Costumes

Premier Empire – Costume masculin

Costume civil en journée

Les hommes portent « l’habit dégagé » composé de 3 éléments : l’habit, le gilet, la culotte.

  • Issu du Directoire  l’habit est dégagé  devant et croisé sur la poitrine avec deux pans assez long derrière. Le col est haut.
  • Après 1804 l’habit est ceintré à la taille.
  • Le gilet court (dépasse légèrement de l’habit sur le devant) et carré, à col droit et blanc.
  • La culotte « à pont » fermée devant par 2 boutons s’arrête sous le genou.

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Châle

Héritage de l’Antiquité, le châle est déjà porté en Orient et gagne l’Europe à l’occasion des guerres et invasions.  Les Anglais le rapporte des Indes  et entre autre le motif « boteh » représentant une sorte de palme polychrome composant le fameux motif appelé « cachemire ». En soie, en laine ou en cachemire tissé (poil de chèvre très fin, doux et chaud ) il sera un accessoire de mode  durant tout le  XIXe siècle. Il s’orthographie alors « shall » à l’anglaise.

Le châle accessoire de mode sous le Premier empire :

Le châle  fut à la mode en France à sa suite des guerres napoléoniennes en Egypte ,  car  Napoléon en fit cadeau  à Joséphine.  Elément essentiel de la garde-robe féminine, de  1800 à 1830 le châle est une longue écharpe que les élégantes maintiennent avec les bras. Importé des Indes et d’Ecosse,  il atteint des sommes si élevée que Napoléon 1er en interdit l’importation. Il souhaite  relancer les productions françaises mais les élégantes continuent à s’en procurer par des voies non officielles.

Le châle carré accessoire de mode du Second Empire

Au début des années 1830 et pendant le Second Empire, le châle  est un  grand  carré et sa fonction évolue car on le porte à l’extérieur et on le plie de différente façons.

Par exemple plié en 2 dans le sens de la diagonale afin que la femme s’en enveloppe  et en rabatte les angles sur ses épaules. Désormais en laine, en soie, en coton il est confectionné en France.  Le dessin est placé sur le pourtour de façon à laisser le milieu appelé la « réserve » uni.

Les châles sont portés par les élégantes avec classe, tandis que la femme du peuple s’emmitoufle pour avoir chaud. On porte  également les pelisses à grandes manches fendues, des pèlerines doublées de fourrure.

Crinoline

Pièce typique du Second Empire

Sorte de jupon-cage utilisé par les femmes entre 1845 et 1869 pour donner de l’ampleur à leur large robe.

Dans les années 1830 c’est d’abord un jupon de crin (mélangé à du lin) d’où son nom, que les femmes utilisaient avec d’autres jupons superposés pour donner du volume  sous leur jupe garnie de plis .

Il fut remplacé  en 1856 par une « cage » composée de cerceaux d’acier (ou de baleines) disposés les uns  sous les autres de grosseurs progressives jusqu’en bas. Verticalement les cercles sont maintenus par des bandes verticales de bolduc et des rivets.  Il est indispensable de mettre  un jupon  par dessus afin de ne pas voir la trace des cerceaux sous le tissu de la jupe.

Conseil aux couturiers/ères

1 – Pour respecter une certaine esthétique de proportion, il est conseillé d’adapter la circonférence de a crinoline à la hauteur de la femme qui la porte, sous peine de « tasser » la silhouette d’une petite femme.

Ex. à partir d’un jupon plus moderne :


2- De même attention à la hauteur de la robe par rapport au parquet : pas plus de 5 cm au-dessus (on ne doit pas voir les pieds) donc à essayer avec les chaussures portées au bal s’il y a un talon.

La forme de la crinoline évolua  : ronde jusqu’en 1861 puis plus longue derrière


la crinoline évolue vers une forme projetée à l’arrière et plate devant.Une légère traîne caresse le parquet des salles de bal…

A partir de 1870 la mode évolue vers une  une demi-crinoline sur l’arrière seulement, qui prend le nom de « tournure« .

Haut de forme

Chapeau à l’origine porté par la « gentry » rurale anglaise pour aller à la chasse.

En 1810 les gentilshommes eurent l’idée de le porter en ville. Ce chapeau était initialement maintenu par un lacet passant sous le cou. Encore trapu jusqu’en 1825, il s’effile en une forme cylindrique qui allonge la silhouette.  Ayant perdu son lacet, il oblige les hommes à tenir leur tête droite, leur donnant une allure guindée. Ce chapeau est porté le jour comme le soir au spectacle.

Mais sa hauteur devient vite encombrante.  En 1823 le chapelier parisien Gibus invente « le chapeau mécanique » ou « chapeau claque » à ressorts qui peut se ranger dans la poche pour le spectacle.

Le haut de forme classique étant réservé pour le jour, il va devenir le symbole de la respectabilité bourgeoise au XIXe siècle.

Réticule

Petit sac à main à long cordon porté sous le Directoire et le Premier Empire car les robes à taille haute ne permettaient pas les poches (tissu très fin et transparent).

Fut aussi appelé « ballantine » parce que, tenu à la main, il se balançait lors de la marche.

Saute-ruisseau

pince saute-ruisseau3

Appelé aussi « relève-jupe« 

Cet accessoire apparaît vers 1870 lorsque les jupes sont très étroites. C’est une pince que les femmes de la Belle Epoque accrochaient à la ceinture de leur jupe (au moyen d’une cordelette en passementerie, d’un ruban ou d’une cordelette métallique) qui leur permettait de relever la jupe lors du franchissement d’un trottoir  ou d’enjamber un obstacle ou d’éviter que la jupe ne traîne dans la boue ou une flaque d’eau.

Cette pince est munie de deux pattes rondes dont l’intérieur est garni de patin de cuir ou de feutre qui permettait de maintenir le tissu sans l’abîmer. Les pattes s’écartent par pression manuelle (système de pince d’escargot) ou en coulissant l’une sur l’autre.

Le lien est généralement fixé à un petit crochet posé à cheval. On en trouve encore en brocante dont le prix varie selon le métal et la décoration.

De façon plus simple une broche ou une épingle à nourrice permettait de relever un côté de la jupe au niveau de la ceinture.

Usage du saute-ruisseau