Animation de danses à Sceaux le D 22 juin 2025

Dans le cadre de l’événement « Alors on danse » organisé par le Théâtre des Gémeaux de Sceaux, nous avons participé, avec plusieurs associations de danse des environs, à cette journée festive.

C’était l’occasion, pour ATAD, de faire découvrir au public nos danses du XIXe siècle et nos costumes. Chaque association avait 7 minutes pour faire une démonstration dans le parc de la Ménagerie et nous avions choisi de montrer 3 danses : La valse Caprice à 4 couples, la polka La lyonnaise et la 5e figure du Quadrille français, en costume Belle Epoque.

Puis nous avons participé à une « Parade » qui consistait en un défilé des groupes dans les rues du centre de Sceaux avec des arrêts dansants. Pour cela nous avions choisi des marches en l’honneur de Johann Strauss fils : marche Solennelle, marche d’entrée du baron tzigane, marche Napoléon, marche du Royal horse guard, ainsi que 3 danses : colonne de la chauve-souris, polka russe, scottish du couple Castle. Une buvette, installée dans le parc, nous a permis de nous retrouver, en fin de prestation, par cette chaude journée.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Charles Frédérick WORTH, l’inventeur de la haute couture au XIXe siècle

Né le 13 octobre 1825 à Bourne au Royaume-Uni et décédé le 10 mars 1895 à Paris, il fut le couturier favori de l’impératrice Eugénie et de nombreuses clientes richissimes françaises et étrangères.

– Inventeur de la « haute couture » car c’est lui qui propose ses modèles  et peut les adapter aux mesures   personnelles de ses clientes
– il  montre ses créations sur des modèles vivants qui défilent dans un salon et non plus sur des poupées habillées
– il crée la notion de « collection » hiver et été
– il ouvre sa « maison de couture » lieu de création » et sa boutique « lieu de vente » au 7 rue de la Paix
– il appose sa « griffe » sur chaque vêtement
Ces concepts de marketing ont été repris par les maisons de couture qui se sont crées ultérieurement en France et dans le monde.

Ses débuts à Londres puis à Paris

Dernier d’une famille de 5 enfants, au père absent et joueur, Charles travaille déjà à 11 ans. Il rêve de Londres et la rencontre d’un avocat le fait entrer chez un marchand de nouveautés Swan & Edgar où il reste 7 ans. Il découvre les belles étoffes et les « nouveautés » arrivant de Paris. Nouveau rêve pour Charles.
En 1846 il arrive à Paris et entre chez Gadelin, rue de Richelieu, comme premier commis aux soieries et aux châles. En mais 1853 il s’associe aux deux dirigeants Gadelin. La maison compte une centaine d’ouvrières et diffuse ses modèles dans la presse sous forme d’annonce.
Il fait la connaissance d’une vendeuse qu’il épouse et qui deviendra sa muse, son mannequin préféré.
Le 6 avril 1858 il s’associe au suédois Otto Gustave Boberg, qui dispose d’un capital coquet et crée ainsi la maison Worth et Boberg au 7 rue de la Paix.

Une notoriété grandissante

En 1864 la société Worth et Boberg devient le fournisseur breveté de l’impératrice Eugénie.
En 1870 la guerre franco-prussienne et l’exil des souverains français ralentit les mondanités. Boberg revend ses parts et rentre en Suède. WORTH devient indépendant dans sa maison.

Sa notoriété dépasse les frontières françaises et sa clientèle vient de Russie, du Moyen-Orient, d’extrême-Orient et même d’Amérique. Sa langue natale lui permet de communiquer en anglais avec ses clientes, ce qui facilite grandement les échanges avec la haute société internationale. Porter une robe Worth est un marqueur social; ainsi que se faire représenter par un peintre. C’est pourquoi nous avons de nombreux tableaux de femme de la haute société en pied avec une robe Worth (tel que Franz Xavier Winterhalter)    et des photos grâce à l’invention de la photographie au début du XXe siècle. La haute couture est indissociable du climat artistique général.
Worth  passe d’importantes commandes de tissus aux grandes manufactures lyonnaises et obtient ainsi de bons tarifs. Il lance la mode de la dentelle mécanique (dentelle de Calais). Les nouveaux colorants chimiques lui permettent d’élargir sa gamme de couleurs. Les femmes devant changer plusieurs fois de tenue par jour, Worth invente l’astuce des robes « à transformation » avec plusieurs corsages et des parties amovibles.

En 1867 Paris brille de tous ses feux à l’occasion de l’exposition universelle qui attire plusieurs millions de visiteurs.  L’élite des cours princières est présente pour assister aux réjouissances  offertes par Eugénie et Napoléon III et aux bals costumés organisés dans la capitale où Worth donne libre cours à son imagination pour des créations. C’est également Worth qui fera la robe de couronnement de reine de Hongrie d’Elisabeth, alors impératrice d’Autriche, le 6 Juin 1867.
Une clientèle américaine va découvrir les créations parisiennes à l’occasion d’un voyage en Europe  et des caisses spécifiques seront conçues par la maison Vuiton pour le transport en bateau, des toilettes fragiles. Des vendeuses anglophones seront embauchées pour faciliter les relation avec la clientèle.

Sa famille s’est impliquée dans la société Worth

Sa femme : Marie Vernet 1855– 1895
ses enfants : Gaston 1853-1924 et Jean-Philippe 1936-1926
Ses petit-fils : Jean-Charles Worth 1881-1962 et Jacques 1882-1941
Ses arrière-petit-fils : Roger 1908-1981  et Maurice  1913 – 1985  (fils Jacques)

A la mort du créateur en 1885, ses deux fils Gaston et J-Philippe reprennent l’entreprise.

En 1895 son fils Gaston reprend le contrôle de l’entreprise familiale et réalise des investissements avisés tandis que J-Philippe devient le créateur principal. C’est un artiste (ayant suivi des cours avec le peintre Camille Corot), un mondain, un amateur de théâtre. Il crée des robes-tunique, des caftans, des robes kimono, nourrit de l’exotisme en vogue à la Belle-Epoque. De lignes plus modernes que son père, ses créations,  faites pour l’apparat, utilisent des étoffes précieuses et des broderies,

En 1901 Gaston engage Paul Poiret (1879-1944) remarqué chez Doucet,  pour son style novateur,  avec des robes plus simples et pratiques à porter (ce que J-Philippe a toujours refusé de faire).  Mais cela ne correspond pas au goût des aristocrates, des divas, (voire des demi-mondaines) qui constituent  la clientèle de la maison Worth. Poiret part donc en 1903 pour fonder sa propre maison de couture.

En 1902 Gaston ouvre une succursale à Londres dans un immeuble partagé avec la maison Cartier.

En 1910 c’est son neveu J-Charles que J-Philippe désigne comme son successeur créatif. Il fréquente les artistes comme Jean Dunand qui décore son hôtel particulier de Neuilly ou Man Ray qui réalise des séries de photographies.

A partir de 1923 les lignes des robes sont fluides avec des coupes de manches et de cols, variées. Des ceintures taille basse font leur apparition. Il utilise des jeux de boutons qui deviennent décors et se laisse inspirer par  l’Art Déco pour les motifs géométriques de ses imprimés.

En 1924 pour se diversifier, Jacques lance le premier parfum de couturier « Dans la nuit » avec un flacon élégant de René Lalique. Entre 1924 et 1947 une vingtaine de parfums furent créés par la Société des parfums Worth.

La fin d’un empire familial en 1954

En 1941 c’est Maurice, (fils de Jacques et de Suzanne Cartier), diplômé de Harvard, qui reprend la charge administrative et financière de la maison de couture. A son frère Roger (formé par J-Charles) échoit la direction artistique de 1935 à 1950. Mais avec la Seconde guerre mondiale les femmes ont d’autres préoccupations que leur frivolité et les différentes maisons de modes parisiennes sont quasiment à l’arrêt.

Après la guerre et le rationnement, une vague de modernité est apportée par Christian Dior qui lance sa ligne « Corolle » dans sa première collection de 1947 et rencontre un vif succès.

La maison Worth n’est plus dans l’air du temps, Roger s’est retiré en 1950 et Maurice va vendre la société créée par son arrière grand-père, à la maison Paquin en 1954, qui elle-même, cessera ses activités quelques années plus tard.

Source : Revue Connaissance des arts – Hors série Worth suite à l’exposition à Paris en 2025

 

Vocabulaire et éléments de costume

A B C E F G H J L M N P R S T V
A B C E F G H J L M N P R S T V

TOURNURE

A partir de 1870 la mode féminine reporte  en arrière l’ampleur de la jupe accentuant la cambrure des reins, le devant de la jupe étant plat.

La tournure pour donner du volume à l’arrière

Pour donner du volume, c’est d’abord un coussin bourré de crin agrémenté d’une échelle de volants empesés que l’on met sous la jupe.  Dans les années 1874/78   on met un support issu de la crinoline,  composé de demi-cercle de baleines disposés les uns sous les  autres maintenus par un support en toile. La toile se prolonge sur les hanche et la fermeture se fait sevant. C’est la toile rouge qui fut utilisée à un moment qui lui valut le nom de « queue d’écrevisse ».

De 1885 un système articulé fut inventé avec des ressorts  qui pouvaient  se relever et permirent ainsi  aux femmes de s’asseoir.

La jupe a des lés plus longs à l’arrière et froncés .

Il est possible aussi de mettre une surjupe relevée sur la première, par des cordons intérieurs  placés sur l’envers. Un système d’anneaux permet de constituer les drapés. Lire le reste de cet article »

Animation costumée à la Roseraie de l’Hay-les-Roses le 2/06/2024

Pour la Journée des Jardins, c’est à l’invitation du Service des Parc et jardins du 94 que nous avons proposé des animations autour du costume Belle Epoque (période de création de la roseraie) : entre autres  un atelier de décoration de canotier avec des fleurs et des rubans comme c’était la mode au XIXe siècle. De nombreuses dames sont reparties avec leur création. Des jeux de cartes sur les costumes, à trier et des coloriages étaient aussi proposés ainsi qu’un atelier de divination qui a eu beaucoup de succès.

Lors de cette journée,  la visite de la Roseraie était gratuite, nous avons pu découvrir la collection de rosiers anciens et de nombreuses roses baptisées du nom de personnages et artistes célèbres.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

DENTELLE

La dentelle n’existait pas au Moyen-Age et fait son apparition sous la forme d’un simple réseau de broderies appelé « lacis » et sur lequel, en bordure, on dispose des « dents » d’où son nom. D’abord en couleur, elle servait à décorer les hauts bords de la chemise qui dépassait du haut du corsage. Puis cette broderie se fit au fil blanc et se développa au XVIIe siècle.

Sous Henri IV on fabriquait des dentelles dans le Velay mais on recherchait celles des Flandres et du Hainaut. Mais Henri IV et Sully voulurent protéger nos industries nationales par la prolongation d’un édit somptuaire qui interdit  l’importation étrangères de « passement ».
Richelieu et Mazarin maintiendront la plupart des édits précédents.

Le point coupé que l’on voit apparaître sous Henri IV était une guipure faite à l’aiguille avec des dessins composés de figures géométriques reliées entre elles par des brides genre dentelle de Venise. C’est cette même dentelle que l’on vit réapparaître en 1900 ressemblant à de la grande guipure et dentelle d’Irlande.

La fine dentelle « à l’aiguille » italienne est importée en France au XVIe siècle

Mais au XVIe siècle les Italiens inventèrent la « dentelle à l’aiguille »  à Gêne et à Venise,  faite de fils d’or, d’argent, de soie voire de coton. Cette dentelle très fine fut importée en France car les dentelles  produites  en France étaient de moindre qualité :

  • la bisette  : étroite et grossière dentelle au fuseau fabriquée aux environs de Paris par des paysannes
  • la gueuse : dentelle de fil très simple  à bas prix  portée que par la basse classe
  • la mignonnette : appelée aussi blonde de fil et point de tulle qui était faite avec du fil de Lille et blanchie à Anvers
  • la valencienne : dentelle au fuseau
  • la guipure  : dentelle épaisse, sans fond et à lares motifs
  • la blonde : dentelle de soie écrue ou noire réalisé au fuseau.
  • dentelle tulle : dentelle sur métier

L’édit de  Colbert en 1660 interdit l’importation de dentelle.

Pour développer  l’industrie française  Colbert favorisa  les manufactures et particulièrement  la production de dentelles. En 1665 il installa dans un de ses châteaux une certaine  Mme Gilbert native d’Alençon (qui savait faire le point de Venise)  avec 30 dentellières vénitiennes qu’il fit venir à ses frais. Les admirables dentelles au point d’Alençon qui sortirent de cet atelier improvisé, ainsi que le roi qui aida à sa diffusion, créèrent la renommée des dentelles françaises.

De plus il obtiendra d’inscrire l’usage de la dentelle française dans l’étiquette de la cour « toute personne de passage à la cour sera tenue d’arborer des dentelles provenant de la Manufacture royale d’Alençon ».

Les hommes du XVIIe siècle font un grand usage de la dentelle dans leur tenue

Au XVIIIe siècle les décolletés des dames s’ornent de dentelle mais les hommes en agrémentent aussi leur tenue :

  • par les « ailes de moulin » à leur chaussures, sorte de large noeud en dentelle empesée placé sur le haut de l’empeigne du soulier. Il est fixé au centre par une petite boucle plus ou moins précieuse ;
  • par les « canons » : garniture  composée de volants de dentelle plissés adaptés aux jambes par des rubans,  de façon à donner l’illusion d’une culotte qui dépasse de la « rhingrave« .
  • par les « jabots » de dentelle ornant le haut de la chemise

Les « engageantes » désignent les volants de dentelle qui ornent le bas des manches 3/4 du corsage du XVIIIe siècle.

On appelle « barbe » la pièce de dentelle aux extrémités tombantes  employée en ornement d’une coiffure.

La dentelle mécanique fit son apparition à la fin du XVIIe siècle.

La dentelle de Calais  est le résultat d’un procédé alliant les machines Leavers importées d’Angleterre (en fraude de Nottingham au début du XIXe siècle) et le système Jacquard. Le résultat de ce procédé mécanique donne des dentelles plus fines que celles qui étaient produites manuellement. Au cours du XXe elle est de moins en moins utilisée et actuellement il ne reste plus que 10 fabricants et 285 métiers. Le savoir-faire d’une multitude d’ouvriers spécialisés se perd. Ce patrimoine culturel et industriel ne disparaîtra pas grâce à la Cité de la dentelle et de la mode , écomusée créé à Calais en 2009, lieu d’exhibition, centre de ressource ouvert aux créateurs. Des visites avec démonstration sont organisées pour le public  Depuis quelques années les  grands couturiers relancent l’usage de la dentelle dans leur modèle de robes ou de corsages.

La dentelle au fuseau est complètement tombée en désuétude et n’est plus pratiquée que par quelques personnes qui transmettent leur savoir-faire à des plus jeunes, dans des associations.

 

Le label Dentelle de Calais est une marque déposée par la Fédération française des Dentelles et Broderies

  • Cité internationale de la dentelle et de la mode    quai du Commerce à Calais   citedentelle.calais.fr

Saute-ruisseau

pince saute-ruisseau3

Appelé aussi « relève-jupe« 

Cet accessoire apparaît vers 1870 lorsque les jupes sont très étroites. C’est une pince que les femmes de la Belle Epoque accrochaient à la ceinture de leur jupe (au moyen d’une cordelette en passementerie, d’un ruban ou d’une cordelette métallique) qui leur permettait de relever la jupe lors du franchissement d’un trottoir  ou d’enjamber un obstacle ou d’éviter que la jupe ne traîne dans la boue ou une flaque d’eau.

Cette pince est munie de deux pattes rondes dont l’intérieur est garni de patin de cuir ou de feutre qui permettait de maintenir le tissu sans l’abîmer. Les pattes s’écartent par pression manuelle (système de pince d’escargot) ou en coulissant l’une sur l’autre.

Le lien est généralement fixé à un petit crochet posé à cheval. On en trouve encore en brocante dont le prix varie selon le métal et la décoration.

De façon plus simple une broche ou une épingle à nourrice permettait de relever un côté de la jupe au niveau de la ceinture.

Usage du saute-ruisseau

 

 

 

 

 

 

 

 

GANTS

Cet accessoire en voie de disparition aujourd’hui, a pourtant eut au cours des siècles, des fonctions multiples : protection contre le froid ou les blessures, symbole de pouvoir, vecteur de communication, voire arme mortelle…

Objet utile de protection contre le froid ou les travaux dangereux

Le gant est fait de matières diverses : tissé en laine, en coton ou fabriqué par les gantiers à partir de peaux d’animaux  (daim, chien) préparées par les tanneurs.  On a retrouvé des moufles  tricotées datant du XVe siècle.
Au Moyen-Age les gants avaient soit 5 doigts, soit 3 doigts, soit des moufles.

Sous Louis XIII les gants étaient en cuir et brodés au poignet. On les portait souvent à la main sans les enfiler.

En fin de règne de  Louis XIV lorsque la demi-manche apparut les gants réapparurent pour couvrir l’avant bras. Les femmes portaient aussi des gants courts faits au point d’Angleterre.

Accessoire symbolique : insigne du pouvoir et marqueur social

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CRINOLINE : pièce typique du Second empire

Sorte de jupon-cage utilisé par les femmes entre 1845 et 1869 pour donner de l’ampleur à leur large robe.

Dans les années 1830 c’est d’abord un jupon de crin (mélangé à du lin) d’où son nom, que les femmes utilisaient avec d’autres jupons superposés pour donner du volume  sous leur jupe garnie de plis .

Il fut remplacé  en 1856 par une « cage » composée de cerceaux d’acier (ou de baleines) disposés les uns  sous les autres de grosseurs progressives jusqu’en bas. Verticalement les cercles sont maintenus par des bandes verticales de bolduc et des rivets.  Il est indispensable de mettre  un jupon  par dessus afin de ne pas voir la trace des cerceaux sous le tissu de la jupe.

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