FEUILLET Raoul-Auger (1659-1710) Danseur français XVII

Danseur , chorégraphe, maître à danser
A publié un système de notation de la danse

Né en 1659
Décédé le 14 juin 1710

Elève de Beauchamp.
Membre de l’Académie royale de musique.

A partir du système de « notation du mouvement » inventé par André LORIN, mais jamais publié,  Pierre BEAUCHAMPS  va noter des pas et positions de la danse classique. Mais c’est surtout FEUILLET qui fera un travail de notation très précis appelée  la « chorégraphie » : description des pas et de la succession des figures (et non pas celui qui crée le ballet, comme actuellement) .

Ses publications de chorégraphies

En 1700 il publie un ouvrage « Chorégraphie ou l’art de décrire la danse par caractères, figures et signes démonstratifs » qui aura un retentissement considérable jusqu’au milieu du XIXe siècle.

En complément, il publie chaque année, un « Recueil de danses » décrivant des danses de bal et des entrées de ballets composées pour la plupart par Louis PÉCOUR et par Feuillet. Ces entrées sont souvent  tirées des opéras de JB LULLY ou Marin Marais (violiste ou gambiste et compositeur français de l’époque baroque (1656-1726).

En 1706 il publie également un « Recueil de contredanses » dont plusieurs sont tirées des opéras de JB LULLY ou Marin MARAIS (violiste ou gambiste et compositeur français de l’époque baroque (1656-1726).
Les publications de Feuillet sont traduites en anglais et en allemand ce qui favorisera la diffusion du répertoire français à travers l’Europe.
La publication des « Recueils de danses » sera poursuivie après sa mort par DEZAIS jusqu’en 1724.

BEAUCHAMPS Pierre (1636-1705) Danseur français XVII

Musicien, danseurs, chorégraphie, professeur de danse de la Période Baroque
Maître de danse de Louis XIV

Né le 30/10/1631 à Versailles – Décédé en février 1705 à Paris à 75 ans.

Son père était violoniste danseur, chorégraphe.

En 1648 Pierre débute sa carrière de danseur et musicien à la cour de Louis XIV et fut maître à danser du roi de 1650 à 1670.

Il accompagne Louis XIV dans « Le ballet de la nuit » (1853)  où le roi avaient 5 rôles : d’une heure/d’un curieux/d’un ardent/de l’étoile/du soleil (rôle et costume du roi qui lui donna le surnom de « roi soleil ».

Pierre collabore avec LULLY /Marc Antoine Charpentier /Molière. En 1661 il participe à la création de la première Comédie-ballet « Les fâcheux« de Molière, puis en 1670 au « Bourgeois gentilhomme » et en 1673 au « Malade imaginaire« .

Maître de ballets de plusieurs académies royales

En 1671 Beauchamps est nommé : surintendant des ballets du roi, maître de ballets de l’Académie d’Opéra de Pierre Perrin (premier théâtre lyrique parisien) et à l’Académie royale de danse créée par Louis XIV. Cette Académie forme des professionnels de la danse. Elle fonctionnera de 1661 à 1780. Puis le roi créé  en 1713 l’Académie royale de danse de l’Opéra qui est ouverte gratuitement aux jeunes de 9 à 13 ans qui voulaient se consacrer à la danse.

Un duo artistique performant

Beauchamps compose toutes les chorégraphies dont Lully écrit la musique. Il jette ainsi les bases de la « danse noble »* ou l’exécution l’emporte sur les figures. L’école française devient la première d’Europe jetant ainsi les bases de la danse classique internationale.

A la mort de Lully en 1687, Beauchamp travaillera pour les collèges jésuites et formara de nombreux danseurs comme Blondy, Favier, PéCOUR.

C’est Louis-Guillaume PéCOURT qui succéda à Beauchamp à la direction de Ecole de l’Opéra de 1633 à 1729, puis  MichelBLONDY de 1675 à 1729, et qui formera de grands danseurs sous Louis XV.

Beauchamp commencera à noter les pas, décrire les chorégraphies mais ne publiera pas ses écrits. C’est Raoul FEUILLET qui, à partir des notes de Beauchamp, publia en 1701 « une chorégraphie de l’art de décrire la danse par caractère et figures et signes démonstratifs ».

Parmi les ballets créés par Beauchamps :

1651 : Roi des fêtes de Bacchus
1658 : Alcidiane
1659 : La Raillerie
1661 : L’impatience

* Le danseur »noble » doit être grand, bien proportionné et les traits emprunts de distinction et de majesté dans l’exécution de ses pas et de ses mouvements de bras.

C’est un des 3 styles de danse dans lesquels seront classés les danseurs/ses de l’Opéra de Paris jusqu’en 1830, avec la « danse demi-caractère » et la « danse » comique ».

BOURNONVILLE Antoine (1760-1843) – Danseur franco-danois fin XVIII

Danseur, chorégraphe, maître de ballet du
Ballet royal de Copenhague

Né le 20/5/1760 à Lyon.
Décédé le 11/01/1843 à Fredensborg au Danemark

Fils d’un couple d’acteurs : Louis Aimable BOURNONVILLE et Jeanne EVRARD.
En 1769 à 9 ans, il est l’ élève de NOVERRE à l’Opéra de Paris.

Il danse au Ballet royal de Suède

Il fait une tournée à Vienne et Londres avant de travailler au Ballet royal de Suède à Stockholm jusqu’en 1792, date de l’assassinat du roi Gustave III. Il quitte la Suède.

Danseur puis assistant du directeur du Ballet royal danois

Il est invité par le Ballet royal danois comme danseur qui est dirigé depuis 1775 par Vincenzo Galeotti (1733-1816). Normalement le maître devrait rester directeur jusqu’à sa mort mais ses facultés physiques et intellectuelles déclinaient et officieusement c’est Antoine qui dirigeait le Ballet. Pour écarter Vincenzo, le roi Christian VII  le nomma « chevalier », donc l’anoblit, à 79 ans et ainsi il ne pouvait plus se produire sur scène, même pour des pantomimes.

De 1816 à 1823 Antoine pris officiellement la direction du Ballet royal danois.

Vie privée

Sa première épouse est la danseuse danoise Mariane JENSEN. Sa seconde épouse Lovisa SUNDBERG sera sa gouvernante suédoise, avec qui il eu son fils Auguste. Il eut également une enfant illégitime avec la danseuse Karen OISEN prénommée Julie Bournonville.

Il fut le professeur de danse de son fils Auguste avant de l’accompagner à Paris pour qu’il suive aussi les cours de Noverre.

GARDEL Maximilien (1741-1787) – Danseur français XVIIIe

Danseur, chorégraphe, maître de ballet de
l’Académie royale de musique à Paris.

(Frère aîné de Pierre Gardel)

Né le 18/12/1741 à Mannheim
Décédé le 11/3/1787 à Paris.

Son père : Claude Gardel, maître de ballet du roi Stanislas de Pologne.
Sa mère : Jeanne Louise Camart Darthenay, chanteuse, danseuse.

En 1759 il débute à l’Académie royale de musique de Paris (futur Opéra) et 5 ans plus tard devient soliste, partageant le rôle de danseur « noble » avec Gaétan VESTRIS. GARDEL va se démarquer de VESTRIS en 1722 dans la reprise de « Castor et Pollux » de Rameau, en enlevant masque et perruque pour ne pas être confondu avec son rival (ce qui ne s’était jamais fait avant). C’est cette « danse à nu » que NOVERRE essaya de promouvoir pour faire évoluer la danse et favoriser l’expression des émotions.

En 1773 il est pourtant l’assistant de VESTRIS comme maître de ballet de l’Opéra de Paris avec le danseur Jean DAUBERVAL. En 1781 il assumera seul cette fonction succédant à NOVERRE et ce, jusqu’à sa mort en 1787.

C’est son frère cadet Pierre qui lui succèdera à ce poste.

VESTRIS Auguste (le fils) 1760-1842 – Danseur français

Célèbre danseur formé par son père Gaétan VESTRIS.

Excellent danseur et professeur, qui inventa de nouveaux pas
et fit progresser la danse masculine

Surnommé le « troisième dieu de la danse »

Né le 27/3/1760 à Paris – Décédé le 4 /12/1842 à l’âge de 82 ans.
ll eut un fils Auguste-Armand (1788-1825) avec son épouse Lucia Elisabeth VESTRIS, également danseur qui quitta Paris en 1800 et mourut à Venise.

Des parents danseurs performants

Avec des parents célèbres danseurs, (Marie ALLARD et Gaétan VESTRIS), Auguste se montra très doué dès son plus jeune âge et suivi des cours à l’Ecole de danse. Lorsqu’il fut remarqué par son père lors d’une visite pour ses performances et sa ressemblance, son père s’occupa de son éducation et de sa formation de danseur. Auguste avait alors 9 ans. Il s’appellera désormais VESTRALLARD.

En 1772 il débute à 12 ans à l’Opéra de Paris et en 1776 ;  à 20 ans, il est engagé comme soliste dans le ballet. Auguste n’avait pas la morphologie de son père : plus petit, son style de danse fut « demi–caractère » selon les critères de l’Opéra. Il excella par ses qualités techniques, la vivacité de son tempérament et l’expressivité de son visage.
Une fois libéré de l’école stricte de son père, il sut créer un genre entièrement nouveau. Son père jugeait « si Auguste est plus fort que moi, c’est qu’il a pour père Gaétan VESTRIS ; avantage que la nature m’a refusé ».

Recherché pour son élévation extraordinaire, sa vélocité dans les airs, la précision et l’intelligence de son exécution, ses talents dans l’expression dramatique et la pantomime. Tout ceci brouille les genres établis et notamment dans « Psyché », « Télémaque dans l’île de Calypso » et « La Dansomanie« . Dans  « Le fils prodigue » on parle de son jeu de comédien comme un véritable chef d’oeuvre (cf. re-création sur YouTube par un danseur russe).

Il fit une brillante carrière principalement à Paris, mais se produit aussi à Lyon, Montpellier, Bordeaux. Avec son père, il obtient un grand succès au King’s theater de Londres avec les ballets de Noverre et le public leur fit un énorme triomphe.

Excellent danseur puis professeur renommé

En 1816, à 56 ans, il se retire pour se consacrer à l’enseignement de la danse à l’Opéra de Paris, lorsque le jeune danseur Louis DUPORT possède une admirable « technique Vestris » et le surnomme « le doyen des zéphyrs ». Auguste Vestris sera l’un des professeurs les plus renommés de tous les temps.

Il continue à avoir du succès  grâce à son talent de pantomime et à la protection directe de l’empereur Napoléon 1er. Mais avec la chute de Napoléon, il a moins d’aura. Les autres pays d’Europe l’ont invité à se produire, mais il n’a pas souhaité danser devant les « ennemis de la France ».

Plutôt cigale que fourmi

Malgré ses énormes cachets et l’héritage de son père, l’argent lui filait entre les doigts. Dépensiers, imprévoyant, l’un de ses pires créanciers était son valet devenu propriétaire terrier et usurier.

Aussi, retraité, il s’est vu contraint d’augmenter ses faibles revenus grâce à des leçons de perfectionnement pour les artistes aboutis tels que : Marie TAGLIONI, Fanny ELSSLER, Carlotta GRISI, qui venaient le consulter pour corriger quelque défaut. Exigeant dans son jugement artistique, il savait encourager ses élèves lorsqu’il décelait un don.

Il citait trois de ses meilleurs élèves masculins : son fils Armand, Jules PERROT (parti en Russie comme chorégraphe, entre autre de « Gisèle »), et Auguste BOURNONVILLE. Ce dernier, danseur danois, fut son élève pendant 6 ans puis lors de séjours de perfectionnement à Paris. Il exporta la technique française de VESTRIS à l’Opéra royal de Copenhague où il fut nommé directeur succédant à  son père.
Dans son ballet « Le conservatoire », l’acte I reproduit fidèlement une leçon donnée par Vestris à l’Opéra de Paris en 1820.

Auguste VESTRIS continua à faire évoluer la technique déjà amorcée par son père. A la danse baroque au XVIIe siècle « terre à terre », il y intégra les nouveaux pas de grandes élévations et d’exécution brillante et rapide en accord avec les avancées de la musique, telles les compositions de Beethoven.

D’ailleurs, dans son ballet « Le conservatoire« , l’acte I reproduit fidèlement une leçon donnée par VESTRIS à l’Opéra de Paris en 1820.

« Troisième dieu de la danse« ,  après son père (et son maître Louis Dupré), Auguste VESTRIS laisse son nom à une gavotte qu’il interpréta pour la première fois le 25/1/1785 dans « Panurge de l’île des lanternes » de l’Opéa-Comique de Gréty et spécialement composée pour lui par Maximilien GARDEL. Devant le succès de sa performance, elle fut connue sous le nom de « Gavotte de Vestris ». En 1831 le danseur anglais Théieur, inventeur d’un système de notation de la danse, l’a transcrite et immortalisée :

GIRAUDET Eugène (1860 -1916) – Français

Journaliste,  chorégraphe, auteur de nombreux traités de danses de salon
Crée l’Académie internationale des auteurs, professeurs et maîtres de danse et de maintien 

Né le 30/11/1860 à Izieux  St Chamond (Loire)
Décédé le 10 mai 1916 à Paris 5e, âgé de 55 ans.

Il fut journaliste au « Progrès de Lyon » puis monta à Paris.
De façon à regrouper les nombreux professeurs de danse de salon, il a créé l’Académie Internationale des auteurs, professeur, maître de danse et de maintien dont il est le Président

– entre 1905 et 1914 il édita un bulletin périodique « le Journal de la danse et du bon ton » dont on compte 260 numéros

Il publia de nombreux traités entre 1886 et 1911 :

–  en 1886 – Traité de danse  renfermant 200 danses diverses (quadrilles, valses, polkas)
– en 1897 : 55e édition de « la Danse, le maintien, la tenue »

–  en 1897 –  Traité Tome 1 – Q Lanciers/Q croisé/Q français/Q américain/Q des danseurs parisiens (sa création)
– en 1910- Tome 2 – contenant une cinquantaine de quadrilles et variantes : Q russe (1856)/Q mazurka/Q le Polo/Q des familles/Q français des bals publics/Q des menus plaisirs (choré par J. Renaussy en 1859 et reconstitué par Giraudet)
–  en 1911 – Quadrille croisé : Théorie de Giraudet/Musique de Jules Desmarquoy

– Grammaire de la danse et du boston à travers la mode et les siècles (contenant 6341 danses)
Le pas de quatre introduit en fin de siècle se retrouve dans le Moulinet du pas de 4/Quadrille du pas de 4/Gavotte du pas de 4

Source :

Wikipadia et
http: //archive.org/stream/dancemano85/danseman085.txt

 

Bals

Au cours de l’année nous participons à des bals costumés que nous organisons ou proposés par d’autres association dans différentes villes de France.

Chacun doit de procurer une tenue la plus proche de l’époque historique et en adéquation avec le thème du bal. C’est pourquoi nous proposons à nos adhérents une documentation et des conseils pour pouvoir se conformer aux exigences de l’époque.

Au cours de ces bals  nous mettons à profit les diverses danses étudiées  lors des séances organisées à Paris.

Vous trouverez différents articles relatifs à ces bals sont dans la rubrique « BALS », et les photos ou vidéos prises lors de ces bals sur notre  page Facebook

Bal d’Atad au château de Santeny le 10 juin 2019

Le temps agréable de ce lundi de Pentecôte nous a permis de profiter des salons du château de Santeny que nous connaissons bien, pour notre bal sur le thème « Voyageons par la danse 1810-1910« .

Nous avons, effectivement voyagé dans un siècle de danse, depuis les contredanses du Premier empire, les polkas, valses, quadrilles du Second empire, et les bostons, valses lentes, two sept de la Belle Epoque. Thérèse, Raphaël et Frédéric se sont relayés pour guider les débutants lors des danses d’animation  et nous avons pu proposer des danses et musiques variées pour des danses libres et chorégraphiées.

Trois pauses permettaient de déguster des bouchées ou verrines proposées par notre traiteur habituel, également attaché au château.

C’est dans l’ ambiance chaleureuse et détendue d’une farandole que s’est terminé notre bal en soirée.

Vous pourrez voir des photos et vidéos mises en ligne sur notre page Facebook. Ainsi que des photos prises par Thierry sur son site pbase (également CD envoyés sur demande). Les photos prises par Gilles sont disponibles en utilisant le lien envoyé aux participants en août 2019 par mail.