TOLBECQUE Jean Baptiste Joseph (1797-1869) Musicien belge/français du XIXe siècle

Violoniste, compositeur de musiques festives et chef d’orchestre
dont la carrière s’est déroulée en France

Né le 17 avril 1797 à Hanzinne (Province de Namur) Belgique
Décédé le 23 octobre 1869 à Paris à 72 ans

Une fratrie de musiciens :

  • ses frères :  Isidore-Joseph (1794-1871) est violoniste, compositeur, chef d’orchestre,
    Augustin-Joseph (1801-1869) est violoniste
    Charles-Joseph (1806-1835) est compositeur et chef d’orchestre
  • son neveu : Auguste Tolbecque (1830 -1919 est compositeur, violoncelliste, luthier et musicographe

J-Baptiste étudie au Conservatoire de Paris. Il suit les cours de Rodolphe Kreutzer pour le violon et d’Antoine Reicha pour la composition.

Chef d’orchestre

En 1820 il entre à l’orchestre de l’Opéra Italien. Son successeur sera Isaac STRAUSS.
En 1825 il devient chef d’orchestre des jardins de Tivoli.
En 1828 il entre comme « altiste » dans l’orchestre associé à la Sté des concerts du Conservatoire de Paris dont il a participé à la création.

Il fut chef d’orchestre des bals de la cour du roi Louis-Philippe et dans de nombreux bals publics qui lui assurent une grande célébrité au début du XIXe siècle (malheureusement actuellement il n’est plus connu).

Compositeur

Il fut un célèbre compositeur pendant la deuxième moitié du XIXe siècle dont les partitions sont conservées à la BNF de Paris.
Son fameux « Galop des tambours » est joué en 1839 et 1840 au carnaval de Paris où il obtient un immense succès. Il est joué aussi au Théâtre de la Renaissance avec un orchestre comprenant 40 tambours.

Son concurrent Philippe MUSARD, qui lui succèdera dans les musiques de danses,  un « Galop des trompettes » en réponse.

En 1827 dans un autre registre, J-Baptiste a composé un opéra-comique « Charles V et Dugesclin« et
en 1851 un ballet intitulé « Vert-vert » qui eut un grand succès auprès du public.

 

ll est décédé le 23 octobre 1869 à Paris à 72 ans

DELALANDE Michel-Richard (1657-1726) Musicien français fin XVII/Début XVIIIe

Musicien organiste, claveciniste

Compositeur de musique religieuse (motet) ; il introduisit les voix féminines dans l’église
Maître de la chapelle royale de Versailles, Maître de musique de chambre de Louis XIV
composa des divertissements, des pastorales, des ballets

Né le 15 décembre 1657, à Paris – Décédé le 18 juin 1726 à Versailles, à 68 ans

Ses parents : Michel de Lalande et Claude Dumonstier. Ils sont marchands tailleurs à Paris.
Il est le dernier d’une famille de 15 enfants.

Entre 1667 et 1672  en compagnie de Marin MARAIS, il entre à St Germain l’Auxerrois pour chanter dans le cœur comme chantre et choriste. On le forme aussi à la pratique instrumentale : le clavecin et l’orgue. On lui enseigne aussi le français, le latin et l’arithmétique.

Le maître de chapelle François Chaperon détecte en lui des dons en musique et une voix remarquable aussi il lui confie les parties solistes.

Orphelin à 15 ans, il est recueilli par l’une de ses sœurs à Paris. Il poursuit sa formation en autodidacte et son beau-frère organise des concerts où on joue ses compositions.

Il commence une carrière d’organiste et devient le professeur des enfants de Louis XIV

En février 1619 il commence une carrière d’organiste à l’église St-Gervais jusqu’en 1685 et à l’église des Grands Jésuites de St-Louis et au couvent du Petit St-Antoine.

En juin 1678 à 21 ans, il est jugé trop jeune par Louis XIV pour le poste d’organiste. Mais il devient le professeur de clavecin chez le duc Anne-Jules de Noailles. Il y gagne une excellente réputation qui lui permet d’enseigner aux deux filles de Louis XIV et de Mme de Montespan. Le roi lui offre un logement au château de Clagny.

En avril 1680 le « Mercure galant » cite qu’une de ses musiques est jouée à la Ste Chapelle « Musique pour les jours de ténèbres ».

En mai 1682 il remplace l’organiste de l’église St Jean-en-Grève Pierre Méliton accidenté à la main et ce jusqu’en 1691 ; Il débute aussi sa collaboration avec un compositeur italien arrivé en France Paolo Lorenzani et ils  composent ensemble une « Sérénade en forme d’opéra » qui connaît le succès.

Sa carrière au service du roi Louis XIV à la chapelle royale de Versailles

En 1683 la Cour assiste à l’office religieux dans la Chapelle royale dont la construction est terminée (avant la messe était dite au Salon d’Hercule).

Sur les conseils de LULLY, le roi veut prendre plusieurs maîtres de chapelle, en raison de la grande variété de la musque qui est jouée. Il a organisé un concours auquel participe DELALANDE et Louis XIV choisit 8 musiciens parmi 35 candidats.

La charge de la musique est répartie sur l’année, en plusieurs périodes appelées «les quartiers ».(trimestres) Delalande partage cette charge avec trois autres compositeurs.

Le 14 janvier 1686 un arrêt du Parlement de Paris interdit les psaumes en français (l’édit de Fontainebleau)  sur ordre de Louis XIV, ce qui demande aux compositeurs d‘avoir des connaissances en musique mais aussi en latin Le maître de chapelle devait assurer les messes mais aussi les fêtes religieuses tombant dans son quartier.

Mais très vite ses collaborateurs s’avèrent moins compétents et il restera le seul à partir du 1er juillet 1715

Delalande conserve ses 4 quartiers jusqu’en janvier 1723 mais après le décès de son épouse, il propose au roi d’en céder trois car il veut réduire ses activités. Louis XV nomme trois autres compositeurs mais qui seront moins bons. Ce n’est qu’en 1740 que Jean-Joseph Cassonéa de Mondonville sera d’un niveau équivalent à Delalande.

Ses œuvres religieuses

Il écrivit 77 grands motets pour les messes  quotidiennes, et les cérémonies familiales :

  • le 25/6/1685 – pour le mariage de Mgr le Duc de Bourbon et Melle de Nantes à Versailles
  • le 01/5/1690 – « Dies irai» pour les obsèques de la Dauphine Marie-Anne Victoire de Bavière.
  • le 07/12/1697 – pour le mariage de Louis duc de Bourgogne et Marie –Adélaïde de Savoie à Versailles
  • le 12/10/1698 – « L’amour fléchi par la constance» pour le mariage de Melle Elisabeth-Charlotte d’Orléans avec Léopol 1er de Lorraine à Fontainebleau
  • le 25/10/1722 – il dirige la musique des cérémonies du sacre de Louis XV

Le 9 janvier 1689, à 31 ans, il est nommé « Surintendant de la musique de la Chambre du roi. »

Pour jouer pendant les repas il dispose de la formation des  « 24 violons du roi.

 Ses œuvres profanes

Opéra   5/04/ 1683       « Les fontaines de Versailles au château de Versailles
1683                            » L’amour berger » joué pendant le carnaval
Ballet 28/1/1686        « Ballet de la jeunesse » au Petit théâtre de Versailles
1713                          « Le Ballet de la paix »
22/10/1721               « Les élémens » dansé par le roi aux Tuileries
Pastoral héroïque      « Mirtil et Mélicerte » intermède de musique et de danse
Concert mai 1683       « Concert d’Esculade » pour le roi chez Mme de Montespan
17/3/1725                Collaboration de Delalande et son jeune élève André Cardinal dit  DESTOUCHES « Symphonie pour les soupers du roy » donné au  premier Concert spirituel[1]

Vie privée

Le 9 juin 1684 il épouse à Versailles Renée Anne Rebel, sœur aînée de Jean-Féry REBEL (violoniste et compositeur français) et également sœur aînée de Mme de Thianges (sœur de Mme de Montespan). Les témoins de mariages sont le roi et plusieurs membres de la famille royale.

Le couple aura deux filles : Marie-Anne née en 1686 et Jeanne née en 1687.

Mme Delalande a une belle voix qui lui a permis de chanter dans le chœur de  l’église depuis l’âge de 10 ans. Les deux filles chanteront aussi à la Chapelle royale et seront remarquées par le roi ; il leur octroiera à chacune une pension de 1000£ en avril 1706.

Effectivement la musique sacrée écrite par Delalande est destinée aux voix féminines en dépit de la tradition masculine. (En effet dans l’épître de St Paul il est écrit « que les femmes devaient se taire à l’église ». C’est pourquoi les castrats chantaient les voix aigues. En 1697 on dénombrait 9 castrats, principalement italiens, à la Chapelle royale).

Mais en 1711 ses deux filles décèdent de la variole et il perd sa femme en mai 1722.

En 1723 Delalande se remarie avec Marie-Louise de Cury (1692-1775) qui joue de la viole de gambe. Ils auront une fille Marie-Gabrielle (1724-1781)

Delalande décède le 18 juin 1726 à Versailles d’une fluxion de poitrine.

Plus tard Louis XV octroie à sa veuve par lettre patente, le privilège d’imprimer et de vendre les œuvres de son mari pendant 20 ans (juillet 1746). La publication des œuvres sera achevée en 1728. Sa veuve entretiendra la mémoire de son époux en faisant éditer 40 de ses motets accompagnés d’une notice biographique

[1] Concert spirituel : nom d’une organisation de concert inaugurée à Paris le 17/3/1725. L’institution perdurera 66 ans jusqu’en 1791 et marquera le monde musical par ses innovations et la qualité de ses productions.

IVANOCIVI Iosif (1845-1902) – Musicien roumain XIXe

Compositeur roumain d’origine serbe
Clarinettiste, chef d’orchestre, compositeur de musique militaire et légère : valses, polkas

Né en 1845 à Temesvar située dans l’empire autricHien à l’époque.
Dédédé le 28/9/1902 à Bucarest

Il s’initie enfant à la flûte et à la musique en autodidacte puis s’enrôle à l’âge de 14 ans dans l’armée roumaine et fait son apprentissage militaire et ses  études musicales.

Il est lauréat du grand prix de composition à l’Exposition universelle de Paris en 1886 avec sa célèbre valse « Les flots du Danube ».

En 1900 sa  carrière culmine  lorsqu’il est nommé Inspecteur général des musiques militaires roumaines, poste qu’il a occupé jusqu’à sa mort à Bucarest.

Il a composé plus de 350 oeuvres parmi lesquelles des fanfares, marches, valses et chansons et divers pot-pourris, souvent inspirés du folklore roumain et dédié à des personnalités et des évènements de son enfance tout comme à des villes et fleuves d’Europe centrale.

 

La pluss grande partie de ses oeuvres , pourtant publiées par plus de 60 éditeurs tombèrent dans l’oubli après sa mort sauf sa valse célèbres « Les flots du Danube« .

Emile WALDTEUFEL composera une version pour orchestre symphonique de cette valse.

Ses contemporains :
– Johann STRAUSS (fils) en Autriche
– Emile WALDTEUFEL en France.

FUCIK Julius Ernest (1872-1916) -Musicien tchèque XIXe

Chef d’orchestre, compositeur de musiques de danses

Né le 17/7/1872 à Prague (empire austro-hongrois) aujourd’hui République tchèque
Décédé le 25/9/1916 à Prague âgé de 44 ans.

Il fit des études musicales au Conservatoire de Prague et fut élève de Dvorak en composition ; il y apprend le violon et le basson.

A 19 ans il devient musicien militaire de l’armée austro-hongroise puis deviendra chef de fanfare.

En 1897 il composera son « entrée des gladiateurs « qui s’appelait ààl’origine « Grande marche  chromatique » (utilisée souvent en entrée de la parade dans les cirques).

En 1913 il se marie à Berlin. Il crée son propre orchestre et une maison d’édition pour vendre ses compositions.

Mais la première guerre mondiale va freiner son activité. Démoralisé et affaibli, il tombe malade.

Il retourne à Prague où il meurt à 44 ans le 15 septembre 1016.

Ses grands succès sont « Florentinen march » et « l’Entrée des gladiateueurs  » opus 68.

Il est l’auteur e plus de 400 marches, polkas, valses. Mais beaucoup de ses compositions ont disparu.

EILENBERG Richard (1868-1927) Musicien allemand fin XIX/début XX

Musicien, compositeur de marches, de danses, d’opérettes

Né le 13 janvier 1848 à Meisebourg (Allemagne) – Décédé le 5 décembre 1927 à Berlin à 73 ans

Il étudie le piano et la composition.
En 1886, à 18 ans il fit sa première composition.

Il participe à la guerre franco-prussienne de 1870.

En 1873 il devient Directeur musical et chef d’orchestre à Stettin.

En 1889 il déménage à Berlin et devient compositeur indépendant.

Ses compositions
Il a composé 350 œuvres et principalement des marches pour un orchestre de musique militaire ; également des danses de l’époque (valse, polka, mazurka) entre autres. On peut citer :

Marches :

  • « The Coronation march» marche pour le couronnement du tsar Alexandre III de Russie
  • « Janitscharen – Marsch opus 295

1 ballet « La rose de Shiras » opus 134

3 opérettes :

  • « Comtesse Cliquot» en 1909
  • « King Midas»
  • “Marietta and the great prince»

Des musiques de danses de salon :

  • “ The Petersburg sleigh Ride” opus  52
  • Polka “Le Moulin de la forêt noire» opus 52 en 1885 « Die mühle im schwarz wald »
  • « Promenade en traîneau à St-Pétersbourg» opus 57 « Petersburger schlittenfahrt »
  • « Au bord de la Néva» – valse – opus 164 – valse « An der Newa »
  • «Bleu violet» – mazurka – opus 22 « Blau Veilche »

Il décède le 5 décembre 1927 et est enterré au cimetière de Potsdam à Berlin.

SOUSA John Philip (1854-1932) – Musicien américain fin XIX/début XXe

Musicien et chef de fanfare militaire, compositeur de marches célèbres et de la musique du quadrille « The Queen of Harvest »

Né le 6 novembre 1854 à Washington
Décédé le 6 mars 1932 à Reading  en Pennsylvanie âgé de  77 ans

Son père Antonio Sousa est un émigrant portugais lui-même musicien, sa mère d’origine bavaroise.

Sa formation musicale

A 7 ans (1861) il débute sa formation musicale par le violon puis étudie l’harmonie et la composition. Il pratique plusieurs instruments à vent notamment le trombone et le tuba.

En 1868 son père, trombone dans le « United States Marine Band » [1]le fait entrer comme stagiaire dans l’orchestre où il poursuit sa formation jusqu’en 1875  soit 7 années.

Il joue dans des orchestres de théâtre et sera le premier violon de l’orchestre avec lequel Jacques Offenbach fait une grande tournée aux Etats Unis.
A 26 ans John prend la direction de l’orchestre et va s’efforcer d’atténuer le son criard des fanfares de l’époque. Il le dirigera de 1880 à 1892

Il créé son orchestre

En 1893 il créé son propre orchestre composé d’une centaine de musiciens « The Sousa’s Band » avec lequel il tourne dans le monde entier jusqu’en 1931.

Partout il remporte un grand succès grâce à la sonorité nouvelle de son orchestre qui rompt avec la composition des fanfares traditionnelles.  En effet il modifie le rapport entre les familles d’instruments : moins de cuivres et de percussions au profit des bois et introduit même une harpe. Ceci lui permet d’exécuter des programmes variés comme un orchestre symphonique et non pas que des musiques militaires.

Son orchestre représente les Etats-Unis lors de l’exposition universelle de Paris en 1900, défilant même sur les Champs-Elysées.

Il invente son tuba

Il est également à l’origine du « Sousaphone » sorte de tuba à grand pavillon dirigé vers l’avant, mis au point pour lui par le célèbre facteur d’instrument J.W. Pepper en 1893. On le voit dans les fanfares de jazz de la Nouvelle-Orléans

Compositeur*
Il a composé 136 marches telles la célèbre « The stars ans stripes Forever »en 1896 et « The washington post march » en 1889 ; mais aussi des valses, comme la « Reine de la mer » ou « The Charlatan Walzes » en 1898. , également des œuvres plus complexes comme des poèmes symphonique, des opéras, des opérettes. C’est lui qui a composé la musique du « Quadrille de la reine des moisons ».

Ses partitions sont en accès libre à l’International Music Score Library Projet.

*CD en vente chez Amazone : « The heritage of John Philips Sousa » et à la FNAC Montparnasse

Il a écrit son autobiographie « Marsching Along ».

Il décéda le 6 mars 1932 dans sa chambre à l’hôtel Abraham Lincoln à Reading .Il est enterré au cimetière du Congrès à Washington.

Sources : Wikipedia et  bertysblog.over-blog.com

[1]  Unité de musique du corps des Marines  créé en 1798 aux USA

LULLY Jean-Baptiste (1631-1687) Musicien baroque du XVIIe

Giovanni Battisla LULLI d’origine italienne naturalisé français en 1661 et orthographie son nom LullY
Violoniste, danseur, compositeur, chorégraphe, metteur en scène, chef d’orchestre.

Né le 28 novembre 1632 à Florence – Décédé le 22 mars 1687 à Paris

Fils d’un meunier florentin, il arrive en France à 14 ans en 1646 et entre comme garçon de chambre au service de la duchesse de Montpensier (la Grande Mademoiselle) qui désirait apprendre l’italien.

Il apprend le violon et la danse chez Melle de Montpensier

La duchesse entretient chez elle un petit orchestre privé de 6 violonistes qui donne de nombreux concerts auxquels Lulli participera bientôt. Il apprend en effet le violon et le clavecin des grands maîtres qui fréquentent le salon de la duchesse, ainsi que la composition musicale. Il est par ailleurs excellent danseur. Il crée pour la duchesse la « Cie des violons de Mademoiselle » qui est très apprécié dans les salons. Mais à la suite de sa participation à la Fronde, Melle de Montpensier est disgraciée et Lulli prend ses distances.
Lully musicien mais aussi danseur avec le roi Lire le reste de cet article »