Dictionnaire

A B C D E F G H J L M N O P R S T V

Affiquet

Le sac disparaît sur une période allant du règne d’Henri IV à Louis XIII, aussi des systèmes permettaient de porter des menus objets.

L’affiquet est une sorte de chaîne  assez longue, attachée à la ceinture,  au bout de laquelle pendent des clefs et une petite bourse.

La châtelaine joue un rôle similaire.

Aiguillette

Au Moyen-Age et au 16e siècle, il est d’usage d’assembler les différentes parties du vêtement tant féminin que masculin avec des ustensiles amovibles qui permettent de modifier les tenues et de nettoyer seulement une partie du vêtement.

Outre l’épingle, le ruban, on utilise une cordelette dont le bout est recouvert d’une « aiguillette » en métal qui permet de l’enfiler facilement dans des oeillets (trou fait avec un poinçon dont le bord est brodé).

L’aiguillette sur un  long lacet permet de fermer le corps piqué ou baleiné au  moyen d’un laçage ajusté au buste féminin.

Amadis (poignet en)

Désigne un bas de manche très ajusté qui couvre l’avant-bras et qui se boutonne de façon à pouvoir être enfilée.

Ces manches furent étrennées en 1684 par une chanteuse lyrique à l’occasion de la Première de l’opéra « Amadis » mis en musique par Lully.

Elles étaient inspirées par une tenue masculine espagnole.

Atours (escoffions, hennins)

Au Moyen-Age les atours comprenaient les « escoffions » et les « hennins » coiffures confectionnées par les « atourneresses ».

L‘escoffion était une sorte de coussin revêtu d’une « résille » presque toujours enrichies de joyaux véritables. Plus tard on se servit de fausses pierres et des bourrelets d’étoffe remplacèrent le coussin trop lourd. (inspirés par les turbans turques vus lors des croisades).

Vers 1140 apparurent les « escoffions » en forme de coeur, de trèfles ou à cornes qui subsista jusqu’en 1654.

Le hennin est une sorte de cornet en forme de pain de sucre d’abord uni, ensuite à rayures en spirales et très ornés qui se terminent par un grand voile appelé le « flocart« .

Certains hennins avaient une sorte de passe relevée plus haut devant de forme pointue.

Les bourgeoises n’avaient droit qu’à un petit hennins de 60 cm environ, tandis que les nobles dames pouvaient laisser trainer leur flocard jusqu’à terre. Orné de dessin multiple et sans cesse renouvelés, le long flocard nécessitait une véritable carcasse intérieure maintenue par de petits bâtonnets.  Les couleur étaient nuancées mais souvent violet ou pourpre.

Aumonière

Petit sac féminin apparu au VIIe siècle accroché à la ceinture des femmes. Il se fermait par un cordon coulant et contenait des objets de toilette et de la menue monnaie (pour distribuer l’aumône). Il pouvait être brodé ou perlé.

Du XIIe au XIVe siècle l’aumônière était utilisée par les hommes également, plutôt en cuir dans ce cas,   (car les poches n’existaient pas), et le  fermoir était en fer, en argent ou en or.

L’aumônière revint  à la mode au Premier Empire sous la forme de « rédicule » avec une grande lanière pour la tenir.

Bas

Beaucoup de femmes tricotaient leur bas de laines avec de longues aiguilles. Mais Jean Hindret vers 1636 se trouvant en Ecosse construisit  le premier métier à bas.  Les lois anglaises interdisant l’importation des machines, il dut importer ses plans pour faire réaliser son invention en France.  Les bas étaient plus élégants car  fabriqués  en coton, en lin ou en soie.

La première fabrique fut installée sous Louis XIII au château de Madrid (aujourd’hui disparut de l’actuel Bois de Boulogne). Jusqu’alors les bas de soie étaient importés de Naples ou d’Espagne et valaient très cher. On assortissait la couleur des bas à celle des chaussures. On lançait les bas rouges voire une jambe d’une couleur et l’autre jambe d’une autre. Les bas furent également rayés ou chinés. Le reste du costume suivit et la mode fut de s’habiller de multiples couleurs un peu comme les fous royaux du Moyen-Age.

Sous Louis XIV le bas de soie devient uni. Les coutures d’assemblage du bas de la jambe et les baguettes de côté sont faites avec du fil d’or.

Les bas continuèrent à être portés en soie pour les classes favorisées , en coton pour les autres. Ils sont retenus au-dessus du genou par des jarretières.

Les bas en soie sont réparés par une remmailleuses qui remonte le fil tiré à l’aide d’un petit crochet.

Au 19e siècle les femmes portaient de bas blancs en tenues habillées.

C’est avec l’introduction des bas nylon par les américains que le bas fut un accessoires courant pour les femmes  qui les maintenaient par des porte-jarretelles en veillant à maintenir droite la couture derrière.

Dans les années 60 les jupes racourcissèrent et on inventa le collant qui par son aspect pratique éclipsa le bas dans la vie courante.

Basquine

La basquine généralement en coton ou en soie était une sorte de justaucorps moulant le buste de la taille à la gorge, sans manches et parfois rembourré,  une sorte de corset sans armature de baleines.(XVIe siècle)

Boutons

Les systèmes de fermeture des vêtements est très variés. L’usage du « bouton » est très ancien et on en fabrique d’abord à partir de matériaux naturels : os, bois, nacre, corne, ivoire, morceaux de tissu, métal, verre, puis plus récemment en plastique.

Au XIII et XIVe  en Europe ils sont aussi utilisés pour maintenir les manches des vêtements.

En 1694 sous Louis XIV  les gros boutons deviennent un éléments de mode. Ils sont sertis et faits avec la même étoffe que l’habit.  Parfois les boutons sont agrémentés de joyaux et de peintures miniatures.

Au XIXe siècle les gilets romantiques propagèrent les boutons de nacre. Une industrie s’est d’ailleurs développée à Méru dans l’Oise vers 1828 (Ets F. Mercier et Cie 5 rue Mimaut – www.boutons-mercier.com)

Le bouton placé sur un côté du vêtement,  nécessite un élément de fermeture sur l’autre partie en vis à vis. Ce peut être une boutonnière festonnée (horizontalement ou verticalement), une bride faite avec une fine bande de tissu ou une cordelette .

Brandebourg

Ornement de passementerie tressée qui sert à fermer un vêtement avec un bouton en forme de boule également en passementerie.

D’inspiration des manteaux militaires, on les  voit apparaître sur les spencers féminins du Premier Empire et sur les vestes féminines  de voyage au Second Empire.

Broderie

Les broderies ont de tout temps été le résultat du travail artistique féminin fait pour orner les tenues et objets divers.

D’abord placées  sur les vêtements et les accessoires royaux et religieux (bas des robes, des manches,  aumonières,  gants,  robes d’enfants) mais aussi sur les tenues de fêtes des paysans et gens du peuple.

On en retrouve aussi  dans les maisons sur les lambrequins, les dais, les rideaux mais aussi les draps, les serviettes et le linge de table  que l’on chiffrait aux initiales ou armoiries du maître de maison.

Au Moyen-Age on brode les bannières des églises, des corporations, des seigneurs en utilisant un point « à deux endroits » ou « en relief » qui peut être aussi beau d’un côté que de l’autre.

Divers métiers étaient liés à la broderie :

  • les « batteurs d’or et d’argent en fil » qui fournissaient les fils pour les étoffes et les brodeurs
  • les « crépiniers » confectionnaient les draps pour les autels

La corporation des brodeurs était ouverte aux hommes et aux femmes.
On a retrouvé les statuts de 1292 à Paris qui encadrait cette profession lucrative.

Les broderies se font :

  • soit directement sur l’habit confectionnés,
  • soit sur la pièce de tissu avant découpage du patron,
  • soit en motif brodé à part qui sera cousus ensuite sur le fond.

En 1450 Jehan Gobelin fonde un atelier qui devait devenir plus tard la Manufacture de broderie et tapisserie des Gobelins.

Sous le Renaissance la broderie est beaucoup utilisée pour fixer des joyaux et des perles sur les corsages. Elle va connaître une évolution grâce aux brodeurs italiens que Charles VIII ramena ver 1490 d’une expédition en Sicile.  Ils apportent le dégradé dans les nuances des fils, les motifs géométriques, des nouveaux points « points fendus », « points tournants », points coupé ».

La broderie avec les pièces de lingerie et la mode est aux « broderies blanches » ton sur ton faites sur les tissus fins de coton de soie, de percale, de batiste. Cette broderie blanche un peu monotone est agrémentée de « point coupé »  c’est-à-dire les « jours » que l’on connait encore actuellement à mi-chemin avec la dentelle. Puis apparu les « fils tirés » devenus les « jours échelle » puis le « lacis » ancêtre de la dentelle.

De Charles IX à Louis XIII la broderie devient de plus en plus à la mode et à la fin du siècle les broderies sur velours firent leur apparition. Les broderies sur le lin sont utilisées pour l’ameublement et les tenues du clergé. La laine sert pour les couvre-lit et les tentures.

Au XVIIIe siècle les  gilets et justaucorps masculins furent abondamment brodés. Le dessin était d’abord tracé sur le tissu à l’encre.

La broderie revient en force sous le Consulat pour agrémenter les robes en mousseline blanches mais aussi les redingotes,  les tenues des militaires  gradés et les habits consulaires dont les cols et les manches s’ornent d’arabesques , de fleurs et de feuillage brodés au fil d’or et d’argent.

 

Canezou

Sorte de chemisette initialement sans manche apparue au Premier Empire. Mais la particularité du canezou est d’être porté par-dessus le corsage de la robe, sa partie inférieure étant maintenue à la ceinture.

Initialement en tissu léger blanc mais aussi en taffetas de couleur tranchante, le canezou se décline à la Restauration en tissus légers : mousseline, tulle, batiste, blonde, organdi. Il s’orne de volants arrondis appelés « jockeys » plus ou moins larges, garnissant la tête d’épaule et recouvre le haut des manches gigots alors à la mode.

Canotier

Désigne un chapeau de paille de forme ovale à fond plat, à bord plats et noué d’un ruban porté par les hommes à la fin du XIXe siècle en été.Bal au Moulin la galette A Renoir

Ce chapeau figure dans nombre  de tableaux  impressionnistes représentant des  loisirs de plein air ou des guinguettes.  Les fervents de canotage (sur les bords de Marne ou de Seine) le mirent à la mode, d’où son nom.

Carnet de bal

Carnet de bal 4

Accessoire indispensable au cours des bals du Second Empire. Il permettait aux dames de noter les danseurs retenus pour les danses prévues. Objet offert souvent en cadeau pour les étrennes ou à l’anniversaire des jeunes filles. Il pouvait aussi servir de calendrier, d’agenda, de marque de jeu.

Il se présentait soit en lamelles articulées (en ivoire ou en nacre) maintenues par un rivet, soit sous forme de petit carnet qu’on fermait à l’aide d’un petit crayon passé dans un coulisse sur la tranche. On l’accrochait à la ceinture ou autour d’un doigt à l’aide d’un gros anneau.

 

carnet de bal à lamelles

Carnet de bal éventail

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Châle

Héritage de l’Antiquité, le châle est déjà porté en Orient et gagne l’Europe à l’occasion des guerres et invasions.  Les Anglais le rapporte des Indes  et entre autre le motif « boteh » représentant une sorte de palme polychrome composant le fameux motif appelé « cachemire ». En soie, en laine ou en cachemire tissé (poil de chèvre très fin, doux et chaud ) il sera un accessoire de mode  durant tout le  XIXe siècle. Il s’orthographie alors « shall » à l’anglaise.

Le châle  fut à la mode en France à sa suite des guerres napoléoniennes en Egypte ,  car  Napoléon en fit cadeau  à Joséphine.  Elément essentiel de la garde-robe féminine, de  1800 à 1830 le châle est une longue écharpe que les élégantes maintiennent avec les bras. Importé des Indes, d’Ecosse,  il atteint des sommes si élevée que Napoléon 1er en interdit l’importation. Il souhaite  relancer les productions françaises mais les élégantes continuent à s’en procurer par des voies non officielles.

Au début des années 1830 et pendant le Second Empire, le châle  est un  grand  carré et sa fonction évolue car on le porte à l’extérieur et on le plie de différente façons. Par exemple  en 2 dans le sens de la diagonale afin que la femme s’en enveloppe  et en rabatte les angles sur ses épaules. Désormais en laine, en soie en coton de production française.  Le dessin est placé sur le pourtour de façon à laisser le milieu appelé la « réserve » uni.

Les châles sont portés par les élégantes avec classe, tandis que la femme du peuple s’emmitoufle pour avoir chaud. On porte  également les pelisses à grandes manches fendues, des pèlerines doublées de fourrure.

Châtelaine

Longue chaîne accrochées à la ceinture  des femmes, portée au Moyen-Age mais aussi au début du XIXe siècle.Composée de plaques ornementales reliées par diverses formes d’attaches afin d’y pendre des breloques, des petits ciseaux,dès à coudre,  petite montre, flacons de sel.

Dans le costume masculin c’est la chaîne terminée par une médaille qui est fixée à la montre et qu’on laisse pendre en dehors du gousset du gilet au XIXe siècle.

chatelaine1 chatelaine3 chatenaine de Joséphine

 

 

 

 

 

 

 

 

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Chausses

Désigne les bas que les hommes portaient retenus au-dessus du genou par un noeud de ruban (qui deviendra le « canon » au XVIIe s.) servant ainsi de jarretière  ou attache aux « hauts de chausses » .

Fait d’abord en toile plus ou moins épaisse, les chausses furent d’abord tricotées à la main puis fabriquées avec le métier à tricoter lors de son introduction en France à la fin du  XVIe siècle .

Chaussures

Selon l’usage on distingue deux sortes de chaussures masculines :

  •  pour la chasse, la guerre, monter à cheval, les hommes portent des bottes hautes ; parfois avec un grand revers souple « les lazarines« 
  • dans  les salons et à la cour,  les hommes portent des  souliers découverts .

Sous Louis XIV les souliers sont à bout carré , décorés par une rose de dentelle et des coques de rubans au-dessus. Ils comportent des talons dont le dessous était peint en rouge pour les gentilhommes qui avaient été présentés au roi.

Sous Louis XV le dessus de la chaussure est orné plus sobrement d’une boucle mais qui peut être avec des pierres précieuses.

Au Premier empire les hommes portent des souliers plats noirs ou blancs.

Chérusque

Collerette de mousseline empesée encerclant les épaules et s’adaptant au décolleté de la robe de grande parure portée pour la première fois par Joséphine lors du sacre en 1804.

Collet monté

Le « collet » est un petit col du corsage. Le « collet monté » apparut aux alentours de 1580 à la Renaissance. C’est une grande collerette horizontale aussi appelée « rotonde » qui donne l’effet d’un grand plateau sur lequel est posé le visage. Il peut être circulaire ou ouvert sur le milieu devant. Il n’est pas plissé mais l’étoffe est simplement tendue sur une fine armature en laiton.

L’expression « collet monté » vient de cette collerette qui obligeait à garder le menton haut et donnait un port altier voire prétentieux.

Compères

Désignent les deux rabats boutonnés placés sur le devant du corsage du XVIIIe  siècle. C’est une alternative à la « pièce d’estomac » formée d’une seule pièce souvent très ouvragées.

Le manteau du XVIIIe siècle était fixé par des épingles sur la pièce d’estomac.

Corset

Ce vêtement a évolué au cours des siècles :  simple soutien de la poitrine sous forme de brassière à certaines époques, il a été une véritable « cage » qui empêchait les femmes de faire les moindre gestes de la vie courante tant il était serré jusqu’à même déformer la cage thoracique.

A la fin du Ve siècle les femmes portaient un « strophium » sorte de corset pour former la taille et soutenir la gorge. Avant, elles s’enroulaient la poitrine avec des bandelettes.

Au Moyen-Age (1220 à 1260) les femmes portent sous leur corsage un cors ou une brassière ou mieux un bandeau serrant les côtes, relevant la gorge, afin que la robe tombe droite sur les pieds.

Vers 1300 les femmes aiment les corsages très rembourrés et utilisent de la toile raide pour faire une poitrine bombée sur le haut de la robe.

A la Renaissance le corps des robes est devenu rigide et pour modeler le buste féminin il a fallu confectionner des « vasquines » sorte de brassière qui comprimait la poitrine et la taille faite d’armature de fer et de drap de camelot  ou de damas.  D’ailleurs quelques-unes des vasquines ou corsets de fer des élégantes se trouvent au Musée de Cluny à Paris.

Le corps à baleine est garni de coutures étroites dans lesquelles on insère des fanons de baleine ; lacé et serré dans le dos ,  le devant étant rigidifié par le busc.*

Le busc est une sorte de baleine verticale mise au milieu devant du corset , faite en bois, en ivoire ou en métal précieux. On en a retrouvé gravé de galantes devises. Les femmes de la Renaissance portaient un busc assez large car il servait, lors des danses de voltes, à leur cavalier à les soulever lors des sauts.

Au XVIIIe siècle on pensait que les enfants naissaient avec un corps mou donc dès leur très jeune âge les enfants portaient un corset, même les garçons (jusqu’à 7 ans où ils passaient de leur nourrice au clan des hommes). Les fillettes ne le quitteront plus.

Sous le Directoire et le Premier Empire le corps retrouvet de l’aisance par les robes fluide à taille haute et les sous-vêtements se composent d’un corset souple sur un chemise de coton ainsi que des bas de coton retenus par des jarretières.

Outre le rôle de maintenir la poitrine, le corset permet d’éviter trop de transparence car les robes du directoire étaient en fin coton blanc. Il est maintenu par des bretelles ajustables aux épaules. La rigidité est obtenu par des lignes de surpiqures dans lesquelles sont insérés des cordonnets de coton. Il peut descendre sur les hanches pour effacer les rondeurs.
En 1808 c’est le corset « la la Ninon » qui remporta le plus de succès avec sa brassière souple plus courte et lacée au dos.

Vers 1818 c’est le retour du corset baleiné donnant aux femmes une forme d’entonnoir. Vers 1820 les corsets s’allongent car  la taille redescend et de plus en plus serrée.
Pendant toute la deuxième moitié du XIXe siècle  les femmes furent « entravées »  par ce sous-vêtement qui les empêchaient de respirer convenablement et leur « donnaient des vapeurs » à la moindre émotion. Que ce soit sous le Second Empire avec les crinolines larges mais le corsages très serré près du corps ou vers 1870/80 avec les robes à queue dont le buste très long était maintenu par un corset qui enveloppait les hanches et les empêchaient de se baisser ou de s’assoir correctement.

Le laçage derrière nécessitait une tierce personne pour pouvoir tirer avec force. Les femmes de l’aristocratie ou de la bourgeoisie devaient avoir du personnel pour les habiller.

*Synonyme :busc, corp, vasquine, busto,

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Corset_a la NinonCorset à la Ninon (P emp.)

Cotte

Sorte de jupe de dessous visible sur le devant par l’ouverture de la robe ou jupe de dessus ouverte devant.

De tissus précieux souvent richement décorées devant , elle peut être en tissu contrasté avec la jupe de dessus.

Se distingue de la robe composée d’un corsage et d’une jupe qui peuvent être cousues ensemble à la taille à certaines époques.

Cravate

Elle apparut sous Louis XIII de manière anecdotique. Les armées françaises avaient à combattre des soldats croates qui portaient autour du cour une sorte de bandeau contenant une amulette qu’ils embrassaient avant de combattre. Certains seigneurs introduisirent cet  ornement à la mode à la cour qui dura jusqu’à la Régence et fut remplacé un temps  par le jabot de dentelle.

La cravate réapparut à la fin du XVIIIe siècle en subissant des variations de longueur quoique toujours en dentelle. Il y eut même la cravate « à la Steinkerque » c’est à dire négligemment nouée car une attaque très brève suivie d’une victoire ne permit pas aux princes de l’entourage des vainqueurs de nouer leur cravate de dentelle convenablement .

Vers 1820 la cravate portée par les bourgeois surnommée le « stock » donne un maintient raide et guindé.  C’est un large foulard plié pour former une bande enroulée autour du cou ; elle est souvent fournie montée , collée autour d’un cylindre de carton muni d’agrafes que l’on fixe derrière la nuque.  Par opposition les artistes bohèmes lancent la lavallière blanche au gros noeud souple.

A cette même époque Romantique, les dandys portent une longue écharpe blanche qu’ils  mettaient des heures à nouer. En 1827 sort un ouvrage « L’art de mettre sa cravate dans toutes les manières connues et usitées, enseigné et démontré en seize leçons » écrit par un ami de Balzac : Emile-Marc de St-Hilaire qui eut beaucoup de succès.

Au XIXe siècle les hommes continuèrent à porter soit le noeud (appelé de nos jours « noeud papillon »),  soit la cravate que nous connaissons, seul élément de fantaisie et de couleur des hommes du XXe siècle.

 

Crevés

En usage à la Renaissance, les manches « à crevés » sont constituées de deux manches superposées.

La manche de la robe faite en tissu épais (velours, damas) était fendue par endroit (les crevés) et laissait voir en-dessous la manche de la chemise du dessous, généralement blanche.

Puis l’usage des crevés  s’étendit au pourpoint, aux chausses. Les étoffes qui sortaient à travers les crevés furent colorés afin de créer des contrastes.

Les crevés disparaissent un  temps puis revinrent sous Louis XVIII sous forme de « taillades » ou « chiquetades » grandes fentes sur les bras et la poitrine afin d’apercevoir le vêtement de dessous fait d’un tissus et d’une couleur différente.

Crinoline

Sorte de jupon-cage utilisé par les femmes entre 1845 et 1869 pour donner de l’ampleur à leur large robe.

Dans les années 1830 c’est d’abord un jupon de crin (mélangé à du lin) d’où son nom, que les femmes utilisaient avec d’autres jupons superposés pour donner du volume  sous leur jupe garnie de plis  ;  il fut remplacé  en 1856 par une « cage » composée de cerceaux d’acier (ou de baleines) disposés les uns   sous les autres de grosseurs progressives jusqu’en bas. Verticalement les cercles sont maintenus par des bandes verticales de bolduc et des rivets.  Des jupons mis par dessus permettaient de ne pas voir la trace des cerceaux sous le tissus des jupes.

Ce fut la grande mode sous le Second Empire. D’abord ronde jusqu’en 1861, la crinoline  évolue vers une forme projetée à l’arrière et plate devant.  Derrière une légère traîne caresse le parquet des salles de bal.

A partir de 1870 la mode évolue vers une  une demi-crinoline sur l’arrière seulement qui prend le nom de « tournure« .

Dentelle

La dentelle n’existait pas au Moyen-Age et fait son apparition sous la forme d’un simple réseau de broderies appelé « lacis » et sur lequel, en bordure, on dispose des « dents » d’où son nom. D’abord en couleur, elle servait à décorer les hauts bords de la chemise qui dépassait du haut du corsage. Puis cette broderie se fit au fil blanc et se développa au XVIIe siècle.

Sous Henri IV on fabriquait des dentelles dans le Velay mais on recherchait celles des Flandres et du Hainaul.

Mais au XVIe siècle les Italiens inventèrent la « dentelle à l’aiguille »  à Gêne et à Venise,  faite de fils d’or, d’argent, de soie voire de coton. Cette dentelle très fine fut importée en France.

Car les dentelles  produites  en France étaient de moindre qualité :

  • la bisette  : étroite et grossière dentelle au fuseau fabriquée aux environs de Paris par des paysannes
  • la gueuse : dentelle de fil très simple  à bas prix  portée que par la basse classe
  • la mignonnette : appelée aussi blonde de fil et point de tulle qui était faite avec du fil de Lille et blanchie à Anvers
  • la valencienne : dentelle au fuseau
  • la guipure  : dentelle épaisse, sans fond et à lares motifs
  • la blonde : dentelle de soie écrue ou noire réalisé au fuseau.
  • dentelle tulle : dentelle sur métier

L’édit de 1660 interdit l’importation de dentelle.

Pour développer  l’industrie française  Colbert favorisa  les manufactures et particulièrement  la production de dentelles . En 1665 il installa dans un de ses châteaux une certaine  Mme Gilbert native d’Alençon, qui savait faire le point de Venise avec 30 dentellières vénitiennes qu’il fit venir à ses frais. Les admirables dentelles au point d’Alençon qui sortirent de cet atelier improvisé, ainsi que le roi qui aida à sa diffusion, créèrent la renommée des dentelles françaises.

De plus il obtiendra d’inscrire l’usage de la dentelle française dans l’étiquette de la cour « toute personne de passage à la cour sera tenue d’arborer des dentelles provenant de la Manufacture royale d’Alençon ».

Au XVIIIe siècle les décolletés des dames s’ornent de dentelle mais les hommes en agrémentent aussi leur tenue :

  • par les « ailes de moulin » à leur chaussures, sorte de large noeud en dentelle empesée placé sur le haut de l’empeigne du soulier. Il est fixé au centre par une petite boucle plus ou moins précieuse ;
  • par les « canons » : garniture  composée de volants de dentelle plissés adaptés aux jambes par des rubans,  de façon à donner l’illusion d’une culotte qui dépasse de la « rhingrave« .
  • par les « jabots » de dentelle ornant le haut de la chemise

Les « engageantes » désignent les volants de dentelle qui ornent le bas des manches 3/4 du corsage du XVIIIe siècle.

On appelle « barbe » la pièce de dentelle aux extrémités tombantes  employée en ornement d’une coiffure.

La dentelle mécanique fit son apparition à la fin du XVIIe siècle.

Le point coupé que l’on voit apparaître sous Henri IV était une guipure faite à l’aiguille avec des dessins composés de figures géométriques reliées entre elles par des brides genre dentelle de Venise. C’est cette même dentelle que l’on vit réapparaître en 1900 ressemblant à de la grande guipure et dentelle d’Irlande.

 

Escarcelle

Les hommes portent « l’escarcelle » à leur ceinture, sorte de bourse en velours brodé.

Sous Charles IX les poches font leur entrée dans le costume masculin ce qui rend caduc l’usage de l’escarcelle.

Celle-ci réapparaît à la suite de l’édit de 1563 qui interdit les poches (pouvaient contenir des armes cachées).

Eventail

Accessoire connu depuis la plus haute antiquité dans le monde entier sous des formes différentes (grande feuille, palmée, tressée, plumes, bambou), l’éventail a subi une métamorphose tout au long de l’histoire.

Il sert de chasse-mouche, pour créer un courant d’air et se présente sous la forme d’un écran. On en a retrouvé dans la tombe de Toutankhamon car c’ est aussi un instrument de pouvoir comme en Chine où il est attesté dès le 2e siècle avant notre ère mais où toutes les classes de la société l’utilisent.

Au Japon, il est accessoire de danse, d’arts martiaux et le « shogun » s’en sert comme signe de ralliement et de protection lors des combats. Un artisan japonais invente au VIIe siècle l’éventail plié.

Au XVIe s, les Portugais l’importent en Europe via Lisbonne et il sera immédiatement adopté par l’Italie. Catherine de Médicis introduit l’éventail en France mais la mode s’en imposera surtout vers 1600 et il devient un accessoire indispensable pour les femmes.

C’est d’abord un objet aristocratique et artistique. Le XVIIIe siècle sera l’âge d’or de l’éventail. La mode sera d’abord aux éventails brisés puis aux éventails pliés.  Les montures sont  faites de fines lamelles en ivoire, en métal précieux, en nacre, en bois et les feuilles  sont peintes parfois par de très grands artistes  avec les dessins très fins qui en font de véritables enluminures.

Marie-Antoinette fit incruster une loupe dans le manche car elle était très myope. L’art de l’éventail permettait un langage codé de séduction selon la  façon de le tenir.

Si la Révolution française freine l’essor de l’industrie de l’éventail, la Restauration relancera sa production et de nouveaux procédés en permettront la multiplication d’un même dessin.

Au XIXe s, la France est le seul pays producteur et les styles vont varier en fonction des pays où les éventails vont être expédiés. On voit apparaître de grands éventails en plumes et les feuilles peintes sur soie Art nouveau puis Art déco.

A la fin du XIXe siècle, l’éventail devient support publicitaire et non plus accessoire de mode. Et aujourd’hui il est tombé en désuétude.

Il existe un musée de l’éventail à Paris .

Eventail peintEventail peint XVIIIe s
Eventail nacreEventails en nacre – 1865
Eventail brise nacre 1865Eventail d'ivoire,XIXeEventail ivoire XIXe s
eventail pliantEventail pliant
Eventail_ à lorgnette 1815Eventail à lorgnette 1815
Eventail autruche et marabout XIXeEventail autruche et marabout XIXe s


Falbalas

Ornements composés de diverses sortes et tailles de volants généralement cousus sur les jupes.

Apparus au XVIIe siècle, ils sont de nouveau très utilisés pour décorer les robes au XIXe siècle.

Ferronnière

Sous François 1er la mode est à la chevelure nouée d’un ruban qui retombent sur la nuque (influence italienne).  Ce ruban fut orné de perles et de gemmes à l’éclat magnifique car on commence à savoir tailler les pierres.

La maîtresse du roi : Luzrecia Crivelli dite « la Belle Ferronnière » lança une mode sans le vouloir car elle attacha sur son ruban  une pierre au milieu de son front afin de  cacher une cicatrice.  Cet ornement pris le nom de ferronnière et fut imité par les dames de la cour.

Fichu

Aucune femme ne sortant tête nue, le fichu était un simple carré de tissu plié en deux et noué sous le menton. Il pris différents noms selon la façon de le porter et son usage.

Fichu-guimpe : fichu couvrant le décolleté à la manière d’une guimpe.

Fichu-menteur : fichu drapé autour du décolleté et formant un avantageux bouffant sur la poitrine. Prisé au XVIIIe siècle et fut porté au  XIXe siècle dans les campagnes.

Fauchon : Coiffe consistant en un fichu plié  dont le  triangle est mis au-dessus de la tête et noué sous le menton. (placé à l’envers par rapport au fichu simple)

Mantelle : voile de fine dentelle drapé sur la tête et recouvrant les épaules que les femmes portaient pour se rendre à la messe, dans le sud de la France et en Espagne (a donné la mantille)

Fraise

Sorte de collerette empesée adoptée par Henri II  à la fin de son règne pour cacher une cicatrice au cou dont l’appellation serait due à la ressemblance  plus ou moins avec la fraise de veau. Henri III puis Henri IV la porteront également.

La fraise  fut plus ou moins large et lorsqu’elle eut plusieurs rangs superposés on l’appela « fraise à confusion ».

A la même époque les femmes portaient des collerettes en dentelle très larges qui entouraient aussi le haut de la tête.

 

 

Gants

1815  Gants longs, Ball DressCet accessoire en voie de disparition aujourd’hui, a pourtant eut au cours des siècles, des fonctions multiples :

  • Objet utile de protection contre le froid ou les travaux dangereux

Le gant est fait de matières diverses : tissé en laine, en coton ou fabriqué par les gantiers à partir de peaux d’animaux  (daim, chien) préparées par les tanneurs.  On a retrouvé des moufles  tricotées datant du XVe siècle.
Au Moyen-Age les gants avaient soit 5 doigts, soit 3 doigts, soit des moufles.

Sous Louis XIII les gants étaient en cuir et brodés au poignet. On les portait souvent à la main sans les enfiler.

En fin de règne de  Louis XIV lorsque la demi-manche apparut les gants réapparurent pour couvrir l’avant bras. Les femmes portaient aussi des gants courts faits au point d’Angleterre.

Au premier Empire les robes étant à manches courtes on vit apparaître des gants très longs portés au-dessus du coude.

Par contre au Second Empire avec les manches longues ou trois-quart les femmes portaient des gants courts en cuir fin ou en dentelle. Les autres accessoires étaient l’ombrelle et l’éventail.

Les mitaines étaient une sorte  de gants à doigts coupés en cuir ou en dentelle.

  • Accessoire symbolique : insigne du pouvoir et marqueur social

Vers l’an 800 les gants deviennent objets liturgiques associé à l’onction car ils protègent et purifient les mains.
Après l’an 1000 le port des gants est un privilège du pape et des évêques qui peuvent garder leur gants à l’église, contrairement aux autres religieux et aux laïques.
Les gants médiévaux portés par les souverains et le clergé sont des objets de grand luxe.

A partir du XIIIe s les gants sont portés par ceux qui ont une autorité ou détiennent un certain savoir : philosophes, médecins, universitaires,  juges. Ils sont faits en soie, lin, peau ;  de forme amples ou ajustée avec ou sans poignet. Souvent blancs, ils peuvent être de couleur, brodés, avec des appliques de tissu ou de pierreries.
En France c’est à partir du XIVe s que les gants font partie du rituel du couronnement dans les textes.

Au Moyen-Age la fonction du gant est celle d’un attribut du pouvoir délégué.
c’est un « gant voyageur « qui prend la place du roi. Le porteur du gant royal parle à la place du souverain. C’est un équivalent du sceau. Il peut d’ailleurs porter des armoiries.

Le gant voyageur est aussi la preuve de la concession de la terre par le souverain. Précieusement gardé, le gant sera rendu au seigneur à la mort du bénéficiaire. Il en est de même pour les rentes versées à vie.
Le gant marqueur social  un prolongement juridique du corps il représente la personne de loin.
Le gant est confié aux messagers, ambassadeurs comme signe d’immunité, de représenter une personnes au loin .

Au XIIIe s le gant devient un accessoire pour la noblesse hommes et femmes pour son élégance mais aussi parce qu’il participe à une gestuelle très codée :

– l’offrir : symbolise un engagement (promesse de mariage, alliance, transaction). On retrouve ainsi l’usage de porter des gants « beurre frais » pour le jeune homme qui fait sa demande en mariage au père de sa promise au XIXe siècle.

– le rendre : signifie une rupture, une brouille

– le lancer est un geste de défi qu’on relève par les armes en duel

  • Le gant : arme mortelle

Le gant empoisonné aurait été la cause de morts célèbres au cours de l’histoire.

En 1002 mort de l’empereur Ottor III.

Mort de Jeanne d’Albret (mère d’Henri IV) après le port de gants offerts par Catherine de Médicis.

Catherine de Médicis fut une reine célèbre par ses beaux gants brodés et ornés de pierreries. Ils étaient parfumés par René son parfumeur favori. C’est une paire de gants venimeux qu’elle offrit à Jeanne d’Albret qui causèrent sa mort.

 

Gilet

Vêtement d’homme ajusté, sans manche, arrivant à la taille. Porté sous une veste et par dessus une chemise. Le dos est fait dans un tissu léger différent car il ne se voit pas et une boucle permet d’ajuster le gilet au corps.

Le gilet s’ harmonise d’abord avec le tissu de la redingote. A partir de 1820 on utilise des tissus précieux et de couleur vive  ainsi que des motifs mis à la mode par les dandys qui exprimèrent toute leur fantaisie.

A la fin du XIXe siècle et même au XXe siècle le gilet fait partie de l’ensemble 3 pièces masculin. Selon les goûts le gilet peut être sobre ou apporter une note de couleur en harmonie avec la cravate par exemple.

Girandole

Boucles d’oreilles ou agrafes à pendeloques en perles dont la forme rappelle des chandeliers de cristal. Les agrafes sont mixtes et les Messieurs s’en servent pour accrocher leurs rubans sur leur costume ou sur leur chapeau au XVIIe siècle.

Gourgandine

Sorte de corset entr’ouvert devant à l’aide d’un lacet porté en 1695 à Paris.

Le nom désigna plus tard les  femmes  faciles ou de petite vertu.

Guêtres

Pièce d’étoffe ou de cuir enveloppant la cheville, parfois même toute la jambe et couvrant le dessus de la chaussure. La guêtre se ferme au moyen de boutons ou d’agrafes sur le côté.

Cet accessoire utilisé par les militaires fut adopté par les femmes à partir de 1820.

Guimpe

Nom donné au VIIIe siècle à une sorte de voile qui se porte enroulé autour de la tête et du cou. A cette époque les autorités religieuses interdisent aux femmes d’aller à l’église tête nue.

La guimpe fut plus tard toujours utilisée par les femmes pour mettre autour du cou et des épaules lorsqu’elles portaient un corsage décolleté.

Haut de forme

Chapeau à l’origine porté par la « gentry » rurale anglaise pour aller à la chasse.

En 1810 les gentilshommes eurent l’idée de le porter en ville. Ce chapeau était initialement maintenu par un lacet passant sous le cou. Encore trapu jusqu’en 1825, il s’effile en une forme cylindrique qui allonge la silhouette.  Ayant perdu son lacet, il oblige les hommes à tenir leur tête droite, leur donnant une allure guindée. Ce chapeau est porté le jour comme le soir au spectacle.

Mais sa hauteur devient vite encombrante.  En1823 le chapelier parisien Gibus invente « le chapeau mécanique » ou « chapeau claque » à ressorts qui peut se ranger dans la poche pour le spectacle.

Le haut de forme classique étant réservé pour le jour, il va devenir le symbole de la respectabilité bourgeoise au XIXe siècle.

Hennins

Coiffe féminine de la fin du XVe siècle, de grande hauteur (jusqu’à 60 cm).

Formé de bonnets de forme cylindrique, montés sur des carcasses de fil d’archal (sorte de laiton) garni de toile fines et des gazes ; ces ailes de toile  ou gaze empesée pouvaient se rabattre sur le visage et se prêter à d’autres mouvements.

Les nobles pouvaient porter sur la grande coiffe en forme de pain de sucre un  grand voile appelé    « flocart » qui pouvait descendre jusqu’au sol.

Avec l‘escoffion, le hennin était les coiffures confectionnées par les « atourneresses » ou dames d’atours.

Jabot

Ornement en étoffe ou dentelle attaché à la base du col et déployé sur la poitrine très en vogue pour les hommes au XVIIe siècle. On lui donna le nom de jabot par analogie avec la poche ainsi appelée des oies,  et quand le jabot de la chemise fut recouvert de rubans (appelés  galants),  le jabot devint la petite-oie.

Le jabot  fut adopté par les femmes  sur les corsages  dans la seconde moitié du XIXe siècle.

Jupe

Les jupes appelées « bas de cote » au Moyen-Age, se superposent au XVIe siècle et prennent des noms facétieux :

  • la « secrète » ou la « discrète » est enfilée la première sur le corps et reste cachée,
  • a « friponne » enfilée par-dessus ; elle sert à donner du volume et à mettre les formes féminines en valeur. Elle peut être décorée dans le bas et parfois elle est montrée si la jupe du dessus est relevée ;
  • la « modeste » (c’est la jupe en tenue contemporaine) faite en tissu lourd pour avoir un beau tombé des plis et de la traîne appelée « queue« . Celle-ci est plus ou moins longue au XVIIe et XVIIIe siècle  selon le rang de celle qui la porte.

Lavallière

Longue écharpe masculine blanche portée par de nombreux artistes romantiques,  nouée autour du col mou de la chemise. Cet accessoire inspiré par la duchesse de La Vallière favorite de Louis XIV est l’emblème de l’artiste bohème sous la Restauration.

Cette « cravate molle » s’oppose au « stock rigide » que les bourgeois portaient autour du cou.

Livrée

Les tenues des seigneurs et de leur entourage, confectionnées à leurs couleurs ou à leurs armoiries,  étaient « livrées » par leurs fournisseurs à des dates fixes la veille des grandes fêtes. Ces tenues s’appelaient « robes-livrées » mot qui est resté depuis et utilisé de nos jours pour les laquais, les équipages de chasse.

On disait être « aux robes » de tel personnage et ainsi l’uniforme du personnel de maison permettait de savoir qui il servait.

 

Mamelouk (manche à la)

Manches longues resserrées à intervalles réguliers par un élastique pour former des bouffants.

Mises à la mode à la Renaissance et au Premier Empire pour les femmes.

Manches

Les manches  des vêtements ont un rôle utile (lutter contre le froid) et décoratif d’où les formes très variées que l’on peut retrouver d’une époque à l’autre. Elles peuvent être soit amovibles (attachées par une épingle ou un ruban) soit cousues.  Leurs formes ont donné des noms variés :

Manches bouffantes : manches froncées aux épaules plus ou moins longues resserrées au coude ou aux poignets.

Manches ballon : haut de manche très froncée à l’emmanchure  et resserrées  en haut du bras par un biais. Elles peuvent être prolongée par une manche longue ajustées.  (époque Renaissance ou Premier Empire)

Bourrelet de manche : petit bourrelet placé au niveau de l’emmanchure, au-dessus de la manche ballon, souvent décoré de galon ou de perles.

Manches à crevé : mis à la mode en 1476 lorsque les lansquenets suisses victorieux après une bataille avec Charles le Téméraire,  se sont aperçus que leur vêtements étaient troués de coups d’épés. Rapiécés avec les costumes de vaincus en soie et damas, cette symbolique guerrière valorisante va devenir une mode vestimentaire.

Elle consiste à coudre, à leur 2 extrémités, des bandes d’étoffe de couleur contrastées sur un tissu d’une autre couleur (époque Renaissance).

Manches flottantes sur manches fixées ou emmanchures. Elles n’enveloppent pas les bras mais laissent apparaître d’autres manches  ajustées ou bouffantes.

Certaines manches sont ajustées jusqu’aux coudes puis flottantes ensuite ; certaines sont parfois très longues (époque Médiévale)

Manchettes : faites de batiste blanche ou de dentelle à gros plis ronds. Elles dépassent légèrement des bas des manches qui sont resserrés.

Engageantes : multiples volants de dentelles assemblées aux manches au milieu du coude. Apparues au XVIIe s, les engageantes ont à nouveau été à la mode à partir des années 1840.

Manches gigot : manches très larges et froncées  en haut autour de l’emmanchure jusqu’au coude puis ajustée sur l’avant bras du coude au poignet (leur forme rappelle la forme du gigot). Elles furent en vogue à la fin du XIXe siècle vers les années 1890.

Manches à rebras : apportée en France en 1514 par Marie d’Angleterre. Manche large qui se retroussent et mettait à découvert la manche ajustée de la cotte et/ou était de teinte et tissu différent. Le rebras était toujours orné de fort belle garniture au poignet.

Manche pagode  : manche ample à l’épaule

Manche entonnoir : manche ample au poignet

 

 

Marchande de mode et couturière

Plusieurs corps de métiers bien distincts ont concouru à la fabrication des tenues féminines.

La marchande de mode conçoit la toilette et la pare de divers ornements qui vont donner un style personnel adapté à sa cliente. Elle fait aussi les chapeaux et les coiffes généralement dans le même tissu que la robe afin de créer une harmonie d’ensemble. Mais peu à peu ses attributions vont s’étendre.

Quant la couturière c’est l’exécutante, celle qui coud, qui fabrique réellement la robe.

Deux marchandes de mode vont atteindre la célébrité d’abord par la position de leur cliente mais aussi par l’ascendant qu’elle prendront sur elle.

La première est la célèbre Marie-Jeanne Bertin* dite « Rose Bertin » qui au XVIIIe siècle rentra au service de Marie-Antoinette et sera appelée son « Ministère des Modes » car non seulement elle créé des nouveautés pour la reine mais elle avait un sens des affaires développés qui conduira la « fashion victime » royale a des dépenses excessives alors que  France traversait une crise financière.  Elle a ouvert un magasin près du Palais-Royal « Le grand Mogol » et  continuera à livrer des robes modestes à Marie-Antoinette jusqu’à son transfert à la Conciergerie.  Mais elle refuse de créer des robes « à l’égalité » aux prémices de la Révolution. Elle va à Londres pour échapper à la Terreur et ne rentre en France qu’en 1795. Tombée dans l’oubli elle meurt le 22 septembre 1813.

* née à Abbeville en 1746 et à 16 ans va à Paris pour travailler.

Le deuxième est  Louis Hippolyte Leroy qui fut d’abord coiffeur à la cour de Versailles puis marchand de mode dans sa boutique rue de Richelieu. Puis il l’intéressa à la couture en s’associant à une couturière de talent Mme Raimbaud. Il ne créait rien mais faisait exécuter des modèles  fournis par divers articles spécialisés comme Louis Philibert Debucourt, J-Baptiste Isabey, Auguste Garneracy. Ils parviendront à fournir le trousseau impérial de Joséphine de Beauharnais et son costume de sacre. La ligne « Premier Empire » est ainsi lancée caractérisée par une  taille haute  qui sera peu à peu copiée par les autres cours d’Europe.

Très ambitieux et sans scrupule, il rompt sa collaboration avec sa couturière et s’approprie les patrons qu’elle avait mis au point. Désormais seul à la tête de sa maison de couture, L H. Leroy reçoit les commandes des différentes cours européennes et préfigure ainsi le « grand couturier » contemporain.

Les robes impériales prévilègient la beauté des tissus et de la coupe mais portent peu d’ornements aussi la profession de marchand de mode disparaît peu à peu au profit des couturières qui travaillent à façon pour leurs clientes plus ou moins riches.

Ces artisanes, souvent de conditions modestes, qui selon leur savoir-faire et leur créativité auront une certaine notoriété telles Mme Palmyre et Mme Vignon couturières attitrées d’Eugénie de Montijo lorsqu’elle épouse Napoléon III en 1853.

La profession de modiste continue d’exister mais est limitée à la confection de chapeaux à laquelle contribuent aussi divers corps de métier très spécifiques.

Rose Bertin1Rose Bertin2 Rose Bertin

 

 

Mouches

Accessoire apparu sous Louis XIII pour cacher les imperfections de la peau puis ce fut une mode mettant en valeur le teint pâle passé au blanc de céruse (toxique).

Les femmes se mettaient des mouches en forme d’étoile, de lune, de croissant sur la figure, la poitrine, les mains. Puis tout un langage galant a vu le jour en fonction de son emplacement :

  • au coin de l’oeil          « passionnée »
  • au milieu de la joie    « galante »
  • sur les lèvres             « coquette »
  • au coin de la bouche « baiseuse »

Véritable phénomène de société, toute dame de la haute société du XVIIIe siècle devait posséder sa « boîte à mouches » souvent très ouvragée et très précieuse.

Noeuds en échelle

Les noeuds en rubans sont utilisés pour décorer les corsages féminins.

Ils furent disposés « en échelle » au XVIIe et XVIIIe siècle c’est-à-dire les uns sous les autres et de largeur dégressive. Mais une langue acérée Anne-Marie Bigot de Cormuel (précieuse connue pour ses traits d’esprit)  s’étonne que Mme de la Reynie ( femme du 1er lieutenant de police)  n’ait pas de potence à ses côtés. Cette réflexion désobligeante mis fin à cette mode.

Oeillets

Petits trous qui servaient à attacher des parties de vêtement. On en trouve aussi pour fermer les bottines en cuir.

Au Moyen-Age ils étaient placés en haut des manches. On les trouvait aussi placés verticalement sur le devant du  corsage féminin de façon à y passer un lacet pour le fermer plus ou moins serré. Au Second Empire la fermeture est placée dans le dos ce qui nécessite du personnel pour lacer le corsage.

Le tissu est troué avec un poinçon métallique ou en ivoire qui ne coupe pas les fils. Puis le bord est consolider par un point de feston à la main. Lors de l’invention des oeillets métalliques en 1828 , une pince spéciale a permis de faire les trous puis de poser des oeillets métalliques très solides. Ceux-ci existent en couleur afin de les assortir à la couleur de la robe.

Ombrelle

C’est sous le règne d’Henri II 1527-1559 qu’on vit l’ombrelle apparaître en France pour les femmes de la haute société. Elles étaient en forme de chapiteau.

Sous la Renaissance on utilisait aussi la parapluie fait en cuir. Mais les femmes craignaient davantage le soleil que la pluie.

En 1638 des estampes montrent des femmes suivies de pages portant d’immenses parasols. L’usage en devient général sous Louis XIV car un fabricant les recouvrit de toile cirée pour se garantir de la pluie.

On utilisa ensuite le taffetas plus léger sur des tiges de jonc ou des baleines.
Le parasol est fixe alors que le parapluie peut se fermer et s’ouvrir.

C’était la corporation des « boursiers » qui fabriquaient les objets en cuir, tels que les malles, les gibecières, les chapeaux en cuir,  les parapluies. Au XVIIe siècle ils se mirent à fabriquer le parasol qu’importèrent les Jésuites revenant d’Extrême Orient en utilisant des cuirs  de cuir de couleurs variées. Mais trop lourds, ils utilisèrent du tissu de toile ou  de soie avec une bordure de galon ou d’une cannetille.

L’ombrelle du milieu du XVIIIe s de dimension modeste et demi sphérique est faite de fine toile opaque enrichie de dentelle. Mme de Pompadour ne se séparait pas de cet accessoire élégant.

Au XIXe s l’appellation « ombrelle marquise » lui rend hommage.

Sous le Second empire l’ombrelle tient une large place dans la toilette. On voit des ombrelles recouvertes  de dentelles. Les ombrelles sont articulées. Les manches pas trop long sont « brisés » c’est-à-dire permettant de se plier. Ils peuvent être en ivoire . La pointe est moulée « à pivot » ce qui permet de la coucher contre son manche de façon à se garantir du soleil sur le côté.

Vers 1865 les ombrelles sont écrues doublées de soie bleue, verte, mauve avec un manche assez gros en bois sculpté ou en cuir, élégamment frappé, ou ciselé.

Pandore

Au XVIIe siècle, sous le ministère de Colbert,  le goût français en matière d’élégance fut diffusé vers les cours étrangères au moyen de petites poupées habillées à la dernière mode :

  • la « grande Pandore » faisait valoir les costumes de cour, de cérémonie, tandis que
  • la « petite Pandore » était réservée aux « déshabillés » tenues d’intérieur pour recevoir chez soi.

L’expédition régulière des deux Pandores se perpétua jusqu’à la fin du Premier Empire.

Passementerie

En France vers 1475 apparaît la corporation des « tissulierss-rubaniers » et « frangers » qui correspondent à nos passementeries d’aujourd’hui. Ils fabriquaient les ceintures, les bordures, les franges, les bourses, les aumonières. Ils devaient utiliser des fils de soie qui sont plus solides.

Les femmes tissaient des bandes étroites en soie qui pouvaient être agrémentées de perles ou d’appliques en métal ou en émail.  Elles confectionnaient des galons, des rubans, des ceintures, des jarretières.

Les galons peuvent être travaillés en fil d’or ou d’argent ; ils peuvent être à double face ou jouer sur le sens d’enfilage de façon à jouer avec la brillance de la soie. Les motifs demandent un travail méticuleux car ils peuvent être très complexes.

Au début du 16e siècle, c’est d’ Italie que vient l’usage des dentelles qui, à cette époque, sont désignées sous le nom général de « passement » jusqu’en 1645.  Ces primitives dentelles sont des bandes de fils plus ou moins précieux qui diffèrent peu d’un galon ou d’un lacet.

Sous la Renaissance on importe abondamment des galons et des passementeries de dentelle de fils d’or et d’argent pour orner les tenues  à profusion. Dans un soucis de protection de nos manufactures   Henri IV et Sully eurent recours aux édits somptuaires pour protéger les industries Nationales. Ainsi à partir de 1620 il fut interdit d’importer et d’employer des passements et des dentelles étrangères ainsi que des tissus étrangers tels que la soie et le damas. La broderie revint en force.

Richelieu et Mazarin maintiendront la plupart des édits somptuaires entre autre celui contre les « passements » .

Louis XIV n’encouragea jamais la fantaisie de ce genre d’ornement. C’est pour cela qu’au XVIIe puis au XVIIIe siècle les habits étaient brodés mais ne comportaient pas de galon en décoration.

Une façon de détourner l’usage de la passementerie fut les « brandebourgs » comme mode de fermeture des vestes militaires puis civiles qui sont faits en rubans de passementerie.

Les passementeries furent largement utilisées comme garnitures des robes et vestes sous le Second Empire.

On utilisa aussi beaucoup de rubans en autre pour décorer les chapeaux qui sont produits par la manufacture de St Chamond. En 1862 la corporation des « tissuliers et rubaniers » intervint pour que la fabrication fut transportée à St Etienne qui acquis une grande notoriété.

Patenôtre

Au XVIe siècle le sac n’existait pas encore, aussi les femmes transportaient-elles de petits objets  à l’aide de cordons ou « patenôtre » sorte de chaîne à gros maillons portée à la ceinture.

Ces petits objets pouvaient être : boule de senteur, flacon de parfum, éventail, miroir, petit livre de prière.

Au XIXe siècle cette idée sera reprise avec la « châtelaine » en référence à ses nobles origines.

Pelisson

Au XIIIe siècle désignait un gilet de fourrure enfermé entre 2 étoffes que l’on portait entre la « chainse » et le « bliaud ».

Ce gilet fut modifié : façonné en drap et autre tissu puis porté par-dessus le bliaud. Il fut alors ajusté et s’agrafa sur le côté.

Ce terme a donné « pelisse » qui est une veste ou manteau doublé de fourrure encore utilisé actuellement.

Pêt en l'air

Désigne le casaquin « à la française » à plis Watteau dans le dos.

Version courte (arrivant sur les hanches) de la robe à la Française du XVIIIe siècle qui elle, est longue avec une légère traîne dans le dos.

Poches cachées

Au XVIIIe siècle les femmes placent sous leur robe un cordon noué à la taille sur lequel sont fixées 2 poches plates avec une ouverture verticale au centre afin d’y mettre de menus objets (mouchoir, clé, flacon de sel, parfum).

Dans les campagnes lorsque les paysannes retroussaient leur jupe de dessus et la coinçait dans les poches pour vaquer à leurs occupations  ces poches devenaient visibles. Ce fut une mode qui atteindra d’autres classes sociales.

 

Redingote

Vient de  « riding-coat » désignant le manteau masculin pour l’équitation. Importé en France dans la seconde moitié du XVIIIe s, il entra dans la garde robe de ville masculine à partir de la Restauration dans une version cintrée à la taille. Dégagée sur le devant la jupe s’arrête à hauteur du genou à l’arrière (elle se porte avec un pantalon près du corps).

De couleur foncée : marine, marron ou noire, c’est cette couleur qui va perdurer. Pendant tout le XIXe siècle il fut adopté en France pour les hommes comme manteau de sortie.

Les femmes s’en inspirèrent comme manteau long, croisé, cintré à la taille

Réticule

Petit sac à main à long cordon porté sous le Directoire et le Premier Empire car les robes à taille haute ne permettaient pas les poches (tissu très fin et transparent).

Fut aussi appelé « ballantine » parce que, tenu à la main, il se balançait lors de la marche.

Saute-ruisseau

pince saute-ruisseau3

Appelé aussi « relève-jupe« 

Cet accessoire apparaît vers 1870 lorsque les jupes sont très étroites. C’est une pince que les femmes de la Belle Epoque accrochaient à la ceinture de leur jupe (au moyen d’une cordelette en passementerie, d’un ruban ou d’une cordelette métallique) qui leur permettait de relever la jupe lors du franchissement d’un trottoir  ou d’enjamber un obstacle ou d’éviter que la jupe ne traîne dans la boue ou une flaque d’eau.

Cette pince est munie de deux pattes rondes dont l’intérieur est garni de patin de cuir ou de feutre qui permettait de maintenir le tissu sans l’abîmer. Les pattes s’écartent par pression manuelle (système de pince d’escargot) ou en coulissant l’une sur l’autre.

Le lien est généralement fixé à un petit crochet posé à cheval. On en trouve encore en brocante dont le prix varie selon le métal et la décoration.

De façon plus simple une broche ou une épingle à nourrice permettait de relever un côté de la jupe au niveau de la ceinture.

Usage du saute-ruisseau

 

Spencer

D’abord veste courte  masculine mise à la mode par le 2e comte de Spencer en Angleterre. Elle fut adoptée aussi par les femmes au Premier Empire en version à manches longues car s’adaptant bien à leur robe à taille haute.

On retrouve le spencer dans les tenues du XIXe siècle mais aussi du XXe.

Suivez-moi jeune homme

Joli nom pour désigner au XIXe siècle deux pans de dentelle qui flottent derrière la robe ou bien un ruban entourant le chapeau dont les extrémités nouées flottent sur la nuque d’une jeune femme.

Tatez-y

Nom suggestif donné à l’agrafe ou broche qui est mise au milieu du bord du décolleté au XVIIIe siècle.

Le décolleté de forme bateau est bordé d’une dentelle blanche de 8 à 12 cm de hauteur. Les femmes garnissent leur cou d’un « tour de cou » en perles.

Tire-bouton ou tire-lacet

tire-lacet et son étuiCe petit objet composé d’un petit crochet et d’une tige, permettait de faire passer le petit bouton dans la boutonnière correspondante des bottines, des corsets des femmes. Il est utilisé aussi par les hommes pour fermer les guêtres et pour les gants. Pendant la Belle Epoque les fermetures étaient souvent une succession de petits boutons ronds en nacre ou métalliques difficiles à boutonner.

La prise est la tige que l’on tient en main, elle peut être en bois, corne, laiton, ivoire ou en argent. D’une longueur de 12 à 15 cm, le tire-bouton peut être pliable afin d’être glissé dans la poche. On en trouve encore en brocante seul ou dans de petits étuis.

Tournure

Issu de la crinoline c’est d’abord un support de jupe donnant du volume à l’arrière, composé de demi-cercle disposés les uns sous les  autres maintenus par un support en toile. La toile rouge qui fut utilisée à un moment lui valut le nom de « queue d’écrevisse ».

Un système articulé fut inventé avec des ressorts  qui pouvaient  se relever et permirent ainsi  aux femmes de s’asseoir.

Utilisé à la fin du XIXe siècle, la tournure devint moins proéminente à l’arrière  jusqu’à être remplacée par un coussinet en tissu ou « pouf » mis sur les reins et attaché à la taille

Vertugade, vertugadin

 

Le vertugade est un jupon de gros canevas empesé que le femmes recouvraient de taffetas ; elles l’attachaient aux basques de la vasquine (corsage baleiné). Il grossissait peu les hanches et descendait en s’élargissant en une forme de cloche ou d’entonnoir. La jupe tombait sans pli dessus.

Sous la Renaissance les jupes étaient soutenues par une armature d’acier qui formait le bas du corselet. En s’élargissant la vertugade change de nom et devient le vertugadin.

Le vertugadin est une forme de plateau qui fait le tour des hanches  à une distance de la taille d’environ 30cm. La jupe retombe à plis tout droit de ses bords, froncée et drapée comme un rideau de théâtre. (diamètre de 1,18m soit 1 aune).

Le vertugadin disparaît à la fin du XVIIe et devient « panier. »

Vertugadin

D’origine espagnole, appelé aussi  vertugale , il désigne le premier jupon que les femmes portaient par dessus la basquine et la chemise destiné à soulever la robe d’apparat afin d’élargir  leur  taille au XVIe siècle.

Repris à différentes époques sous la forme de « panier » au XVIIIe siècle et de « crinoline » au second empire.

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