CLARCHIES Louis Julien (1769-1815) Musicien français fin XVIII/début XIX

Violoniste soliste, compositeur de musique de contredanses et valses
Chef d’orchestre de bals dans les salons de la fin du XVIIIe siècle et
des bals de la cour de Napoléon Bonaparte

Né le 23/12/1769 à Curaçao (Ile hollandaise)
Décédé le 25/12/1815 à Paris âgé de 46 ans

Esclave de St Dominique mais déjà violoniste

Julien (comme on l’appelle) arrive à St Domingue, comme esclave griffe (métis noir et mulâtre).
Il montre un grand talent de violoniste et joie dans l’orchestre de la « Comédie du Cap »
Lors de ses séjours en France, il a pris des leçons de violon avec Henri Capron et de composition avec Giuseppe Cambini et Rouff.
Entre 1781 et 1783 les affiches de St Domingue mentionnent le programme et les interprètes dont le jeune Julien.

Il a eu plusieurs maîtres successifs dont un capitaine de navire, franc-maçon : Louis Frédéric Pichon Prémeslé de Trémondrie. Julien l’accompagne sur les les bâteaux et se rend plusieurs fois en France à Bordeaux. Il est racheté par Paul Jean François Lemercier de la Rivière, habitant et propriétaire de Saint Domingue. Lire le reste de cet article »

STROHMAYER Anton (1848-1937) Musicien autrichien XIX/début XXe

Joue d’une guitare à 13 cordes et de la clarinette
A appartenu à plusieurs formations spécialisées dans la musique autrichienne

Né le 25 janvier 1848 à Lichtental Vienne (Autriche) – Décédé le 20 décembre 1937 à Vienne


Famille :
Son père : Aloïs Strohmayer était musicien et compositeur

Deux de ses  3 fils ont réussi dans le domaine musical :
– Willy (1875-1959) en tant que joueur d’harmonica et chanteur
– Franz (1881-1948) en tant que chanteur

Déjà tout jeune son père l’emmène jouer dans diverses formations de Vienne

Le jeune Anton a étudié la guitare avec son père qui avait déjà formé les deux frères Johann et Josef SCHRAMMEL violonistes déjà renommés  qui se produisaient dans les restaurants de Vienne.

En 1860 son père l’emmène jouer au  Green Hunter grand parc de Vienne, il a alors 12 ans. Puis deux ans plus tard il jouera avec les frères Schrammel.
A partir de 1866 Anton jouera avec Georg Dänzer clarinettiste et Josef Turnosky

Membre fondateur de trio et quatuor spécialisé en musique autrichienne

A partir de 1878 Anton s’associe avec les frères SCHRAMMEL pour créer un trio « Schrammelbrothers  » qui sera rejoint par Georg Dänzer pour former le  « Quatuor Schrammel-Donzer–Strommayer ».
A partir de 1884 s’ajouteront des danseurs.

Décédé le 20 décembre 1937 à Vienne il est enterré au cimetière Dombacherde.

Il a contribué à la diffusion des airs typiquement autrichiens sans oublier les airs du folklore tyrolien.

 

GRAHN Lucile (1819-1907) Danseuse danoise XIXe

Née le 30 juin 1819 à Copenhague (Danemark) – Décédée le 4 avril 1907 à Monaco de Bavière

Elle a étudié la danse au Théâtre royal de danse de Copenhague.

En 1834 elle fait ses débuts de danseuse sous la direction d’Auguste BOURNONVILLE
dans le rôle principal du ballet  Valdemar ».

En 1835 elle danse dans la « Sylphide » dans une version de Bournonville qui a aussi été son partenaire.

Lucile voulait aller à l’Opéra de Paris mais Bournonville s’y est opposé fortement.

Des relations difficiles avec le maître Bournonville au Danemark

Mais finalement la danseuse obtient la permission de la reine d’aller à Paris.

A son retour à Copenhague, Bournonville lui a rendu la vie impossible et Lucile a obtenu la permission d’aller à Hambourg en 1839. Elle ne revint jamais au Danemark.

En 1840 lors de répétition du ballet « Le diable amoureux » de Joseph MAZILIER,
Lucile est blessée au genou et doit arrêter la scène quelques années. 

Elle a dansé aussi à Milan. Elle quitte Paris pour la Russie et reprend les rôles dansés par Marie TAGLIONI.

 

Une des 4 danseuses du fameux « Pas de quatre » dansé à Londres 

En 1845 elle est invitée à Londres au King’s Theatre par Jules PERROT pour danser le « Pas de quatre » qu’il a composé qui réunissait les 4 ballerines célèbres du moment : Fanny CERRITO, Carlota GRISI, Marie TAGLIONI.

Elle a dansé dans plusieurs autres créations de Jules PERROT : dans « Eoline » en 1845 et  dans « Catarina ou la fille du bandit » en 1846.

Pour sa retraite elle a déménagé en Allemagne et a acheté une maison en Bavière. Elle y vécu avec son mari Friedrich Young (paralysé à la suite d’un accident) et donnait des leçons de danse.

Elle est morte le 4 avril 1907 léguant tous ses biens à la ville de Monaco en Bavière où une rue porte son nom.

LUMBYE Hans Christian (1810-1874) Musicien danois XIXe

Musicien violoniste, trompettiste, chef d’orchestre, c’est le Strauss danois.
Compositeur de valses, polkas, mazurkas de la période romantique du XIXe siècle

Né le 2 mai 1810 à Copenhague –  Décédé le 20 mars 1874 à Copenhague à 63 ans

Une formation musicale grâce à la fanfare militaire

Selon les affectation de son père militaire, il passe ses première année à Rander où il prend ses premières leçons de violons et de solfège grâce à l’organiste de la ville. Puis ce fut à Odense, où il a l’opportunité de se faire enrôler dans la fanfare militaire pour jouer de la trompette. Il a 14 ans des montre des dispositions évidentes pour la musique.

Il part pour Copenhague

En 1829 à 19 ans , il part pour Copenhague. Après plusieurs années d’études et de pratique instrumentale, il a plusieurs casquettes : violoniste, chef d’orchestre et compositeur.

En 1832 il se marie, il lui faut gagner plus d’argent. Un homme influent, Carl Füssel, qui s’occupait de l’organisation de la vie musicale de la capitale, remarque son potentiel. Il l’engage comme apprenti, puis lui confie la direction d’instrumentistes de l’orchestre de Copenhague dont il gérait l’emploi du temps, et lui confie des programmes dans les bals de la bonne société.

Compositeur de musiques militaires et de danses, il crée son propre orchestre

Il compose déjà des marches militaires et des danses qui plaisent au public. Plusieurs de ses collègues jouent sa musique. En 1830, il fonde son orchestre composé de 20 musiciens. En 1839 après avoir écouté un orchestre viennois jouer la musique de Johann STRAUSS père, il se met à composer de la musique dans le même style qui obtient du succès.

Son orchestre joue au Tivoli garden puis fait une tournée en Europe

De 1843 à 1872 il occupe le charge de Directeur musical au Tivoli garden de Copenhague. En hiver il joue dans des théâtres et divers autres lieux de divertissement. Son orchestre s’agrandit. Une salle de concert fut construite à Tivoli et après 1850 les musiciens de son orchestre fondèrent une fondation. L’orchestre voyagea en province et à l’étranger : Paris, Berlin, Hambourg, Vienne, Stockholm, St Pétersbourg (il y reste 5 mois avec une partie de son orchestre).

Nommé le « Stauss du Nord », il a la particularité d’intégrer des bruits de la vie courante dans ses compositions

La renommée de ses valses, polkas, mazurkas, valses lentes, bostons est telle qu’il fut surnommé « le Strauss du Nord ». Lumbye est renommé pour ses compositions entraînantes et légères qui sont souvent dédiées à un personnage, un lieu ou un événement de la vie sociale. Il fit 600 compositions souvent avec des titres comprenant « Tivoli » ou « Copenhague ». Il aime aussi intégrer des bruits de la vie courante :

  • le « Galop du champagne » par ex qui débute par le bruit de l’ouverture d’une bouteille de champagne (1845).
  • le « Galop du chemin de fer de Copenhague » restitue l’ambiance sonore d’un train quittant une gare avec fracas puis freinent bruyamment à l’approche de l’arrêt suivant. (1847)
  • « polka Brittta » (1864) ou « valse pour Amélie » (1849)

Il a aussi écrit de la musique de théâtre et le galop final pour le ballet « Napoli » en 1842 à la demande du danseur chorégraphe Auguste BOURNONVILLE. Il assure la direction de musique symphonique d’œuvres de Beethoven, Schubert, Gluck, Mozart.

Il eut deux fils musiciens : Carl Christian (1841-1911) et Georg August (1843-1922), qui prirent la charge de l’orchestre fondé par leur père après son décès. Son petit-fils Georg Hoeberg fut un chef d’orchestre danois de renom à la tête du Det Kongelige Teater (théâtre royal danois)

Sources :

Wikipedia Hans-christian-Lumbye : en bas des liens externes contiennent la liste des danses pour avoir les partitions.

www.resmmusica.com

TAGLIONI Filippo (1777-1871) Danseur italien XIXe

Danseur, maître de danse, chorégraphe
initiateur du ballet « romantique » avec sa fille Marie

Né le 5 novembre 1777 à Milan – Décédé le 1er février 1871 au bord du lac de Côme –Italie à 93 ans


Il est né dans une famille de danseurs :

Ses parents : Carlo TAGIONI et Maria Theresa Eléonora Petracchi. Ils ont 5 enfants dont 2 fils danseurs :
. fils aîné Filippo qui a eu 2 enfants danseurs : Marie et Paul (sa fille Marie jr est danseuse)
. second fils : Salvatore Taglioni (danseur à l’Opéra de Paris) père de Luisa (ballerine) et Fernando (compositeur)

En 1813 Sophie s’installe à Paris avec ses enfant et Filippo se déplace en Europe au gré des ses engagements.

Formé par Carlo BLASIS à Milan. A 17 ans à Pise il a tenu des rôles féminins sur les scènes italiennes.
Il vient à Paris se perfectionner en danse auprès de J-François COULON .

Mais l’Opéra est dirigé par l’autoritaire Pierre GARDEL et Auguste VESTRIS y tient une place prépondérente dans la danse.
En 1803 il est engagé comme premier danseur puis maître de ballet et Directeur du ballet royal de Stockholm.

Il se marie avec une danseuse suédoise Sophie Kersten avec qui il aura deux enfants danseurs :

. Marie TAGLIONI née en 1804 qui deviendra danseuse romantique
. Paulo TAGLIONI né en 1808 également danseur

En 1813 Sophie s’installe à Paris avec ses enfants tandis que Filippo se déplace au gré de ses engagements.

En 1817/18 il sera successivement maître de ballet à Vienne, à Cassel, à Munich qui revient à Stockholm comme Directeur du Ballet royal suédois.

Filippo fait travailler sa fille Marie qui a un piètre niveau technique en danse

De 1820 à 1824 il a un poste au Théâtre de la Porte de Carinthie à Vienne où il fait venir sa fille qui avait commencé la danse à Paris mais sans être très assidue. Déçu par son niveau, il la prend en main avec un entrainement intensif pour perfectionner sa technique et pour corriger ses défauts. Il lui  fait aussi fait travailler ses « pointes » ce qui est une nouveauté.

Le 10 juin 1822 qu’il  fait débuter sa fille dans « La réception d’une jeune nymphe à la cour de Terpsichore » qu’il a créé

Filippo et Marie à l’Opéra de Paris présente « Sylvia » premier ballet romantique

En 1827 Filippo et Marie sont engagés à l’Opéra de Paris et le Filippo va créer des chorégraphies pour mettre sa fille en valeur. Après un solo et un duo avec son frère Paul, elle obtient un franc succès ce qui lui permettra de  négociera un contrat de 6 ans pour tous les deux.

Le 12 mars 1832 elle tient le rôle principal dans la « Sylphide » qui lui rapporte le titre de « prima ballerina ». C’est le début du ballet romantique. (Une autre version sera créée par Auguste BOURNONVILLE en 1836 dansée par Lucile GRAHN

. «  Le dieu et la bayadère » (1830)
. « Nathalie ou la laitière suisse » (1832)
.  « La révolte du sérail » (1833)
. « Brézilia » (1835)
. « La fille du Danube » (1836),)  musique d’Adolphe ADAM

En 1837 ils  sont invités au théâtre impérial de Saint-Pétersbourg

Alors que sa fille quitte la scène en 1847, Filippo reste maître de ballet à St Pétersbourg jusqu’en 1855.

Ils y présenteront :
« La gitane » et  « Aglaé » (1838)
« Le lac des fées » d’Auber et Scribe (librettiste) et « L’ ombres » (1840), « Daya » (1842),   » Satanella »  (1852)

En vieillissant Filippo a un comportement imprévisible et il a perdu sa fortune accumulée par Marie et lui-même dans des spéculation s infructueuses. La guerre de 1870 entrainera la chute des placements boursiers qu’ils avaient faits.

Filippo et sa fille terminent leur vie très pauvres.

Il s’est retiré dans la villa Florida  (achetée par sa fille en 1840) au bord du lac de Côme.

Il y est décédé le 1er février 1871 à l’âge de 93 ans.

PETIPA Marius (1818-1910) Danseur français XIX/début XXe

Maître de danse et directeur du théâtre impérial de St Pétersbourg
Chorégraphe de nombreux ballets romantiques encore dansés


Né le 11 mars 1818 à Marseille – Mort le 14 juillet 1910 en Crimée âgé de 92 ans.

Son père Jean-Antoine PETIPA était danseur et sa mère Victorine Morel-Grasseau est actrice.

Son frère aîné Lucien Petipa a été danseur à l’Opéra de Paris.

Au gré des engagements paternels, le jeune Marius se forme au Conservatoire de danse et débute à 5 ans au Théâtre de la Monnaie à Bruxelles dans « Psyché et l’amour » de Pierre GARDEL puis à 7 ans dans « La Dansomanie » ballet chorégraphié par son père ;

En 1834 il part à Bordeaux  où il crée 4 ballets.

De sept 1839 à avril 1842 il part à Nantes où il chorégraphie ses premières œuvres.

Après une tournée triomphale en Amérique du Nord , il revient à Paris et suit des cours avec Auguste VESTRIS et danse « La Péri » avec Carlotta GRISI.

De 1843 à 1846 il est au Théâtre royal de Madrid où il chorégraphie 7 ballets. Mais il part précipitamment d’Espagne après avoir été provoqué en duel par le mari d’une noble dame qu’il courtisait et revient à Paris pour un bref séjour.

De 1847 à 1904 il danse et enseigne à St Pétersbourg

 En 1847 il est invité par M. Guédéonoff , Directeur du Théâtre impérial de St Pétersbourg, Theatre Bolchoï Kamenny qui lui offre un contrat d’un an de Premier danseur mais il restera en Russie près de 60 ans.

Il retrouve Jules PERROT (qui ne regagna la France qu’en 1859) maître de ballet et Joseph MAZILIER et contribue à la mise en scène des ballets de ses compatriotes.

De 1869 à 1904 il est Directeur du ballet du Theatre Mariinsky après Arthur SAINT-LÉON puis sera remplacé par Michel Fokine.

De 1855 à 1887, en parallèle, il dirige l’école impériale de danse qui compte 80 élèves. Il présente ses propres élèves dans ses créations.

Mais c’est en 1869 qu’il est nommé Premier maître de ballet à la suite d’Arthur St Léon où il dirige une troupe de 250 danseurs.

Chorégraphe

Lorsqu’il crée un ballet il choisit la musique avec soin et respecte scrupuleusement les partitions des compositeurs.d’abord Léon MINKUS jusqu’en 1886 puis Tchaïkovski

Il conçoit des ballets de 3 ou 4 actes, avec une distribution nombreuse où le corps de ballet met en valeur les solistes dont la « prima ballerina » (par ex. la série de fouettés d’Odile dans l’acte III du « Lac des cygnes » et son partenaire masculin qui va accompagner les positions empreintes de virtuosité.

Il développe l’art de l’intrigue romantique, mêlant ballet d’action, pantomime, danses de caractères issues du folklore traditionnel (espagnol, polonais, russe) à tel point que ses créations se retrouvent dans les répertoires des grandes compagnies classique. On lui doit la structure du « pas de deux » en 4 parties : adage, variation masculine puis féminine et coda.

A partir de 1891 toutes les créations de Petipa sont notées selon la méthode élaborée par Vladimir STEPANOV qui sont encore consultables.

Ses chorégraphies

Il chorégraphie  60 ballets dont certains restent dans l’histoire de la danse. Sa carrière est lancée après sa  première création au Théâtre impérial :
avec le compositeur MINKUS :
– en 1862 « La fille du pharaon » sur une musique Cesare PUGNI –  (1er tutu en forme de roue d’Eugène Lami)

Avec le compositeur MINKUS :
–  « Don Quichotte »
– 1898« La Bayadère » au Bolchoï

Avec le compositeur Tchaïkovsky :

– 1869      « Don Quichotte » au Bolchoï de Moscou
– 1890      « La belle au bois dormant » inspiré du conte de Charles Perrault
– 1891      « Le lac des cygnes » ballet fantastique – Livret de Vladimir Begitchev
– 1892       « Casse-noisette » ballet féérique inspiré des Contes d’Hoffman
–  1893      « Cendrillon »
– 1898      « Raymonda »
– 1896      « Barbe-bleue »
– 1900      « Les saisons » et « Les millions d’arlequin »
– 1903      « Le miroir magique » Livret d’Alexandre Glazounov

Petipa monte aussi des ballets de ses confrères venus en Russie au cours du XIXe siècle en les adaptant aux nouvelles techniques du ballet, telles les œuvres de :
Jean DAUBERVAL                   d’après « La fille mal gardée » il monte « La précaution inutile »
Filippo TAGLIONI                 « la Sylphide (1892)
Joseph MAZIIER                 « Paquita » (1881) et  « le Corsaire » 1899
Arthur SAINT-LÉON               « Coppélia » (1884) et « Fiametta » (1887)
Jules PERROT et J CORALLI   Il monte plusieurs versions de « Giselle » en 1884, 1887,1899

Pour «  le Papillon » de Maria TAGLIONI et le « La romance du bouton de rose »  en 1903 il engagera un jeune danseur Vaslav Nijinski âgé de 14 ans.

Puis ses danseurs et le public jugent ses ballets dépassés et faute d’évolution il va être poussé au départ.

L’arrivée d’un nouveau Directeur du Théâtre impérial en 1901 Vladimir Telyakovsky va pousser Petipa vers la retraite qu’il prendra en 1904 après avoir subi l’affront d’une première annulée au dernier moment de l’un de ses spectacles.

En 1909 la création de la Cie des « Ballets russes » par Serge Diaghilev, imprésario et organisateur de spectacles va faire évoluer la danse en Russie. (La troupe partira à Monte-Carlo au moment de la Révolution en 1917.)

Cependant, les amateurs de ballets, boudent les spectacles du Théâtre Marie et l’arrivée de ballerines italiennes va apporter un renouveau et relancer sa carrière.

En 1906 il publie ses mémoires « Mémoire de Marius Petipa » éditées chez Acte Sud  en 1992.

Il décède le 17 juillet 1910  à Gourzouf en Crimée et est inhumé au cimetière de Tikhvine à St Péterbourg..

Vie privée

En 1854 à 36 ans il épouse une de ses élèves la danseuse Maria Souvovchtchikova (1836-1882) dont il divorce en 1869. Ils auront une fille Marie (1857-1930) également danseuse.

En 1876 à 58 ans il se remarie avec la ballerine Lioubov Léonidovna Savitskaïa et ils auront 6 entants :  Nadejada (1874 -1945),  Eugueniva (1877-1892), Viktor (1878-1933), Lioubov (1880-1917) Vero (1885-1961). Les 4 filles seront danseuses et les 2 fils acteurs.

Il a eu aussi un fils ainé hors mariage né d’une liaison avec une couturière : Marius Marioussovitch (1850-1919) qui fut un célèbre acteur dramatique et son fils Nikolaï fut aussi un acteur célèbre.

Petipa redécouvert en France

Malgré la grande renommée en Europe et en Russie, les œuvres de Petipa ne sont pas connues en France. C’est sous l’influence russe initiée par les Ballets russes  que ses grands ballets sont présentés en France.

C’est également lors des tournées du Bolchoï et du Kirov dans les années 1950 que les Français découvrent certains ballets donnés uniquement en Russie : La Bayadère, Don Quichotte, le Corsaire, Raymonda.

Il faut attendre 1960 pour que l’Opéra de Paris présente un premier ballet intégral d’après Petipa. Puis enfin c’est grâce à Rudolph Noureev qui a interprété et développé les grands rôles masculins du Kirov et les a produit en France lorsqu’il était directeur  de l’Opéra de Paris.

 

PETIPA Jean-Antoine (1787-1855) Danseur français début XIXe

Danseur, maître de danse, chorégraphe
dans plusieurs capitales d’Europe et à St-Pétersbourg avec son fils Marius

Né le 16 février 1787 à Paris 10e – Décédé le 28 juillet 1855 à St-Pétersbourg

Famille :

Fils de J-François PETIPA et de Marie-Anne Pussenot
Marié à Victorine Maurel ils auront 6 enfants dont 2 fils nés à Marseille qui seront danseurs :
. Lucien né en 1815  fit sa carrière en France
. Marius né en 1818 fit sa carrière en Russie

Jean-Antoine suivra sa formation à l’école de danse de l’opéra de Paris

En 1795 à 8 ans, il figure dans « Psyché » repris à l’Opéra de Paris par Pierre GARDEL

Lors du décret impérial de fermeture des théâtres parisiens, le jeune J-Antoine part avec la troupe de Filippo TAGLIONI qui sillonne l’Europe.
De 1807 à 1810 la troupe s’établit à Cassel fuit la Prusse à cause de l’invasion des troupes  impériales et part pour Vienne puis à Naples.

Pour la saison 1813/14, J-Antoine Petipa est nommé maître de ballet à Lyon.

Puis avec la troupe qu’il a formée, il est l’hôte du prince Bernardotte de Suède, puis ils partent au Théâtre français de Hambourg.

En 1814 la troupe donne une série de représentations à Bruxelles avant de rejoindre Paris pour la réouverture du Théâtre de la port St-Martin. En 1815 il chorégraphie « Les six ingénues » et « Le berger de la sierra Marena ».

Puis il est engagé comme maître de ballet à Marseille. ; et c’est là que sa  femme Marie-Anne Pussenot donne naissance à Lucien en 1815 puis à Marius en 1818.

Un long engagement au Théâtre de Bruxelles et au Conservatoire qu’il crée

De 1819 à 1831 il sera maître de ballet au Théâtre de la Monnaie  à Bruxelles et va fonder le  Conservatoire de danse de Bruxelles.
Il retourne au Théâtre de  Bordeaux où Lucien formé par son père devient 1er danseur.

En 1839 la famille Petipa s’embarque pour l’Amérique et fait une tournée triomphale mais financièrement c’est un désastre car leur manager s’est enfui avec la recette.

Entre 1841 et 1843 la famille est de retour à Bruxelles et J-Antoine  monte de nouveaux ballets.

Une famille séparée : Jean-Antoine et Marius en Russie jusqu’à leur mort et Lucien à Paris.

J-Antoine fut le premier professeur de ses fils qui ont suivi leur père dans ses tournées et sont montés sur scène très jeunes. Les deux frères progressaient mais Marius le plus jeune était dans l’ombre de son frère  Lucien et il en souffrait. Il part étudier un an à Bordeaux puis 4 ans à Madrid. Aussi lorsque son père est appelé à Saint-Pétersbourg pour être professeur à l’Ecole impériale de danse, Marius veut le rejoindre et c’est enfin en 1847 qu’il obtient un contrat de danseur pour St-Pétersbourg. La famille est séparée définitivement puisque Lucien reste à l’Opéra de Paris et y poursuivra sa carrière.

J-Antoine finira sa carrière de professeur et de chorégraphe à St-Pétersbourg.

Il décèdera le 25 juillet 1855 à St-Pétersbourg  et sera inhumé là-bas.

MUSARD Philippe (1792-1859) – Musicien français début XIXe

Compositeur de musiques de danses et chef d’orchestre de bal à Paris et à Londres.

Né le 8 novembre 1792 à Tours
Décédé le 30 mars 1859 à Auteuil, âgé de 66 ans.

Fils d’un entrepreneur de bals parisiens qu’il accompagne, il est musicien et compositeur de musiques de danses.  Sa carrière commence à Londres où il dirige des concerts-promenades et il est chef d’orchestre des bals de la reine Victoria.

Il épouse une anglaise et a un fils, Alfred. A 28 ans Musard invite Johann Strauss père à Paris qui entend et découvre les quadrilles. Strauss se met à en composer et introduit cette danse en Autriche en 1840.

Vers la même année, Musard introduit au bal du carnaval de l’Opéra de Paris* le « can-can » qui se danse en couple. C’est l’ancêtre du « french can-can« , dansé au célèbre Moulin-Rouge cabaret parisien quelques années plus tard.

En 1854 il prend sa retraite comme chef d’orchestre des bals de l’Opéra et est remplacé par Isaac STRAUSS.

Il meurt le 30 mars 1859 à 66 ans à son domicile à Auteuil, commune dont il est maire.

Ses contemporains :

– Louis Antoine JULLIEN
– Isaac STRAUSS
– Jacques OFFENBACH