BALLON Claude (1671-1744) Danseur français fin XVII

(nom écrit parfois Balon)
Danseur de fin XVIIe /début XVIIIe– chorégraphe des ballets de Louis XIV,
Maître de ballet à l’Académie royale de danse
Professeur de danse de Louis XV puis de sa famille

Né vers 1671 à Paris
Décédé le 6 mai 1744 à Versailles

Il appartient à une famille de danseurs qui étaient déjà maîtres de danse à la cour :

  • son père François Ballon (ou Balon)
  • son grand-père Antoine Balon

Son épouse est Marie DUFORT

Il fait toute sa carrière à l’Académie royale de musique

En 1686, Claude débute à Versailles dans le « Ballet de la jeunesse » chorégraphie de Pierre BEAUCHAMPS compositeur Michel-Richard DELALANDE.

Il poursuit sa formation de danseur à l’Académie royale de Musique sous la direction de Guillaume–Louis PÉCOUR.

 De 1691 à 1710 il prend part aux créations et aux reprises des principaux opéras et opéras-ballets de J-Baptiste LULLY, André CAMPA (compositeur), André-Cardinal DESTOUCHES (compositeur).
Il participe à de nombreux spectacles donnés à la cour de Louis XIV.

En 1699 il se produit à Londres devant le roi Guillaume II d’Angleterre où il fait triompher la belle danse française.
Le 3 août 1704 il participe à la 2e fête de Chastenay donnée par la duchesse du Maine dans la comédie-ballet « Le prince de Cathay » sur un texte de Nicolas MALÉZIEU et une chorégraphie de PÉCOUR, dansé avec Melle de SUBLIGNY. Il se produira d’ailleurs à Sceaux et chorégraphie « La Gavotte de Sceaux ou la Dombe » (nom du fils de la duchesse du Maine). Il enseigne la danse aux enfants de la duchesse.

Dans « Horace » livret de Thomas CORNEILLE et Houdar de la Motte, il participe à une danse mimée : « Le meurtre de Camille par Horace » qui préfigure le ballet d’action de NOVERRE ; ballet donné lors de la 14e Grande nuit de Sceaux, fête donnée par la duchesse du Maine.

En 1705, après la mort de Pierre BEAUCHAMPS il est nommé chorégraphe des ballets du roi et deux ans plus tard Directeur de l’Académie royale de danse. Il comptera Marie SALLÉ parmi ses élèves.

En 1715 Louis XIV le choisit comme maître à danser de son arrière petit-fils, le futur Louis XV ; puis il deviendra aussi maître à danser de Mme Leszczynska et des enfants du couple royal.

Il aura comme partenaire Mie-Thérèse de SUBLIGNY et Françoise PREVOST.

En 1721 il est nommé directeur de l’Académie royale de danse et règle aux Tuileries « Cardénis » et « les Eléments. »

Dans « Horace » livret de Thomas CORNEILLE et Houdar de la Motte, il participe à une danse mimée : « Le meurtre de Camille par Horace  » qui préfigure le ballet d’action de NOVERRE ; ballet donné lors de la 14e Grande nuit de Sceaux, fête donnée par la duchesse du Maine. (cf.  fiche de Jean MOURET).

Il a donné son nom à un capacité de saut prodigieuse

« avoir le ballon » pour un danseur, c’est être capable d’être particulièrement performant dans les sauts.
En effet, Claude pouvait faire des sauts puissants, d’une prodigieuse légèreté grâce à une conformation adaptée de ses mollets et orteils.

Il a acheté une maison à Chatillon sous Bagneux non loin de Sceaux.

NÉRICAULT DESTOUCHES Philippe (1680-1754) Auteur français XVII

Diplomate français, auteur de comédies, membre de l’Académie française

Né le 9 avril 1680 à Tours
Décédé le 4 juillet 1754 à Villiers-en-Bière (77)

Son père est écrivain et organiste et souhaite que son fils entre dans la magistrature.

Philippe fait ses études à Tour au Collège des Jésuites puis à Paris au Collège des Quatre-Nations.

Il adore le théâtre et sur un coup de tête rejoint une troupe de comédiens ambulants. Il met rapidement fin à cette incartade de jeunesse et s’engage dans l’armée.

En 1699 il se fait remarquer par Roger Brulart marquis de Sillery, vicomtede Puisieux, ambassadeur de France en Suisse, qui charmé par son esprit, le forme puis l’engage comme secrétaire d’ambassade.

Il commence à écrire des vers qu’il montre à Boileau qui l’encourage puis l’initie à l’art dramatique. Il écrit en Suisse sa première pièce « Le Curieux impertinent » comédie qui sera jouée par une troupe amateurs mais aussitôt reprise par la Comédie française en décembre 1710.

Un temps ambassadeur de France en Angleterre

En 1715 recommandé par Mr de Puysieux, Destouches accompagne le futur cardinal Dubois en Angleterre, le seconde avec habileté dans la négociation qui aboutira en 1717 à la Triple-Alliance entre la France, l’Angleterre et la Hollande contre l’Espagne.

De 1716 à 1722, après la retraite de Dubois, il exerce les fonctions de Ministre plénipotentiaire pendant 6 ans qui lui rapportèrent une gratification de 100 000£.

Membre de l’Académie française
Ses succès littéraires et l’appui de Dubois lui ouvrent les portes de l’Académie française où il est élu le 25 août 1723

Dans sa comédie « Le philisophe marié ou le mari honteux de l’être » joué par les comédiens français du roi le 15 février 1727,  il décrit son couple. Il obtient un succès plus grand encore avec « Le glorieux » comédie jouée à la Comédie française le 18 janvier 1732 et qui montre le conflit entre l’ancienne noblesse et la bourgeoisie montante.

Il fut aussi un familier de la cour de Sceaux où la duchesse du Maine le recevra dans les « Grandes nuits de Sceaux » qu’elle organisait dans son domaine. Il fut un des chevaliers de l’ordre des « Chevaliers de la mouche à miel » créé par la duchesse. Il écrira le livret de la comédie« Les amours de Ragonde » dont Jean MOURET écrira la musique. Cette œuvre fut aussi présentée par l’Académie royale de musique en 1742

A 45 ans il aspire à une vie calme de gentilhomme et cherche à avoir des revenus réguliers.
En 1727 il se fait pourvoir d’une charge de Garde de la porte du roi au château de Fontainebleau et achète le 1 décembre 1727, au sud de Melun une terre avec une seigneurerie de Fontdisieu et des revenus des terres à Villiers, Vosves et Farcy.

En 1732 âgé de 52 ans il se retire dans sa propriété à Villiers en Brière et devient Gouverneur de Melun.
Il écrit des essais théologiques publiés dans le « Mercure de France ».

Malade, il décède le 4 juillet 1754 à 74 ans dans son château de Fortoiseaux et est inhumé à Villiers en Brière sa paroisse.

Une rue de Tours porte son nom rappelant sa naissance.

Vie privée  

Pendant son séjour à Londres il tombe amoureux d’une anglaise catholique Dorothée Johnstar de Blackborn qu’il épouse secrètement le 21 septembre 1721 mais qui sera naturalisée à son retour en France le 8 février 1725.

Ils auront deux enfants, qu’il souhaite établir :
– son fils est officier chez les mousquetaires
– sa fille Marie-Thérèse-Gabrielle âgée de 18 ans sera mariée le 5 février 1754 à Villiers avec un brigadier d’infanterie ; il lui octroie en dot une rente de 2000 £. La cérémonie nuptiale dut avoir lieu au château car Néricault est très malade et ne peut se déplacer.

Le 5 mars 1755 sa fille accouche d’une fille nommée Marie-Dorothée mais la jeune mère décède un mois plus tard. Elle est inhumée à côté de son père décédé quelques mois plus tôt.

Trois ans plus tard le 29 mai 1758, Mme veuve Néricault meurt à 58 ans. Elle aussi inhumé à Villiers.

A la demande du fils et du gendre, un inventaire est dressé puis le domaine est vendu aux enchères le
12 janvier 1767, acheté par Claude-Pierre Lelong de Ligny.

Ses œuvres

Il a écrit 27 œuvres de théâtre dont 19 furent jouées à la Comédie Française entre 1710 et 1764  ainsi que par les comédiens ordinaires du roi sous Louis XIV et Louis XV dont :

– « L’irrésolu » comédie donnée en 1713
– « La fausse veuve ou le jaloux sans jalousie » comédie en prose donnée en 1715
– « Le jeune homme à l’épreuve » comédie en prose donnée en 1751
-«  le Dissipateur ou l’honnête friponne » comédie donnée en 1753»

Quelques proverbes issus de ses pièces sont restés dans la langue courante :

« Les absents ont toujours tort »  dans « l’Obstacle imprévu »
« La critique est aisée et l’art est difficile » et
« Chassez le naturel, il revient au galop »  dans « les Glorieux »

Sources :
Wikipedia
Site de la Mairie de Villiers-en-BièreL

André Cardinal dit DESTOUCHES (1672-1749) Compositeur français fin XVII/XVIII

Compositeur de tragédies lyriques, d’opéras-ballet de la période baroque.
Il fut inspecteur puis directeur de l’Académie royale de musique pendant 2 ans

Baptisé le 6 avril 1612 à Paris
Décédé le 7 octobre 1749 à Paris à 76 ans

Fils d’un riche négociant : Etienne Cardinal, seigneur des Touches

Lorsqu’il à 13 ans sa mère décède et son père se remarie deux ans plus tard et il aura un autre fils. Il avait une sœur qui est entrée au couvent.

Destouches s’est marié et a eu une fille

Il a été instruit par des Jésuites au collège Louis-le-grand et termine sa classe de rhétorique à 14 ans..

En 1687 son professeur de géographe et mathématicien  le Père Tachard l’invite à l’accompagner en mission diplomatique au Siam pour y reconduire les 3 ambassadeurs que leur roi avait envoyés à Louis XIV.

En 1692 Destouches est rentré à l’armée chez les mousquetaires du roi et il compose des airs que l’un de ses amis chante sur le terrain des combats et qui rencontre un certain succès.

Une formation musicale tardive

En 1694 il quitte l’armée pour suivre ne formation musicale avec André CAMPRA comme professeur auprès duquel il rencontre son cousin Antoine Houchard de La Motte, l’un des principaux librettistes de ce temps ; ils travaillent sur « L’Europe galante »  premier opéra-ballet (1697). Destouches compose quelques airs pour cette création et gardera Houdard de la Motte comme librettiste.

Le 7 octobre 1697, ils produisent ensemble  une pastorale héroïque « Issé » à la cour de Fontainebleau à l’occasion du mariage du dauphin. Le roi Louis XIV a été impressionné et a apprécié sa musique autant que celle de LULLY 

En 1694 son père meurt, il hérite le titre de sieur DESTOUCHES et son demi-frère de sieur de Guilleville.
En 1718 il achète la charge de surintendant de la musique du roi qu’il conserve pendant 20 ans.

En 1713 le roi le nomme Inspecteur général de l’Académie royale de Musique. Il en devient le Directeur en 1728 jusqu’en 1730.

Après la mort de Louis XIV en 1715, il a l’appui du Régent qu’il a connu à l’armée et compose pour lui de la musique religieuse. L’appui royal continuera avec Louis XV.

En 1726 il compose sa dernière œuvre théâtrale, une comédie lyrique « Les stratagèmes de l’amour ».
En 1727 il est maître de musique de la chambre du roi.
En 1728 il est nommé directeur de l’Opéra de Paris.

Le 14 juin 1744, à la mort de CAMPRA, il devient surintendant de la musique en titre avec Colin de Blamont.
Il crée au palais  un « concert spirituel » sur le modèle de celui de la ville de Marie Leczinska.

Quelques unes de ses œuvres

1699 « Marthésie, reine des amazones » tragédie lyrique, ballet du roi à 4 entrées  – Livret de La Motte.
1699 « Amadis de Grèce » tragédie lyrique – Livret de La Motte
1704 « Le carnaval et la folie » comédie-ballet – Livret de La Motte
1722 « Callirboé » tragédie lyrique en 5 actes, livret de Pierre-Charles ROY
1721 « Les Elémens » opéra-ballet en collaboration avec Michel-Richard DELALANDE – Livret de Pierre-Charles Roy.
1729 « Les stratagèmes de l’amour », ballet  héroïque en 3 entrées.

Il mourut le 3 février 1749 à Paris et fut inhumé à St Roch.

CAMPRA André (1660-1744) Musicien français fin XVII/XVIII

Violoniste, maître de musique, compositeur d’un nouveau genre : les opéras-ballet

Baptisé le 4 décembre 1660 à Aix-en-Provence
Décédé le 29 juin 1744 à Versailles à 83 ans.

Fils de Jean-François Campra, chirurgien et violoniste originaire du Piémont puis installé à Aix.

C’est son père qui lui apprend la musique puis il continue son apprentissage auprès de Guillaume Poitevin maître de musique à la Cathédrale Saint-Sauveur d’Aix-en-Provence.

En 1672 il reçoit la tonsure et devient prêtre en 1678.
A 18 ans il termine ses études et composa un motet qui lui donnera une certaine renommée.

En 1681 le jeune André enfreint une interdiction de sortir pour aller au théâtre à Aix.

Maître de musique à Toulon, à Arles à la cathédrale Sainte-Trophine et à Toulouse à la cathédrale Saint-Etienne (1683) puis à Notre-Dame de Paris de 1694 à 1700.. Il compose de la musique sacrée.

En 1690 Campra est réquisitionné pour s’engager à Toulon  à bord d’un vaisseau du roi comme mousquetaire mais Campra refuse par deux fois ; il fut arrêté puis écroué et c’est l’archevêque de Toulouse qui le fera libérer.

En collaboration avec Destouches ils créèrent les opéras-ballet

Il fera travailler André Cardinal dit Destouches en 1694 avec qui il composera plus tard des opéras-ballets en collaboration avec Antoine Houchar de La Motte comme librettiste. Ils créèrent ce nouveau genre qui va intégrer de nombreuses parties dansées selon les goût de Louis XIV.

Il devient ensuite « batteur de musique » à l’Académie royale de musique dont il deviendra l’Inspecteur général.

Il dirigera aussi les musiciens et les chantres de la Chapelle royale dont il deviendra compositeur « ordinaire »  jusqu’en 1735.

Le 29 juin 1744 il meurt dans son appartement versaillais entouré de ses deux domestiques auxquels il lègue la plupart de ses biens.

Un collège et une rue d’Aix en Provence porte son nom et une plaque posée dans la cathédrale St Sauveur d’Aix rappelle qu’il y a été baptisé.

MOURET Jean Joseph (1682-1738) Compositeur français fin XVII/XVIII

Musicien, compositeur, directeur de théâtre, maître de musique des enfants du duc du Maine,
surintendant de la musique lors des Grandes nuits de Sceaux organisées par la duchesse du Maine

Né le 11 avril 1682 à Avignon
Décédé le 20 décembre 1738 à Charenton, à 56 ans.

Son père Jean-Bertrand Mouret, était marchand de soie à Avignon.

Il fit donner à son fils une bonne éducation mais favorisa son goût précoce
pour la musique.

Jean se montra très doué et dès 10 ans il composa différents morceaux. Il avait aussi une belle voix, des talents pour la poèsie.

Vers l’âge de 25 ans en 1707 il vint à Paris et est engagé comme maître de musique chez le duc de Noailles.
Son talent est reconnu à la cour du duc du Maine
En 1708 il est présenté à Louis-Auguste de Bourbon, duc du Maine (fils légitimé de Louis XIV et de Mme de Montespan) et à son épouse Louise Bénédicte de Bourbon-Condé, duchesse du Maine.

Il est engagé comme maître de musique auprès des enfants du couple.

En 1709 il est nommé ordinaire puis surintendant de la musique du duc du Maine et perd sa charge en 1736 à la mort du duc.

Mouret sera chargé, par la duchesse du Maine, d’organiser les spectacles et divertissements qu’elle donne dans son château lors des « Grandes nuits de Sceaux » entre le 31 juillet 1714 et l’été 1715. Chaque nuit aura son  roi, sa reine, d’un ou deux auteurs de vers ou de théâtre et de deux compositeurs de musique qui furent souvent : Pierre-Nicolas Marchand et  Mouret (il composa personnellement les spectacles de 11 nuits sur les 16 données).

Mouret faisait également partie de la parodie de chevalerie créée par la duchesse le 11 juin 1703 : baptisé « l’ordre des chevaliers de la mouche à miel » [1] constitué d’hommes et femmes de talent divers qui constituaient une petite cour chargée de distraire la duchesse à Sceaux

Mouret cumule de nombreuses fonctions

Il demeure à Paris car il est chef d’orchestre à l’Académie royale de musique où il fait représenter ses ouvrages lyriques. La gaité de sa musique vocale et instrumentale plaisait beaucoup (d’août 1714 à 1718).

En 1718 il obtient le privilège royale d’imprimer sa propre musique.

De 1716 à 1737 Mouret est aussi compositeur attitré au Nouveau Théâtre des Italiens du Palais royal. (il composera 120 divertissement en 20 ans.qui sont publiés en 6 volumes)

En 1716 il compose aussi pour les comédies de Dancourt à la Comédie française.

En 1720 Mouret s’assura une place à la cour grâce à une charge de chantre de la Musique de la Chambre du roi ;

En 1722 à l’avènement officiel de Louis XV, il fournit la musique  des divertissements raffinés offert par le Régent en son château de Villers-Cotterêts.

En 1728 à 1733 Mouret fut nommé Directeur artistique du Concert spirituel ce qui lui procura un lieu d’exécution pour ses motets, cantates, cantatilles et suite de symphonies

Quelques unes de ses œuvres dédicacées aux membres de la cour du Maine :

Ses librettistes sont : Philippe NÉRICAULT DESTOUCHES et Pierre-Charles ROY.

Comédie lyrique : « Les amours de Ragonde et Colin »  (1714) où Mouret y montra un style novateur

Tragédie lyrique : « Ariane » (1717), « Pirithoüs » (1723)

Des ballets héroïque : « Les festes de Thalie » (1714),   Les amours des dieux »  (1727) où la CAMARGO dansa un solo très acclamé ; « Le triomphe des sens ».(1732), « Les grâces » (1735)

Musique religieuse : « Dix motets à une ou deux voix avec symphonie au Concert spirituel des Tuileries (1742)

En 1729 il dédie au fils de la duchesse du Maine, le prince de Dombe deux divertissements de musique instrumentale :

–  « Fanfares pour des trompettes, timbales, violons et haubois »

– « Fanfare pour violons, hautbois et corps de chasse » exécutée à l’Hôtel de ville de Paris en présence de Louis XV .

Vie privée.

Peu après son arrivée à Paris, le 20 octobre 1711 il épousa  au château de Sceaux : Madeleine Prompt de St Mars fille de l’intendant des finances du duc du Maine ; les témoins étant les membres de la famille du Maine. Le couple aura une fille nommée Françoise Louis née le 21 octobre 1722 à Paris après avoir perdu un premier fils.

Une triste fin de vie

Le cumul de ses différentes activités lui procura pendant un certain temps une large aisance financière.

Mais à partir de 1734, en moins d’un an,  il perd successivement plusieurs  fonctions qu’il occupait.
Les 4000£ de revenus, que lui rapportait la direction du Concert spirituel, puis la place de compositeur de la Comédie italienne ; et en 1736 sa charge auprès du duc du Maine lors de son décès.
Il réagit très mal à cette situation qu’il vécu comme une déchéance car cette baisse de revenu ne lui permit pas d’établir sa fille comme il le projetait.

Des mécènes, comme le prince de Carignan eut la générosité de lui accorder une pension de 1000£, lui apportèrent quelques revenus.Mais ses diverses infortunes, altérèrent son équilibre mental et sa santé physique

Atteint de déchéance et de folie, il dû aller chez les Pères de la charité à Charenton où les remèdes n’ayant aucun effet il mourut à 56 ans le 20 décembre 1738

Sa veuve continua à faire éditer sa musique après sa mort.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans le parc de Sceaux, près du pavillon de l’Aurore, (bâtiment de style classique de 1671 construit par Claude Perrault pour Colbert). sur une colonne de pierre est posée une plaque de marbre sur laquelle est inscrit

«A Jean-Joseph Mouret 1683-1738
musicien provençal
Surintendant des fêtes de la Cour de Sceaux »

 Sources :

Wikipédia et « La duchesse du Maine » par Catherine Cessa  – Edition Classique Garnier

[1] L’ordre de la Mouche à miel initié par la duchesse du Maine ne lui survivra pas. Personne fantasque, de petite taille, aimant la poèsie, l’art de la conversation, les fêtes,  elle sut s’attacher 39 membres élus dont chacun était  intronisé au cours d’une cérémonie où il prêtait serment et recevait une médaille en or suspendue à un ruban jaune, cérémonie présidée par la « dictatrice perpétuelle » de l’ordre. L’abeille était son symbole, accompagnée de la devise « Elle est petite mais fait de graves blessures ». Elle trouve sa source dans l’Aminte de Torquato Tasso. La petite taille de la duchesse la faisait comparer à une mouche à miel (abeille) ainsi que son caractère emporté.

Aucune liste ne fut retrouvée, mais ont dû en faire partie :

Jean d’Alembert encyclopédiste/Claude BALLON danseur/Pierre-François Godard Beauchamp auteur/François de Bernis cardinal ministre d’Etat/ Françoise PRÉVOST danseuse/ Philippe NÉRICAULT DESTOUCHES auteur/ Montesquieu écrivain /l’abbé Genest poète et académicien/Adélaïde de Pisieux duchesse d’Estrées/Nicolas de MALÉZIEU, homme de lettre ordonnateur des fêtes de la duchesse habitant Chastenay/

BLONDY Michel (1675-1739) Danseur français fin XVII

Danseur, maître à danser, chorégraphe

Né en 1875
Décédé le 6 août 1739 à Paris

Issu d’une famille de maîtres à danser parisiens et neveu de Pierre BEAUCHAMPS.

En 1680 il est membre de l’Académie royale de danse.

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QUINAULT Philippe (1635-1688) Librettiste français XVII

Librettiste des ballets de Lully, auteur dramatique, poète

Né rue de Grenelle et baptisé le 3 juin 1635 à Paris  – Décédé le 26 vovembre 1688 à Paris à 53 ans

Sa famille

Son grand-père  :Pierre Quinault est sergent royal en la châtellerie de Corbeil.
Ses parents : Thomas Quinault boulanger à Paris et Prime Riquier. Ils ont 3 enfants : Philippe, Martin né en 1637 et Barbe née en 1642.

En 1643 ses parents travaillent pour le duc de Retz en Bretagne
et le jeune Philippe fut logé à Paris chez François l’Hermite du Sollier dit Tristan L’Hermite gentilhomme de Gaston d’Orléans frère de Louis XVIII, épistolier, dramaturge, qui lui prodigua une éducation cultivée.

De 1646 à 1652. Philippe fut mis en pension chez Philippe Mareschal maître écrivain à Paris qui s’occupait de l’instruction de quelques jeunes gens, ce qui lui permis d’entrer au Collège Cardinal Lemoine.

Puis Philippe entra chez un avocat du Conseil pour apprendre les affaires juridiques puis devint avocat au Parlement.

Ses débuts d’auteur très jeune

En 1653 il n’a que 18 ans et écrit sa première comédie « Les rivales » en 5 actes qui fut jouée à l’hôtel de Bourgogne.

Son bienfaiteur Tristan usa d’un superfuge pour faire accepter la pièce par les acteurs : il la lut en se disant l’auteur. On lui en offrit 100 écus ; mais quand il révéla le véritable auteur, ils retirèrent le prix et il fut convenu de reverser 1/9 de la recette tous frais pays. Ce fut l’origine de la « part d’auteur ». La pièce fut un succès. L’année suivante Quinault écrivit deux comédies et une tragi-comédie.

Son ascension sociale grâce à un riche mariage

Le 29/4/1660 il se maria avec une jeune veuve riche Louise Goujon  et la dot de sa femme lui permis d’acheter la charge d’auditeur à la Cour des Comptes.

En 1661, à 26 ans il acheta la charge d’un quartier (un trimestre) de « valet de chambre ordinaire du roi » avec un gage de 660£ annuel mais il démissionna en 1684.

En 1670 il entre à l’Académie française a 35 ans.

Il eut 5 enfants mais seules 2 filles parvinrent à l’âge adulte qu’il put doter confortablement : Marie-Louise (1661-1727) se maria avec Charles Lebrun (le neveux du peintre) en 1688 et Marie née en 1668 qui épousa un avocat Pierre Gaillard en 1688.

Il produit : 30 pièces de théâtre , comédies, tragédies lyriques dont 11 avec Lully.

Deux oeuvres le firent connaître :  en 1663 la tragédie « Astrale »et  en 1665 la comédie « La mère coquette » et le roi lui attribua une pension de 2000£.

En 1671 Quinault s’illustre dans l’écriture des intermèdes de la tragédie-lyrique genre typiquement français « Psyché« . Il collabora avec LULLY jusqu’en 1686 sauf pendant 2 ans en 1677 et 1678 car dans l’opéra « Isis » la jalouse Junon fut comparée à Mme de Montespan qui  montrait une grande jalousie vis-à-vis des autres maîtresses du roi. Elle obtient du monarque que le librettiste fut mis à l’écart temporairement.

Pendant cette période Lully fit appel à Thomas CORNEILLE, autre  écrivain mais plutôt dans d’autres genres. Leur collaboration fut tendue vu l’attitude tyrannique de Lully vis-à-vis de lui et  Quinault fut rétabli dans ses fonctions à la demande de Lully (qui payait 4000£ pour chaque pièce), qui vantait ses qualités de « si bien s’accommoder à la cadence de sa musique ». Effectivement Quinault  accommodait ses vers aux caprices du musiciens et selon les besoins de sa mélodie, adaptait son texte.

En 1687 après le décès de Lully, Quinault fut plein de scrupules religieux et renonça au théâtre pour se consacrer à la poèsie.

Il décède le 26 novembre 1688 à 53 ans seulement un an après Lully.

Parmi ses oeuvres on peut citer :

des comédies :
1654     « La comédie sans comédie »
1659     « Le fantôme amoureux »
1665     « La mère coquette ou les amants brouillés »
1672      « Les fêtes de l’amour et de Bacchus » – opéra

Livrets pour les spectacles de Lully :

1668     « La grotte de Versailles »
1671     « Psyché » texte de Molière, Pierre Corneille, QUINAULT – ballet de BEAUCHAMPS
              Il fut transformé en opéra en 1678 avec un texte en prose de Thomas Corneille et de Bernard de Fontenelle
1674      » Alceste ou le triomphe d’Alcide »
1675     « Thésée »
1676      « Atys »
1677      « Isis » (opéra dont le rôle de Junon fut l’objet de sa mise à l’écart par le roi))
1681     « Le triomphe de l’amour »  avec Isaac de BENSÉRADE (les vers adressent des compliments aux princes et dames de la cour qui le dansèrent)
1682     « Persée »
1683      « Phaëton »
1684     « Amadis »
1686      « Armide » dernière tragédie de Lully et Quinault, considérée comme leur chef-d’œuvre

Sources :

Livres      « Les valets de chambre de Louis XIV de Mathieu Da Vinha – Edition Perrin
 » La duchesse du Maine » de Catherine Cessa – Edition Classique GarnierLivrel

site   lully.free.fr/quinault.html et wikipedia