Histoire

Evolution historique de la danse à la Renaissance

1 – Il existait deux types de danses :
1.1 – Les danses collectives : sans limite du nombre de participants avec des pas composés, répétés pareillement par tous.
Disposition en chaîne ouverte ou fermée qui assure entre les danseurs une cohésion de déplacement. Par exemple :
– certaines danses régionales telles les danses bretonnes
– les kolos d’Europe centrale
– les syrtes en Grèce
les BRANLES : danse française apparue à l’aube de la Renaissance, inspirées de la vie quotidienne et des métiers pratiqués (branle des lavandières, branle des pois, branle des chevaux).
Danse de chaîne (H et F alternés) fermée ou ouverte où l’on progresse sur la gauche grâce aux pas répétitifs au rythme de la musique. On distingue :

  • le branle simple : 2 pas à G/1 petit pas à D (joindre les pied après chaque pas)
  • le branle double : 2 pas à G/ 2 petits pas à D

Dans la société citadine de la Renaissance d’autres branles à combinaison de pas plus complexes et en accord avec une musique spécifique sont créés. Thoinot-Arbeau témoigne de l’usage des 2 types de branles (moins répétitifs et construits) dans les milieux sociaux supérieurs.

1.2- Les danses ou les couples sont visibles : chaque couple peut évoluer à tour de rôle ou l’un derrière l’autre. Les pas et les déplacements sont plus variés et plus construits. Deux couples qui dansent ensemble peuvent avoir des déplacements différents.

D’origine italienne, de nouvelles danses sont introduites dans les cours européennes au début du XVe s, grâce aux danseurs, formés  par Cesare NEGRI danseur et chorégraphe italien célèbre Ses élèves sont sollicités pour devenir  précepteurs des jeunes nobles à qui ils apprenaient la danse. En effet, la danse fait partie de l’éducation du jeune courtisan avec la musique, le chant, la poésie, l’escrime, l’équitation. En France, le maréchal de Brissac, vice-roi du Piémont recruta Diobono de Milan, formé par Negri, puis Tettoni Bernardo. Diobono devient le précepteur du duc d’Orléans. Henri II apprécia les talents de Bernardo, ainsi que François II et Charles IX.
2- On distinguait 2 styles de danses :
2.1- La basse danse : danse de couple de parade, à pas lent et glissée au sol , par ex : le branle, la pavane, la gavotte
2.2- La haute danse : danse de couple rythmée, enjouée, sautée comme :
– la volte,
– la gaillarde

La PAVANE : pratiquée à la cour (Marguerite de Valois y excellait) lors des fêtes solennelles et lors de l’entrée à l’église des mariés.
Son nom vient de l’italien « pavano » qui désigne une danse lente et majestueuse depuis 1508. Passée en France, elle est pratiqué du XVIe s au XVIIIe s. « Pavane » désigne aussi la musique qui accompagne cette danse.

A donner « se pavaner » en référence au paon (du latin « pavo ») qui décrit une personne qui  marche avec orgueil et ostentation. Désigne aussi le paon qui fait la roue.

La VOLTE danse de couple à 3 temps (ancêtre de la valse).
Henri III s’y distinguait entouré de ses mignons.
Le corsage de la dame comportait en son cente un « busc » en bois large qui servait au danseur à la tenir lors des sauts (la dame s’appuyait sur l’épaule de son partenaire) de cette danse.

La GAILLARDE (fin XVe s)
Danse vive  à 3 temps – de couple – haute danse

Originaire de Lombardie en 1480.
Elle apparaît au XVIe en France et appréciée dans les bals. Elle suit souvent la pavane, selon le principe de l’alternance : danse à tempo vif/danse à tempo modéré.

Evolution historique de la danse : du Moyen Age à la Renaissance

La danse est un divertissement populaire et collectif qui permet aux gens de se rassembler lors des fêtes de village ou de famille. Le rythme est donné par le chant des danseurs, les battements de mains des spectateurs et éventuellement quelques musiciens.

Dans les villages, la fête de mai, fête du renouveau, commençait par la plantation d’un arbre décoré de rubans sur la place du village puis on exécutait des danses  qui rappelaient les métiers des corporations : danse des forgerons, des lavandières, des pêcheurs, du cheval, des épées. Ces danses étaient simples, répétitives, qu’on apprenait en imitant ceux qui savaient.

A la cour du seigneur on danse aussi et les troubadours, allant de château en château vont propager les danses pratiquées. Ils s’accompagnent d’instruments comme la flûte, la harpe, le tambourin, le galoubet.

Les danses paysannes, copiées par la noblesse, sont exécutées de façon plus raffinées avec la recherche de la beauté du geste et des déplacements. En effet, les classes aisées inventent une structure de danse variables qui s’accorde à une musique changeante : « la danse mesurée« .  C’est-à-dire qu’on danse avec la musique et la poèsie, ce qui demande une éducation de l’oreille et la connaissance de certaines règles de déplacements et de pas.

Petit à petit vont se mettre en place au Moyen-Age mais surtout à la Renaissance :
– les danses sociales : on partage avec d’autres des danses apprises connues de tous
– les danses de spectacle  (qui plus tard donneront les « ballets »), proposés par des troupes de danseurs professionnels qui se déplacent (outre la danse, ces baladins faisaient aussi du mime, des jongleries).

Cependant les danses médiévales sont mal connues car il n’y a pas d’écrit. Elles se transmettent par la musique. La danse sociale est souvent liée à une chanson qui elle-même est un poème comme le rondeau, la balade.

Beaucoup de danses viennent d’Italie ou du sud de la France. Les pas et les déplacements sont plus variés et plus construits. Deux couples qui dansent ensemble peuvent avoir des déplacements différents.

La chorea terme latin utilisé jusqu’au XIVe siècle qui donna la CAROLE. C’est une ronde pratiquée en se donnant la main ou le coude et ce, jusqu’au XVIIIe s. Le meneur (souvent une femme) lance un refrain et l’ensemble reprend.
La farandole , danse populaire provençale qui se danse en file. Les danseurs dessinent des figures variées : serpentin, spirale ; ils suivent le chef de file. Les farandoles étaient pratiquées à l’Antiquité grecque et crétoise.
L’estampie (XIIIe s) danse où l’on frappaient du pied. Viendrait soit de « stamper » en germanique (frapper du pied) ou « stampir » en provençal (battre du pied.
Tarentelle : originaire d’Italie du Sud, cette danse entraînante et joyeuse était pratiquée au cours de cérémonie afin de guérir ceux que l’on croyait victime de la morsure d’une araignée : la tarentule.

DESRAT Gustave

Professeur de danse – français

Né le 6/6/1862 à Boulogne sur Mer

 

Entre 1856 et 1872 c’est Charles Périn (oncle de Gustave) qui était à la même adresse au 2 rue Giblequin à Paris et aussi professeur de danse.

 

Publication

– Traité de danse de 1883 – Edition Delaune – Paris
où est décrit le Passe-passe quadrille dont la chorégraphie fut réglée par J. Rémond de l’Opéra de Paris.

– Dictionnaire de la danse – 1895

HALEVY Jacques (1799-1862) HALEVY Ludovic « le neveu » (1734-1908)

HALEVY Jacques François Fromental (1799-1862)

Compositeur, professeur de musique – Prof d’université
Né le 27/5/1799 à Paris
Décédé le 17/3/1862 à Nice à 62 ans.

Son père Elie Lévy est originaire de Bavière en Allemagne.
Il est arrivé en France à la suite de l’émancipation des juifs par la Révolution. Il s’intégrera en tant que citoyen français mais revendiquera son judaîsme et militera pour sa culture juive.
Elie épouse en 1798 Julie Mayer originaire de l’Est- de la France. Ils auront 2 enfants : Fromental et Léon.

En 1707 la famille change de nom en Halévy.
Léon son cadet est né le 4/1/1802 à Paris et meurt le 2/9/1883 à l’âge de 91 ans à St Germain en Laye.
Il aura un fils légitime Ludovic Halévy (célèbre pour ses opérettes avec Offenbach) et un enfant adultérin avec une actrice de la Comédie Française.

En 1805 Fromental a 7 ans quand il entre au Conservatoire de Paris.
En 1817 il obtient le premier ‘Second prix de Rome’ (concours de l’Aca des Beaux Arts qui permet une bourse d’étude aux artistes) et premier au « premier grand prix  » en 1819.
Il part à Rome en 1820, séjournera à Naples puis à Vienne. Il rend visite à Beethoven (1771-1827).

Fin 1822 il rentre à Paris, reprend ses cours de solfège au Conservatoire de PARIS puis est nommé prof d’harmonie .
En 1833 l’Opéra lui commande « la Juive » qui obtient un succès et d’autres suivront jusque vers 1850.
En avril 1842, il épouse Léonira Rodrigues Henrique, une femme artiste sculptrice et cultivée, fille d’un banquier juif.
Ils ont 2 filles : l’aînée décédée en 1864 et la cadette Geneviève (1849-1926) qui épousera Georges Bizet (1838-1875).
En 1869 il composera des opéras-comiques.
Elu en 1836 à l’Académie des Beaux-Arts de Paris et secrétaire perpétuel en 1854. A ce titre, il bénéficie d’un logement de fonction quai Conti où son frère Léon est déjà installé dans l’appartement de son beau-père (Hippolyte Le Bas (architecte de l’Institut) car marié à Louise Le Bas. Fromental achète le château de Formen à Ris-Orangis (actuellement La Mairie de la commune).
1862 Fromental est mort de tuberculose à Nice.

Comme professeur il compta des élèves célèbres :
– Charles GOUNOD (1818/1892 compositeur d’opéras célèbres tels Faust, Mireille, Roméo et Juliette
– Victor MASSé  (1822/1884) compositeur  et prof de français
– Georges BIZET (1838/1875) compositeur (entre autre de Carmen à 36 ans)


HALéVY Ludovic (dit le neveu) – 1734 – 1908
Compositeur de musique/ livrettiste d’opérettes célèbres
Né le 1/1/1834 à Paris
Décédé le 7/5/1908 à Paris, âgé de 74 ans

Fils de Léon Halévy et de son épouse Alexandrine Le Bas
Neveu de Fromental Halévy, professeur de musique

Il a un demi-frère adultérin, né de son père et d’une actrice de la Comédie Française nommée Anne-Catherine-Luccinte Paradol. Cet enfant sera nommé Lucien-Anatole Paradole puis quand sa mère se mariera, son mari ayant reconnu l’enfant, il prendra le nom de Prévost-Paradol.
Ludovic Halévy rentre dans l’administration en 1852. Nommé au Ministère de l’Algérie puis secrétaire au Corps législatif présidé par le duc de Morny.
Il collaborera avec le duc de Morny pour le livret de son opérette (Mr Choufleuri restera chez lui » mis en musique par Jacques Offenbach en 1861. Ses succès de livrettiste lui firent abandonner l’administration en 1867.

Entre 1831 et 1897 il collabora à de nombreux livrets d’opérettes restées célèbres, avec :
Henri Meihac (1830/1897) ; ils collaboreront à de nombreuses opérettes entre 1828 et 1892 entre autre celui d' »Orphé aux enfers » (le fameux « galop infernal n° 15 restera célèbre car repris pour le « french can-can »
Jacques Offenbach (1819/1880) mettra en musique les opérettes et leur collaboration durera 20 années.
Le trio Halévy/Meilhac/Offenbach passera à la prospérité pour leur nombreuses opérettes.

Le 4/12/1884 Ludovic fut élu à l’Académie française. Il soutint la candidature d’Emile Zola en vain. Vers 1878 il lança un salon littéraire dans son appartement 22 rue de Douai, avec l’aide de sa cousine Geneviève Bizet et future Mme Strauss où se cotoyaient peintres, romanciers, musiciens.
Ludovic Halévy est aussi l’auteur de 2 romans en rupture avec les romans réalistes et noirs de la fin du XIXe s : en 1882 « l’abbé Constantin » et en 1883 « Criquette »

Il se maria en 1868 avec Louise Bréguet, donc il était le gendre de Louis Bréguet (1804/1883) horloger et physicien.
Il a eu 2 fils, historiens : Elie (1870/1937) et Daniel (1872/1962). Celui-ci épouse Mariane Vaudoyer en 1898.

Daniel Halévy est le beau-père de Louis Joxe qui a épousé en 1901 Françoise-Hélène Halévy (1900/1993) et grand-père de Pierre et Alain Joxe.
Nièce par alliance, Madeleine Bréguet était la première épouse de Jacques Bizet.

GIRAUDET Eugène

Journaliste, Auteur, maitre de danse, chorégraphes, musicien
Née en 1861 à St Chamond (Loire)

Il fut journaliste au « Progrès de Lyon » puis monta à Paris.
Il a créé l’Académie Internationale des auteurs, professeur, maître de danse et de maintien.
Il publia de nombreux traités entre 1888 et 1900 puis un bulletin entre 1905 et 1914.

Nombreuses publications :
– Traité de danse publié en 1886 renfermant 200 danses diverses (quadrilles, valses, polkas)

– Traité en 1890 – Tome 1 – Q Lanciers/Q croisé/Q français/Q américain/Q des danseurs parisiens (sa création)
en 1912 – Tome 2 – contenant une cinquantaine de quadrilles et variantes : Q russe (1856)/Q mazurka/Q le Polo/Q des familles/Q français des bals publics/Q des menus plaisirs (choré par J. Renaussy en 1859 et reconstitué par Giraudet)

– Grammaire de la danse et du boston à travers la mode et les siècles (contenant 6341 danses)
Le pas de quatre introduit en fin de siècle se retrouve dans le Moulinet du pas de 4/Q du pas de 4/Gavotte du pas de 4

1897 : 55e édition de La danse, le maintien, la tenue.

Source :
http: //archive.org/stream/dancemano85/danseman085.txt

 

PAUL François, Antoine, Fortune (1834-1894)

Compositeur, chorégraphe, maitre de danse ex-premier danseur

Né le 8 mai 1834 à Aix en Provence
Décédé le 1/1/1894 à Paris à son domicile

Il épouse en 1863 à Rouen Barbe Jeanne Steenebrugen, artiste chorégraphe.

 

Publication :
–  Traité « Cotillon et quadrilles actuels » 1877
Q français/Q croisé (variante du Q français)/Q Lanciers/Q Triangle/Q américain/La boulangère/la gigue américaine ou Sir Roger de Coverley contredanse/ La Suédoise

– Les Cotillons avec 175 propositions
Carillon de Dunkerque

Il remania la version du Q Polo de Giraudet 1877  ce qui donna le Polo américain

Il remania aussi le Q américain de Giraudet et changea la 5e figure

Baby polka/Barn danse pas de 4/Berline parisienne/Gigue anglaise.

Sources :
www.loc.gov/ressource/musdi.132.0?SP=37
archive.org/stream/danceman132/danse132.txt

CELLARIUS Henri Chrétien (1805-1876)

Danseur – professeur de danse – chorégraphe – français

Né le 12 mai 1805 à Paris.
Décédé le 19 mai 1876 à Paris à son domicile à 71 ans.

Danseur soliste au Théâtre de Rio de Janeiro.
Le 2 octobre 1826 il y épousa Marguerine Majinot dite Héloïse jeune danseuse. Elle décèdera à Meudon en 1848.
Cellarius se remarira en 1864 avec Albertine Dupas, prof. de danse et domiciliée au 47 rue Vivienne à côté de sa salle de danse.
Sa soeur Louise Aimée dite Clara, est également professeur de danse. Elle a un fils naturel Henri Alexandre Cellarius dit « le neveu » né le 10/5/1839 à Paris et mort en 1902. Il sera aussi prof. de danse.
LABORDE fut le grand concurrent de Cellarius.

Publications :
– La danse des salons – Paris 1847
. quadrille mazurka
. quadrille des dames : crée par M. Perrin, prof. de danse 1860
. quadrille russe : choré d’après Callarius, Laborde, Lenfant

– Traité pratique et théorique de danses

Sources : Blog   maitre-a-danser.blogspot.fr

LANNER Joseph Franz Karl (1801-1843) autrichien

C’est un violoniste, chef d’orchestre, compositeur de musiques de danses et directeur de la musique de bal de la cour d’Autriche.

Né le 12 avril 1801 à Vienne.
Décédé le 14 avril 1843 à Dobling

Enfant il compose déjà des pièces de danse.
Il suit des cours de violon avec Michel Pamer.
A 12 ans (1813) il rejoint l’orchestre de son professeur (comme le fera plus tard Johan STRAUSS père (1804-1849).

En 1820 il crée un quintet dans lequel il jouait du violon et J Strauss père de l’alto. Cette formation se transforma vite en orchestre tournant dans les cabarets de Vienne.
En 1829 Lanner est nommé directeur de la musique de bal de la cour impériale d’Autriche.

Il meurt à 42 ans  et est inhumé au cimetière central de Vienne, où il sera rejoint par Johan Strauss père et fils.

COLLINET Edmé (père)/COLLINET Hubert (fils)

Musiciens : tous les deux virtuoses du « flageolet » (petite flûte) 

Edmé Collinet (1705-1841) est né le 10/11/1765 à Semur en Auxois
et décédé le 18/12/1841 à Paris.
Il perfectionna son instrument en ajoutant des clés.

Il fut engagé par Julien CLARCHIES directeur d’orchestre de contredanses. Sa virtuosité est telle qu’on ne veut danser à Paris qu’au son du flageolet de Collinet.

De 1820 à 1825 Edmé, habitant à Paris au 50 rue St Honoré, est inscrit dans le Bottin comme :

– marchand de musique,
– directeur des orchestres de bals du duc de Berry
– professeur de flageolet et de musique,
– créateur de contredanses
En 1824 il publia « L’art de danser à la ville et à la cour- Nouvelle méthode de vrais principes et des danses françaises et étrangères ».
En 1790 il y a environ 400 bals à Paris. On y pratiquait la contredanse d’origine anglaise, introduite en France au XVIIIe siècle

Il est mort à son domicile au 11 rue Vavin à Paris.


Hubert COLLINET né en  1797 à Semur en Auxois et décédé à Paris le 22/6/1867

Reconnu encore meilleur virtuose que son père grâce à l’élégance de son jeu au flageolet.

En 1830 il s’établit à Paris rue St Augustin comme marchand de musiques et d’instruments. Lui aussi jouait du flageolet dans des orchestres célèbres de l’époque tel qu celui de Louis Antoine JULLIEN et Philippe MUSART.

A la mort de son père, Hubert habitant à Londres car il avait rejoint l’orchestre de Louis-Antoine Jullien (1812-1860) compositeur et chef d’orchestre (rival de Musart). En effet JULLIEN avait dû quitter Paris à cause de problèmes financiers.
En 1853 l’orchestre de Jullien part pour une tournée aux Etats-Unis et triompha à New York et H. Collinet est du voyage. Il quittera l’orchestre en 1859 quand Jullien de retour  à Paris, se fera arrêter pour faillite et mis en prison.
Hubert Collinet est décédé à 70 ans à l’hôpital Fernand-Widal en juin 1867. Il habitait au 20 rue Lacepède et son épouse au 66 rue Truffaut.

Source : blog  facteurs et marchands de musique
blogpot.com/2015/02/collinet-pere-et-fils-virtuoses-du-flageolet.html

MUSARD Philippe (1792-1859)

Né le 8 novembre 1792 à Tours
Décédé le 30 mars 1859 à Auteuil, âgé de 66 ans.

Fils d’un entrepreneur de bals parisiens.
Il est compositeur de musiques de danses et chef d’orchestre de musiques de bal à Paris et à Londres.
Sa carrière commence à Londres où il dirige des concerts-promenades et il est chef d’orchestre des bals de la reine Victoria.

Il épouse une anglaise et à un fils Alfred.
A 28 ans Musard invite Johan Strauss père à Paris qui entend et découvre les quadrilles. Strauss se met à en composer et introduit cette danse en Autriche en 1840.
Vers la même année, Musard introduit au bal du carnaval de l’Opéra de Paris le « can-can » qui se danse en couple. C’est l’ancêtre du « french can-can » dansé au célèbre Moulin-Rouge cabaret parisien quelques années plus tard.

En 1854 il prend sa retraite comme chef d’orchestre des bals de l’Opéra et est remplacé par Isaac STRAUSS.

Il meurt à son domicile à Auteuil, commune dont il est maire.
Ses contemporains :
– Louis-Antoine JULLIEN
– Isaac STRAUSS
– Jacques OFFENBACH