LA MODE EMPIRE – Costume féminin

Une mode féminine fluide à taille haute

La silhouette longiligne ; à taille haute est très caractéristque d’une période de l’histoire correspondant au Directoire (1795-1799), au Consulat ( 1799-1804), au Premier empire (1804-1815) dont Joséphine de Beauharnais, devenue impératrice, fut une ambassadrice de cette mode copiée dans toute l’Europe.

Sous le Directoire  et le Consulat

  • La robe longue à taille haute, froncée sous la poitrine par une coulisse dont le lien était fermé derrière par un noeud ; les manches courtes, froncée, de « forme ballon »
  • La ligne fluide du corps de la robe était donnée par un tissu léger  : coton blanc ou soie claire
  •  Lê bas de la robe affleurait le sol ou était terminée par une traîne  souvent tenue à la main.
    On pouvait  aussi superposer une tunique de couleur
  • Les chaussures plates à bout légèrement arrondi, de couleur claire, étaient munies d’un laçage à mi-mollet
  • Les femmes  mettaient sur leur chevelure soit un turban en soie, moire, satin,gaze, velours, décoré de plumes ; soit une toque

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mme Récamier par Gérard

Chaussure de Juliette Récamier

 

Chaussures de Joséphine

 

 

 

Sous l’empire

  • La taille haute de la robe pouvait être soulignée d’un galon fin autour du décolleté carré ; celui-ci pouvait être souligné d’une « chéruste » en dentelle

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  • Le dos est très étroit et composé de 3 morceaux qui s’emboitent ; il est fermé par des brides ou des petits boutons en nacre ou recouverts de tissus. Les oeillets ne pouvaient être que brodés à la main (car ceux métalliques ne furent inventés qu’en 1828) (Joséphine faisait coudre son dos de robe par sa camériste puis on décousait et en général elle ne remettait plus la robe).

 

  • C’est la qualité des tissus qui donne l’élégance des tenues  : mousseline,  percale,  taffeta, mais surtout la  soie. D’ailleurs Napoléon 1er relance l’industrie de la soie à Lyon et demande à Joséphine de ne plus acheter de soie étrangère.

 

  • Les décorations sont essentiellement des broderies en bandes verticales ou en semis ; elle peuvent être placées dans le bas de la robe
  • Les manches sont soit très courtes et ballonnées, parfois décorées d’un galon
    – soit courtes, plates mais recouverte d’une autre drapée relevée par bouton ou un bijoux
    soit avec 2 manches superposées : une ballon l’autre longue et transparente
    – soit une manche ballon prolongée par une manche longue arrivant au-dessus de la main
    -manche « à la mameluk » serrées à intervalles réguliers 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  • Accessoire indispensable avec les manches courtes : les longs gants au dessus du coude
  • Les fines robes ne permettant plus les poches, un réticule de forme plate était tenu à la main en bandouillère.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Comme sous-vêtements les femmes portaient :

– une brassière ou « corps » de maintien en fine toile
– une sous robe ou jupon
– des bas blancs maintenues par des jarretières

 

 

 

 

Pour se protéger du froid les femmes peuvent porter :
– un long châle maintenu sur les avants bras
– un grand châle carré en cachemire plié en deux; Ce fut mis à la mode quand Napoléon revenant d’Egypte en offrit un à Joséphine
– un manteau long froncé dans le dos
– un spencer très court

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Coiffure

Les cheveux étaient relevés sur le haut de la tête en boucles encadrant le visage et ornés de rubans ou de fleurs. Parfois un diadème peigne placé sur le front avec perles et camés était mis pour une soirée.

A la cour le diadème est posé en bandeau sur le front.

L’art antique va influencer la coiffure :
– « à la Ninon » front découvert, cheveux plats sur le devae  côtént de la tête, mèche tire-bouchonnée de chaque côté et derrière  un chou
– « à la Titus »  cheveux courts et bouclés

Chapeau

Pour sortir en journée  les femmes portaient toujours un chapeau (seules les prostituées étaient tête nue)

  • Capote composée d’un tronc de cône et d’une large visière recouverte de tissu et décorée de fleurs, de plumes et maintenue sous le manton par un ruban
  • « à la Paméla »

 

En 1810 les robes évoluent un peu :

  • Les corsages sont plus variés : fronces verticales, décolleté en pointe ou en coeur, et les laçages au dos apparaissent mais les oeillets sont brodés.
  • Les tissus plus lourds comme les velours et les couleurs foncées sont plus utilisées.
  • Le bas des robes laissent voir les chevilles et se décore de plissés horizontaux, de bouillonnés, de dentelle, de boudin ouaté, de galons

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lors des soirées impériales et des bals de cour

  • Les robes sont faites de tissus précieux en soie ou en satin, brodés de fils de soie ou d’or, et ornées de pierreries et de perles.
  • Les femmes portent des bijoux de perles et de camés très à la mode ;  le soir un diadème est placé sur le front.
  • Les femmes de la cour impériale peuvent porter la longue traine brodée dans certaines circontances en présence de l’empereur. Elle est attachée dans le dos et soutenue par des bretelles  placées  sur les épaules.

Sources documentaires :

  1. La femme du Directoire au 1er Empire par N. Harran – Ed. Errance
  2. Grammaire des styles : Le costume Consulat-Empire – Flammarion
  3. Joséphine impératrice de la mode – rmn
  4. Napoléon et l’Empire de la mode 1795-1815 – Ed. Skira

On peut voir au château de la Malmaison à Rueil de belles tenues de Joséphine

traines de cour de Joséphine