200 danses diverses (quadrilles, valses, polkas)
– en 1897 : 55e édition de « la Danse, le maintien, la tenue »

–  en 1897 –  Traité Tome 1 – Q Lanciers/Q croisé/Q français/Q américain/Q des danseurs parisiens (sa création)
– en 1910- Tome 2 – contenant une cinquantaine de quadrilles et variantes : Q russe (1856)/Q mazurka/Q le Polo/Q des familles/Q français des bals publics/Q des menus plaisirs (choré par J. Renaussy en 1859 et reconstitué par Giraudet)
–  en 1911 – Quadrille croisé : Théorie de Giraudet/Musique de Jules Desmarquoy

– Grammaire de la danse et du boston à travers la mode et les siècles (contenant 6341 danses)
Le pas de quatre introduit en fin de siècle se retrouve dans le Moulinet du pas de 4/Quadrille du pas de 4/Gavotte du pas de 4

Source :

Wikipadia et
http: //archive.org/stream/dancemano85/danseman085.txt

 

DESPREAUX Jean-Etienne (1748-1820) – Français

Professeur de maintien et de danse  sous le Premier empire
Organisateur des fêtes et des bals  de la cour

Né le 31 août 1748 à Paris
Décédé le 26 mars 1820 à Paris à 71 ans.

Son père est musicien à l’Académie royale de musique (futur Opéra de Paris). En 1763 Jean-Etienne y débute comme danseur et suit des cours avec Maximilien GARDEL son mentor. Il dansera plusieurs de ses ballets dont « La chercheuse d’esprit » en 1778.
Après plusieurs années d’enseignement sous Louis XV, Louis XVI, il quittera l’Académie en 1781.
En 1789, à 41 ans, il épousera Marie-Madeleine GUIMARD, célèbre danseuse ayant eu une vie de courtisane.
Sous le Directoire, il reprendra sa carrière d’enseignant et donne des cours aux jeunes gens qui entourent Bonaparte . Il organise des bals avec son épouse jusqu’en 1812.

Professeur de danse de la cour impériale :

Il fut le professeur de danse et de maintien des enfants de Joséphine de Beauharnais, de Désirée Clary (ancienne fiancée de Bonaparte  mais  future épouse de J Bernardote et reine de Suède), et de Caroline Bonaparte (soeur de Napoléon et future reine de Naple, mariée à Joachim Murat). Plus tard c’est auprès de Marie-Louise d’Autriche,  seconde épouse de Napoléon, qu’il jouera le même rôle  à Compiègne ;  il enseignera la valse à Napoléon.

Grâce à son expérience de courtisan d’Ancien Régime, DESPREAUX sera également chargé de l’organisation de fêtes publiques données sous le Consulat et sous l’empire jusqu’en 1812. En effet,  DESPREAUX aura un rôle important sous l’Empire puisqu’il cumulera les fonctions de :

  • Inspecteur de l’Académie Royale de Musique et du Théâtre des Tuileries,
  • Inspecteur général de la Cour,
  • Professeur de danse et de grâce au Conservatoire de Musique
  • Répétiteur de cérémonie de la Cour.

Aussi auteur de chansons, vaudevilles et poèmes de circonstance dont celui écrit pour la naissance du roi de Rome.

Il a travaillé sur un ouvrage théorique de la danse et un nouveau système de notation chorégraphique. Il y défend la danse comme un art et non pas seulement un divertissement. Cet ouvrage surnommé « Terspsichorégraphie » reste inachevé. Après sa mort il fut conservé à la bibliothèque de l’Opéra de Paris.

Jean-Etienne s’éteint à Paris à 71 ans, un an avant la mort de Napoléon à Sainte Hélène et 4 ans après son épouse.

JULLIEN Louis Antoine (1812-1860) – français

Musicien, compositeur, chef d’orchestre , directeur de salle de bal parisiennes

Né le 23/4/1812 à Sisteron
Décédé le 13/3/1860 à Neuilly.

Son père Antoine JULIEN  est chef de musique d’harmonie de régiment et violoniste ; il lui apprend  plusieurs instruments. Le jeune Louis, élevé comme enfant de troupe à la caserne, entra comme « petite flûte » dans la musique du régiment de son père.

En 1833, âgé de 21 ans, il monta à la capitale et se présenta au Conservatoire de Paris pour y faire des études de composition, dans la classe de contrepoint de Adolphe Le Carpentier. (Le contrepoint est une forme d’écriture musicale particulièrement utilisé pendant l’époque baroque  par Giovani Palestrina/William Byrd/Georg Haendel/J S Bach.

Ne voyant pas l’utilité de ces études, il demande à suivre les cours de Fromental HALéVY (1799-1862), compositeur français et y entra en déc 1814 jusqu’en 1836.

Il lança les cafés concerts avec danses et animations variées
Il proposa à l’exploitant du « Jardin turc » lieu de divertissement parisien situé bd du Temple, de donner des concerts de contredanses, les soirées d’été. Son projet accepté, il composa aussi des musiques de quadrilles, polkas qui eurent beaucoup de succès. Il agrémenta ses concerts d’éléments festifs tels que coup de canon, feux d’artifice qui lui valurent une grande notoriété.
Il dirigea aussi de prestigieuses salles parisiennes dont les bals de l’Opéra au Carnaval de Paris. Il était en cela le grand rival de Philippe MUSART.
Ayant engagé plus de dépenses au « Jardin turc » que ne lui rapportait la recette, il dû vendre des biens en juin 1838 pour échapper aux poursuites judiciaires.

Il part à Londres avec son orchestres pour des « concerts-promenades »

L’Angleterre lui faisait des offres plus favorables à ses talents de compositeur, il s’y établit en 1838 et y resta 20 ans alternant bonne et mauvaise fortune. La popularité de son orchestre et son activité prolifique de composition de quadrilles,  valses, polka, lui valut une grande notoriété. Ses fameux « concert-promenades » à prix modique attiraient une foule populaire très nombreuse. Il n’hésitait pas à parcourir l’Angleterre, l’Ecosse, l’Irlande avec tout son orchestre.
La maison de commerce des musiques de sa composition qu’il avait fondée à Londres lui fournissait des revenus confortables.

Doué pour composer des musiques de danse mais pas d’opéra

Mais voulant passer à la postérité pour des opéras, il se mis au travail après étude de certains procédés d’écriture auprès de François Fétis, compositeur belge et écrivit la partition de « Pietro II » grand opétra de 5 actes qu’il ne réussit pas à faire jouer. Aussi en 1847 il acquit la salle prestigieuse du théâtre royal de Drury Larne située dans le quartier de Coven-Garden à Londres (plusieurs fois reconstruit entre 1663 et 1812) et y fit jouer son opéra en 1852 qui lui valut de féroces critiques. Il engagea Hector Berlioz comme chef d’orchestre.

Ayant eu de grosses pertes, il dut vendre sa maison de commerce de musique. Malgré son échec, il redoubla d’activité et parvint à remonter la vague et à faire des bénéfices avec lesquels il acheta une propriété en Belgique.
En 1853 il partit en tournée à New York avec Hubert COLLINET comme musicien dans son orchestre. Mais les dernières années furent désastreuses et il fit de mauvais placements dans une entreprise de fêtes et de concerts au Royal Surrey Garden entre 1855 et 1856 ce qui acheva de le ruiner.

Ruiné, emprisonné et malade : une triste fin

Poursuivi par des créanciers et de retour à Paris, il fut arrêté et emprisonné pour dettes. Après quelques mois, il recouvrit la liberté. Mais ses espoirs de se rétablir furent contrariés par des signes d’atteinte mentale en février 1860 et lors d’une crise il se frappa de 2 coups de couteau et il fut interné dans une maison de santé à Neuilly où il mourut un mois plus tard.

Ses contemporains :
Johan Strauss père: musicien alto à Vienne, précurseur de la valse viennoise
Joseph Lanner (1801-1843) : compositeur, violoniste à Vienne

CELLARIUS Henri Chrétien (1805-1876) Français

Danseur – professeur de danse – chorégraphe 

Né le 12 mai 1805 à Paris.
Décédé le 19 mai 1876 à Paris à son domicile à 71 ans.

Danseur soliste au Théâtre de Rio de Janeiro.
Le 2 octobre 1826 il y épousa Marguerine Majinot dite Héloïse jeune danseuse. Elle décèdera à Meudon en 1848.
Cellarius se remarira en 1864 avec Albertine Dupas, prof. de danse et domiciliée au 47 rue Vivienne à côté de sa salle de danse.
Sa soeur Louise Aimée dite Clara, est également professeur de danse. Elle a un fils naturel Henri Alexandre Cellarius dit « le neveu » né le 10/5/1839 à Paris et mort en 1902. Il sera aussi professeur de danse.
LABORDE fut le grand concurrent de Cellarius.

Publications :
– La danse des salons – Paris 1847
. quadrille mazurka
. quadrille des dames : crée par M. Perrin, prof. de danse 1860
. quadrille russe : choré d’après Callarius, Laborde, Lenfant

– Traité pratique et théorique de danses

Sources : Blog   maitre-a-danser.blogspot.fr

NOVERRE Jean-Georges (1727-1810) – Français

Danseur, maître à danser, chorégraphe du XVIIIe
Il enleva les masques que les danseurs portaient sur scène pour favoriser leur expression.
Il allégea le costume pour favoriser les mouvement. Ces changement amorcèrent le  ballet moderne.

Né  le 29 avril 1727 à Paris
Décédé  le 19 octobre 1810 à St Germain en Laye à 83 ans

Son père d’origine suisse, ancien adjudant de Charles XII, confia son fils au maître Louis DUPRÉ, danseur du genre « noble » du XVIIIe s (1697-1774).

En 1742 , à 15 ans, il débuta comme danseur à la cour de Louis XV, à Fontainebleau. Puis il alla à Berlin à la cour de Frédéric II.

Ses innovations sont boudées en France mais pas à l’étranger

Noverre pensait que le ballet ne devait pas être qu’une exécution académique mais aussi une pantomime expressive. Aussi il supprime les masques des danseurs, les perruques et les robes à panier. Il se met à dos les danseurs et le public parisien.

Par contre, lors de sa tournée à l’étranger, l’accueil est favorable : tant à Berlin, qu’en Italie à Milan (où il rencontre Gasparo Angiolini avec qui éclate une polémique sur la paternité  « ballets d’action » ou « pantomimes nobles ». En effet en Italie subsistait « la Commedia dell’Arte » où la gestuelle avait un sens et le costume permettait d’identifier le personnage. Introduite en France au XVIIe siècle, elle n’eut pas de succès .

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STRAUSS Johann (père) – 1804-1849 – Musicien autrichien

Johann STRAUSS I

La dynastie des STRAUSS 

Johann Strauss II fils
(1825-1899)

Josef Strauss
(1827-1870)

Eduard Strauss
(1835-1916)

son fils
Johann Strauss III

Johann STRAUSS   I   (père)  – 1804-1848  – Autricien

Musicien, compositeur de nombreuses danses viennoises

Né le 13 mars 1804 à Vienne en Autriche
Mort le 25 sept 1848 à 45 ans

D’origine modeste, il perd son père Franz STRAUSS à un an, et sa mère à 7 ans.

Sa mère est remariée à un certain Golder qui le place en apprentissage chez un relieur. Par ailleurs le petit Johann prend des leçons de violon et de viole. Il étudie aussi la musique. Il obtient une place dans l’orchestre local de Michal Power, qu’il quitte afin de rejoindre le « Quatuor Lanner ».

Ce quatuor se transforme en 1832 en petit orchestre, qui joue des valses viennoises et danses rustiques allemandes.

Il devient chef de l’orchestre dans lequel il joue, puis d’un deuxième plus petit.

En 1875 il décide de former son propre ensemble et écrit ses propres musiques se plaçant ainsi en rival de Joseph LANNER.

Devenu célèbre à Vienne, il part en tournée avec son orchestre en Allemagne, Pays-Bas, Belgique, Angleterre, Ecosse. Lors d’un voyage en France en 1837, il entend un quadrille  et en compose lui-même en rentrant. Il introduit cette danse en Autriche lors du carnaval de 1840. Très populaire dans tous les milieux sociaux, il a le privilège de jouer pour le couronnement de la reine Victoria en 1838.

Un père prolifique

En 1825 il se marie avec Maria Anna Streim à Vienne et aura 6 enfants dont Johann STRAUSS II né en 1825, Josef STRAUSS né en 1827, et Eduard STRAUSS né en 1835. Le couple est instable étant donné les nombreux départs en tournée du musicien.

En 1834 il prend pour maîtresse Emilie Trambusch avec laquelle il aura 8 enfants. Il reconnaît la paternité d’une de ses filles, ce qui déclenche la demande de divorce de sa femme en 1844.

Il ne voulait pas que ses enfants (légitimes) prennent des cours de musique, mais sa femme leur en fit prendre en cachette et Johann fils put poursuivre sa carrière musicale après le divorce de ses parents.

Johann fut le premier avec Lanner à mettre un titre individuel à ses compositions et ainsi les rendre identifiables. Cela a aidé à la diffusion des partitions.

Mais le fils se révéla un rival de son père, en utilisant plus d’instruments et en perfectionnant la structure de la valse. Bientôt il surpassa son père.

Le père meurt à Vienne en 1849 d’une scarlatine à 45 ans. Enterré à Vienne d’abord au cimetière Döbling aux côtés de son ami Lanner, puis en 1904 leurs restes sont transférés dans les tombes d’honneur du Zentralfraifred hof maintenant parc Strauss-Lanner.

On lui doit la célèbre marche de Radetzky opus 228

BOSC Auguste (1868-1945) -Musicien français

Compositeur, chef d’orchestre, éditeur de musiques 


Né le 23/4/1868 à Montpellier – Mort le 6 octobre 1945 à Montpellier, à 77 ans.

La municipalité de Montpellier lui a offert une bourse pour qu’il étudie la musique. Il s’inscrit au Conservatoire de Paris.

Il dirige les ensembles des premiers salons de l’automobile et des bals de l’Opéra. Il s’oriente vers la composition pour la musique légère et il a du succès. Il dirige successivement l’orchestre de l’Elysée Montmartre et celui du Moulin de la galette à Montmartre.

En 1904 il fonde le « Bal Tabarin » établissement dans lequel il apporte sa fantaisie dans ses compositions, par exemple en incorporant dans ses partitions des bruits divers comme : trompes d’automobile, coups de révolver (un peu comme le danois LUMBYE).

En 1928 l’établissement est repris par Pierre Sandrini et Pierre Dubout.
En 1926 il fait construire à Montpellier un kiosque à musique sur l’esplanade de la Comédie.

Il est inhumé au cimetière St Lazare de Montpellier.

Ses œuvres connues :

  • Big boot danse (scottish)
  • Valse Rose-Mousse
  • Valse des bas noirs
  • Ronde des petits pierrots

LEHAR Franz (1870-1948) – Musicien autrichien d’origine hongroise

Musicien, chef d’orchestre, compositeur 
Opérettes célèbres : « La veuve joyeuse » (1905) – «Le Comte de Luxembourg » (1909)

Né le 30/4/1870 à Komarom (Hongrie)
Mort le 24/10/1948 à Bad Ischl en Autriche

Franz Lehar père (1838-1898) était chef de fanfare dans l’armée autro-hongroise. En 1869 il épouse Christine Neubraud (1849-1906) de nationalité hongroise. Ils ont Franz junior un an après, puis Anton qui fera une carrière militaire. En famille il pratiquera le hongrois comme langue maternelle.

Il étudie d’abord le piano et à 11 ans compose sa première chanson. En 1880 son père est transféré à Budapest et Lehar fréquente l’école secondaire des pères pianistes où il étudiera le piano. Puis il aura une formation musicale au Conservatoire de Prague où son père lui fait étudier le violon. Il étudie la théorie musicale avec Anton Bennewitz, la composition avec Antonín Dvořák. Johannes Brahms le recommande au professeur Mandyezewski, un des plus respectés d’Europe.

LEHAR commence sa carrière musicale en tant que musicien d’orchestre à Wuppertal, il devient le plus jeune chef d’orchestre militaire de l’armée austro-hongroise. A Vienne, il joue dans l’orchestre de son père et parvient à lui succéder.
Sa carrière de chef d’orchestre le conduit à Puta (actuelle Croatie), à Trieste, à Budapest et de 1899 à 1902 à Vienne, ville où il se fixera.

Il obtient de grands succès et peut vivre de ses compositions tout en se consacrant à l’opérette. En 1905 il compose la « Veuve joyeuse » puis en 1909 le « Comte de Luxembourg ».

Mais dans les années 1920, l’opérette traditionnelle cède sa place à la « Revue ». LEHAR change de style, remanie certaines de ses compositions, « Le pays du sourire », le « Tsarévich ». Sa dernière opérette, « Giuditta », est conçue comme une comédie musicale. Elle fut créée en 1934 à l’Opéra National de Vienne qui espérait un redressement financier de sa situation.

Lehar devient l’ami de Giacomo PUCCINI et d’autres compositeurs italiens ; ils s’influencent mutuellement.

LEHAR acquiert beaucoup d’argent il achète une grande maison à Vienne en 1931 et également une villa à Bad Ischi grande station thermale.

LEHAR a des relations tendues avec le régime nazi car il a collaboré avec des librettistes juifs pour ses opéras et fréquentaient de nombreux juifs dans le milieu culturel viennois. Son épouse Sophie Paschkis est juive (1878-1947) ; elle se convertie au catholicisme avant son mariage.

LEHAR subit des hostilités mais Hitler apprécie sa musique. Le régime nazi utilise sa musique à fin de propagande et sa musique est jouée dans le Paris occupé en 1941.
Après l’échec d’une tournée à Budapest en 1943, Lehar et sa femme sont autorisés à se rendre en Suisse.

Lehar a des problèmes de santé.

Son épouse meurt le 3/8/47 à Zurich. Il quitte la Suisse en août 1948 pour Bad Ischl où il est accueilli triomphalement.

Il meurt le 24 octobre 1948, ayant donné les instructions pour que sa villa soit transformée en musée.
Il est inhumé dans le caveau familial à Bad Ischl aux côtés de son épouse et de sa mère, à quelques mètres d’Oscar Strauss le compositeur de « Rêve de valses ».

LUMBYE Hans Christian (1810 – 1874) Danois

Musicien violoniste, trompettiste, chef d’orchestre.
Compositeur de valses, polkas, mazurkas de la période romantique du XIXe siècle, c’est le Strauss danois.

Né le 2 mai 1810 à Copenhague
Mort le 20 mars 1874 à Copenhague à 63 ans

Selon les affectation de son père militaire, il passe ses première année à Rander où il prend ses premières leçons de violons et de solfège grâce
à l’organiste de la ville . Puis ce fut à Odense, où il a l’opportunité de se faire enroler dans la fanfare militaire pour jouer de la trompette. Il a 14 ans montre des disposition évidente pour la musique. En 1829 à 19 ans il part pour Copenhague.

Après plusieurs années d’études et de pratique instrumentale, il a plusieurs casquettes : violoniste, chef d’orchestre et compositeur.

En 1832 il se marie, il lui faut gagner plus d’argent. Un homme influent, Carl Füssel, qui s’occupait de l’organisation de la vie musicale de la capitale, remarque son potentiel. Il l’engage comme apprenti, puis lui confie la direction d’instrumentistes de l’orchestre de Copenhague dont il gérait l’emploi du temps, et lui confie des programmes dans les bals de la bonne société.

Il compose déjà des marches militaires et des danses qui plaisent au public. Plusieurs de ses collègues jouent sa musique. En 1830, il fonde son orchestre composé de 20 musiciens. En 1839 après avoir écouté un orchestre viennois jouer la musique de Johan STRAUSS père, il se met à composer de la musique dans le même style qui obtient du succès.

De 1843 à 1872 il occupe le charge de Directeur musical aux Tivoli gardens de Copenhague. En hiver il joue dans des théâtres et divers autres lieux de divertissement. Son orchestre s’agrandit. Une salle de concert fut construite à Tivoli et après 1850 les musiciens de son orchestre fondèrent une fondation. L’orchestre voyagea en province et à l’étranger : Paris, Berlin, Hambourg, Vienne, Stockholm, St Pétersbourg (il y reste 5 mois avec une partie de son orchestre).

La renommée de ses valses, polkas, mazurkas, valses lentes, bostons est telle qu’il fut surnommé « le Strauss du Nord ». Lumbye est renommé pour ses compositions entraînantes et légères qui sont souvent dédiées à un personnage, un lieu ou un événement de la vie sociale. Il fit 600 compositions souvent avec des titres comprenant « Tivoli » ou « Copenhague ». Il aime aussi intégrer des bruits de la vie courante :

  • – le « Galop du champagne » par ex qui débute par le bruit de l’ouverture d’une bouteille de champagne (1845).
  • – le « Galop du chemin de fer de Copenhague » restitue l’ambiance sonore d’un train quittant une gare avec fracas puis freinent bruyamment à l’approche de l’arrêt suivant. (1847)
  • – « polka Brittta » (1864) ou « valse pour Amélie » (1849)

Il a aussi écrit de la musique de théâtre et le galop final pour le ballet « Napoli » en 1842 à la demande du danseur chorégraphe Auguste BOURNONVILLE. Il assure la direction de musique symphonique d’œuvres de Beethoven, Schubert, Gluck, Mozart.

Il eut deux fils musiciens : Carl Christian (1841-1911) et Georg August (1843-1922), qui prirent la charge de l’orchestre fondé par leur père après son décès. Son petit-fils Georg Hoeberg fut un chef d’orchestre danois de renom à la tête du Det Kongelige Teater (théâtre royal danois)

Sources

Wikipedia Hans-christian-Lumbye : en bas des liens externes contiennent la liste des danses pour avoir les partitions.
http://www.resmmusica.com

ZIEHRER Carl Michael (1843 – 1922) Autrichien

Compositeur, Chef d’orchestre militaire et de musique légère 

Né le 2 mai 1843 à Vienne – Autriche ; Mort le 14 novembre 1922 à Vienne à 79 ans

Il étudie la musique au Conservatoire de Vienne. En 1862 il commence à composer. L’année suivante il est repéré par l’éditeur Carl Haslinger, qui décide de le publier.

A la fin 1863 il dirige son premier concert à Vienne, dans le but, recherché par Haslinger, de concurrencer les frères STRAUSS.
En 1867 il prend la direction d’un nouvel orchestre viennois puis de 1870 à 1873 il dirige un orchestre militaire.
A la mort d’Haslinger fin 1868, il est édité par Ludwig Döblinger.
En 1873 il prend la direction d’un autre orchestre viennois avec lequel il se produit lors de l’Exposition universelle à Vienne.

Il part en tournée en Allemagne, en Roumanie. Mais c’est à la tête d’un orchestre militaire qu’il part en tournée au Etats-Unis et se produit à Chicago à l’Exposition universelle de 1893.

En 1907 il obtient le poste de directeur des bals de la cour impériale jusqu’en 1915 (l’un de ses prédécesseurs était JOHAN Strauss I).

Ruiné par la première guerre mondiale qui détruit ses biens, Ziehrer meurt dans la misère et oublié, contrairement aux STRAUSS qui passèrent à la postérité.

Il n’a pas réussi à s’imposer face aux STRAUSS Johann I et II et Joseph. Il a eu des indélicatesses face à Eduard STRAUSS, en se produisant avec un orchestre indûment intitulé « Ex Eduard Strauss ». Il perdit le procès en usurpation de nom intenté par Eduard.

Ses compositions sont abondantes puisqu’on lui doit :

  • 23 opérettes
  • Environ 600 pièces pour orchestre (marches, valses, polkas, mazurkas), dont certaines tirées de ses opérettes

Discographie par l’Editeur Naxos de 5 CD consacrés à Ziehrer : 1 = ouvertures d’opérettes et 4 = danses et marches.

STRAUSS Eduard (1835 – 1916) -Musicien autrichien

Musicien, Chef d’orchestre, Compositeur 

(3e fils de Johan Strauss I et frère cadet de Johan II et de Josef.)

Né le 15 mars 1835 à Vienne (Autriche), mort le 28 décembre 1916 à Vienne à 81 ans

Connu plutôt comme chef d’orchestre que comme compositeur car il a souvent remplacé l’un ou l’autre de ses frères soit pendant leur tournée à l’étranger, soit pour raison de santé.

Il a cependant cherché son propre style plutôt que d’imiter celui de ses frères.
Il composa pour l’orchestre Strauss, des « polka-schnell » c’est-à-dire des polkas rapides. En France on désigne plutôt sous le terme de « galop » ces danses enlevées. Il écrivit aussi quelques valses par ex « Doctrinen op 79 »et , en collaboration avec ses frères par exemple « Trifoilen waltz » en 1865 et « Schützen quadrille » en 1866.

Un autre musicien autrichien, Carl ZIEHRER, fut son rival mal intentionné : il alla jusqu’à donner des concerts à Vienne en appelant son orchestre « ex orchestre d’Eduard Strauss » et Edouard dû lui faire un procès pour utilisation abusive de son nom.

La rivalité entre les deux hommes continuera, et après la mort de ses 2 frères, Eduard sera dépassé par ZIEHRER en postérité dans la Vienne de l’époque.

Le 8 janvier 1863 Eduard épouse Maria Kienkhart dont il a 2 fils :

  • Johan STRAUSS III qui assurera la continuité de la réputation musicale de la famille Strauss au XXe s
  • Josef-Eduard STRAUSS.

En 1899 à la mort de son frère Johan II, Eduard se rend compte que sa famille a dilapidé sa fortune personnelle. Dès lors, il va décider de dissoudre l’orchestre Strauss (le 13 février 1901) après une dernière tournée en Amérique du Nord. Il prend sa retraite de toute activité musicale et retourne vivre à Vienne jusqu’à sa mort en 1916.

Il documente la mémoire de sa famille qu’il fait publier sous le titre : « Erinnerungen » en 1906. Mais il est miné par le ressentiment, et sur un coup de rage détruit par le feu durant 3 jours d’octobre 1907, les documents, partitions et papiers de ses frères, qu’il conservait.

PLAYFORD John (1623 -1686) – Editeur anglais

 

Editeur qui contribua à faire connaître les contredanses anglaises 

Né à Norwich en 1623 et décédé à Londres le 24 décembre 1686

C’est un éditeur londonien connu pour son fameux recueil de contredanses anglaises The English Dancing Master

Entre 1640 (à 17 ans) et 1647 il est en apprentissage chez un imprimeur londonien John Benson.
En 1647 (à 24 ans) il fonde sa propre imprimerie et imprime des libellés politiques en faveurs des royalistes.
En novembre 1649 un avis d’arrêt est prononcé à son égard.

Un éditeur de musique puis de contredanses collectées

Il reprend ses activités en 1650 comme éditeur de musiques à Londres et en juin 1651 il a rassemblé des descriptifs de 104 contredanses qu’il publie sous le titre de « The English Dancing Master ». C’est un aide–mémoire destiné à des danseurs déjà familiarisés avec ces danses d’où l’absence de précision sur le style et les appuis.

Les contredanses étaient des danses pratiquées dans la campagne anglaise lors des fêtes de village. Elles sont apparues au milieu du XVIe siècle, au début du règne d’Elisabeth I d’Angleterre qui appréciait beaucoup d’être accueillie par des danses lors de ces tournées dans la campagne anglaise. Les contredanses sont aussi dansées à la cour d’Elisabeth I, puis de Charles I. Le recueil de Playford va donner aux contredanses une existence plus concrète pour leur transmission. C’est un ouvrage aussi important que l’Orchésographie de Thoinot-Arbeau l’est pour les danses de la Renaissance française.

En 1653, John Playford est clerc au « Temple church ». Il épouse Hannah Allen fille de l’éditeur Benjamin Allen, établi à Cornhill. Ils ont un fils Henry. En 1655, à la mort du père de son épouse, le couple hérite et s’installe à la proximité du temple d’Islington. Hannah y fonda une école de filles qu’elle dirigea jusqu’à sa mort en 1679.

L’imprimerie est florissante, notamment grâce à la vente des livres de psaumes et d’almanachs.
Au décès de son épouse, John achète une maison à Londres où il s’installe. En 1684 il se retire des affaires au profit de son fils. Il gardera le monopole de l’édition des contredanses jusqu’en 1711.

Son fils reprend l’imprimerie et complète les contredanses

Henry Playford puis son successeur John Young firent 17 éditions du traité de contredanses dont chacune est complétée par de nouvelles danses collectées. l y aura en tout 18 éditions, avec un 2e volume en 1713 puis un 3e volume en 1728, réunissant ainsi 900 contredanses.

Un fac simile scanné est en ligne sur certains sites :

D’autres publications se multiplièrent jusqu’en 1830 (Wilson), car ensuite la contredanse fut moins prisée, au profit des danses en couple comme la valse, importée par les orchestres français et autrichiens. Là encore l’Angleterre se singularisera par un rythme lent spécifique de la valse anglaise.

Au début de son ouvrage, J. Playford donne quelques définitions sur les pas, les abréviations et signes utilisés. Pour chaque danse, il donne :

  • le titre et la ligne mélodique
  • la position de départ des danseurs sous forme d’un diagramme
  • la description des évolutions avec divisions en différentes parties

C’est probablement le fruit d’une collaboration avec de nombreux maître à danser (Beveridge, Issac) ou de musiciens de l’époque.

Les contredanses anglaises s’exportèrent en France au XVIIIe siècle grâce au maître à danser anglais Isaac.
Elles constituaient une partie récréative des bals de cours donnés à la fin du règne de Louis XIV. C’est la forme de la contredanse en « longways» qui fut introduite en Europe et spécialement en France alors que règne encore « la Belle danse Baroque » difficile techniquement. La contredanse séduit à cause de son caractère collectif et accessible à tous.

C’est Cécil SHARP qui relancera ce type de danse traditionnelle au début du XXe siècle.

HALÉVY Ludovic « le neveu » (1734-1908) Français


Compositeur de musique / librettiste d’opérettes célèbre
s

Né le 1/1/1834 à Paris – Décédé le 7/5/1908 à Paris, à l’âge de 74 ans

Fils de Léon Halévy et de son épouse Alexandrine Le Bas, neveu de Fromental HALÉVY, professeur de musique

Il a un demi-frère adultérin, né de son père et d’une actrice de la Comédie Française nommée Anne-Catherine-Luccinte Paradol. Cet enfant sera nommé Lucien-Anatole Paradol puis quand sa mère se mariera, son mari ayant reconnu l’enfant, il prendra le nom de Prévost-Paradol.
Ludovic HALÉVY rentre dans l’administration en 1852. Nommé au Ministère de l’Algérie puis secrétaire au Corps législatif présidé par le duc de Morny.
Il collaborera avec le duc de Morny pour le livret de son opérette (Mr Choufleuri restera chez lui » mis en musique par Jacques Offenbach en 1861. Ses succès de livrettiste lui firent abandonner l’administration en 1867.

Entre 1831 et 1897 il collabora à de nombreux livrets d’opérettes restées célèbres, avec :

  • Henri MEIHAC (1830/1897) ; ils collaboreront à de nombreuses opérettes entre 1828 et 1892 entre autre celui d' »Orphée aux enfers » (le fameux « galop infernal n° 15 » restera célèbre car repris pour le « french can-can »)
  • Jacques OFFENBACH (1819/1880) mettra en musique les opérettes et leur collaboration durera 20 années.
    Le trio Halévy-Meilhac-Offenbach passera à la prospérité pour leur nombreuses opérettes.

Le 4/12/1884 Ludovic fut élu à l’Académie française. Il soutint la candidature d’Emile ZOLA en vain. Vers 1878 il lança un salon littéraire dans son appartement 22 rue de Douai, avec l’aide de sa cousine Geneviève BIZET (future Mme STRAUSS), où se cotoyaient peintres, romanciers, musiciens.

Ludovic HALÉVY est aussi l’auteur de 2 romans en rupture avec les romans réalistes et noirs de la fin du XIXe s : en 1882 « l’abbé Constantin » et en 1883 « Criquette ».

Il se maria en 1868 avec Louise Bréguet, donc il était le gendre de Louis Bréguet (1804/1883), horloger et physicien. Il a eu 2 fils, historiens : Elie (1870/1937) et Daniel (1872/1962). Ce dernier épouse Mariane Vaudoyer en 1898.

Daniel HALÉVY est le beau-père de Louis JOXE qui a épousé en 1901 Françoise-Hélène Halévy (1900/1993), et le grand-père de Pierre et Alain Joxe.

Nièce par alliance, Madeleine Bréguet était la première épouse de Jacques BIZET.

La danse à la période baroque

Pratique de la danse au XVIIe sous Louis XIV

1° Le bal de cour :

Louis XIV est un roi amateur de danse et bon danseur lui-même. Le bal est un rite social de représentation que le roi transforme en rite politique. Le bal de cour est très formel : les couples se présentent en cortège, puis un seul couple danse à la fois, regardé par le couple royal assis et par la foule des courtisans debout.

Les courtisans invités (convoqués serait plus juste) par le roi -le roi assemble des partenaires comme bon lui semble-, reçoivent un carton où sont indiqués : le programme des danses à présenter et l’ordre de passage. selon la hiérarchie du titre. Les courtisans doivent préparer leur présentation avec un maître de danse afin de réussir leur prestation sous peine de ne plus être invités du tout.
Bon moyen trouvé par le roi pour occuper ses courtisans à Versailles avec la chasse.

C’est un bal « sérieux » où l’on se présente en habit « à la française » par opposition au « bal travesti » où l’on se présente costumé et souvent masqué afin d’y aller incognito pour s’amuser

2° L’opéra ballet

L’opéra italien que Mazarin essaya d’imposer à la cour n’eut pas de succès (trop long de plusieurs heures et des personnages burlesques de la Commedia del l’Arté, des satyres, des bouffons).
Seuls les ballets plaisaient avec de gracieux costumes et des savantes machines pour la mise en scène conçues par TORELLI, premier machiniste d’Europe.

Mais Jean-Baptiste LULLY (1632-1687) venu d’Italie qui était musicien, danseur et metteur en scène se fit remarquer par Louis XIV qui le chargea d’organiser ses spectacles de divertissement. Lully conçut « l’opéra-ballet à la française » qui associe le ballet classique au chant de façon cohérente. Il écrit désormais la musique des spectacles. Il collabore à la comédie-ballet de Molière « Le bourgeois gentilhomme ».

Pierre BEAUCHAMPS (1631-1705) chorégraphe et maître à danser de Louis XIV pendant 20 ans. Né à Versailles d’une famille d’artistes, il s’imposa très jeune à la cour en tant que musicien et danseur. Il est nommé surintendant des ballets du roi en 1671 et compose toutes les chorégraphies et ce jusqu’en 1687 où il se retira.
Il aura jeté les bases de la « danse noble » et élabore un système de notation chorégraphique qu’il négligea.de publier avec les pas, les ports de bras, les 5 positions. Parmi ses élèves : Blondy, Favier, Pécour.

C’est Louis-Guillaume PéCOURT (1653-1729) qui lui succéda à l’Opéra puis BLONDI (1675-1739).
Tous les deux étaient aussi aidés par BENSERADE poète et serviteur du roi.

Les ballets reflètent l’ambiance de Versailles : ses entrées majestueuses, ses gavottes, ses menuets et les déplacements en jolies courbes et figures complexes à la géométrie étudiée, avec une exécution parfaite. Ce seront les bases de la « danse noble » ou « Belle danse baroque » caractéristique de l’école française la meilleure en Europe.

On s’arracha les maîtres à danser français partout en Europe, et les danseurs français se produisirent, jetant ainsi les bases de la danse classique internationale. (Pierre GARDEL, Dauberval, Gaétan VESTRIS, J George Noverre)
Même le langage chorégraphique subsistera en français dans les écoles de ballet étrangères.

En 1701 Raoul FEUILLET publia le premier ouvrage sur la technique de la danse, à partir des recherches de Beauchamps : « Chorégraphie de l’art de décrire la danse par caractères, figures et signes » aussitôt traduit en anglais et en allemand. Ce système de notation permit :
– de stabiliser le caractère français de la danse
– de définir les 5 positions classiques des pieds et des bras
– de réglementer les pas

3° Les ACADEMIES créées par Louis XIV

Académie royale de danse (1664/1780)

En 1661 au début de son règne  le roi inaugure l’Académie royale de danse qui aura pour but de « rétablir la danse dans sa perfection ». Désormais ce sont des professionnels qui dansent dans les ballets de BEAUCHAMP avec quelques courtisans habiles entourant le roi ; jusqu’à ses 40 ans le roi participera aux opéras-ballets. En 1662 il choisit d’apparaître au carrousel des Tuileries sous la figure du « roi soleil » ; il y exprime une idée politique forte.

Les 13 membres de cette académie se recrutèrent parmi les maître à danser les plus connus, mais trop fermée, elle cessa d’exister en 1780 sans avoir joué un rôle appréciable.

Académie royale de musique

Entre temps le roi créa une autre académie dédiée à la musique en 1671.

l’Ecole de danse de l’Opéra

créée en 1713 se proposa de « choisir les meilleurs sujets et de leur apprendre gratuitement le métier ». Fraincine et Dumont, tous deux directeurs, recrutaient des enfants de familles pauvres entre 9 et 13 ans pour leur apprendre la danse.

Cette école est à l’origine de l’actuelle Ecole de l’Opéra de Paris qui fonctionna sans aucune interruption jusqu’à nos jours.

Danses pratiquées sous Louis XIV puis sous Louis XV
branles/cotillons/rondes/contredanse/ danse des brandons*

Danses à la cour et en ville :
Gavotte/menuet/passacaille/passepied/ la courante/ la gigue/la contredanse

Menuet : danse noble et élégante pratiquée au XVIIe et XVIIIe siècle – A 3 temps : l’appui étant sur le 1er temps toutes les 2 mesures.
Danse originaire du Poitou nommée ainsi à cause de ses pas menus. Louis XIV demanda que son rythme soit ralenti quand trop âgé, il ne pouvait plus le danser rapidement.

Les compositeurs du Baroque écrivent des morceaux indépendants ou intégrés à des suites de danses.

La Courante : danse ternaire
– à la française : temps lent – Elle disparaît entre 1720 et 1750
– à l’italienne : temps « allégro » à « presto » rythme enjoué

Au XVIIIe siècle

Un bal de la bonne société mêle en proportion variable :
Menuet/contredanse anglaise et française, et plus tardivement l’Allemande

La Gigue
– française (mais d’origine anglaise) – danse binaire – rythme vif et sautillant
Importée au XVII siècle par un luthiste français en France de retour d’exil en Angleterre. Cette forme « à la française» disparaîtra de la musique instrumentale vers 1740.

gigue italienne : forme vive et rapide. Se développe de plus en plus sous sa forme musicale

L’allemande : danse de couple avec des passes de bras puis de tours enlacés qui évoluera plus tard vers la « valse »

La contredanse

La contredanse anglaise a été importée en France par Isaac d’Orléans, maître à danser anglais de la dauphine (fille de Louis XV). Devant l’engouement des jeunes de la cour, leur maître à danser André Lorin est partie en Angleterre apprendre ces danses. C’est la forme en 2 lignes face à face qui est pratiquée depuis la fin du règne de Louis XIV jusqu’à la fin du XVIIIe siècle..

La contredanse française : certains pas baroques de la « Belle danse » sont gardés pour mettre en valeur la dextérité des danseurs. Mais elle se danse sur un plan carré de 4 couples. Après des apports de pas et de figures, elle retraversera la Manche notamment en Ecosse et en Irlande et donnera les « squares danses ». En France cela donnera les quadrilles.

Chaque pays va apporter ses variantes et ses rythmes musicaux. On retrouve aussi bien aux Etats-Unis qu’au Canada ou aux Antilles des danses qui ont la même origine.

Sources :
Histoire du ballet de Ferdinando Reyna – Ed. Somogy
Histoire illustrée de la musique chez Gründ

La période baroque : introduction

Période placée entre la Renaissance et la période Classique, qui touche toutes les expressions artistiques, dont la musique et la danse qui sont encore très liées.

Le mot « baroque », qui vient de  « baroco », et désigne une perle de forme irrégulière, fut employé pour la première fois en 1733 à propos de l’opéra de Rameau « Hypolite et Aricie » puis repris en 1855 par Jacob Burckhardt qui l’a fait entrer dans le vocabulaire des historiens d’art.

Cette période commence avec Monteverdi (1600) et s’achève la mort de J S Bach (1750).

Quelques balises historiques :

  • 1610 mort de Henri IV
  • Louis XIII (1601-1643)
  • 1715 mort de Louis XIV

Quelque chose de baroque est :

Etrange, bizarre, transgressif, insolite, complexe, torturé…
Traduit : l’inconstance dans les sentiments, le doute profond, la dualité, la démesure, l’exubérance
En art on cherche le trompe l’œil, la métamorphose, le mouvement, l’accumulation.

Aussi bien en musique qu’en danse , dans le baroque on recherche la complexité, la virtuosité, l’insolite, la performance ; les solistes virtuoses vont devenir de véritable « vedettes » que s’arrachent les cours européennes.

Découvrez plus en détail les reines de cette période : la musique et surtout la danse.

La musique baroque

Jusqu’à présent la musique est le soutien du chant ou de la danse. Elle est jouée dans les églises (souvent les musiciens sont maître de chapelle pour gagner leur vie) et dans les cours des rois ou seigneurs pour accompagner la poésie ou les danses lors des fêtes. Les musiciens, les compositeurs, les ensembles instrumentaux sont dépendants des commandes des mécènes ou étaient attachés à une riche famille noble (comme Joseph Haydn attaché au prince Esterhazy de longues années).

1. Les instruments de musique usités vont se complexifier :

– la viole de gambe (issue de la Renaissance)
– le luth ( ° )
– la flûte à bec
– les instruments à clavier : le virginal, l’épinette, le clavecin (à cordes pincées) ; puis le piano-forté (à corde frappée)
– l’orgue : instrument fait sur-mesure (installé d’abord dans les salons puis dans les églises où il va pouvoir démultiplier les sons et utiliser la capacité de résonnance du monument). Les buffets d’orgues baroques accumulent dorure et fioritures décoratives.
Il y a des joutes d’organistes, qui improvisent à partir d’un thème donné – entre G-F Haendel et Bach par ex.

2. C’est l’apogée du « contrepoint »

c’est-à-dire que plusieurs lignes mélodiques sont combinées de façon harmonieuse. Elles peuvent être entendues individuellement ou comme un tout. (Combinaison des voix et des instruments).

Les créations musicales mettent en valeurs plusieurs solistes accompagnés des instruments « d’ornements » d’où résulte la complexité du morceau par ex la toccata, la fugue.
Mais aussi l’expressivité de l’interprète.

3. La musique instrumentale s’impose comme genre indépendant

Les formes musicales se diversifient :

  • la sonate et la toccata (de sonare, sonner, et toccate, toucher, pour les instruments à clavier)
  • la symphonie
  • le choral luthérien (chant protestant)
  • le tombeau, déploration funèbre, souvent pour rendre hommage à un musicien (ex tombeau Les regrets de Sainte-Colombe)
  • le concerto grosso  ou « grand concerto » un orchestre complet et un groupe de soliste plus réduits – ex concerto Brandebourgeois de Bach
  • l’opéra et l’opéra ballet (qui allie la danse) : Monteverdi est réputé avoir écrit le premier opéra « L’Orfeo » en 1607 sur une commande du Duc de Mantoue.

Les suites de danses : œuvre écrite pour un instrument avec un enchaînement pré- établi provenant des suites de danses dansées :
après le prélude introductif venait « l’allemande » (rythme binaire lent) puis la « courante » (rythme rapide ternaire), puis «  la sarabande », puis le « menuet », la « bourrée » ou la « gavotte » puis se terminait par la « gigue », danse ternaire très rapide.

La chaconne et la passacaille sont des formes ornées sur une basse obstinée qui se répète indéfiniment, parfois pendant plus de 10 minutes  – ex. musique pour les feux d’artifice royaux (1749) de Haendel, Passacaille d’Armide de Lully.

4. Les musiciens et compositeurs baroques :

– MONTEVERDI Claudio (1561-1643) italien
LULLY Jean-Baptiste (1632-1687) français d’origine italienne compositeur préféré de Louis XIV : collabora à l’opéra-ballet « le Bourgeois gentilhomme » de Molière
– CHARPENTIER Marc-Antoine (1643-1704) organiste français – compositeur
– CORELLI Arcangelo (1653-1713) : violoniste virtuose et compositeur de sonate d’église qui fixa le genre « concerto grosso ». En 1675 il fut au service de la reine Christine de Suède.
– PACHELBEL Johan (1663-1706)
– VIVALDI Antonio (167861741) – il composa les célèbres « Quatre saisons » en 1720
– PURCELLI Henri (1659-1695) – compositeur anglais
– MARAIS Marin (1656-1728) – violiste de gambe
– COUPERIN François (1626-1661) – claveciniste ou organiste
– CHÜTZ Henrich allemand
– ALLEGRI Grégorio italien
– RAMEAU Jean-Philippe (1683-1764) – claveciniste et théoricien de la musique, il commence sa carrière de compositeur d’opéra à 50 ans : il a écrit le 1er opéra-ballet français « les Indes galantes »
– SCARLATTI Alessandro (1660- 1725) Père – compositeur d’opéras
– SCARLATTI Domenico (fils) Compositeur de sonates baroques pour clavecin
– BACH Jean-Sébastien (1685-1750), et ses fils…
– HAENDEL Gorge Frederich (1685-1759) organise, compositeur d’opéras – Allemand, travaille à Londres, y est mort

6. Des artistes polyvalents

Les spectacles baroque mêlent à la fois : musique, danse, texte, chants, avec des personnages burlesques, imaginaires présentés avec une véritable mise en scène que ce soit en intérieur (salons, théâtre) ou en extérieur (jardin).  Des machineries complexes ont inventées, créant les premiers « effets spéciaux » (feux d’artifice, « Deus ex machina »)

Les artistes se devaient donc de savoir danser, chanter, jouer d’un (voire souvent plusieurs) instruments, jouer la comédie. Les musiciens étaient souvent aussi compositeur et chef d’orchestre, voire musicien et maître à danser.

 

OFFENBACH Jacques (Jakob) (1819 – 1880) – Musicien allemand naturalisé français

Musicien violoncelliste – Compositeur d’opérettes célèbres


Né le 20 juin 1819 à Cologne en Allemagne. Mort le 5 octobre 1880 à Paris
Son père Isaac Juda Eberst et sa mère Marianne Rindskopf. Il est le 2e fils sur les 7 garçons d’une famille de 10 enfants.

Son père est musicien dans les orchestres locaux connu sous le nom de « der Offenbacher » d’après sa ville natale. En 1808 en vertu du décret de Bayonne il adopte Offenbach comme patronyme. En 1816 il s’établit à Cologne et devient professeur de chant, violon, flute et composition musicale.

Violoncelliste à l’Opéra Comique

Jacques étudie le violon à 6 ans puis le violoncelle à 9 ans, il se montre talentueux.
En 1833 il est envoyé à 14 ans au Conservatoire de Paris avec son frère Julius âgé de 18 ans. Le directeur Luigi Cherubini impressionné par leurs talents, les inscrit malgré leur nationalité étrangère. Les frères adoptent une forme française de leur prénom : Jacques et Jules.

Après un an de conservatoire, Jacques qui s’ennuie, le quitte en décembre 1834, tandis que son frère assidu deviendra professeur de violon et chef d’orchestre
1835 Jacques joue comme violoncelliste dans l’orchestre de l’Opéra Comique et se fait remarquer par Fromental HALEVY compositeur qui lui donne des leçons de composition et d’orchestration. Sa réputation grandit. Il compose quelques musiques pour l’Opéra Comique, programmées par le chef Louis Antoine JULLIEN. Il donne des concerts de violoncelle en 1839.

En 1840, à la suite du décès d’un de ses frères, Jacques et Julius retournent à Cologne et durant ce séjour leur mère décède.

Son succès en France, en Allemagne, à Londres

De retour à Paris, Jacques fréquente les salons à la mode dont celui de la comtesse de Vaux où il rencontre une jeune fille Herminie d’Alcain (1827-1887) mais les parents sont réticent vis-à-vis d’un prétendant allemand et juif.
Il multiplie les concerts en France et en Allemagne. Il se rend à Londres en 1844 où il se produira à Windsor devant la reine Victoria, l’empereur de Russie et le roi de Saxe. Ses succès lui permettent de rentrer en vedette et à l’aise financièrement. Pour épouser Herminie, il se convertit au catholicisme. La révolution de 1848 fait fuir Offenbach et sa famille à Cologne.

De retour, en 1850 il est nommé Directeur de la musique et chef d’orchestre à la Comédie française par son Directeur Arsène Houssaye. En 1855 il compose « la Reine des îles ». Il loue un petit théâtre sur les Champs-Elysées qu’il baptise «  les Bouffes parisiens » afin d’y jouer ces œuvres. Ce théâtre est bien placé car à proximité des pavillons de l’Exposition universelle qui draine du monde..
Avec les librettiste MEILHAC et Ludovic HALéVY (neveu de Fromental son mentor), il crée « l’Opéra bouffe français ».
Il présente « les Deux aveugles » qui remporte un triomphe. Il alterne ses présentations entre sa salle aux Champs-Elysées à la belle saison (car non encore paves) et une salle louée en hiver passage Choiseul.
Désormais il règne sur la scène musicale du Second Empire. « Le Violoneux » révèle la cantatrice Hortense Schneider qui fera une longue carrière.

En 1857 il part en tournée à Londres avec sa troupe.
En 1858 il produit « Orphée aux enfers » son premier grand spectacle.
En 1860 le ballet « le Papillon » avec l’air de la  « Valse des rayons« qui est très célèbre.
Les chefs-d’œuvre se suivent : 1864 « la Belle Hélène », en 1866  « Barbe bleue » et « la Vie parisienne »
En 1868 « La Périchole ».

En 1860 il reçoit la nationalité française sur ordre de Napoléon III et l’année suivante est décoré de la Légion d’honneur.
Depuis 1877 il travaille sur une pièce de théâtre « Les Contes fantastiques d’Offman ».
En 1890 la guerre entre l’Allemagne et la France oblige Offenbach à se faire discret en France.
Il fait une tournée triomphale aux Etats-Unis.

De retour en France il continue à composer en 1878 « Mme Favart » puis à 61 ans son œuvre ultime « Les Contes d’Offman »* opéra fantastique mais il meurt avant d’avoir achevé l’orchestration.
Il décède le matin du 4 octobre 1880 sans avoir pu assister à la création de sa dernière œuvre.
Il est enterré au cimetière de Montmartre.

Suite de ses oeuvres

Avec son épouse Herminie il a eu 5 enfants : 4 filles et un fils né en 1852 Auguste mais qui est mort en 1883, 3 ans après son père.

A la mort d’Herminie, les manuscrits restent dans la famille cachés jusqu’en 1938 où Jacques Brindejout-Offenbach (petit fils) en fit un inventaire dans sa biographie « Offenbach mon grand-père ».

De nombreuses partitions n’ont pas survécu, ce qui explique les orchestrations utilisées au cours du XXe siècle. En effet la seule référence était la partition chant/piano qui servait de base au chef d’orchestre. De nombreux thèmes musicaux furent adaptés par d’autres compositeurs pour des musiques de danses parmi lesquels : Louis Antoine Jullien, Olivier Métra, Philippe Musard, Isaac Strauss.

* La partition d’orchestre « des Contes d’Offman  » a été retrouvée dans les archives de l’Opéra de Paris en 2004, alors qu’on croyait qu’elle avait été détruite dans l’incendie de la salle Favart en 1997

Depuis les années 1990 les Editions Boosseys et Hawkes ont entrepris la publication de l’intégralité des œuvres du compositeur au travers de OEK « Offenbach Edition Keck **» qui compte 650 opus.
** Jean Christophe Keck musicologue et chef d’orchestre

Offenbach a aussi un éditeur allemand : la maison Bote & Bock de Berlin qui possède certaines orchestrations de centaines de partition originales d’œuvres rares.

2019 est donc l’année du bicentenaire de la naissance de Jacques Offenbach

Sources : www.offenbachmuseum.com

LULLY Jean-Baptiste (1631 – 1687) – Musicien italien naturalisé français en 1661

Musicien baroque : Violoniste, compositeur, chorégraphe, metteur en scène, chef d’orchestre.

Né le 28/11/1632 à Florence, décédé le 22/03/1687 à Paris

Fils d’un meunier florentin, il arrive en France à 14 ans en 1646 et entre comme garçon de chambre au service de la duchesse de Montpensier (la Grande Mademoiselle) qui désirait parfaire ses connaissances en italien.

La duchesse entretient chez elle un petit orchestre privé de 6 violonistes qui donne de nombreux concerts auxquels Lulli participera bientôt. Il apprend en effet le violon et le clavecin des grands maîtres qui fréquentent le salon de la duchesse, ainsi que la composition musicale. Il est par ailleurs excellent danseur. Il crée pour la duchesse la « Cie des violons de Mademoiselle »

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DESRAT Gustave (1862- ) – Professeur danse salon français

Professeur de danse 

Né le 6/6/1862 à Boulogne sur Mer

 

Entre 1856 et 1872 c’est Charles Périn (oncle de Gustave) qui était à la même adresse au 2 rue Giblequin à Paris et aussi professeur de danse.

 

Publication

– Traité de danse de 1883 – Edition Delaune – Paris
où est décrit le Passe-passe quadrille dont la chorégraphie fut réglée par J. Rémond de l’Opéra de Paris.

– Dictionnaire de la danse – 1895

HALÉVY Fromental (1799-1862) – Français


Nom complet HALÉVY Jacques François Fromental
Compositeur, professeur de musique – Professeur d’université

Né le 27/5/1799 à Paris – Décédé le 17/3/1862 à Nice à 62 ans.

Sa famille

Son père Elie Lévy est originaire de Bavière en Allemagne.
Il est arrivé en France à la suite de l’émancipation des juifs par la Révolution. Il s’intégrera en tant que citoyen français mais revendiquera son judaïsme et militera pour sa culture juive.
Elie épouse en 1798 Julie Mayer, originaire de l’Est de la France. Ils auront 2 enfants : Fromental et Léon.

En 1707 la famille change de nom en HALÉVY. Léon le cadet est né le 4/1/1802 à Paris et meurt le 2/9/1883 à l’âge de 91 ans à St Germain en Laye.
Il aura un fils légitime, Ludovic HALÉVY (célèbre pour ses opérettes avec Jacques OFFENBACH), et un enfant adultérin avec une actrice de la Comédie Française.

Fromental

En 1805 Fromental a 7 ans quand il entre au Conservatoire de Paris.
En 1817 il obtient le premier ‘Second prix de Rome’ (concours de l’Académie des Beaux Arts qui permet une bourse d’étude aux artistes) et premier au « premier grand prix  » en 1819.
Il part à Rome en 1820, séjournera à Naples puis à Vienne. Il rend visite à Beethoven (1771-1827).

Fin 1822 il rentre à Paris, reprend ses cours de solfège au Conservatoire de PARIS puis est nommé professeur d’harmonie. En 1833 l’Opéra lui commande « la Juive » qui obtient un succès et d’autres suivront jusque vers 1850. En avril 1842, il épouse Léonira Rodrigues Henrique, une femme artiste sculptrice et cultivée, fille d’un banquier juif.
Ils ont 2 filles : l’aînée décédée en 1864 et la cadette Geneviève (1849-1926), qui épousera Georges BIZET (1838-1875).
En 1869 il composera des opéras-comiques.
Elu en 1836 à l’Académie des Beaux-Arts de Paris et secrétaire perpétuel en 1854. A ce titre, il bénéficie d’un logement de fonction quai Conti où son frère Léon est déjà installé dans l’appartement de son beau-père (Hippolyte Le Bas (architecte de l’Institut)), car marié à Louise Le Bas.

Fromental achète le château de Formen à Ris-Orangis (actuellement La Mairie de la commune).
En 1862 Fromental meurt de tuberculose à Nice.

Comme professeur il compta des élèves célèbres :
– Charles GOUNOD (1818/1892 compositeur d’opéras célèbres tels « Faust », « Mireille », « Roméo et Juliette »
– Victor MASSÉ  (1822/1884) compositeur  et prof de français
– Georges BIZET (1838/1875), son gendre, compositeur (entre autre de « Carmen » à 36 ans)

 

PAUL François, Antoine, Fortuné (1834-1894)- Danseur français

Compositeur, chorégraphe, maître de danse ex-premier danseur 

Né le 8 mai 1834 à Aix en Provence/Décédé le 1 janvier 1894 à Paris à son domicile

Père :François, Marius, ouvrier boulanger/Mère : Fortuné, Radegonde DESIRE.

Il épouse en 1863 à Rouen Barbe Jeanne Steenebrugen, artiste chorégraphe belge.
Son beau père Joseph, Michel, Steenebrugen était chef de musique à Bruxelle.
Son gendre Arthur Dieudonné GUIDé, musicien.

François PAUL organise des bals au casino de Dieppe.

Publication :
–  En 1877  «  Le cotillon et quadrilles actuels, traité théorique et pratique » chez E. Gérard & Cie. Il contient :
Q français/Q croisé (variante du Q français)/Q Lanciers/Q Triangle/Q américain/La boulangère/La Suédoise
La  Gigue américaine ou Sir Roger de Coverley contredanse (plusieurs variantes de cette danse furent publiées à cette époque dont celle de Giraudet et Lussan-Borel adaptées de la version originale publiée par Playford.

Les Cotillons avec 175 propositions
Carillon de Dunkerque

Ses chorégraphies :

  • Il remania la version du Quadrille POLO de Giraudet  ce qui donna le Polo américain qu’il présenta à Dieppe en 1877. . Musique de L. C. Desormes. 
    Il remania aussi – le Quadrille américain de Giraudet et changea la 5e figure
  • Il composa : Baby polka/Berline parisienne/Gigue anglaise croisée
    Barn danse (pas de quatre) danse américaine en vogue en Angleterre, importée par PAUL.

Sources :
www.loc.gov/ressource/musdi.132.0?SP=37
archive.org/stream/danceman132/danse132.txt

COLLINET Edmé (père)/COLLINET Hubert (fils) – Musiciens français

Musiciens : tous les deux virtuoses du « flageolet » (petite flûte) 

Edmé Collinet (1705-1841) est né le 10/11/1765 à Semur en Auxois
et décédé le 18/12/1841 à Paris.
Il perfectionna son instrument en ajoutant des clés.

Il fut engagé par Julien CLARCHIES directeur d’orchestre de contredanses. Sa virtuosité est telle qu’on ne veut danser à Paris qu’au son du flageolet de Collinet.

De 1820 à 1825 Edmé, habitant à Paris au 50 rue St Honoré, est inscrit dans le Bottin comme :

– marchand de musique,
– directeur des orchestres de bals du duc de Berry
– professeur de flageolet et de musique,
– créateur de contredanses
En 1824 il publia « L’art de danser à la ville et à la cour- Nouvelle méthode de vrais principes et des danses françaises et étrangères ».
En 1790 il y a environ 400 bals à Paris. On y pratiquait la contredanse d’origine anglaise, introduite en France au XVIIIe siècle

Il est mort à son domicile au 11 rue Vavin à Paris.


Hubert COLLINET né en  1797 à Semur en Auxois et décédé à Paris le 22/6/1867

Reconnu encore meilleur virtuose que son père grâce à l’élégance de son jeu au flageolet.

En 1830 il s’établit à Paris rue St Augustin comme marchand de musiques et d’instruments. Lui aussi jouait du flageolet dans des orchestres célèbres de l’époque tel qu celui de Louis-Antoine JULLIEN et Philippe MUSARD.

A la mort de son père, Hubert habitant à Londres car il avait rejoint l’orchestre de Louis-Antoine Jullien (1812-1860) compositeur et chef d’orchestre (rival de Musard). En effet JULLIEN avait dû quitter Paris à cause de problèmes financiers.
En 1853 l’orchestre de Jullien part pour une tournée aux Etats-Unis et triompha à New York et H. Collinet est du voyage. Il quittera l’orchestre en 1859 quand Jullien de retour  à Paris, se fera arrêter pour faillite et mis en prison.
Hubert Collinet est décédé à 70 ans à l’hôpital Fernand-Widal en juin 1867. Il habitait au 20 rue Lacepède et son épouse au 66 rue Truffaut.

Source : blog  facteurs et marchands de musique
blogpot.com/2015/02/collinet-pere-et-fils-virtuoses-du-flageolet.html

MUSARD Philippe (1792-1859) – musicien français

Compositeur de musiques de danses et chef d’orchestre de bal à Paris et à Londres.
Né le 8 novembre 1792 à Tours/Décédé le 30 mars 1859 à Auteuil, âgé de 66 ans.

Fils d’un entrepreneur de bals parisiens qu’il accompagne, il est musicien et compositeur de musiques de danses.  Sa carrière commence à Londres où il dirige des concerts-promenades et il est chef d’orchestre des bals de la reine Victoria.

Il épouse une anglaise et a un fils, Alfred. A 28 ans Musard invite Johan Strauss père à Paris qui entend et découvre les quadrilles. Strauss se met à en composer et introduit cette danse en Autriche en 1840.

Vers la même année, Musard introduit au bal du carnaval de l’Opéra de Paris le « can-can » qui se danse en couple. C’est l’ancêtre du « french can-can« , dansé au célèbre Moulin-Rouge cabaret parisien quelques années plus tard.

En 1854 il prend sa retraite comme chef d’orchestre des bals de l’Opéra et est remplacé par Isaac STRAUSS.

Il meurt à son domicile à Auteuil, commune dont il est maire.

Ses contemporains :

Louis-Antoine JULLIEN
– Isaac STRAUSS
– Jacques OFFENBACH

JULLIEN Louis Antoine (1812-1860) – musicien français

Musicien, compositeur  de danses, chef d’orchestre

Né le 23/4/1812 à Sisteron et décédé le 13/3/1860 à Neuilly.

Son père Antoine JULLIEN  est chef de musique d’harmonie de régiment et violoniste : il lui apprend  plusieurs instruments. Le jeune Louis, élevé comme enfant de troupe à la caserne, entra comme « petite flûte » dans la musique du régiment de son père.

En 1833, âgé de 21 ans, il monta à la capitale et se présenta au Conservatoire de Paris pour y faire des études de composition, dans la classe de contrepoint de Adolphe Le Carpentier. (Le contrepoint est une forme d’écriture musicale particulièrement utilisé pendant l’époque baroque  par Giovani Palestrina/William Byrd/Georg Haendel/J S Bach)
Ne voyant pas l’utilité de ces études, il demande à suivre les cours de Fromental HALEVY (1799-1862), compositeur français et y entra en déc 1814 jusqu’en 1836.

Il lança les concerts de contredanses

Il proposa à l’exploitant du « Jardin turc » lieu de divertissement parisien situé bd du Temple, de donner des concerts de contredanses, les soirées d’été. Son projet accepté, il composa aussi des musiques de quadrilles, polkas qui eurent beaucoup de succès. Il agrémenta ses concerts d’éléments festifs tels que coup de canon, feux d’artifice qui lui valurent une grande notoriété.

Il dirigea aussi de prestigieuses salles parisiennes dont les bals de l’Opéra au Carnaval de Paris. Il était en cela le grand rival de Philippe MUSARD.
Ayant engagé plus de dépenses au « Jardin turc » que ne lui rapportait la recette, il dû vendre des biens en juin 1838 pour échapper aux poursuites judiciaires.

La gloire à Londres

L’Angleterre lui faisant des offres plus favorables à ses talents de compositeur, il s’y établit en 1838 et y resta 20 ans alternant bonne et mauvaise fortune. La popularité de son orchestre et son activité prolifique de composition de quadrilles,  valses, polka, lui valut une grande notoriété. Ses fameux « concert-promenades » à prix modique attiraient une foule populaire très nombreuse. Il n’hésitait pas à parcourir l’Angleterre, l’Ecosse, l’Irlande avec tout son orchestre.

La maison de commerce des musiques de sa composition, qu’il avait fondée à Londres, lui fournissait des revenus confortables. Mais voulant passer à la postérité pour des opéras, il se mis au travail après étude de certains procédés d’écriture auprès de François Fétis, compositeur belge et écrivit la partition de « Pietro II » grand opéra de 5 actes qu’il ne réussit pas à faire jouer.

Aussi en 1847 il acquit la salle prestigieuse du théâtre royal de Drury Larne située dans le quartier de Coven-Garden à Londres (plusieurs fois reconstruit entre 1663 et 1812) et y fit jouer son opéra en 1852 qui lui valut de féroces critiques. Il engagea Hector Berlioz comme chef d’orchestre.
Ayant eu de grosses pertes, il dut vendre sa maison de commerce de musique. Malgré son échec, il redoubla d’activité et parvint à remonter la vague et à faire des bénéfices avec lesquels il acheta une propriété en Belgique.

Une triste fin

En 1853 il partit en tournée à New YorK avec Hubert COLLINET comme musicien dans son orchestre. Mais les dernières années furent désastreuses et il fit de mauvais placements dans une entreprise de fêtes et de concerts au Royal Surrey Garden entre 1855 et 1856 ce qui acheva de le ruiner.

Poursuivi par des créanciers et de retour à Paris, il fut arrêté et emprisonné pour dettes. Après quelques mois, il recouvrit la liberté. Mais ses espoirs de se rétablir furent contrariés par des signes d’atteinte mentale en février 1860 et lors d’une crise il se frappa de 2 coups de couteau et il fut interné dans une maison de santé à Neuilly où il mourut un mois plus tard.

Ses contemporains :

  • Johan Strauss père : musicien alto à Vienne, précurseur de la valse viennoise
  • Joseph Lanner (1801-1843) : compositeur, violoniste à Vienne

Historique des danses du XIXe siècle: les quadrilles

 

Les contredanse ont été introduites en France au XVIIIe siècle importées d’Angleterre. Elles se dansaient souvent en carré à 4 couples, d’où le nom de quadrille, et prenaient le nom de quadrette  avec deux couples en vis-à-vis. Au début su XIXe siècle les pas baroques ont été gardés puis peu à peu, on passe au pas marché afin que les quadrilles puissent être dansés dans les bals populaires et dans les campagnes..

Certaines contredanses sont fixées et ont donné le quadrille français qui ne comportait que 3 figures au Directoire et Premier empire appelée : la Christian, la Hortense, la Victoire.
Par convention l’ordre des couples est déterminé de 1 (celui près de la musique) à 4  et chacun deviendra « couple meneur » à tour de rôle en répétant la figure.  On peut danser avec sa partenaire ou avec son vis-à-vis (la personne qui est en face).

Certains déplacements reviennent dans les figures de quadrilles. Il est utile que les danseurs les connaissent en préalable : la chaîne anglaise ou grande chaîne, la chaîne des dames, la queue du chat, l’avant 2, (2 personnes en vis-à-vis), l’avant 4 (les 2 couples en vis-à-vis), le dos à dos, le moulinet par exemple.

Chaque quadrille et en principe composé de 5 figures. Leur description se trouve dans les traités publiés par divers maîtres de danse du XIXe siècle comme Eugène Giraudet, Lussan-Borel, François Paul, Gustave Desrat. Il y a souvent des variantes apportées soit par le chorégraphes lui-même, soit par d’autres professeurs qui ont créé leur propre version.
Les pas baroques sont peu à peu abandonnés pour permettre au plus grand nombre de danser, même dans les campagnes. De nombreuses chorégraphies sont crées jusqu’à la fin de la première guerre mondiale.

Des chefs d’orchestre également organisateurs de bals tels Philippe MUSARD et Louis JULIEN, vont contribuer à faire danser les quadrilles (et autres danses) aussi bien à la cour de Napoléon III et Eugénie, qu’en Angleterre pendant le règne de la reine Victoria.

Quelques quadrilles célèbres :

Le quadrille français composé du Pantalon, l’Eté, la Poule, la Pastourelle, le Galop (la 5e fig est plus tardive) Céleste Mogador, vedette du Bal Mabille, popularisa ce quadrille en France avec la musique d’Offenbach. Musiques de Strauss, Clarchie, Ganné, Verdi

Le quadrille des Lanciers composé des Tiroirs, les Lignes, les Moulinets, les Visites, les Lanciers. (inventé à Dublin en 1818 par un prof. de danse Duval. Importé en France vers 1850

Le quadrille américain composé des Promenades, la Corbeille, les Chevaux de bois, les Visites, l’Américain. (chorégraphie de Célarius et J. Martin de Philadelphie) – Musique de Musard

Le quadrille des variétés parisiennes composé de

  1. l’Invitation (valse)
  2. l’Etoile (polka)
  3. le Prisonnier (valse)
  4. l’Alternante (polka-mazurka)
  5. la Rosace (valse).

Le Polo (La Promenade/La Corbeille/ La traversée/La nouvelle pastourelle/Le Polo), apparu en 1865 – Traités de Lussan-Boral et de Giraudet

Le Passe-passe quadrille (Passe-passe/Passera/Petite menuet/Chaîne des flleurs/Tour du monde en 16 heures (1883) – Traité de Gustave Desrat – Réglé par J. Rémond de l’Opara Paris

Le  Quadrille des Lanciers valsés Traité de Lussan-Borel
Triangle nouveau quadrille Traité de François PAUL (1877)
Quadrille des dames créé par M. Perrin prof. de danse (1860) Traité de Edmond Bourgeois

Les quadrilles furent exportés par nos compatriotes au Canada et en Louisiane. Ils sont à l’origine de la « country américaine » actuellement très en vogue.

Vers la fin du XIXe siècle, les quadrilles disparaissent au profit des danses en couple fermé et des musiques à l’influence américaine.

Historique des danses de la Belle Epoque

La « Belle Epoque » est une transition entre la fin du XIXe siècle et le début du XXe siècle ; elle va approximativement de 1870 à 1914.
La danse de bal reflète l’évolution et les bouleversements apportés par les brassages de cultures dus :

  • aux expositions universelles,
  • au développement des transports,
  • au progrès technique
  • et à l ‘influence des nouveaux rythmes américains :
    • Le boston américain est arrivé en 1875. C’est une variante de la valse, plus lente avec des pas croisés et progressifs.
    • Le two-step dans lequel on passe du chassé binaire de la polka, à ceux ternaires et légèrement sautés.

Néanmoins, la France danse toujours la polka, la mazurka, la scottish, entre autre dans chaque coin de France se pratique ces « danses sociales » qui réunissent les gens de tous âges lors des fêtes familiales ou de villages. Quelques nouveautés : le pas de quatre, le pas de patineur.

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De la contredanse aux quadrilles

La contredanse désigne une danse d’origine anglaise : la country danse soit danse de campagne  dans laquelle les danseurs se positionnent sur deux lignes en vis-à-vis. Elle apparaît en Angleterre au milieu du XVIe siècle, au début du règne d’Elisabeth I car les habitants des campagnes avaient l’habitude de danser devant elle lors de ses visites des danses typiquement anglaises.

L’imprimeur John Playford (1623- 1686) publia en 1651 un ouvrage intitulé The English Dancing Master qui rassemble 105 manières de danser la Country Dance. Cet ouvrage sera complété jusqu’en 1728, référençant alors 900 danses et plusieurs volumes.

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