Costumes

Premier Empire Costume masculin

Costume civil en journée

Les hommes portent « l’habit dégagé » composé de 3 éléments : l’habit, le gilet, la culotte.

  • Issu du Directoire  l’habit est dégagé  devant et croisé sur la poitrine avec deux pans assez long derrière. Le col est haut.
  • Après 1804 l’habit est ceintré à la taille.
  • Le gilet court (dépasse légèrement de l’habit sur le devant) et carré, à col droit et blanc.
  • La culotte « à pont » fermée devant par 2 boutons s’arrête sous le genou.

Cette tenue est complétée par des accessoires :

  • La chemise blanche en coton à col haut derrière avec des pointes remontant vers les joues, dépassant de la cravate
  • La cravate est une longue écharpe blanche enroulée par dessus le col de la chemise, nouée devant en laissant dépasser les 2 pointes du col.
  • Les bas blancs partent du genou au bas de la culotte.
  • Les chaussures fines et plates, noires avec boucle pour les salons. Pour dehors bottes à revers ou guêtres.
  • On peut porter enroulée à la taille une ceinture dont la couleur différencie la fonction.
  • Selon le cas le chapeau peut être un haut de forme à large bord en feutre noir ou le bicorne porté  pointes au-dessus des oreilles.

Tenue de bal « petit costume » inspiré de celui de l’Empereur

La tenue civile est l’habit « à la française » c’est à dire à bords fuyants (comme celui de Louis XVI) boutonné jusqu’à la taille puis s’élargissant vers l’arrière jusqu’au pli du genou. Le tissu est riche : en soie brodée ou brocard.

La cravate est en dentelle ou un petit jabot en mousseline plissée cousu devant sur la chemise.

Premier empire (1795-1815) Costume féminin*

Généralités

Durant ces vingt années,  la mode féminine était caractérisée par une taille haute sous la poitrine soulignée d’un galon,  avec un décolleté carré devant, éventuellement orné d’une chéruse en dentelle blanche. La ligne fluide du corps de la robe était donné par un tissu léger (coton blanc ou soie claire brodée) plissé derrière et fermée par un lien coulissant ou des boutons brodés.

Les manches étaient soient courtes (souvent manche ballon) mais les bras recouverts de longs gants, soient longues se terminant en mitaine sur les mains.

Le bas de la robe affleurait les chaussures plates de couleur claire, à bout pointu.

Les cheveux étaient relevés sur le haut de la tête en boucles encadrant le visage et ornés de rubans ou de fleurs.  Parfois un diadème peigne placé sur le front avec perles et camés était mis pour une soirée.
Les fines robes ne permettant plus les poches un réticule de forme plate était tenu à la main en bandouillère.

Quelques détails ont marqué certaines périodes :

Pendant le Directoire

  • Sur la robe blanche pouvait être superposée une tunique de couleur ;
  • Les chaussures étaient munies d’un laçage à mi-mollet
  • Les coiffures en toque ou turban étaient décorées de plumes

En 1806

  • La robe à traîne ou queue de robe se perd en ville. Le bas des robes rondes peut se terminer par des dentelles ou festons.
  • Les manches longues « à la mamelluck » resserrées par des élastiques apparaissent.
  • Pour sortir en journée on met une petite veste courte au dos très étroit et un chapeau « à la Pamela » à calotte profonde, attaché par un ruban sous le manton. On porte de grand châle en pointe ou longue écharpe sur les épaules.
  • Certaines femmes se font couper les cheveux « à la Titus » coiffure courte à l’antique .

En 1810 les robes évoluent un peu :

  • Les corsages sont plus variés : fronces verticales, décolleté en pointe ou en coeur et les laçages au dos apparaissent mais les oeillets sont brodés.
  • Le bas des robes est orné de série de petits plis et de petits rubans ou bien garni de bourrelets qui donnent un relief et un tombé à la robe.
  • Les tissus plus lourds comme les velours et les couleurs foncées sont plus utilisées.

Lors des soirées impériales et des bals de cour

  • Les robes sont faites de tissus précieux en soie ou en satin brodés de fils de soie ou d’or et ornées de pierreries et perles.
  • Les femmes portent des bijoux de perles et de camés très à la mode ;  le soir un diadème placé sur le front.
  • Le réticule est brodé comme la robe et sert à mettre le mouchoir et le carnet de bal.

Sources documentaires :

  1. La femme du Directoire au 1er Empire par N. Harran – Ed. Errance
  2. Grammaire des styles : Le costume Consulat-Empire – Flammarion
  3. Joséphine impératrice de la mode – rmn
  4. Napoléon et l’Empire de la mode 1795-1815 – Ed. Skira

* fiche technique détaillée et illustrations adressée aux adhérents