DESPREAUX Jean-Etienne (1748-1820) – Français

Professeur de maintien et de danse  sous le Premier empire
Organisateur des fêtes et des bals  de la cour

Né le 31 août 1748 à Paris
Décédé le 26 mars 1820 à Paris à 71 ans.

Son père est musicien à l’Académie royale de musique (futur Opéra de Paris). En 1763 Jean-Etienne y débute comme danseur et suit des cours avec Maximilien GARDEL son mentor. Il dansera plusieurs de ses ballets dont « La chercheuse d’esprit » en 1778.
Après plusieurs années d’enseignement sous Louis XV, Louis XVI, il quittera l’Académie en 1781.
En 1789, à 41 ans, il épousera Marie-Madeleine GUIMARD, célèbre danseuse ayant eu une vie de courtisane.
Sous le Directoire, il reprendra sa carrière d’enseignant et donne des cours aux jeunes gens qui entourent Bonaparte . Il organise des bals avec son épouse jusqu’en 1812.

Professeur de danse de la cour impériale :

Il fut le professeur de danse et de maintien des enfants de Joséphine de Beauharnais, de Désirée Clary (ancienne fiancée de Bonaparte  mais  future épouse de J Bernardote et reine de Suède), et de Caroline Bonaparte (soeur de Napoléon et future reine de Naple, mariée à Joachim Murat). Plus tard c’est auprès de Marie-Louise d’Autriche,  seconde épouse de Napoléon, qu’il jouera le même rôle  à Compiègne ;  il enseignera la valse à Napoléon.

Grâce à son expérience de courtisan d’Ancien Régime, DESPREAUX sera également chargé de l’organisation de fêtes publiques données sous le Consulat et sous l’empire jusqu’en 1812. En effet,  DESPREAUX aura un rôle important sous l’Empire puisqu’il cumulera les fonctions de :

  • Inspecteur de l’Académie Royale de Musique et du Théâtre des Tuileries,
  • Inspecteur général de la Cour,
  • Professeur de danse et de grâce au Conservatoire de Musique
  • Répétiteur de cérémonie de la Cour.

Aussi auteur de chansons, vaudevilles et poèmes de circonstance dont celui écrit pour la naissance du roi de Rome.

Il a travaillé sur un ouvrage théorique de la danse et un nouveau système de notation chorégraphique. Il y défend la danse comme un art et non pas seulement un divertissement. Cet ouvrage surnommé « Terspsichorégraphie » reste inachevé. Après sa mort il fut conservé à la bibliothèque de l’Opéra de Paris.

Jean-Etienne s’éteint à Paris à 71 ans, un an avant la mort de Napoléon à Sainte Hélène et 4 ans après son épouse.