Les danses de bal de la Belle Epoque

La « Belle Epoque » est une transition entre la fin du XIXe siècle et le début du XXe siècle ; elle va approximativement de 1870 à 1914.
La danse de bal reflète l’évolution et les bouleversements apportés par les brassages de cultures dus :

  • aux expositions universelles,
  • au développement des transports,
  • au progrès technique
  • et à l ‘influence des nouveaux rythmes américains :
    • Le boston américain est arrivé en 1875. C’est une variante de la valse, plus lente avec des pas croisés et progressifs.
    • Le two-step dans lequel on passe du chassé binaire de la polka, à ceux ternaires et légèrement sautés.

Néanmoins, la France danse toujours la polka, la mazurka, la scottish, entre autre dans chaque coin de France se pratique ces « danses sociales » qui réunissent les gens de tous âges lors des fêtes familiales ou de villages. Quelques nouveautés : le pas de quatre, le pas de patineur.

Le quadrille français est abandonné au profit du quadrille des Lanciers et de nombreux autres quadrilles sont créés par des professeurs de danse que l’on retrouvera dans leurs traités parus à cette époque tel que Eugène GIRAUDET, François PAUL, Gustave DESRAT, Lussan-Borel.

Certaines danses ont fait scandale comme le cake-walk  fait car c’était une danse venant des Etats-Unis, dansée par les esclaves noirs et imitée par les blancs. Introduite en Europe fin XIXe, cette danse connaît un grand succès en 1900 où elle entre dans les salons.

Dans tous les milieux on danse mais pas aux mêmes endroits :

  • Les ouvriers, les articles, les domestiques, les lingères  fréquentent les guinguettes (qui vient de guiguet le petit vin blanc qu’on récoltait sur les coteaux) qui s’implantent au bord de la Seine à Chatou et au  bord de la Marne. A Paris on fréquente les « bals musette  » entre autre dans le quartier de la Bastille où se développe une nouvelle danse la Java et la Valse musette « qui pourrait se danser sur un guéridon  » tant on tourne sur place.
  • Les « bourgeois » fréquentent les bals qui se créent un peu partout dans Paris comme le « Bal Robert« , »Bal Mabille », avec le chef Olivier MÉTRA  , »Bal Bullier ». Des orchestres  se produisent dans les cafés des Grands-boulevards où les pistes en parquet permettent aux spectateurs de danser. entre autre la valse et la polka. Emile WALDTEUFEL et les frères STRAUSS vont laisser plusieurs valses et polkas célèbres.
  • Le monde plus huppé et/ou argenté fréquente les bals privés donnés dans les salons des hôtels particuliers de Paris et de Londres. Certains se lancent dans des excentricités des one-step animaliers : marche rapide avec des attitudes grotesques imitant les animaux.

En 1912 dans cette société privilégiée mais qui reste attachée à ses traditions, apparaît un couple anglo-américain : Irène et Vernon Castle. Ce couple de danseurs, mariés à a ville, va donner un style élégant aux nouvelles danses.  Le mélange de modernité et de traditions leur vaut d’être imités largement en France et aux Etats-Unis. Ils imposent de nouvelles polkas, des valses sauteuses, des bostons-hésitations, le Caslte -walk, le fox-trot et le tango.

Après les années 1920, avec l’ouverture du couple de danseurs et la rythmique du rag-time, commenceront  le charleston, le quick-step, le lindy, le rock à 6 temps.