Histoire

CELLARIUS Henri Chrétien (1805-1876) Français

Danseur – professeur de danse – chorégraphe 

Né le 12 mai 1805 à Paris.
Décédé le 19 mai 1876 à Paris à son domicile à 71 ans.

Danseur soliste au Théâtre de Rio de Janeiro.
Le 2 octobre 1826 il y épousa Marguerine Majinot dite Héloïse jeune danseuse. Elle décèdera à Meudon en 1848.
Cellarius se remarira en 1864 avec Albertine Dupas, prof. de danse et domiciliée au 47 rue Vivienne à côté de sa salle de danse.
Sa soeur Louise Aimée dite Clara, est également professeur de danse. Elle a un fils naturel Henri Alexandre Cellarius dit « le neveu » né le 10/5/1839 à Paris et mort en 1902. Il sera aussi professeur de danse.
LABORDE fut le grand concurrent de Cellarius.

Publications :
– La danse des salons – Paris 1847
. quadrille mazurka
. quadrille des dames : crée par M. Perrin, prof. de danse 1860
. quadrille russe : choré d’après Callarius, Laborde, Lenfant

– Traité pratique et théorique de danses

Sources : Blog   maitre-a-danser.blogspot.fr

STRAUSS Johann (père) -1804-1849 – Musicien autrichien début XIXe

Johann STRAUSS I

La dynastie des STRAUSS 

Johann Strauss II fils
(1825-1899)

Josef Strauss
(1827-1870)

Eduard Strauss
(1835-1916)

son fils
Johann Strauss III

Johann STRAUSS   I   (père)  – 1804-1848  – Autrichien

Musicien, compositeur de nombreuses danses viennoises

Né le 13 mars 1804 à Vienne en Autriche
Mort le 25 sept 1848 à 45 ans

D’origine modeste, il perd son père Franz STRAUSS à un an, et sa mère à 7 ans.

Sa mère est remariée à un certain Golder qui le place en apprentissage chez un relieur. Par ailleurs le petit Johann prend des leçons de violon et de viole. Il étudie aussi la musique. Il obtient une place dans l’orchestre local de Michal Power, qu’il quitte afin de rejoindre le « Quatuor Lanner ».

Ce quatuor se transforme en 1832 en petit orchestre, qui joue des valses viennoises et danses rustiques allemandes.

Il devient chef de l’orchestre dans lequel il joue, puis d’un deuxième plus petit.

En 1875 il décide de former son propre ensemble et écrit ses propres musiques se plaçant ainsi en rival de Joseph LANNER.

Devenu célèbre à Vienne, il part en tournée avec son orchestre en Allemagne, Pays-Bas, Belgique, Angleterre, Ecosse. Lors d’un voyage en France en 1837, il entend un quadrille  et en compose lui-même en rentrant. Il introduit cette danse en Autriche lors du carnaval de 1840. Très populaire dans tous les milieux sociaux, il a le privilège de jouer pour le couronnement de la reine Victoria en 1838.

Un père prolifique

En 1825 il se marie avec Maria Anna Streim à Vienne et aura 6 enfants dont Johann STRAUSS II né en 1825, Josef STRAUSS né en 1827, et Eduard STRAUSS né en 1835. Le couple est instable étant donné les nombreux départs en tournée du musicien.

En 1834 il prend pour maîtresse Emilie Trambusch avec laquelle il aura 8 enfants. Il reconnaît la paternité d’une de ses filles, ce qui déclenche la demande de divorce de sa femme en 1844.

Il ne voulait pas que ses enfants (légitimes) prennent des cours de musique, mais sa femme leur en fit prendre en cachette et Johann fils put poursuivre sa carrière musicale après le divorce de ses parents.

Johann fut le premier avec Lanner à mettre un titre individuel à ses compositions et ainsi les rendre identifiables. Cela a aidé à la diffusion des partitions.

Mais le fils se révéla un rival de son père, en utilisant plus d’instruments et en perfectionnant la structure de la valse. Bientôt il surpassa son père.

Le père meurt à Vienne en 1849 d’une scarlatine à 45 ans. Enterré à Vienne d’abord au cimetière Döbling aux côtés de son ami Lanner, puis en 1904 leurs restes sont transférés dans les tombes d’honneur du Zentralfraifred hof maintenant parc Strauss-Lanner.

On lui doit la célèbre marche de Radetzky opus 228

BOSC Auguste (1868-1945) -Musicien français fin XIX /début XXe

Compositeur, chef d’orchestre, éditeur de musiques 


Né le 23/4/1868 à Montpellier – Mort le 6 octobre 1945 à Montpellier, à 77 ans.

La municipalité de Montpellier lui a offert une bourse pour qu’il étudie la musique. Il s’inscrit au Conservatoire de Paris.

Il dirige les ensembles des premiers salons de l’automobile et des bals de l’Opéra. Il s’oriente vers la composition pour la musique légère et il a du succès. Il dirige successivement l’orchestre de l’Elysée Montmartre et celui du Moulin de la galette à Montmartre.

En 1904 il fonde le « Bal Tabarin » établissement dans lequel il apporte sa fantaisie dans ses compositions, par exemple en incorporant dans ses partitions des bruits divers comme : trompes d’automobile, coups de révolver (un peu comme le danois LUMBYE).

En 1928 l’établissement est repris par Pierre Sandrini et Pierre Dubout.
En 1926 il fait construire à Montpellier un kiosque à musique sur l’esplanade de la Comédie.

Il est inhumé au cimetière St Lazare de Montpellier.

Ses œuvres connues :

  • Big boot danse (scottish)
  • Valse Rose-Mousse
  • Valse des bas noirs
  • Ronde des petits pierrots

LEHAR Franz (1870-1948) – Musicien autrichien d’origine hongroise

Musicien, chef d’orchestre, compositeur 
Opérettes célèbres : « La veuve joyeuse » (1905) – «Le Comte de Luxembourg » (1909)

Né le 30/4/1870 à Komarom (Hongrie)
Mort le 24/10/1948 à Bad Ischl en Autriche

Franz Lehar père (1838-1898) était chef de fanfare dans l’armée autro-hongroise. En 1869 il épouse Christine Neubraud (1849-1906) de nationalité hongroise. Ils ont Franz junior un an après, puis Anton qui fera une carrière militaire. En famille il pratiquera le hongrois comme langue maternelle.

Il étudie d’abord le piano et à 11 ans compose sa première chanson. En 1880 son père est transféré à Budapest et Lehar fréquente l’école secondaire des pères pianistes où il étudiera le piano. Puis il aura une formation musicale au Conservatoire de Prague où son père lui fait étudier le violon. Il étudie la théorie musicale avec Anton Bennewitz, la composition avec Antonín Dvořák. Johannes Brahms le recommande au professeur Mandyezewski, un des plus respectés d’Europe.

LEHAR commence sa carrière musicale en tant que musicien d’orchestre à Wuppertal, il devient le plus jeune chef d’orchestre militaire de l’armée austro-hongroise. A Vienne, il joue dans l’orchestre de son père et parvient à lui succéder.
Sa carrière de chef d’orchestre le conduit à Puta (actuelle Croatie), à Trieste, à Budapest et de 1899 à 1902 à Vienne, ville où il se fixera.

Il obtient de grands succès et peut vivre de ses compositions tout en se consacrant à l’opérette. En 1905 il compose la « Veuve joyeuse » puis en 1909 le « Comte de Luxembourg ».

Mais dans les années 1920, l’opérette traditionnelle cède sa place à la « Revue ». LEHAR change de style, remanie certaines de ses compositions, « Le pays du sourire », le « Tsarévich ». Sa dernière opérette, « Giuditta », est conçue comme une comédie musicale. Elle fut créée en 1934 à l’Opéra National de Vienne qui espérait un redressement financier de sa situation.

Lehar devient l’ami de Giacomo PUCCINI et d’autres compositeurs italiens ; ils s’influencent mutuellement.

LEHAR acquiert beaucoup d’argent il achète une grande maison à Vienne en 1931 et également une villa à Bad Ischi grande station thermale.

LEHAR a des relations tendues avec le régime nazi car il a collaboré avec des librettistes juifs pour ses opéras et fréquentaient de nombreux juifs dans le milieu culturel viennois. Son épouse Sophie Paschkis est juive (1878-1947) ; elle se convertie au catholicisme avant son mariage.

LEHAR subit des hostilités mais Hitler apprécie sa musique. Le régime nazi utilise sa musique à fin de propagande et sa musique est jouée dans le Paris occupé en 1941.
Après l’échec d’une tournée à Budapest en 1943, Lehar et sa femme sont autorisés à se rendre en Suisse.

Lehar a des problèmes de santé.

Son épouse meurt le 3/8/47 à Zurich. Il quitte la Suisse en août 1948 pour Bad Ischl où il est accueilli triomphalement.

Il meurt le 24 octobre 1948, ayant donné les instructions pour que sa villa soit transformée en musée.
Il est inhumé dans le caveau familial à Bad Ischl aux côtés de son épouse et de sa mère, à quelques mètres d’Oscar Strauss le compositeur de « Rêve de valses ».

LUMBYE Hans Christian (1810 – 1874) Danois

Musicien violoniste, trompettiste, chef d’orchestre.
Compositeur de valses, polkas, mazurkas de la période romantique du XIXe siècle, c’est le Strauss danois.

Né le 2 mai 1810 à Copenhague
Mort le 20 mars 1874 à Copenhague à 63 ans

Selon les affectation de son père militaire, il passe ses première année à Rander où il prend ses premières leçons de violons et de solfège grâce
à l’organiste de la ville . Puis ce fut à Odense, où il a l’opportunité de se faire enroler dans la fanfare militaire pour jouer de la trompette. Il a 14 ans montre des disposition évidente pour la musique. En 1829 à 19 ans il part pour Copenhague.

Après plusieurs années d’études et de pratique instrumentale, il a plusieurs casquettes : violoniste, chef d’orchestre et compositeur.

En 1832 il se marie, il lui faut gagner plus d’argent. Un homme influent, Carl Füssel, qui s’occupait de l’organisation de la vie musicale de la capitale, remarque son potentiel. Il l’engage comme apprenti, puis lui confie la direction d’instrumentistes de l’orchestre de Copenhague dont il gérait l’emploi du temps, et lui confie des programmes dans les bals de la bonne société.

Il compose déjà des marches militaires et des danses qui plaisent au public. Plusieurs de ses collègues jouent sa musique. En 1830, il fonde son orchestre composé de 20 musiciens. En 1839 après avoir écouté un orchestre viennois jouer la musique de Johan STRAUSS père, il se met à composer de la musique dans le même style qui obtient du succès.

De 1843 à 1872 il occupe le charge de Directeur musical aux Tivoli gardens de Copenhague. En hiver il joue dans des théâtres et divers autres lieux de divertissement. Son orchestre s’agrandit. Une salle de concert fut construite à Tivoli et après 1850 les musiciens de son orchestre fondèrent une fondation. L’orchestre voyagea en province et à l’étranger : Paris, Berlin, Hambourg, Vienne, Stockholm, St Pétersbourg (il y reste 5 mois avec une partie de son orchestre).

La renommée de ses valses, polkas, mazurkas, valses lentes, bostons est telle qu’il fut surnommé « le Strauss du Nord ». Lumbye est renommé pour ses compositions entraînantes et légères qui sont souvent dédiées à un personnage, un lieu ou un événement de la vie sociale. Il fit 600 compositions souvent avec des titres comprenant « Tivoli » ou « Copenhague ». Il aime aussi intégrer des bruits de la vie courante :

  • – le « Galop du champagne » par ex qui débute par le bruit de l’ouverture d’une bouteille de champagne (1845).
  • – le « Galop du chemin de fer de Copenhague » restitue l’ambiance sonore d’un train quittant une gare avec fracas puis freinent bruyamment à l’approche de l’arrêt suivant. (1847)
  • – « polka Brittta » (1864) ou « valse pour Amélie » (1849)

Il a aussi écrit de la musique de théâtre et le galop final pour le ballet « Napoli » en 1842 à la demande du danseur chorégraphe Auguste BOURNONVILLE. Il assure la direction de musique symphonique d’œuvres de Beethoven, Schubert, Gluck, Mozart.

Il eut deux fils musiciens : Carl Christian (1841-1911) et Georg August (1843-1922), qui prirent la charge de l’orchestre fondé par leur père après son décès. Son petit-fils Georg Hoeberg fut un chef d’orchestre danois de renom à la tête du Det Kongelige Teater (théâtre royal danois)

Sources

Wikipedia Hans-christian-Lumbye : en bas des liens externes contiennent la liste des danses pour avoir les partitions.
http://www.resmmusica.com

ZIEHRER Carl Michael (1843 – 1922) Autrichien

Compositeur, Chef d’orchestre militaire et de musique légère 

Né le 2 mai 1843 à Vienne – Autriche ; Mort le 14 novembre 1922 à Vienne à 79 ans

Il étudie la musique au Conservatoire de Vienne. En 1862 il commence à composer. L’année suivante il est repéré par l’éditeur Carl Haslinger, qui décide de le publier.

A la fin 1863 il dirige son premier concert à Vienne, dans le but, recherché par Haslinger, de concurrencer les frères STRAUSS.
En 1867 il prend la direction d’un nouvel orchestre viennois puis de 1870 à 1873 il dirige un orchestre militaire.
A la mort d’Haslinger fin 1868, il est édité par Ludwig Döblinger.
En 1873 il prend la direction d’un autre orchestre viennois avec lequel il se produit lors de l’Exposition universelle à Vienne.

Il part en tournée en Allemagne, en Roumanie. Mais c’est à la tête d’un orchestre militaire qu’il part en tournée au Etats-Unis et se produit à Chicago à l’Exposition universelle de 1893.

En 1907 il obtient le poste de directeur des bals de la cour impériale jusqu’en 1915 (l’un de ses prédécesseurs était JOHAN Strauss I).

Ruiné par la première guerre mondiale qui détruit ses biens, Ziehrer meurt dans la misère et oublié, contrairement aux STRAUSS qui passèrent à la postérité.

Il n’a pas réussi à s’imposer face aux STRAUSS Johann I et II et Joseph. Il a eu des indélicatesses face à Eduard STRAUSS, en se produisant avec un orchestre indûment intitulé « Ex Eduard Strauss ». Il perdit le procès en usurpation de nom intenté par Eduard.

Ses compositions sont abondantes puisqu’on lui doit :

  • 23 opérettes
  • Environ 600 pièces pour orchestre (marches, valses, polkas, mazurkas), dont certaines tirées de ses opérettes

Discographie par l’Editeur Naxos de 5 CD consacrés à Ziehrer : 1 = ouvertures d’opérettes et 4 = danses et marches.

STRAUSS Eduard (1835 – 1916) – Musicien autrichien XIXe

Musicien, Chef d’orchestre, Compositeur 

(3e fils de Johann Strauss I et frère cadet de Johann II et de Josef.)

Né le 15 mars 1835 à Vienne (Autriche), mort le 28 décembre 1916 à Vienne à 81 ans

Connu plutôt comme chef d’orchestre que comme compositeur car il a souvent remplacé l’un ou l’autre de ses frères soit pendant leur tournée à l’étranger, soit pour raison de santé.

Il a cependant cherché son propre style plutôt que d’imiter celui de ses frères.
Il composa pour l’orchestre Strauss, des « polka-schnell » c’est-à-dire des polkas rapides. En France on désigne plutôt sous le terme de « galop » ces danses enlevées. Il écrivit aussi quelques valses par ex « Doctrinen op 79 »et , en collaboration avec ses frères par exemple « Trifoilen waltz » en 1865 et « Schützen quadrille » en 1866.

Un autre musicien autrichien, Carl ZIEHRER, fut son rival mal intentionné : il alla jusqu’à donner des concerts à Vienne en appelant son orchestre « ex orchestre d’Eduard Strauss » et Edouard dû lui faire un procès pour utilisation abusive de son nom.

La rivalité entre les deux hommes continuera, et après la mort de ses 2 frères, Eduard sera dépassé par ZIEHRER en postérité dans la Vienne de l’époque.

Le 8 janvier 1863 Eduard épouse Maria Kienkhart dont il a 2 fils :

  • Johan STRAUSS III qui assurera la continuité de la réputation musicale de la famille Strauss au XXe s
  • Josef-Eduard STRAUSS.

En 1899 à la mort de son frère Johan II, Eduard se rend compte que sa famille a dilapidé sa fortune personnelle. Dès lors, il va décider de dissoudre l’orchestre Strauss (le 13 février 1901) après une dernière tournée en Amérique du Nord. Il prend sa retraite de toute activité musicale et retourne vivre à Vienne jusqu’à sa mort en 1916.

Il documente la mémoire de sa famille qu’il fait publier sous le titre : « Erinnerungen » en 1906. Mais il est miné par le ressentiment, et sur un coup de rage détruit par le feu durant 3 jours d’octobre 1907, les documents, partitions et papiers de ses frères, qu’il conservait.

PLAYFORD John (1623 -1686) – Editeur anglais

 

Editeur qui contribua à faire connaître les contredanses anglaises 

Né à Norwich en 1623 et décédé à Londres le 24 décembre 1686

C’est un éditeur londonien connu pour son fameux recueil de contredanses anglaises The English Dancing Master

Entre 1640 (à 17 ans) et 1647 il est en apprentissage chez un imprimeur londonien John Benson.
En 1647 (à 24 ans) il fonde sa propre imprimerie et imprime des libellés politiques en faveurs des royalistes.
En novembre 1649 un avis d’arrêt est prononcé à son égard.

Un éditeur de musique puis de contredanses collectées

Il reprend ses activités en 1650 comme éditeur de musiques à Londres et en juin 1651 il a rassemblé des descriptifs de 104 contredanses qu’il publie sous le titre de « The English Dancing Master ». C’est un aide–mémoire destiné à des danseurs déjà familiarisés avec ces danses d’où l’absence de précision sur le style et les appuis.

Les contredanses étaient des danses pratiquées dans la campagne anglaise lors des fêtes de village. Elles sont apparues au milieu du XVIe siècle, au début du règne d’Elisabeth I d’Angleterre qui appréciait beaucoup d’être accueillie par des danses lors de ces tournées dans la campagne anglaise. Les contredanses sont aussi dansées à la cour d’Elisabeth I, puis de Charles I. Le recueil de Playford va donner aux contredanses une existence plus concrète pour leur transmission. C’est un ouvrage aussi important que l’Orchésographie de Thoinot-Arbeau l’est pour les danses de la Renaissance française.

En 1653, John Playford est clerc au « Temple church ». Il épouse Hannah Allen fille de l’éditeur Benjamin Allen, établi à Cornhill. Ils ont un fils Henry. En 1655, à la mort du père de son épouse, le couple hérite et s’installe à la proximité du temple d’Islington. Hannah y fonda une école de filles qu’elle dirigea jusqu’à sa mort en 1679.

L’imprimerie est florissante, notamment grâce à la vente des livres de psaumes et d’almanachs.
Au décès de son épouse, John achète une maison à Londres où il s’installe. En 1684 il se retire des affaires au profit de son fils. Il gardera le monopole de l’édition des contredanses jusqu’en 1711.

Son fils reprend l’imprimerie et complète les contredanses

Henry Playford puis son successeur John Young firent 17 éditions du traité de contredanses dont chacune est complétée par de nouvelles danses collectées. l y aura en tout 18 éditions, avec un 2e volume en 1713 puis un 3e volume en 1728, réunissant ainsi 900 contredanses.

Un fac simile scanné est en ligne sur certains sites :

D’autres publications se multiplièrent jusqu’en 1830 (Wilson), car ensuite la contredanse fut moins prisée, au profit des danses en couple comme la valse, importée par les orchestres français et autrichiens. Là encore l’Angleterre se singularisera par un rythme lent spécifique de la valse anglaise.

Au début de son ouvrage, J. Playford donne quelques définitions sur les pas, les abréviations et signes utilisés. Pour chaque danse, il donne :

  • le titre et la ligne mélodique
  • la position de départ des danseurs sous forme d’un diagramme
  • la description des évolutions avec divisions en différentes parties

C’est probablement le fruit d’une collaboration avec de nombreux maître à danser (Beveridge, Issac) ou de musiciens de l’époque.

Les contredanses anglaises s’exportèrent en France au XVIIIe siècle grâce au maître à danser anglais Isaac.
Elles constituaient une partie récréative des bals de cours donnés à la fin du règne de Louis XIV. C’est la forme de la contredanse en « longways» qui fut introduite en Europe et spécialement en France alors que règne encore « la Belle danse Baroque » difficile techniquement. La contredanse séduit à cause de son caractère collectif et accessible à tous.

C’est Cécil SHARP qui relancera ce type de danse traditionnelle au début du XXe siècle.

HALÉVY Ludovic « le neveu » (1734-1908) Français


Compositeur de musique / librettiste d’opérettes célèbre
s

Né le 1/1/1834 à Paris – Décédé le 7/5/1908 à Paris, à l’âge de 74 ans

Fils de Léon Halévy et de son épouse Alexandrine Le Bas, neveu de Fromental HALÉVY, professeur de musique

Il a un demi-frère adultérin, né de son père et d’une actrice de la Comédie Française nommée Anne-Catherine-Luccinte Paradol. Cet enfant sera nommé Lucien-Anatole Paradol puis quand sa mère se mariera, son mari ayant reconnu l’enfant, il prendra le nom de Prévost-Paradol.
Ludovic HALÉVY rentre dans l’administration en 1852. Nommé au Ministère de l’Algérie puis secrétaire au Corps législatif présidé par le duc de Morny.
Il collaborera avec le duc de Morny pour le livret de son opérette (Mr Choufleuri restera chez lui » mis en musique par Jacques Offenbach en 1861. Ses succès de livrettiste lui firent abandonner l’administration en 1867.

Entre 1831 et 1897 il collabora à de nombreux livrets d’opérettes restées célèbres, avec :

  • Henri MEIHAC (1830/1897) ; ils collaboreront à de nombreuses opérettes entre 1828 et 1892 entre autre celui d' »Orphée aux enfers » (le fameux « galop infernal n° 15 » restera célèbre car repris pour le « french can-can »)
  • Jacques OFFENBACH (1819/1880) mettra en musique les opérettes et leur collaboration durera 20 années.
    Le trio Halévy-Meilhac-Offenbach passera à la prospérité pour leur nombreuses opérettes.

Le 4/12/1884 Ludovic fut élu à l’Académie française. Il soutint la candidature d’Emile ZOLA en vain. Vers 1878 il lança un salon littéraire dans son appartement 22 rue de Douai, avec l’aide de sa cousine Geneviève BIZET (future Mme STRAUSS), où se cotoyaient peintres, romanciers, musiciens.

Ludovic HALÉVY est aussi l’auteur de 2 romans en rupture avec les romans réalistes et noirs de la fin du XIXe s : en 1882 « l’abbé Constantin » et en 1883 « Criquette ».

Il se maria en 1868 avec Louise Bréguet, donc il était le gendre de Louis Bréguet (1804/1883), horloger et physicien. Il a eu 2 fils, historiens : Elie (1870/1937) et Daniel (1872/1962). Ce dernier épouse Mariane Vaudoyer en 1898.

Daniel HALÉVY est le beau-père de Louis JOXE qui a épousé en 1901 Françoise-Hélène Halévy (1900/1993), et le grand-père de Pierre et Alain Joxe.

Nièce par alliance, Madeleine Bréguet était la première épouse de Jacques BIZET.

La danse à la période baroque

Pratique de la danse au XVIIe sous Louis XIV

1° Le bal de cour :

Louis XIV est un roi amateur de danse et bon danseur lui-même. Le bal est un rite social de représentation que le roi transforme en rite politique. Le bal de cour est très formel : les couples se présentent en cortège, puis un seul couple danse à la fois, regardé par le couple royal assis et par la foule des courtisans debout.

Les courtisans invités (convoqués serait plus juste) par le roi -le roi assemble des partenaires comme bon lui semble-, reçoivent un carton où sont indiqués : le programme des danses à présenter et l’ordre de passage. selon la hiérarchie du titre. Les courtisans doivent préparer leur présentation avec un maître de danse afin de réussir leur prestation sous peine de ne plus être invités du tout.
Bon moyen trouvé par le roi pour occuper ses courtisans à Versailles avec la chasse.

C’est un bal « sérieux » où l’on se présente en habit « à la française » par opposition au « bal travesti » où l’on se présente costumé et souvent masqué afin d’y aller incognito pour s’amuser

2° L’opéra ballet

L’opéra italien que Mazarin essaya d’imposer à la cour n’eut pas de succès (trop long de plusieurs heures et des personnages burlesques de la Commedia del l’Arté, des satyres, des bouffons).
Seuls les ballets plaisaient avec de gracieux costumes et des savantes machines pour la mise en scène conçues par TORELLI, premier machiniste d’Europe.

Mais Jean-Baptiste LULLY (1632-1687) venu d’Italie qui était musicien, danseur et metteur en scène se fit remarquer par Louis XIV qui le chargea d’organiser ses spectacles de divertissement. Lully conçut « l’opéra-ballet à la française » qui associe le ballet classique au chant de façon cohérente. Il écrit désormais la musique des spectacles. Il collabore à la comédie-ballet de Molière « Le bourgeois gentilhomme ».

Pierre BEAUCHAMPS (1631-1705) chorégraphe et maître à danser de Louis XIV pendant 20 ans. Né à Versailles d’une famille d’artistes, il s’imposa très jeune à la cour en tant que musicien et danseur. Il est nommé surintendant des ballets du roi en 1671 et compose toutes les chorégraphies et ce jusqu’en 1687 où il se retira.
Il aura jeté les bases de la « danse noble » et élabore un système de notation chorégraphique qu’il négligea.de publier avec les pas, les ports de bras, les 5 positions. Parmi ses élèves : Blondy, Favier, Pécour.

C’est Louis-Guillaume PéCOURT (1653-1729) qui lui succéda à l’Opéra puis BLONDI (1675-1739).
Tous les deux étaient aussi aidés par BENSERADE poète et serviteur du roi.

Les ballets reflètent l’ambiance de Versailles : ses entrées majestueuses, ses gavottes, ses menuets et les déplacements en jolies courbes et figures complexes à la géométrie étudiée, avec une exécution parfaite. Ce seront les bases de la « danse noble » ou « Belle danse baroque » caractéristique de l’école française la meilleure en Europe.

On s’arracha les maîtres à danser français partout en Europe, et les danseurs français se produisirent, jetant ainsi les bases de la danse classique internationale. (Pierre GARDEL, Dauberval, Gaétan VESTRIS, J George Noverre)
Même le langage chorégraphique subsistera en français dans les écoles de ballet étrangères.

En 1701 Raoul FEUILLET publia le premier ouvrage sur la technique de la danse, à partir des recherches de Beauchamps : « Chorégraphie de l’art de décrire la danse par caractères, figures et signes » aussitôt traduit en anglais et en allemand. Ce système de notation permit :
– de stabiliser le caractère français de la danse
– de définir les 5 positions classiques des pieds et des bras
– de réglementer les pas

3° Les ACADEMIES créées par Louis XIV

Académie royale de danse (1664/1780)

En 1661 au début de son règne  le roi inaugure l’Académie royale de danse qui aura pour but de « rétablir la danse dans sa perfection ». Désormais ce sont des professionnels qui dansent dans les ballets de BEAUCHAMP avec quelques courtisans habiles entourant le roi ; jusqu’à ses 40 ans le roi participera aux opéras-ballets. En 1662 il choisit d’apparaître au carrousel des Tuileries sous la figure du « roi soleil » ; il y exprime une idée politique forte.

Les 13 membres de cette académie se recrutèrent parmi les maître à danser les plus connus, mais trop fermée, elle cessa d’exister en 1780 sans avoir joué un rôle appréciable.

Académie royale de musique

Entre temps le roi créa une autre académie dédiée à la musique en 1671.

l’Ecole de danse de l’Opéra

créée en 1713 se proposa de « choisir les meilleurs sujets et de leur apprendre gratuitement le métier ». Fraincine et Dumont, tous deux directeurs, recrutaient des enfants de familles pauvres entre 9 et 13 ans pour leur apprendre la danse.

Cette école est à l’origine de l’actuelle Ecole de l’Opéra de Paris qui fonctionna sans aucune interruption jusqu’à nos jours.

Danses pratiquées sous Louis XIV puis sous Louis XV
branles/cotillons/rondes/contredanse/ danse des brandons*

Danses à la cour et en ville :
Gavotte/menuet/passacaille/passepied/ la courante/ la gigue/la contredanse

Menuet : danse noble et élégante pratiquée au XVIIe et XVIIIe siècle – A 3 temps : l’appui étant sur le 1er temps toutes les 2 mesures.
Danse originaire du Poitou nommée ainsi à cause de ses pas menus. Louis XIV demanda que son rythme soit ralenti quand trop âgé, il ne pouvait plus le danser rapidement.

Les compositeurs du Baroque écrivent des morceaux indépendants ou intégrés à des suites de danses.

La Courante : danse ternaire
– à la française : temps lent – Elle disparaît entre 1720 et 1750
– à l’italienne : temps « allégro » à « presto » rythme enjoué

Au XVIIIe siècle

Un bal de la bonne société mêle en proportion variable :
Menuet/contredanse anglaise et française, et plus tardivement l’Allemande

La Gigue
– française (mais d’origine anglaise) – danse binaire – rythme vif et sautillant
Importée au XVII siècle par un luthiste français en France de retour d’exil en Angleterre. Cette forme « à la française» disparaîtra de la musique instrumentale vers 1740.

gigue italienne : forme vive et rapide. Se développe de plus en plus sous sa forme musicale

L’allemande : danse de couple avec des passes de bras puis de tours enlacés qui évoluera plus tard vers la « valse »

La contredanse

La contredanse anglaise a été importée en France par Isaac d’Orléans, maître à danser anglais de la dauphine (fille de Louis XV). Devant l’engouement des jeunes de la cour, leur maître à danser André Lorin est partie en Angleterre apprendre ces danses. C’est la forme en 2 lignes face à face qui est pratiquée depuis la fin du règne de Louis XIV jusqu’à la fin du XVIIIe siècle..

La contredanse française : certains pas baroques de la « Belle danse » sont gardés pour mettre en valeur la dextérité des danseurs. Mais elle se danse sur un plan carré de 4 couples. Après des apports de pas et de figures, elle retraversera la Manche notamment en Ecosse et en Irlande et donnera les « squares danses ». En France cela donnera les quadrilles.

Chaque pays va apporter ses variantes et ses rythmes musicaux. On retrouve aussi bien aux Etats-Unis qu’au Canada ou aux Antilles des danses qui ont la même origine.

Sources :
Histoire du ballet de Ferdinando Reyna – Ed. Somogy
Histoire illustrée de la musique chez Gründ

La période baroque : introduction

Période placée entre la Renaissance et la période Classique, qui touche toutes les expressions artistiques, dont la musique et la danse qui sont encore très liées.

Le mot « baroque », qui vient de  « baroco », et désigne une perle de forme irrégulière, fut employé pour la première fois en 1733 à propos de l’opéra de Rameau « Hypolite et Aricie » puis repris en 1855 par Jacob Burckhardt qui l’a fait entrer dans le vocabulaire des historiens d’art.

Cette période commence avec Monteverdi (1600) et s’achève la mort de J S Bach (1750).

Quelques balises historiques :

  • 1610 mort de Henri IV
  • Louis XIII (1601-1643)
  • 1715 mort de Louis XIV

Quelque chose de baroque est :

Etrange, bizarre, transgressif, insolite, complexe, torturé…
Traduit : l’inconstance dans les sentiments, le doute profond, la dualité, la démesure, l’exubérance
En art on cherche le trompe l’œil, la métamorphose, le mouvement, l’accumulation.

Aussi bien en musique qu’en danse , dans le baroque on recherche la complexité, la virtuosité, l’insolite, la performance ; les solistes virtuoses vont devenir de véritable « vedettes » que s’arrachent les cours européennes.

Découvrez plus en détail les reines de cette période : la musique et surtout la danse.

La musique baroque

Jusqu’à présent la musique est le soutien du chant ou de la danse. Elle est jouée dans les églises (souvent les musiciens sont maître de chapelle pour gagner leur vie) et dans les cours des rois ou seigneurs pour accompagner la poésie ou les danses lors des fêtes. Les musiciens, les compositeurs, les ensembles instrumentaux sont dépendants des commandes des mécènes ou étaient attachés à une riche famille noble (comme Joseph Haydn attaché au prince Esterhazy de longues années).

1. Les instruments de musique usités vont se complexifier :

– la viole de gambe (issue de la Renaissance)
– le luth ( ° )
– la flûte à bec
– les instruments à clavier : le virginal, l’épinette, le clavecin (à cordes pincées) ; puis le piano-forté (à corde frappée)
– l’orgue : instrument fait sur-mesure (installé d’abord dans les salons puis dans les églises où il va pouvoir démultiplier les sons et utiliser la capacité de résonnance du monument). Les buffets d’orgues baroques accumulent dorure et fioritures décoratives.
Il y a des joutes d’organistes, qui improvisent à partir d’un thème donné – entre G-F Haendel et Bach par ex.

2. C’est l’apogée du « contrepoint »

c’est-à-dire que plusieurs lignes mélodiques sont combinées de façon harmonieuse. Elles peuvent être entendues individuellement ou comme un tout. (Combinaison des voix et des instruments).

Les créations musicales mettent en valeurs plusieurs solistes accompagnés des instruments « d’ornements » d’où résulte la complexité du morceau par ex la toccata, la fugue.
Mais aussi l’expressivité de l’interprète.

3. La musique instrumentale s’impose comme genre indépendant

Les formes musicales se diversifient :

  • la sonate et la toccata (de sonare, sonner, et toccate, toucher, pour les instruments à clavier)
  • la symphonie
  • le choral luthérien (chant protestant)
  • le tombeau, déploration funèbre, souvent pour rendre hommage à un musicien (ex tombeau Les regrets de Sainte-Colombe)
  • le concerto grosso  ou « grand concerto » un orchestre complet et un groupe de soliste plus réduits – ex concerto Brandebourgeois de Bach
  • l’opéra et l’opéra ballet (qui allie la danse) : Monteverdi est réputé avoir écrit le premier opéra « L’Orfeo » en 1607 sur une commande du Duc de Mantoue.

Les suites de danses : œuvre écrite pour un instrument avec un enchaînement pré- établi provenant des suites de danses dansées :
après le prélude introductif venait « l’allemande » (rythme binaire lent) puis la « courante » (rythme rapide ternaire), puis «  la sarabande », puis le « menuet », la « bourrée » ou la « gavotte » puis se terminait par la « gigue », danse ternaire très rapide.

La chaconne et la passacaille sont des formes ornées sur une basse obstinée qui se répète indéfiniment, parfois pendant plus de 10 minutes  – ex. musique pour les feux d’artifice royaux (1749) de Haendel, Passacaille d’Armide de Lully.

4. Les musiciens et compositeurs baroques :

– MONTEVERDI Claudio (1561-1643) italien
LULLY Jean-Baptiste (1632-1687) français d’origine italienne compositeur préféré de Louis XIV : collabora à l’opéra-ballet « le Bourgeois gentilhomme » de Molière
– CHARPENTIER Marc-Antoine (1643-1704) organiste français – compositeur
– CORELLI Arcangelo (1653-1713) : violoniste virtuose et compositeur de sonate d’église qui fixa le genre « concerto grosso ». En 1675 il fut au service de la reine Christine de Suède.
– PACHELBEL Johan (1663-1706)
– VIVALDI Antonio (167861741) – il composa les célèbres « Quatre saisons » en 1720
– PURCELLI Henri (1659-1695) – compositeur anglais
– MARAIS Marin (1656-1728) – violiste de gambe
– COUPERIN François (1626-1661) – claveciniste ou organiste
– CHÜTZ Henrich allemand
– ALLEGRI Grégorio italien
– RAMEAU Jean-Philippe (1683-1764) – claveciniste et théoricien de la musique, il commence sa carrière de compositeur d’opéra à 50 ans : il a écrit le 1er opéra-ballet français « les Indes galantes »
– SCARLATTI Alessandro (1660- 1725) Père – compositeur d’opéras
– SCARLATTI Domenico (fils) Compositeur de sonates baroques pour clavecin
– BACH Jean-Sébastien (1685-1750), et ses fils…
– HAENDEL Gorge Frederich (1685-1759) organise, compositeur d’opéras – Allemand, travaille à Londres, y est mort

6. Des artistes polyvalents

Les spectacles baroque mêlent à la fois : musique, danse, texte, chants, avec des personnages burlesques, imaginaires présentés avec une véritable mise en scène que ce soit en intérieur (salons, théâtre) ou en extérieur (jardin).  Des machineries complexes ont inventées, créant les premiers « effets spéciaux » (feux d’artifice, « Deus ex machina »)

Les artistes se devaient donc de savoir danser, chanter, jouer d’un (voire souvent plusieurs) instruments, jouer la comédie. Les musiciens étaient souvent aussi compositeur et chef d’orchestre, voire musicien et maître à danser.

 

LULLY Jean-Baptiste (1631 – 1687) – Musicien italien naturalisé français en 1661

Musicien baroque : Violoniste, compositeur, chorégraphe, metteur en scène, chef d’orchestre.

Né le 28/11/1632 à Florence, décédé le 22/03/1687 à Paris

Fils d’un meunier florentin, il arrive en France à 14 ans en 1646 et entre comme garçon de chambre au service de la duchesse de Montpensier (la Grande Mademoiselle) qui désirait parfaire ses connaissances en italien.

La duchesse entretient chez elle un petit orchestre privé de 6 violonistes qui donne de nombreux concerts auxquels Lulli participera bientôt. Il apprend en effet le violon et le clavecin des grands maîtres qui fréquentent le salon de la duchesse, ainsi que la composition musicale. Il est par ailleurs excellent danseur. Il crée pour la duchesse la « Cie des violons de Mademoiselle »

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DESRAT Gustave (1862- ) – Professeur danse salon français

Professeur de danse 

Né le 6/6/1862 à Boulogne sur Mer

 

Entre 1856 et 1872 c’est Charles Périn (oncle de Gustave) qui était à la même adresse au 2 rue Giblequin à Paris et aussi professeur de danse.

 

Publication

– Traité de danse de 1883 – Edition Delaune – Paris
où est décrit le Passe-passe quadrille dont la chorégraphie fut réglée par J. Rémond de l’Opéra de Paris.

– Dictionnaire de la danse – 1895

HALÉVY Fromental (1799-1862) – Français


Nom complet HALÉVY Jacques François Fromental
Compositeur, professeur de musique – Professeur d’université

Né le 27/5/1799 à Paris – Décédé le 17/3/1862 à Nice à 62 ans.

Sa famille

Son père Elie Lévy est originaire de Bavière en Allemagne.
Il est arrivé en France à la suite de l’émancipation des juifs par la Révolution. Il s’intégrera en tant que citoyen français mais revendiquera son judaïsme et militera pour sa culture juive.
Elie épouse en 1798 Julie Mayer, originaire de l’Est de la France. Ils auront 2 enfants : Fromental et Léon.

En 1707 la famille change de nom en HALÉVY. Léon le cadet est né le 4/1/1802 à Paris et meurt le 2/9/1883 à l’âge de 91 ans à St Germain en Laye.
Il aura un fils légitime, Ludovic HALÉVY (célèbre pour ses opérettes avec Jacques OFFENBACH), et un enfant adultérin avec une actrice de la Comédie Française.

Fromental

En 1805 Fromental a 7 ans quand il entre au Conservatoire de Paris.
En 1817 il obtient le premier ‘Second prix de Rome’ (concours de l’Académie des Beaux Arts qui permet une bourse d’étude aux artistes) et premier au « premier grand prix  » en 1819.
Il part à Rome en 1820, séjournera à Naples puis à Vienne. Il rend visite à Beethoven (1771-1827).

Fin 1822 il rentre à Paris, reprend ses cours de solfège au Conservatoire de PARIS puis est nommé professeur d’harmonie. En 1833 l’Opéra lui commande « la Juive » qui obtient un succès et d’autres suivront jusque vers 1850. En avril 1842, il épouse Léonira Rodrigues Henrique, une femme artiste sculptrice et cultivée, fille d’un banquier juif.
Ils ont 2 filles : l’aînée décédée en 1864 et la cadette Geneviève (1849-1926), qui épousera Georges BIZET (1838-1875).
En 1869 il composera des opéras-comiques.
Elu en 1836 à l’Académie des Beaux-Arts de Paris et secrétaire perpétuel en 1854. A ce titre, il bénéficie d’un logement de fonction quai Conti où son frère Léon est déjà installé dans l’appartement de son beau-père (Hippolyte Le Bas (architecte de l’Institut)), car marié à Louise Le Bas.

Fromental achète le château de Formen à Ris-Orangis (actuellement La Mairie de la commune).
En 1862 Fromental meurt de tuberculose à Nice.

Comme professeur il compta des élèves célèbres :
– Charles GOUNOD (1818/1892 compositeur d’opéras célèbres tels « Faust », « Mireille », « Roméo et Juliette »
– Victor MASSÉ  (1822/1884) compositeur  et prof de français
– Georges BIZET (1838/1875), son gendre, compositeur (entre autre de « Carmen » à 36 ans)

 

PAUL François, Antoine, Fortuné (1834-1894)- Danseur français

Compositeur, chorégraphe, maître de danse ex-premier danseur 

Né le 8 mai 1834 à Aix en Provence/Décédé le 1 janvier 1894 à Paris à son domicile

Père :François, Marius, ouvrier boulanger/Mère : Fortuné, Radegonde DESIRE.

Il épouse en 1863 à Rouen Barbe Jeanne Steenebrugen, artiste chorégraphe belge.
Son beau père Joseph, Michel, Steenebrugen était chef de musique à Bruxelle.
Son gendre Arthur Dieudonné GUIDé, musicien.

François PAUL organise des bals au casino de Dieppe.

Publication :
–  En 1877  «  Le cotillon et quadrilles actuels, traité théorique et pratique » chez E. Gérard & Cie. Il contient :
Q français/Q croisé (variante du Q français)/Q Lanciers/Q Triangle/Q américain/La boulangère/La Suédoise
La  Gigue américaine ou Sir Roger de Coverley contredanse (plusieurs variantes de cette danse furent publiées à cette époque dont celle de Giraudet et Lussan-Borel adaptées de la version originale publiée par Playford.

Les Cotillons avec 175 propositions
Carillon de Dunkerque

Ses chorégraphies :

  • Il remania la version du Quadrille POLO de Giraudet  ce qui donna le Polo américain qu’il présenta à Dieppe en 1877. . Musique de L. C. Desormes. 
    Il remania aussi – le Quadrille américain de Giraudet et changea la 5e figure
  • Il composa : Baby polka/Berline parisienne/Gigue anglaise croisée
    Barn danse (pas de quatre) danse américaine en vogue en Angleterre, importée par PAUL.

Sources :
www.loc.gov/ressource/musdi.132.0?SP=37
archive.org/stream/danceman132/danse132.txt

COLLINET Edmé (père)/COLLINET Hubert (fils) – Musiciens français

Musiciens : tous les deux virtuoses du « flageolet » (petite flûte) 

Edmé Collinet (1705-1841) est né le 10/11/1765 à Semur en Auxois
et décédé le 18/12/1841 à Paris.
Il perfectionna son instrument en ajoutant des clés.

Il fut engagé par Julien CLARCHIES directeur d’orchestre de contredanses. Sa virtuosité est telle qu’on ne veut danser à Paris qu’au son du flageolet de Collinet.

De 1820 à 1825 Edmé, habitant à Paris au 50 rue St Honoré, est inscrit dans le Bottin comme :

– marchand de musique,
– directeur des orchestres de bals du duc de Berry
– professeur de flageolet et de musique,
– créateur de contredanses
En 1824 il publia « L’art de danser à la ville et à la cour- Nouvelle méthode de vrais principes et des danses françaises et étrangères ».
En 1790 il y a environ 400 bals à Paris. On y pratiquait la contredanse d’origine anglaise, introduite en France au XVIIIe siècle

Il est mort à son domicile au 11 rue Vavin à Paris.


Hubert COLLINET né en  1797 à Semur en Auxois et décédé à Paris le 22/6/1867

Reconnu encore meilleur virtuose que son père grâce à l’élégance de son jeu au flageolet.

En 1830 il s’établit à Paris rue St Augustin comme marchand de musiques et d’instruments. Lui aussi jouait du flageolet dans des orchestres célèbres de l’époque tel qu celui de Louis-Antoine JULLIEN et Philippe MUSARD.

A la mort de son père, Hubert habitant à Londres car il avait rejoint l’orchestre de Louis-Antoine Jullien (1812-1860) compositeur et chef d’orchestre (rival de Musard). En effet JULLIEN avait dû quitter Paris à cause de problèmes financiers.
En 1853 l’orchestre de Jullien part pour une tournée aux Etats-Unis et triompha à New York et H. Collinet est du voyage. Il quittera l’orchestre en 1859 quand Jullien de retour  à Paris, se fera arrêter pour faillite et mis en prison.
Hubert Collinet est décédé à 70 ans à l’hôpital Fernand-Widal en juin 1867. Il habitait au 20 rue Lacepède et son épouse au 66 rue Truffaut.

Source : blog  facteurs et marchands de musique
blogpot.com/2015/02/collinet-pere-et-fils-virtuoses-du-flageolet.html

JULLIEN Louis Antoine (1812-1860) – musicien français

Musicien, compositeur  de danses, chef d’orchestre

Né le 23/4/1812 à Sisteron et décédé le 13/3/1860 à Neuilly.

Son père Antoine JULLIEN  est chef de musique d’harmonie de régiment et violoniste : il lui apprend  plusieurs instruments. Le jeune Louis, élevé comme enfant de troupe à la caserne, entra comme « petite flûte » dans la musique du régiment de son père.

En 1833, âgé de 21 ans, il monta à la capitale et se présenta au Conservatoire de Paris pour y faire des études de composition, dans la classe de contrepoint de Adolphe Le Carpentier. (Le contrepoint est une forme d’écriture musicale particulièrement utilisé pendant l’époque baroque  par Giovani Palestrina/William Byrd/Georg Haendel/J S Bach)
Ne voyant pas l’utilité de ces études, il demande à suivre les cours de Fromental HALEVY (1799-1862), compositeur français et y entra en déc 1814 jusqu’en 1836.

Il lança les concerts de contredanses

Il proposa à l’exploitant du « Jardin turc » lieu de divertissement parisien situé bd du Temple, de donner des concerts de contredanses, les soirées d’été. Son projet accepté, il composa aussi des musiques de quadrilles, polkas qui eurent beaucoup de succès. Il agrémenta ses concerts d’éléments festifs tels que coup de canon, feux d’artifice qui lui valurent une grande notoriété.

Il dirigea aussi de prestigieuses salles parisiennes dont les bals de l’Opéra au Carnaval de Paris. Il était en cela le grand rival de Philippe MUSARD.
Ayant engagé plus de dépenses au « Jardin turc » que ne lui rapportait la recette, il dû vendre des biens en juin 1838 pour échapper aux poursuites judiciaires.

La gloire à Londres

L’Angleterre lui faisant des offres plus favorables à ses talents de compositeur, il s’y établit en 1838 et y resta 20 ans alternant bonne et mauvaise fortune. La popularité de son orchestre et son activité prolifique de composition de quadrilles,  valses, polka, lui valut une grande notoriété. Ses fameux « concert-promenades » à prix modique attiraient une foule populaire très nombreuse. Il n’hésitait pas à parcourir l’Angleterre, l’Ecosse, l’Irlande avec tout son orchestre.

La maison de commerce des musiques de sa composition, qu’il avait fondée à Londres, lui fournissait des revenus confortables. Mais voulant passer à la postérité pour des opéras, il se mis au travail après étude de certains procédés d’écriture auprès de François Fétis, compositeur belge et écrivit la partition de « Pietro II » grand opéra de 5 actes qu’il ne réussit pas à faire jouer.

Aussi en 1847 il acquit la salle prestigieuse du théâtre royal de Drury Larne située dans le quartier de Coven-Garden à Londres (plusieurs fois reconstruit entre 1663 et 1812) et y fit jouer son opéra en 1852 qui lui valut de féroces critiques. Il engagea Hector Berlioz comme chef d’orchestre.
Ayant eu de grosses pertes, il dut vendre sa maison de commerce de musique. Malgré son échec, il redoubla d’activité et parvint à remonter la vague et à faire des bénéfices avec lesquels il acheta une propriété en Belgique.

Une triste fin

En 1853 il partit en tournée à New YorK avec Hubert COLLINET comme musicien dans son orchestre. Mais les dernières années furent désastreuses et il fit de mauvais placements dans une entreprise de fêtes et de concerts au Royal Surrey Garden entre 1855 et 1856 ce qui acheva de le ruiner.

Poursuivi par des créanciers et de retour à Paris, il fut arrêté et emprisonné pour dettes. Après quelques mois, il recouvrit la liberté. Mais ses espoirs de se rétablir furent contrariés par des signes d’atteinte mentale en février 1860 et lors d’une crise il se frappa de 2 coups de couteau et il fut interné dans une maison de santé à Neuilly où il mourut un mois plus tard.

Ses contemporains :

  • Johan Strauss père : musicien alto à Vienne, précurseur de la valse viennoise
  • Joseph Lanner (1801-1843) : compositeur, violoniste à Vienne

Historique des danses du XIXe siècle: les quadrilles

 

Les contredanse ont été introduites en France au XVIIIe siècle importées d’Angleterre. Elles se dansaient souvent en carré à 4 couples, d’où le nom de quadrille, et prenaient le nom de quadrette  avec deux couples en vis-à-vis. Au début su XIXe siècle les pas baroques ont été gardés puis peu à peu, on passe au pas marché afin que les quadrilles puissent être dansés dans les bals populaires et dans les campagnes..

Certaines contredanses sont fixées et ont donné le quadrille français qui ne comportait que 3 figures au Directoire et Premier empire appelée : la Christian, la Hortense, la Victoire.
Par convention l’ordre des couples est déterminé de 1 (celui près de la musique) à 4  et chacun deviendra « couple meneur » à tour de rôle en répétant la figure.  On peut danser avec sa partenaire ou avec son vis-à-vis (la personne qui est en face).

Certains déplacements reviennent dans les figures de quadrilles. Il est utile que les danseurs les connaissent en préalable : la chaîne anglaise ou grande chaîne, la chaîne des dames, la queue du chat, l’avant 2, (2 personnes en vis-à-vis), l’avant 4 (les 2 couples en vis-à-vis), le dos à dos, le moulinet par exemple.

Chaque quadrille et en principe composé de 5 figures. Leur description se trouve dans les traités publiés par divers maîtres de danse du XIXe siècle comme Eugène Giraudet, Lussan-Borel, François Paul, Gustave Desrat. Il y a souvent des variantes apportées soit par le chorégraphes lui-même, soit par d’autres professeurs qui ont créé leur propre version.
Les pas baroques sont peu à peu abandonnés pour permettre au plus grand nombre de danser, même dans les campagnes. De nombreuses chorégraphies sont crées jusqu’à la fin de la première guerre mondiale.

Des chefs d’orchestre également organisateurs de bals tels Philippe MUSARD et Louis JULIEN, vont contribuer à faire danser les quadrilles (et autres danses) aussi bien à la cour de Napoléon III et Eugénie, qu’en Angleterre pendant le règne de la reine Victoria.

Quelques quadrilles célèbres :

Le quadrille français composé du Pantalon, l’Eté, la Poule, la Pastourelle, le Galop (la 5e fig est plus tardive) Céleste Mogador, vedette du Bal Mabille, popularisa ce quadrille en France avec la musique d’Offenbach. Musiques de Strauss, Clarchie, Ganné, Verdi

Le quadrille des Lanciers composé des Tiroirs, les Lignes, les Moulinets, les Visites, les Lanciers. (inventé à Dublin en 1818 par un prof. de danse Duval. Importé en France vers 1850

Le quadrille américain composé des Promenades, la Corbeille, les Chevaux de bois, les Visites, l’Américain. (chorégraphie de Célarius et J. Martin de Philadelphie) – Musique de Musard

Le quadrille des variétés parisiennes composé de

  1. l’Invitation (valse)
  2. l’Etoile (polka)
  3. le Prisonnier (valse)
  4. l’Alternante (polka-mazurka)
  5. la Rosace (valse).

Le Polo (La Promenade/La Corbeille/ La traversée/La nouvelle pastourelle/Le Polo), apparu en 1865 – Traités de Lussan-Boral et de Giraudet

Le Passe-passe quadrille (Passe-passe/Passera/Petite menuet/Chaîne des flleurs/Tour du monde en 16 heures (1883) – Traité de Gustave Desrat – Réglé par J. Rémond de l’Opara Paris

Le  Quadrille des Lanciers valsés Traité de Lussan-Borel
Triangle nouveau quadrille Traité de François PAUL (1877)
Quadrille des dames créé par M. Perrin prof. de danse (1860) Traité de Edmond Bourgeois

Les quadrilles furent exportés par nos compatriotes au Canada et en Louisiane. Ils sont à l’origine de la « country américaine » actuellement très en vogue.

Vers la fin du XIXe siècle, les quadrilles disparaissent au profit des danses en couple fermé et des musiques à l’influence américaine.

Historique des danses de la Belle Epoque

La « Belle Epoque » est une transition entre la fin du XIXe siècle et le début du XXe siècle ; elle va approximativement de 1870 à 1914.
La danse de bal reflète l’évolution et les bouleversements apportés par les brassages de cultures dus :

  • aux expositions universelles,
  • au développement des transports,
  • au progrès technique
  • et à l ‘influence des nouveaux rythmes américains :
    • Le boston américain est arrivé en 1875. C’est une variante de la valse, plus lente avec des pas croisés et progressifs.
    • Le two-step dans lequel on passe du chassé binaire de la polka, à ceux ternaires et légèrement sautés.

Néanmoins, la France danse toujours la polka, la mazurka, la scottish, entre autre dans chaque coin de France se pratique ces « danses sociales » qui réunissent les gens de tous âges lors des fêtes familiales ou de villages. Quelques nouveautés : le pas de quatre, le pas de patineur.

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De la contredanse aux quadrilles

La contredanse désigne une danse d’origine anglaise : la country danse soit danse de campagne  dans laquelle les danseurs se positionnent sur deux lignes en vis-à-vis. Elle apparaît en Angleterre au milieu du XVIe siècle, au début du règne d’Elisabeth I car les habitants des campagnes avaient l’habitude de danser devant elle lors de ses visites des danses typiquement anglaises.

L’imprimeur John Playford (1623- 1686) publia en 1651 un ouvrage intitulé The English Dancing Master qui rassemble 105 manières de danser la Country Dance. Cet ouvrage sera complété jusqu’en 1728, référençant alors 900 danses et plusieurs volumes.

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