Danses

Les danses à la Renaissance

Basse danse, haute danse, danses collectives ou de couples, blanles, pavanes et gaillardes : venez découvrir les danses de la Renaissance !

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Pratique de la danse du Moyen Age à la Renaissance

La danse est un divertissement populaire et collectif qui permet aux gens de se rassembler lors des fêtes de village ou de famille. Le rythme est donné par le chant des danseurs, les battements de mains des spectateurs et éventuellement quelques musiciens.

Dans les villages, la fête de mai, fête du renouveau, commençait par la plantation d’un arbre décoré de rubans sur la place du village puis on exécutait des danses  qui rappelaient les métiers des corporations : branle des forgerons, des lavandières, des pêcheurs, des chevaux, des épées. Ces danses simples, répétitives, s’apprenaient par imitation.

A la cour du seigneur on danse aussi et les troubadours, allant de château en château vont propager les danses pratiquées. Ils s’accompagnent d’instruments comme la flûte, la harpe, le tambourin, le galoubet. Les danses paysannes, copiées par la noblesse, sont exécutées de façon plus raffinée avec la recherche de la beauté du geste et des déplacements.

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Divers quadrilles

Le XIXe siècle vit apparaître différents quadrilles que l’on retrouve décrits dans les traités de danses de Cellarius, de Lussan-Borel, d’Eugène Giraudet, de Gustave Desrat, de François PAUL qui représentent des sources précieuses pour la pratique des quadrilles de la seconde moitié du XIXe siècle.

– le Quadrille Le Polo (1865 – traité Lussan-Borel) composé des 5 fig. :

  • La promenade
  • La corbeille
  • La traversée
  • La nouvelle pastourelle
  • Le polo

– le Quadrille américain (1879 – traité Lussan-Borel) et remanié en 1888 par François Paul,  composé de 5 fig. :

  • La promenade
  • La corbeille
  • Les chevaux de bois
  • Les visites
  • L’américain

– le Quadrille des variétés parisiennes (1899 – traité de Lussan-Borel) composé  des 5 fig. :

  • L’invitation (valse)
  • L étoile (polka)
  • Le prisonnier (valse)
  • L’alternante (polka-mazurka)
  • La rosace (valse)

– le Passe-passe quadrille (1883 – traité de G. Desrat) composé des 5 fig.

  • Passe-passe
  • Passera
  • Petite menuet
  • Chaîne des fleurs
  • Le tour du monde en 16 heures

– Le Triangle nouveau quadrille (1877) comporte 5 fig.
Source : Traité et cotillon  de François PAUL 1834/1894 ;

  • Les tours de mains
  • Les promenades
  • Le triangle
  • Les dos à dos
  • La chaîne

Quadrille des lanciers valsé (traité Lussan-Borel) composé de 5 fig.

  • Les tiroirs
  • les lignes
  • les moulinets
  • les visites
  • la couronne

 

L’allemande

Le terme d’allemande appliqué à des danses françaises  a des antécédents divers.

L’allemande est citée par THOINOT-ARBEAU dans son Orchésographie (Traité de danse 1588) comme  une danse en cortège  mais qui n’a plus cours à la fin du XVIIe s.

Au début du XVIIIe,Louis PéCOUR écrit une Allemande qui devait avoir un succès durable. C’est une danse pour couple seul, qui ne justifie son nom qu’en empruntant à des danses d’outre-Rhin l’une de leurs dispositions habituelles : partenaires côte à côte mais orientés en sens inverse l’un de l’autre, épaules droites en regard, mains unies croisées derrière le dos. Pas et figures sont tirés du fonds de la danse française de cour.

Cette figure fut reprise dans la contredanse française sous le nom « d’allemande » ou « bras d’allemande » un tour par couples effectué sur place dans cette même disposition.  C’est  le seul trait commun entre l’allemande, figure élémentaire des contredanses françaises et l’allemande danse de Pécour.

Dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, on danse à Paris sous le nom d’allemande une danse effectivement importée d’Allemagne, mais fort éloignée, de ce qu’elle est dans son pays d’origine.

Deux maîtres à danser parisiens : DUBOIS et GUILLAUME fournissent à son sujet des indications assez précises. Le plus souvent dansée par un seul couple, l’allemande se caractérise principalement par les « passes » qu’exécutent les deux danseurs. Guillaume en 1770, distingue 3 tenues fondamentales :

  1.  main G de la dame dans la main D du cavalier
  2.  main G de chacun des partenaires dans la main D de l’autre
  3.  mains G unies entre elles, mains D entre elles, bras G croisés sur les bras D

Figure allemande

Au cours de la danse, les exécutants passent sans cesse d’une tenue à une autre, tournant sur eux-mêmes ou l’un autour de l’autre, passant sous les bras, qu’ils croisent, élèvent, abaissent, décroisent de cent façons diverses.

Les pas sont de 2 sortes : quand l’air est 2/4 on adopte une espèce de pas de bourrée jetté qui marque 3 temps du mouvement. Quand l’air est en 3/8 on fait un autre pas : « en posant la pointe du pied D et sautant dessus (2 temps), la même chose du pied G.

Cette allemande étant en vogue à Paris, les compositeurs l’adaptent à la contredanse française pour 4 et pour 8.  Dans un 3e volume paru en 1765, de LA CUISSE écrit « nous donnerons quelques airs allemands avec des figures pour être dansées à huit comme nos contredanses ».

Source : La contredanse un tournant dans l’histoire française de la danse de
J Michel Guilcher

Du pas chassé au galop

On retouve des pas simples mais avec des combinaisons qui portent chacune un nom différent :

  • pas chassé : on peut le faire vers la droite mais aussi vers la gauche
    départ en 2e position, (pieds joints mais pointes ouvertes)
    un pas latéral pied D/rapprocher le pied G/et chasser le pied D et se repositionner sur le pied G (sur lequel on met le poids)
  • coquette : composée de 4 pas chassés de suite
  • galop : composé de 8 pas chassés de suite (pratiqué sous le Second Empire)
  • gracieuse : combinaison soit de 2 pas de polka + 1 coquette
    soit d’1 coquette + 2 pas de polka

Position des danseurs en valse XIXe siècle

Elle est différente de la position adoptée actuellement en valse du XXe siècle. Mais elle est toujours importante pour la fluidité de la danse et pour permettre au cavalier de guider sa cavalière lors des bals.

Les partenaires sont placés en vis-à-vis mais ne sont pas face à face. Le cavalier se place légèrement décalé à gauche (pour la valse à droite).
Le cavalier enlace la taille de sa cavalière avec son bras droit mais sans la serrer contre lui. (au Second Empire, avec la crinoline, la robe tient de la place)
Le cavalier allonge son bras Gauche à hauteur de son épaule et met sa main en « pince à sucre » pouce en bas, afin d’y recevoir la main de sa cavalière.  C’est avec ce bras qu’il pourra la guider lors des changements de direction.

La cavalière allonge son bras Droit et pose ses doigts allongés dans la main de son cavalier (sans appuyer).  Sa main G est placée au-dessus de l’épaule D de son cavalier, son coude est plié  et  elle tient son bras sans l’appuyer sur le bras du cavalier.

Le cadre formé par les épaules et les bras des deux partenaires doit être rigide de façon à ce que le guidage soit aisé.
Pour avoir belle allure ils doivent se tenir droit en dégageant la tête des épaules. Lors d’un bal, pour signaler un arrêt dans un déplacement (pour éviter un autre couple par ex) le cavalier baisse les bras tendus (c’est une convention puisque la cavalière progresse souvent en reculant).
(Si la dame a un éventail dans  sa main Gauche, elle le tient du bout des doigts et le met à l’abri derrière le bras de son partenaire).

Source : Traité de danse de Desrat (fin XIXe)
et Guide de danse de salon Ed. Sola

 

VALSE

Origine :

Le mot « valse » viendrait de l’allemand « walzen » tourner. En Allemagne était dansé le « landler » dont le premier pas est sauté car dansé en plein air sur la terre battue dans les fêtes de villages. A l’époque du Moyen-Age on dansait aussi « la volte » danse de couple où la femme s’appuie sur son cavalier pour tourner et sauter. C’est au milieu du 18e siècle que les règles furent fixées dans sa forme moderne et commença à avoir du succès. Mais elle ne resta pas figée et pris plusieurs variantes : valse française, valse viennoise, valse anglaise.

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POLKA

Origine :

La polka est originaire de la Bohème orientale située aujourd’hui en République tchèque. En effet c’est en voyant une danse lors d’une fête de village en Bohème que le maître de musique local Jesep Neruda se serait inspiré pour créer un pas dynamique qu’il aurait baptisé « polka » . Son nom viendrait de « pulka » qui signifie « moitié » en tchèque, dérivé du demi-pas en avant si typique (semblable à un sautillement) qui lui confère une gaîté de mouvement si caractéristique.

Diffusion :

Cette nouvelle danse gagne la capitale Prague puis se répandit en Europe : à Vienne en 1839 et à Paris où le danseur bohème Raab la dansa au théâtre de l’Odéon en 1840, à la Scala de Milan en 1841, à Londres en 1844.
La polka eut un franc succès à Paris et concurrença la valse par son caractère joyeux et spontané accompagné par une musique très gaie.

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MAZURKA

Origine :

Du nord de la Pologne où elle fut dansée dès le 16e siècle. Selon les versions, le nom viendrait soit du village de « Mazurck » près de Varsovie, soit de la région polonaise « la Mezovia » où elle est née, soit encore du terme « mazur » qui désignait les paysans des campagnes polonaises.

Diffusion :

Cette danse a conquis toute l’Europe à partir du 18e siècle. Partie de Pologne, elle passa en Russie, en Hongrie puis arriva en Allemagne.

Au 19e siècle elle se répandit en France et en Angleterre et fut très populaire dans les bals avec la valse et la polka.

Caractéristique :

Outre son pas de base, la mazurka laisse une capacité d’interprétation aux danseurs. Au 19e siècle les amateurs connaissaient une soixantaine de figures plus ou moins complexes.

La mazurka a en commun avec la valse le rythme à 3 temps (temps 3/4) et l’accent porté sur le premier temps.

Compositeurs :

La mazurka inspira de nombreux compositeurs de l’époque :

  • Frédéric Chopin, musicien polonais qui composa 59 mazurkas
  • Johann Strauss père et fils, composèrent plus de 70 mazurkas

On retrouve une mazurka de Chopin dans la suite du ballet « les Sylphides » du danseur russe Michel Fokine, le compositeur français Léo Delibes mis une mazurka dans son ballet Copélia (1870).

Au début du 20e siècle la mazurka tomba en désuétude dans les bals mais subsista dans les danses populaires.
Source : Guide des danses de salon – Ed. Solar

Le quadrille francais

Ce quadrille à 4 couples est un assemblage de plusieurs figures de contredanses, en vogue à la fin du XVIIIe siècle. On le dansa longtemps puis il fut supplanté par le « quadrille des lanciers« .

Le quadrille français est composé des 5 figures suivantes :

  1. le Pantalon,
  2. l’Eté,
  3. la Poule,
  4. la Pastourelle,
  5. le Galop.

Les figures du quadrille francais en vidéo

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Le quadrille des Lanciers

Le quadrille des Lanciers est composé de :

  1. les Tiroirs,
  2. les Lignes,
  3. les Moulinets,
  4. les Visites,
  5. les Lanciers.

Figures du quadrille des lanciers en vidéo

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Danses du Premier Empire

Nous étudions différentes danses du Premier Empire chorégraphiées et qui contiennent des pas spécifiques : pas de bourrée, pas de rigaudon, contre temps de Gavotte par exemple.

Voici certaines danses que nous avons déjà étudiées :

  • la Galopade,
  • la Boulangère,
  • le Carillon de Dunkerque,
  • la Turck,
  • la Monaco,
  • la valse du duc de Kent,
  • la Psyché,
  • la gigue anglaise,
  • la Belle Eurydice
  • le quadrille français avec les pas spécifiques premier empire.
  • Fête à Châteauvieux
  • la Fraternité

Quelques vidéos

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