Danses

Divers quadrilles

Le XIXe siècle vit apparaître différents quadrilles que l’on retrouve décrits dans les traités de danses de CELLARIUS, de LUSSAN-BOREL, dEugène GIRAUDET, de Gustave DESRAT, de François PAUL qui représentent des sources précieuses pour la pratique des quadrilles de la seconde moitié du XIXe siècle.

– le Quadrille Le Polo (1865 – traité Lussan-Borel) composé des 5 fig. :

  • La promenade
  • La corbeille
  • La traversée
  • La nouvelle pastourelle
  • Le polo

– le Quadrille américain (1879 – traité Lussan-Borel) et remanié en 1888 par François Paul,  composé de 5 fig. :

  • La promenade
  • La corbeille
  • Les chevaux de bois
  • Les visites
  • L’américain

– le Quadrille des variétés parisiennes (1899 – traité de Lussan-Borel) composé  des 5 fig. :

  • L’invitation (valse)
  • L étoile (polka)
  • Le prisonnier (valse)
  • L’alternante (polka-mazurka)
  • La rosace (valse)

– le Passe-passe quadrille (1883 – traité de G. Desrat) composé des 5 fig.

  • Passe-passe
  • Passera
  • Petite menuet
  • Chaîne des fleurs
  • Le tour du monde en 16 heures

– Le Triangle nouveau quadrille (1877) comporte 5 fig.
Source : Traité et cotillon  de François PAUL 1834/1894 ;

  • Les tours de mains
  • Les promenades
  • Le triangle
  • Les dos à dos
  • La chaîne

Quadrille des lanciers valsé (traité Lussan-Borel) composé de 5 fig.

  • Les tiroirs
  • les lignes
  • les moulinets
  • les visites
  • la couronne

– Quadrille français à 4 couples d‘Eugène COULON (1856)

 

L’allemande

Le terme d’allemande appliqué à des danses françaises  a des antécédents divers.

L’allemande est citée par THOINOT-ARBEAU dans son Orchésographie (Traité de danse 1588) comme  une danse en cortège  mais qui n’a plus cours à la fin du XVIIe s.

Au début du XVIIIe Guillaume-Louis PéCOUR écrit une Allemande qui devait avoir un succès durable. C’est une danse pour couple seul, qui ne justifie son nom qu’en empruntant à des danses d’outre-Rhin l’une de leurs dispositions habituelles : partenaires côte à côte mais orientés en sens inverse l’un de l’autre, épaules droites en regard, mains unies croisées derrière le dos. Pas et figures sont tirés du fonds de la danse française de cour.

Cette figure fut reprise dans la contredanse française sous le nom « d’allemande » ou « bras d’allemande » un tour par couples effectué sur place dans cette même disposition.  C’est  le seul trait commun entre l’allemande, figure élémentaire des contredanses françaises et l’allemande danse de Pécour.

Lire le reste de cet article »

LA DANSE A LA PERIODE BAROQUE

Pratique de la danse au XVIIe sous Louis XIV

1° Le bal de cour :

Louis XIV est un roi amateur de danse et bon danseur lui-même. Le bal est un rite social de représentation que le roi transforme en rite politique. Le bal de cour est très formel : les couples se présentent en cortège, puis un seul couple danse à la fois, regardé par le couple royal assis et par la foule des courtisans debout.

Les courtisans invités (convoqués serait plus juste) par le roi -le roi assemble des partenaires comme bon lui semble-, reçoivent un carton où sont indiqués : le programme des danses à présenter et l’ordre de passage. selon la hiérarchie du titre. Les courtisans doivent préparer leur présentation avec un maître de danse afin de réussir leur prestation sous peine de ne plus être invités du tout.
Bon moyen trouvé par le roi pour occuper ses courtisans à Versailles avec la chasse.

C’est un bal « sérieux » où l’on se présente en habit « à la française » par opposition au « bal travesti » où l’on se présente costumé et souvent masqué afin d’y aller incognito pour s’amuser

2° L’opéra ballet

L’opéra italien que Mazarin essaya d’imposer à la cour n’eut pas de succès (trop long de plusieurs heures et des personnages burlesques de la Commedia del l’Arté, des satyres, des bouffons).
Seuls les ballets plaisaient avec de gracieux costumes et des savantes machines pour la mise en scène conçues par TORELLI, premier machiniste d’Europe.

Mais Jean-Baptiste LULLY (1632-1687) venu d’Italie qui était musicien, danseur et metteur en scène se fit remarquer par Louis XIV qui le chargea d’organiser ses spectacles de divertissement. Lully conçut « l’opéra-ballet à la française » qui associe le ballet classique au chant de façon cohérente. Il écrit désormais la musique des spectacles. Il collabore à la comédie-ballet de Molière « Le bourgeois gentilhomme ».

Pierre BEAUCHAMPS (1631-1705) chorégraphe et maître à danser de Louis XIV pendant 20 ans. Né à Versailles d’une famille d’artistes, il s’imposa très jeune à la cour en tant que musicien et danseur. Il est nommé surintendant des ballets du roi en 1671 et compose toutes les chorégraphies et ce jusqu’en 1687 où il se retira.
Il aura jeté les bases de la « danse noble » et élabore un système de notation chorégraphique qu’il négligea.de publier avec les pas, les ports de bras, les 5 positions. Parmi ses élèves : Blondy, Favier, Pécour.

C’est Louis-Guillaume PéCOUR (1653-1729) qui lui succéda à l’Opéra puis BLONDY (1675-1739).
Tous les deux étaient aussi aidés par BENSERADE poète et serviteur du roi.

Les ballets reflètent l’ambiance de Versailles : ses entrées majestueuses, ses gavottes, ses menuets et les déplacements en jolies courbes et figures complexes à la géométrie étudiée, avec une exécution parfaite. Ce seront les bases de la « danse noble » ou « Belle danse baroque » caractéristique de l’école française la meilleure en Europe.

On s’arracha les maîtres à danser français partout en Europe, et les danseurs français se produisirent, jetant ainsi les bases de la danse classique internationale. (Pierre GARDEL, Jean DAUBERVAL, Gaétan VESTRIS, J George NOVERRE)
Même le langage chorégraphique subsistera en français dans les écoles de ballet étrangères.

En 1701 Raoul-Auger FEUILLET publia le premier ouvrage sur la technique de la danse, à partir des recherches de Beauchamps : « Chorégraphie de l’art de décrire la danse par caractères, figures et signes » aussitôt traduit en anglais et en allemand. Ce système de notation permit :
– de stabiliser le caractère français de la danse
– de définir les 5 positions classiques des pieds et des bras
– de réglementer les pas

3° Les ACADEMIES créées par Louis XIV

  • Académie royale de danse (1664/1780)

En 1661 au début de son règne  le roi inaugure l’Académie royale de danse qui aura pour but de « rétablir la danse dans sa perfection ». Désormais ce sont des professionnels qui dansent dans les ballets de BEAUCHAMPS avec quelques courtisans habiles entourant le roi ; jusqu’à ses 40 ans Louis XIV participera aux opéras-ballets. En 1662 il choisit d’apparaître au carrousel des Tuileries sous la figure du « roi soleil » ; il y exprime une idée politique forte.

Les 13 membres de cette académie se recrutèrent parmi les maître à danser les plus connus, mais trop fermée, elle cessa d’exister en 1780 sans avoir joué un rôle appréciable.

  • Académie royale de musique en 1671

Entre temps le roi créa une autre académie dédiée à la musique en 1671.

  • L’Ecole de danse de l’Opéra en 1713

Cette école spécifique  se proposa de « choisir les meilleurs sujets et de leur apprendre gratuitement le métier ». FRANCINE  et DUMONT les premiers directeurs, recrutaient des enfants de familles pauvres entre 9 et 13 ans pour leur apprendre la danse.

Cette école est à l’origine de l’actuelle Ecole de l’Opéra de Paris qui a fonctionné, sans aucune interruption, jusqu’à nos jours.

4° Danses pratiquées sous Louis XIV puis sous Louis XV

Danses à la cour et en ville :
Gavotte/menuet/passacaille/passepied/ la courante/ la gigue/la contredanse

Menuet : danse noble et élégante pratiquée au XVIIe et XVIIIe siècle – A 3 temps : l’appui étant sur le 1er temps toutes les 2 mesures.
Danse originaire du Poitou nommée ainsi à cause de ses pas menus. Louis XIV demanda que son rythme soit ralenti quand trop âgé, il ne pouvait plus le danser rapidement.

Les compositeurs du Baroque écrivent des morceaux indépendants ou intégrés à des suites de danses.

La Courante : danse ternaire
– à la française : temps lent – Elle disparaît entre 1720 et 1750
– à l’italienne : temps « allégro » à « presto » rythme enjoué

Au  début du XVIIIe siècle un bal de la bonne société mêle en proportion variable :
Menuet/contredanse anglaise et française, et plus tardivement l’Allemande

La Gigue
. française (mais d’origine anglaise) – danse binaire – rythme vif et sautillant
Importée au XVII siècle par un luthiste français en France de retour d’exil en Angleterre. Cette forme « à la française» disparaîtra de la musique instrumentale vers 1740.

.  gigue italienne : forme vive et rapide. Se développe de plus en plus sous sa forme musicale

L’allemande : danse de couple avec des passes de bras puis de tours enlacés qui évoluera plus tard vers la « valse »

La contredanse

La contredanse anglaise a été importée en France par Isaac d’Orléans, maître à danser anglais de la dauphine (fille de Louis XV). Devant l’engouement des jeunes de la cour, leur maître à danser André Lorin est parti en Angleterre apprendre ces danses. C’est la forme en 2 lignes face à face qui est pratiquée depuis la fin du règne de Louis XIV jusqu’à la fin du XVIIIe siècle..

La contredanse française : certains pas baroques de la « Belle danse » sont gardés pour mettre en valeur la dextérité des danseurs. Mais elle se danse sur un plan carré de 4 couples. Après des apports de pas et de figures, elle retraversera la Manche notamment en Ecosse et en Irlande et donnera les « squares danses ». En France cela donnera les quadrilles.

Chaque pays va apporter ses variantes et ses rythmes musicaux. On retrouve aussi bien aux Etats-Unis qu’au Canada ou aux Antilles des danses qui ont la même origine.

Sources :
Histoire du ballet de Ferdinando Reyna – Ed. Somogy
Histoire illustrée de la musique chez Gründ

Les danses à la Renaissance

Basse danse, haute danse, danses collectives ou de couples, blanles, pavanes et gaillardes : venez découvrir les danses de la Renaissance !

Lire le reste de cet article »

Pratique de la danse du Moyen Age à la Renaissance

La danse est un divertissement populaire et collectif qui permet aux gens de se rassembler lors des fêtes de village ou de famille. Le rythme est donné par le chant des danseurs, les battements de mains des spectateurs et éventuellement quelques musiciens.

Dans les villages, la fête de mai, fête du renouveau, commençait par la plantation d’un arbre décoré de rubans sur la place du village puis on exécutait des danses  qui rappelaient les métiers des corporations : branle des forgerons, des lavandières, des pêcheurs, des chevaux, des épées. Ces danses simples, répétitives, s’apprenaient par imitation.

A la cour du seigneur on danse aussi et les troubadours, allant de château en château vont propager les danses pratiquées. Ils s’accompagnent d’instruments comme la flûte, la harpe, le tambourin, le galoubet. Les danses paysannes, copiées par la noblesse, sont exécutées de façon plus raffinée avec la recherche de la beauté du geste et des déplacements.

Lire le reste de cet article »

Du pas chassé au galop

On retouve des pas simples mais avec des combinaisons qui portent chacune un nom différent :

  • pas chassé : on peut le faire vers la droite mais aussi vers la gauche
    départ en 2e position, (pieds joints mais pointes ouvertes)
    un pas latéral pied D/rapprocher le pied G/et chasser le pied D et se repositionner sur le pied G (sur lequel on met le poids)
  • coquette : composée de 4 pas chassés de suite
  • galop : composé de 8 pas chassés de suite (pratiqué sous le Second Empire)
  • gracieuse : combinaison soit de 2 pas de polka + 1 coquette
    soit d’1 coquette + 2 pas de polka

Position des danseurs en valse XIXe siècle

Elle est différente de la position adoptée actuellement en valse du XXe siècle. Mais elle est toujours importante pour la fluidité de la danse et pour permettre au cavalier de guider sa cavalière lors des bals.

Les partenaires sont placés en vis-à-vis mais ne sont pas face à face. Le cavalier se place légèrement décalé à gauche (pour la valse à droite).
Le cavalier enlace la taille de sa cavalière avec son bras droit mais sans la serrer contre lui. (au Second Empire, avec la crinoline, la robe tient de la place)
Le cavalier allonge son bras Gauche à hauteur de son épaule et met sa main en « pince à sucre » pouce en bas, afin d’y recevoir la main de sa cavalière.  C’est avec ce bras qu’il pourra la guider lors des changements de direction.

La cavalière allonge son bras Droit et pose ses doigts allongés dans la main de son cavalier (sans appuyer).  Sa main G est placée au-dessus de l’épaule D de son cavalier, son coude est plié  et  elle tient son bras sans l’appuyer sur le bras du cavalier.

Le cadre formé par les épaules et les bras des deux partenaires doit être rigide de façon à ce que le guidage soit aisé.
Pour avoir belle allure ils doivent se tenir droit en dégageant la tête des épaules. Lors d’un bal, pour signaler un arrêt dans un déplacement (pour éviter un autre couple par ex) le cavalier baisse les bras tendus (c’est une convention puisque la cavalière progresse souvent en reculant).
(Si la dame a un éventail dans  sa main Gauche, elle le tient du bout des doigts et le met à l’abri derrière le bras de son partenaire).

Source : Traité de danse de Desrat (fin XIXe)
et Guide de danse de salon Ed. Sola

 

VALSE

Origine :

Le mot « valse » viendrait de l’allemand « walzen » tourner. En Allemagne était dansé le « landler » dont le premier pas est sauté car dansé en plein air sur la terre battue dans les fêtes de villages. A l’époque du Moyen-Age on dansait aussi « la volte » danse de couple où la femme s’appuie sur son cavalier pour tourner et sauter. C’est au milieu du 18e siècle que les règles furent fixées dans sa forme moderne et commença à avoir du succès. Mais elle ne resta pas figée et pris plusieurs variantes : valse française, valse viennoise, valse anglaise.

Lire le reste de cet article »

POLKA

Origine :

La polka est originaire de la Bohème orientale située aujourd’hui en République tchèque. En effet c’est en voyant une danse lors d’une fête de village en Bohème que le maître de musique local Jesep Neruda se serait inspiré pour créer un pas dynamique qu’il aurait baptisé « polka » . Son nom viendrait de « pulka » qui signifie « moitié » en tchèque, dérivé du demi-pas en avant si typique (semblable à un sautillement) qui lui confère une gaîté de mouvement si caractéristique.

Diffusion :

Cette nouvelle danse gagne la capitale Prague puis se répandit en Europe : à Vienne en 1839 et à Paris où le danseur bohème Raab la dansa au théâtre de l’Odéon en 1840, à la Scala de Milan en 1841, à Londres en 1844.
La polka eut un franc succès à Paris et concurrença la valse par son caractère joyeux et spontané accompagné par une musique très gaie.

Lire le reste de cet article »

MAZURKA

Origine :

Du nord de la Pologne où elle fut dansée dès le 16e siècle. Selon les versions, le nom viendrait soit du village de « Mazurck » près de Varsovie, soit de la région polonaise « la Mezovia » où elle est née, soit encore du terme « mazur » qui désignait les paysans des campagnes polonaises.

Diffusion :

Cette danse a conquis toute l’Europe à partir du 18e siècle. Partie de Pologne, elle passa en Russie, en Hongrie puis arriva en Allemagne.

Au 19e siècle elle se répandit en France et en Angleterre et fut très populaire dans les bals avec la valse et la polka.

Caractéristique :

Outre son pas de base, la mazurka laisse une capacité d’interprétation aux danseurs. Au 19e siècle les amateurs connaissaient une soixantaine de figures plus ou moins complexes.

La mazurka a en commun avec la valse le rythme à 3 temps (temps 3/4) et l’accent porté sur le premier temps.

Compositeurs :

La mazurka inspira de nombreux compositeurs de l’époque :

  • Frédéric Chopin, musicien polonais qui composa 59 mazurkas
  • Johann Strauss père et fils, composèrent plus de 70 mazurkas

On retrouve une mazurka de Chopin dans la suite du ballet « les Sylphides » du danseur russe Michel Fokine, le compositeur français Léo Delibes mis une mazurka dans son ballet Copélia (1870).

Au début du 20e siècle la mazurka tomba en désuétude dans les bals mais subsista dans les danses populaires.
Source : Guide des danses de salon – Ed. Solar

Le quadrille francais

Ce quadrille à 4 couples est un assemblage de plusieurs figures de contredanses, en vogue à la fin du XVIIIe siècle. On le dansa longtemps puis il fut supplanté par le « quadrille des lanciers« .

Le quadrille français est composé des 5 figures suivantes :

  1. le Pantalon,
  2. l’Eté,
  3. la Poule,
  4. la Pastourelle,
  5. le Galop.

Les figures du quadrille francais en vidéo

Lire le reste de cet article »

Le quadrille des Lanciers

Le quadrille des Lanciers est composé de :

  1. les Tiroirs,
  2. les Lignes,
  3. les Moulinets,
  4. les Visites,
  5. les Lanciers.

Figures du quadrille des lanciers en vidéo

Lire le reste de cet article »

Danses du Premier Empire

Nous étudions différentes danses du Premier Empire chorégraphiées et qui contiennent des pas spécifiques : pas de bourrée, pas de rigaudon, contre temps de Gavotte par exemple.

Voici certaines danses que nous avons déjà étudiées :

  • la Galopade,
  • la Boulangère,
  • le Carillon de Dunkerque,
  • la Turck,
  • la Monaco,
  • la valse du duc de Kent,
  • la Psyché,
  • la gigue anglaise,
  • la Belle Eurydice
  • le quadrille français avec les pas spécifiques premier empire.
  • Fête à Châteauvieux
  • la Fraternité

Quelques vidéos

Lire le reste de cet article »