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Brassière ou bandelettes ?

Au Moyen-Age (1220 à 1260) les femmes portent sous leur corsage un cors ou une brassière, ou mieux un bandeau serrant les côtes, relevant la gorge, afin que la robe tombe droite sur les pieds. Vers 1300 les femmes aiment les corsages très rembourrés et utilisent de la toile raide pour faire une poitrine bombée sur le haut de la robe. A la Renaissance le corps des robes est devenu rigide et pour modeler le buste féminin il a fallu confectionner des "vasquines", sorte de brassière qui comprimait la poitrine et la taille, faite d'armature de fer et de drap de camelot  ou de damas.  Quelques-unes des vasquines ou corsets de fer des élégantes se trouvent au Musée de Cluny à Paris.

Le corset à baleines

Le corps à baleine est garni de coutures étroites dans lesquelles on insère des fanons de baleine ; lacé et serré dans le dos,parfois sur le côté, le devant étant rigidifié par le busc.* Le busc est une sorte de baleine verticale mise au milieu devant du corset , faite en bois, en ivoire ou en métal précieux. On en a retrouvé gravé de galantes devises. Les femmes de la Renaissance portaient un busc assez large car il servait, lors des danses de voltes, à leur cavalier à les soulever lors des sauts. La silhouette de la femme est : décolleté arrondi, poitrine effacée, ventre applati, taille serrée qui donne un aspect de cône rigide gommant ainsi la morphologie. Les femmes ont  ainsi une marche glissée peu naturelle. A la cour d'Henri II, hommes et femmes portent un corset. Au XVIIe siècle le corset est plus court et plus souple permettant de marcher normalement, de se pencher, de danser mais il se creuse à la taille et dégage la poitrine des femmes. la robe est porteé par dessus et la "pièce d'estomac" agraphée dessus. Au XVIIIe siècle on pensait que les enfants naissaient avec un corps mou, donc dès leur très jeune âge les enfants portaient un corset, même les garçons (jusqu'à 7 ans où ils passaient de leur nourrice au clan des hommes). Les fillettes ne le quitteront plus. Marie-Antoinette lance une mode sans corset à Trianon : robe légère, en coton "à la bergère". L'influence de médecin hygiénistes ou de nouveaux philosophes comme Rousseau condamnent le corset

La fluidité des tenues empire

Sous le Directoire et le Premier Empire le corps retrouve de l'aisance par les robes fluide à taille haute : les sous-vêtements se composent d'un corset souple sur une chemise de coton ainsi que des bas de coton retenus par des jarretières. Outre le rôle de maintenir la poitrine, le corset permet d'éviter trop de transparence car les robes du directoire étaient en fin coton blanc. Il est maintenu par des bretelles ajustables aux épaules. La rigidité est obtenu par des lignes de surpiqûres dans lesquelles sont insérés des cordonnets de coton. Il peut descendre sur les hanches pour effacer les rondeurs.             En 1808 c'est le corset "à la Ninon" qui remporta le plus de succès avec sa brassière souple plus courte et lacée au dos.

Vers 1818 c'est le retour du corset baleiné donnant aux femmes une forme d'entonnoir. Vers 1820 les corsets s'allongent car  la taille redescend ; elle est de plus en plus serrée.

Les femmes sont serrées et entravée pendant la fin du XIXe siècle

La mode est à la taille fine et aux robes larges. Le corset doit être porté serré ce qui empêchait les femmes de respirer convenablement et leur "donnait des vapeurs" à la moindre émotion. Sous le Second Empire les corsages  sont très serrés près du corps. Vers 1870-80 avec les robes à queue,  le buste très long était maintenu par un corset qui enveloppait les hanches ce qui empêchait les femmes de se baisser ou de s'asseoir correctement.

Durant le XIXe siècle des inventions  perfectionnent le corset

Les femmes ne peuvent s'habiller seules

Le laçage derrière nécessitait une tierce personne pour pouvoir tirer avec force. Les femmes de l'aristocratie ou de la bourgeoisie devaient avoir du personnel pour les habiller. A l'inverse, les femmes de petite vertu, devant pouvoir se déshabiller rapidement et seules, adoptent la gourgandine, qui se lace par devant, et finira par les désigner.

A la fin du XIXe les méfaits du corset sur le corps des femmes sont reconnus

A la Belle Epoque la mode allège la silhouette et la femme se déplace pour ses emplettes ou la promenade donc elle doit être à l'aise dans ses mouvements. Les corsets sont moins serrés et adaptés à la morphologie en étant fabriqués sur mesure par des "corsetières". Des médecins hygiénistes comme Ambroise Paré vont  alerter les pouvoirs publics sur les conséquences malheureuse du corset sur le corps des jeunes femmes dont les organes sont déplacés. Le professeur Maréchal va déposer un projet de loi interdisant le corset aux femmes jusqu'à 30 ans car il est reconnu que 70% d'entres elles connaissent des problèmes de santé liés au port du corset dès leur jeune âge.

Adieu le corset au XXe siècle pour une femme active mais qui reste élégante

En fait, c'est la guerre de 1914 qui va entraîner le remplacement du corset par la gaine (pénurie de métal, découverte du caoutchouc et des tissus élastiques). La femme devient active et pratique divers sports. Certains couturiers créateurs comme POIRET ou CHANEL vont proposer une mode fluide qui s'adapte au corps féminin sans le contraindre. *Synonyme : busc, corp, vasquine,

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Ses débuts à Londres puis à Paris

Dernier d'une famille de 5 enfants, au père absent et joueur, Charles travaille déjà à 11 ans. Il rêve de Londres et la rencontre d'un avocat le fait entrer chez un marchand de nouveautés Swan & Edgar où il reste 7 ans. Il découvre les belles étoffes et les "nouveautés" arrivant de Paris. Nouveau rêve pour Charles. En 1846 il arrive à Paris et entre chez Gadelin, rue de Richelieu, comme premier commis aux soieries et aux châles. En mais 1853 il s'associe aux deux dirigeants Gadelin. La maison compte une centaine d'ouvrières et diffuse ses modèles dans la presse sous forme d'annonce. Il fait la connaissance d'une vendeuse qu'il épouse et qui deviendra sa muse, son mannequin préféré. Le 6 avril 1858 il s'associe au suédois Otto Gustave Boberg, qui dispose d'un capital coquet et crée ainsi la maison Worth et Boberg au 7 rue de la Paix.

Une notoriété grandissante

En 1864 la société Worth et Boberg devient le fournisseur breveté de l'impératrice Eugénie. En 1870 la guerre franco-prussienne et l'exil des souverains français ralentit les mondanités. Boberg revend ses parts et rentre en Suède. WORTH devient indépendant dans sa maison. Sa notoriété dépasse les frontières françaises et sa clientèle vient de Russie, du Moyen-Orient, d'extrême-Orient et même d'Amérique. Sa langue natale lui permet de communiquer en anglais avec ses clientes, ce qui facilite grandement les échanges avec la haute société internationale. Porter une robe Worth est un marqueur social; ainsi que se faire représenter par un peintre. C'est pourquoi nous avons de nombreux tableaux de femme de la haute société en pied avec une robe Worth (tel que Franz Xavier Winterhalter)    et des photos grâce à l'invention de la photographie au début du XXe siècle. La haute couture est indissociable du climat artistique général. Worth  passe d'importantes commandes de tissus aux grandes manufactures lyonnaises et obtient ainsi de bons tarifs. Il lance la mode de la dentelle mécanique (dentelle de Calais). Les nouveaux colorants chimiques lui permettent d'élargir sa gamme de couleurs. Les femmes devant changer plusieurs fois de tenue par jour, Worth invente l'astuce des robes "à transformation" avec plusieurs corsages et des parties amovibles. En 1867 Paris brille de tous ses feux à l'occasion de l'exposition universelle qui attire plusieurs millions de visiteurs.  L'élite des cours princières est présente pour assister aux réjouissances  offertes par Eugénie et Napoléon III et aux bals costumés organisés dans la capitale où Worth donne libre cours à son imagination pour des créations. C'est également Worth qui fera la robe de couronnement de reine de Hongrie d'Elisabeth, alors impératrice d'Autriche, le 6 Juin 1867. Une clientèle américaine va découvrir les créations parisiennes à l'occasion d'un voyage en Europe  et des caisses spécifiques seront conçues par la maison Vuiton pour le transport en bateau, des toilettes fragiles. Des vendeuses anglophones seront embauchées pour faciliter les relation avec la clientèle.

Sa famille s'est impliquée dans la société Worth

Sa femme : Marie Vernet 1855-- 1895 ses enfants : Gaston 1853-1924 et Jean-Philippe 1936-1926 Ses petit-fils : Jean-Charles Worth 1881-1962 et Jacques 1882-1941 Ses arrière-petit-fils : Roger 1908-1981  et Maurice  1913 - 1985  (fils Jacques) A la mort du créateur en 1885, ses deux fils Gaston et J-Philippe reprennent l'entreprise. En 1895 son fils Gaston reprend le contrôle de l'entreprise familiale et réalise des investissements avisés tandis que J-Philippe devient le créateur principal. C'est un artiste (ayant suivi des cours avec le peintre Camille Corot), un mondain, un amateur de théâtre. Il crée des robes-tunique, des caftans, des robes kimono, nourrit de l'exotisme en vogue à la Belle-Epoque. De lignes plus modernes que son père, ses créations,  faites pour l'apparat, utilisent des étoffes précieuses et des broderies, En 1901 Gaston engage Paul Poiret (1879-1944) remarqué chez Doucet,  pour son style novateur,  avec des robes plus simples et pratiques à porter (ce que J-Philippe a toujours refusé de faire).  Mais cela ne correspond pas au goût des aristocrates, des divas, (voire des demi-mondaines) qui constituent  la clientèle de la maison Worth. Poiret part donc en 1903 pour fonder sa propre maison de couture. En 1902 Gaston ouvre une succursale à Londres dans un immeuble partagé avec la maison Cartier. En 1910 c'est son neveu J-Charles que J-Philippe désigne comme son successeur créatif. Il fréquente les artistes comme Jean Dunand qui décore son hôtel particulier de Neuilly ou Man Ray qui réalise des séries de photographies. A partir de 1923 les lignes des robes sont fluides avec des coupes de manches et de cols, variées. Des ceintures taille basse font leur apparition. Il utilise des jeux de boutons qui deviennent décors et se laisse inspirer par  l'Art Déco pour les motifs géométriques de ses imprimés. En 1924 pour se diversifier, Jacques lance le premier parfum de couturier "Dans la nuit" avec un flacon élégant de René Lalique. Entre 1924 et 1947 une vingtaine de parfums furent créés par la Société des parfums Worth.

La fin d'un empire familial en 1954

En 1941 c'est Maurice, (fils de Jacques et de Suzanne Cartier), diplômé de Harvard, qui reprend la charge administrative et financière de la maison de couture. A son frère Roger (formé par J-Charles) échoit la direction artistique de 1935 à 1950. Mais avec la Seconde guerre mondiale les femmes ont d'autres préoccupations que leur frivolité et les différentes maisons de modes parisiennes sont quasiment à l'arrêt. Après la guerre et le rationnement, une vague de modernité est apportée par Christian Dior qui lance sa ligne "Corolle" dans sa première collection de 1947 et rencontre un vif succès. La maison Worth n'est plus dans l'air du temps, Roger s'est retiré en 1950 et Maurice va vendre la société créée par son arrière grand-père, à la maison Paquin en 1954, qui elle-même, cessera ses activités quelques années plus tard. Source : Revue Connaissance des arts - Hors série Worth suite à l'exposition à Paris en 2025  " ["post_title"]=> string(74) "Charles Frédérick WORTH, l'inventeur de la haute couture au XIXe siècle" ["post_excerpt"]=> string(0) "" ["post_status"]=> string(7) "publish" ["comment_status"]=> string(6) "closed" ["ping_status"]=> string(4) "open" ["post_password"]=> string(0) "" ["post_name"]=> string(69) "charles-frederick-worth-linventeur-de-la-haute-couture-au-xixe-siecle" ["to_ping"]=> string(0) "" ["pinged"]=> string(0) "" ["post_modified"]=> string(19) "2025-08-31 12:16:34" ["post_modified_gmt"]=> string(19) "2025-08-31 10:16:34" ["post_content_filtered"]=> string(0) "" ["post_parent"]=> int(0) ["guid"]=> string(32) "https://www.atad.asso.fr/?p=7241" ["menu_order"]=> int(0) ["post_type"]=> string(4) "post" ["post_mime_type"]=> string(0) "" ["comment_count"]=> string(1) "0" ["filter"]=> string(3) "raw" } [2]=> object(WP_Post)#9008 (24) { ["ID"]=> int(4143) ["post_author"]=> string(1) "1" ["post_date"]=> string(19) "2025-08-27 10:00:12" ["post_date_gmt"]=> string(19) "2025-08-27 08:00:12" ["post_content"]=> string(34) "[alphalist][mes_fiches][alphalist]" ["post_title"]=> string(36) "Vocabulaire et éléments de costume" ["post_excerpt"]=> string(83) "Parcourez notre dictionnaire et découvrez tous les termes relatifs aux costumes ! " ["post_status"]=> string(7) "publish" ["comment_status"]=> string(6) "closed" ["ping_status"]=> string(4) "open" ["post_password"]=> string(0) "" ["post_name"]=> string(34) "vocabulaire-et-elements-de-costume" ["to_ping"]=> string(0) "" ["pinged"]=> string(0) "" ["post_modified"]=> string(19) "2025-08-27 10:09:01" ["post_modified_gmt"]=> string(19) "2025-08-27 08:09:01" ["post_content_filtered"]=> string(0) "" ["post_parent"]=> int(0) ["guid"]=> string(32) "https://www.atad.asso.fr/?p=4143" ["menu_order"]=> int(0) ["post_type"]=> string(4) "post" ["post_mime_type"]=> string(0) "" ["comment_count"]=> string(1) "0" ["filter"]=> string(3) "raw" } [3]=> object(WP_Post)#9009 (24) { ["ID"]=> int(950) ["post_author"]=> string(1) "2" ["post_date"]=> string(19) "2025-08-27 08:00:37" ["post_date_gmt"]=> string(19) "2025-08-27 06:00:37" ["post_content"]=> string(6047) "A partir de 1870 la mode féminine reporte  en arrière l'ampleur de la jupe accentuant la cambrure des reins, le devant de la jupe étant plat.

La tournure pour donner du volume à l'arrière

Pour donner du volume, c'est d'abord un coussin bourré de crin agrémenté d'une échelle de volants empesés que l'on met sous la jupe.  Dans les années 1874/78   on met un support issu de la crinoline,  composé de demi-cercle de baleines disposés les uns sous les  autres maintenus par un support en toile. La toile se prolonge sur les hanche et la fermeture se fait sevant. C'est la toile rouge qui fut utilisée à un moment qui lui valut le nom de "queue d'écrevisse". De 1885 un système articulé fut inventé avec des ressorts  qui pouvaient  se relever et permirent ainsi  aux femmes de s'asseoir. La jupe a des lés plus longs à l'arrière et froncés . Il est possible aussi de mettre une surjupe relevée sur la première, par des cordons intérieurs  placés sur l'envers. Un système d'anneaux permet de constituer les drapés. Les corsages peuvent être courts ou à basque longue parfois prolongée "en polonaise" à 3 pans inspirée de celle du XVIIIe siècle. En 1885 apparaît le "corsage-cuirasse"  très ajusté se terminant en pointe et descendant assez bas devant sur la jupe. Pour la ville les manches sont longues ou trois-quart et le décolleté  peu échancré en carré. Pour le soir les décolletés sont carrés ou ovales; les manches courtes et les jupes avec une traîne. C'est l'époque du "style tapissier" où les intérieurs comme les toilettes féminines sont à la surcharge avec usage de franges, de  drapés, de glands, de rubans, de plissés. Sur une même toilette on recherche les oppositions de clair et de foncé. Utilisé à la fin du XIXe siècle, la tournure devint moins proéminente à l'arrière  jusqu'à être remplacée par un coussinet en tissu ou "pouf" mis sur les reins et attaché à la taille.

La visite

C'est la veste pour sortir le jour, elle descend un peu en dessous des hanches. Les manches emprisonnent tout le haut des bras, avec juste une fente au niveau du coude, puis s'élargissent pour se terminer en pour se terminer "en pagode". Elles sont faites en drap ou en lainage. Pour le soir on préfère la soie. On continue à utliser les châles en cachemire. L'ombrelle et l'éventail sont des accessoires beaucoup utilisés. Quelques modèles peints par le peintre Tissot                                                     RENOIR - Danse à la campagne    

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La fine dentelle "à l'aiguille" italienne est importée en France au XVIe siècle

Mais au XVIe siècle les Italiens inventèrent la "dentelle à l'aiguille"  à Gêne et à Venise,  faite de fils d'or, d'argent, de soie voire de coton. Cette dentelle très fine fut importée en France car les dentelles  produites  en France étaient de moindre qualité :

L'édit de  Colbert en 1660 interdit l'importation de dentelle.

Pour développer  l'industrie française  Colbert favorisa  les manufactures et particulièrement  la production de dentelles. En 1665 il installa dans un de ses châteaux une certaine  Mme Gilbert native d'Alençon (qui savait faire le point de Venise)  avec 30 dentellières vénitiennes qu'il fit venir à ses frais. Les admirables dentelles au point d'Alençon qui sortirent de cet atelier improvisé, ainsi que le roi qui aida à sa diffusion, créèrent la renommée des dentelles françaises. De plus il obtiendra d'inscrire l'usage de la dentelle française dans l'étiquette de la cour "toute personne de passage à la cour sera tenue d'arborer des dentelles provenant de la Manufacture royale d'Alençon".

Les hommes du XVIIe siècle font un grand usage de la dentelle dans leur tenue

Au XVIIIe siècle les décolletés des dames s'ornent de dentelle mais les hommes en agrémentent aussi leur tenue : Les "engageantes" désignent les volants de dentelle qui ornent le bas des manches 3/4 du corsage du XVIIIe siècle. On appelle "barbe" la pièce de dentelle aux extrémités tombantes  employée en ornement d'une coiffure. La dentelle mécanique fit son apparition à la fin du XVIIe siècle. La dentelle de Calais  est le résultat d'un procédé alliant les machines Leavers importées d'Angleterre (en fraude de Nottingham au début du XIXe siècle) et le système Jacquard. Le résultat de ce procédé mécanique donne des dentelles plus fines que celles qui étaient produites manuellement. Au cours du XXe elle est de moins en moins utilisée et actuellement il ne reste plus que 10 fabricants et 285 métiers. Le savoir-faire d'une multitude d'ouvriers spécialisés se perd. Ce patrimoine culturel et industriel ne disparaîtra pas grâce à la Cité de la dentelle et de la mode , écomusée créé à Calais en 2009, lieu d'exhibition, centre de ressource ouvert aux créateurs. Des visites avec démonstration sont organisées pour le public  Depuis quelques années les  grands couturiers relancent l'usage de la dentelle dans leur modèle de robes ou de corsages. La dentelle au fuseau est complètement tombée en désuétude et n'est plus pratiquée que par quelques personnes qui transmettent leur savoir-faire à des plus jeunes, dans des associations.   Le label Dentelle de Calais est une marque déposée par la Fédération française des Dentelles et Broderies " ["post_title"]=> string(8) "DENTELLE" ["post_excerpt"]=> string(0) "" ["post_status"]=> string(7) "publish" ["comment_status"]=> string(6) "closed" ["ping_status"]=> string(6) "closed" ["post_password"]=> string(0) "" ["post_name"]=> string(8) "dentelle" ["to_ping"]=> string(0) "" ["pinged"]=> string(0) "" ["post_modified"]=> string(19) "2025-08-27 20:03:28" ["post_modified_gmt"]=> string(19) "2025-08-27 18:03:28" ["post_content_filtered"]=> string(0) "" ["post_parent"]=> int(0) ["guid"]=> string(52) "https://www.atad.asso.fr/?post_type=fiche&p=899" ["menu_order"]=> int(0) ["post_type"]=> string(4) "post" ["post_mime_type"]=> string(0) "" ["comment_count"]=> string(1) "0" ["filter"]=> string(3) "raw" } [5]=> object(WP_Post)#9011 (24) { ["ID"]=> int(907) ["post_author"]=> string(1) "2" ["post_date"]=> string(19) "2025-08-23 19:50:19" ["post_date_gmt"]=> string(19) "2025-08-23 17:50:19" ["post_content"]=> string(2262) "

pince saute-ruisseau3

Appelé aussi "relève-jupe"

Cet accessoire apparaît vers 1870 lorsque les jupes sont très étroites. C'est une pince que les femmes de la Belle Epoque accrochaient à la ceinture de leur jupe (au moyen d'une cordelette en passementerie, d'un ruban ou d'une cordelette métallique) qui leur permettait de relever la jupe lors du franchissement d'un trottoir  ou d'enjamber un obstacle ou d'éviter que la jupe ne traîne dans la boue ou une flaque d'eau. Cette pince est munie de deux pattes rondes dont l'intérieur est garni de patin de cuir ou de feutre qui permettait de maintenir le tissu sans l'abîmer. Les pattes s'écartent par pression manuelle (système de pince d'escargot) ou en coulissant l'une sur l'autre. Le lien est généralement fixé à un petit crochet posé à cheval. On en trouve encore en brocante dont le prix varie selon le métal et la décoration. De façon plus simple une broche ou une épingle à nourrice permettait de relever un côté de la jupe au niveau de la ceinture. Usage du saute-ruisseau                 " ["post_title"]=> string(14) "Saute-ruisseau" ["post_excerpt"]=> string(0) "" ["post_status"]=> string(7) "publish" ["comment_status"]=> string(6) "closed" ["ping_status"]=> string(6) "closed" ["post_password"]=> string(0) "" ["post_name"]=> string(14) "saute-ruisseau" ["to_ping"]=> string(0) "" ["pinged"]=> string(0) "" ["post_modified"]=> string(19) "2025-08-27 14:12:17" ["post_modified_gmt"]=> string(19) "2025-08-27 12:12:17" ["post_content_filtered"]=> string(0) "" ["post_parent"]=> int(0) ["guid"]=> string(52) "https://www.atad.asso.fr/?post_type=fiche&p=907" ["menu_order"]=> int(0) ["post_type"]=> string(4) "post" ["post_mime_type"]=> string(0) "" ["comment_count"]=> string(1) "0" ["filter"]=> string(3) "raw" } [6]=> object(WP_Post)#9012 (24) { ["ID"]=> int(1108) ["post_author"]=> string(1) "2" ["post_date"]=> string(19) "2025-08-22 16:55:09" ["post_date_gmt"]=> string(19) "2025-08-22 14:55:09" ["post_content"]=> string(5147) "Cet accessoire en voie de disparition aujourd'hui, a pourtant eut au cours des siècles, des fonctions multiples : protection contre le froid ou les blessures, symbole de pouvoir, vecteur de communication, voire arme mortelle...

Objet utile de protection contre le froid ou les travaux dangereux

Le gant est fait de matières diverses : tissé en laine, en coton ou fabriqué par les gantiers à partir de peaux d'animaux  (daim, chien) préparées par les tanneurs.  On a retrouvé des moufles  tricotées datant du XVe siècle. Au Moyen-Age les gants avaient soit 5 doigts, soit 3 doigts, soit des moufles. Sous Louis XIII les gants étaient en cuir et brodés au poignet. On les portait souvent à la main sans les enfiler. En fin de règne de  Louis XIV lorsque la demi-manche apparut les gants réapparurent pour couvrir l'avant bras. Les femmes portaient aussi des gants courts faits au point d'Angleterre.

Accessoire symbolique : insigne du pouvoir et marqueur social

Vers l'an 800 les gants deviennent objets liturgiques associé à l'onction car ils protègent et purifient les mains. Après l'an 1000 le port des gants est un privilège du pape et des évêques qui peuvent garder leur gants à l'église, contrairement aux autres religieux et aux laïques. Les gants médiévaux portés par les souverains et le clergé sont des objets de grand luxe. A partir du XIIIe s les gants sont portés par ceux qui ont une autorité ou détiennent un certain savoir : philosophes, médecins, universitaires,  juges. Ils sont faits en soie, lin, peau ;  de forme amples ou ajustée avec ou sans poignet. Souvent blancs, ils peuvent être de couleur, brodés, avec des appliques de tissu ou de pierreries. En France c'est à partir du XIVe s que les gants font partie du rituel du couronnement dans les textes. Au Moyen-Age la fonction du gant est celle d'un attribut du pouvoir délégué : c'est un "gant voyageur "qui prend la place du roi. Le porteur du gant royal parle à la place du souverain. C'est un équivalent du sceau. Il peut d'ailleurs porter des armoiries. Le gant voyageur est confié aux messagers, ambassadeurs comme signe d'immunité, de représenter une personnes au loin Il est aussi la preuve de la concession de la terre par le souverain. Précieusement gardé, le gant sera rendu au seigneur à la mort du bénéficiaire. Il en est de même pour les rentes versées à vie. Le gant marqueur social : un prolongement juridique du corps il représente la personne de loin. Au XIIIe siècle le gant devient un accessoire, masculin comme féminin, pour la noblesse, pour son élégance mais aussi parce qu'il participe à une gestuelle très codée :

Le gant : arme mortelle

Le gant empoisonné aurait été la cause de morts célèbres au cours de l'histoire. En 1002 mort de l'empereur Ottor III. Mort de Jeanne d'Albret (mère d'Henri IV) après le port de gants offerts par Catherine de Médicis. Catherine de Médicis fut une reine célèbre par ses beaux gants brodés et ornés de pierreries. Ils étaient parfumés par René son parfumeur favori. C'est une paire de gants venimeux qu'elle offrit à Jeanne d'Albret qui causèrent sa mort.

Accessoire de mode au XIXe siècle

Au Premier Empire les femmes portent des gants longs (au-dessus des coudes) de couleur claire en harmonie avec leur robe. Au Second empire les femmes portent des gants courts en cuir fin, en coton et en dentelle, noire, blanche ou en couleur selon leur tenue, dont les manches étaient longues ou trois-quart. Les mitaines étaient une sorte  de gants à doigts coupés en cuir ou en dentelle. A la Belle époque le gant est un accessoire de mode élégant. On sort avec un chapeau et des gants. Les hommes portent des gants de coton blanc avec leur smoking, entre autre pour aller au bal. Encore au début du XXe siècle, les femmes ne sortaient pas autrement que chapeautées et gantées. Les gants  pouvaient être fabriquées de matières diverses  : en peau, en soie, en coton, en laine, selon les circonstances. Puis peu à peu cette pratique élégante a été abandonnée au profit de l'utile : gants contre le froid ou comme protection.    " ["post_title"]=> string(5) "GANTS" ["post_excerpt"]=> string(0) "" ["post_status"]=> string(7) "publish" ["comment_status"]=> string(6) "closed" ["ping_status"]=> string(6) "closed" ["post_password"]=> string(0) "" ["post_name"]=> string(5) "gants" ["to_ping"]=> string(0) "" ["pinged"]=> string(0) "" ["post_modified"]=> string(19) "2025-08-27 11:48:12" ["post_modified_gmt"]=> string(19) "2025-08-27 09:48:12" ["post_content_filtered"]=> string(0) "" ["post_parent"]=> int(0) ["guid"]=> string(53) "https://www.atad.asso.fr/?post_type=fiche&p=1108" ["menu_order"]=> int(0) ["post_type"]=> string(4) "post" ["post_mime_type"]=> string(0) "" ["comment_count"]=> string(1) "0" ["filter"]=> string(3) "raw" } [7]=> object(WP_Post)#9013 (24) { ["ID"]=> int(944) ["post_author"]=> string(1) "2" ["post_date"]=> string(19) "2025-08-14 10:30:29" ["post_date_gmt"]=> string(19) "2025-08-14 08:30:29" ["post_content"]=> string(4228) "Sorte de jupon-cage utilisé par les femmes entre 1845 et 1869 pour donner de l'ampleur à leur large robe. Dans les années 1830 c'est d'abord un jupon de crin (mélangé à du lin) d'où son nom, que les femmes utilisaient avec d'autres jupons superposés pour donner du volume  sous leur jupe garnie de plis . Il fut remplacé  en 1856 par une "cage" composée de cerceaux d'acier (ou de baleines) disposés les uns  sous les autres de grosseurs progressives jusqu'en bas. Verticalement les cercles sont maintenus par des bandes verticales de bolduc et des rivets.  Il est indispensable de mettre  un jupon  par dessus afin de ne pas voir la trace des cerceaux sous le tissu de la jupe. Conseil aux couturiers/ères 1 - Pour respecter une certaine esthétique de proportion, il est conseillé d'adapter la circonférence de a crinoline à la hauteur de la femme qui la porte, sous peine de "tasser" la silhouette d'une petite femme. Ex. à partir d'un jupon plus moderne : 2- De même attention à la hauteur de la robe par rapport au parquet : pas plus de 5 cm au-dessus (on ne doit pas voir les pieds) donc à essayer avec les chaussures portées au bal s'il y a un talon.          

La forme de la crinoline évolua  : ronde jusqu'en 1861 puis plus longue derrière

La crinoline évolue vers une forme plate devant mais projetée à l'arrière ce qui est un support pour une légère traîne de la robe qui caresse le parquet des salles de bal.
                      A partir de 1870 la mode évolue vers une  une demi-crinoline sur l'arrière seulement, qui prend le nom de "tournure"." ["post_title"]=> string(43) "CRINOLINE : pièce typique du Second empire" ["post_excerpt"]=> string(0) "" ["post_status"]=> string(7) "publish" ["comment_status"]=> string(6) "closed" ["ping_status"]=> string(6) "closed" ["post_password"]=> string(0) "" ["post_name"]=> string(9) "crinoline" ["to_ping"]=> string(0) "" ["pinged"]=> string(0) "" ["post_modified"]=> string(19) "2025-08-27 07:51:19" ["post_modified_gmt"]=> string(19) "2025-08-27 05:51:19" ["post_content_filtered"]=> string(0) "" ["post_parent"]=> int(0) ["guid"]=> string(52) "https://www.atad.asso.fr/?post_type=fiche&p=944" ["menu_order"]=> int(0) ["post_type"]=> string(4) "post" ["post_mime_type"]=> string(0) "" ["comment_count"]=> string(1) "0" ["filter"]=> string(3) "raw" } [8]=> object(WP_Post)#9014 (24) { ["ID"]=> int(909) ["post_author"]=> string(1) "2" ["post_date"]=> string(19) "2025-07-26 16:26:46" ["post_date_gmt"]=> string(19) "2025-07-26 14:26:46" ["post_content"]=> string(1622) "Ce petit objet, composé d'un petit crochet et d'une tige, permettait de faire passer le petit bouton dans la boutonnière correspondante des bottines, des corsets des femmes. Il est utilisé aussi par les hommes pour fermer les guêtres et pour les gants. Pendant la Belle Epoque les fermetures étaient souvent une succession de petits boutons ronds en nacre ou en métal, difficiles à boutonner. La prise est la tige que l'on tient en main, elle peut être en bois, corne, laiton, ivoire ou en argent. D'une longueur de 12 à 15 cm, le tire-bouton peut être pliable afin d'être glissé dans la poche. On en trouve encore en brocante seul ou dans de petits étuis.   tire-lacet et son étui      " ["post_title"]=> string(25) "Tire-bouton ou tire-lacet" ["post_excerpt"]=> string(0) "" ["post_status"]=> string(7) "publish" ["comment_status"]=> string(6) "closed" ["ping_status"]=> string(6) "closed" ["post_password"]=> string(0) "" ["post_name"]=> string(25) "tire-bouton-ou-tire-lacet" ["to_ping"]=> string(0) "" ["pinged"]=> string(0) "" ["post_modified"]=> string(19) "2025-08-27 11:57:52" ["post_modified_gmt"]=> string(19) "2025-08-27 09:57:52" ["post_content_filtered"]=> string(0) "" ["post_parent"]=> int(0) ["guid"]=> string(52) "https://www.atad.asso.fr/?post_type=fiche&p=909" ["menu_order"]=> int(0) ["post_type"]=> string(4) "post" ["post_mime_type"]=> string(0) "" ["comment_count"]=> string(1) "0" ["filter"]=> string(3) "raw" } [9]=> object(WP_Post)#9015 (24) { ["ID"]=> int(553) ["post_author"]=> string(1) "2" ["post_date"]=> string(19) "2025-07-21 17:31:44" ["post_date_gmt"]=> string(19) "2025-07-21 15:31:44" ["post_content"]=> string(9310) "Sous la deuxième moitié du règne de Louis-Philippe puis de Napoléon III et Eugénie, la mode évolue vers la robe à crinoline, ronde d'abord  (1845/1858) puis plate devant mais largement projetée en arrière (1864/1870). Les robes de jour plus simples contrastent avec les tenues de soirée. Souvent les dames ont deux corsages pour une même jupe : un pour le jour (plus une veste à manches au coude) et un de soirée. La tenue se compose de différents éléments. Explorons-les ensemble :

1  - un corsage ajusté

Baleiné, il se termine en pointe sur la jupe et est lacé dans le dos grâce à des oeillets métalliques (inventés en 1828). En journée le corsage ou la veste est ras du cou. Le soir : le décolleté est ovale arrivant au niveau des épaules (pas de carré) avec des petites manches courtes. Il est agrémenté  : de rubans, de ruchers, de dentelle. Il peut avoir des petits plis ou un grand volant. Pour le choix du tissu, choisir un taffetas, une soie, un satin ou l'été du coton mais de bonne qualité afin d'avoir un beau tombé (pas de tissu brillant à bas prix utilisé plutôt pour les déguisements). Pour le choix des couleurs : les tons pastel étaient en vogue : mauve, lilas, vert clair, jaune paille, crème, bleu pâle et quelques couleurs foncées comme le violet et les bleus foncés que l'impératrice Eugénie aimait plus particulièrement. Les tenues  étaient décorées avec des galons, rubans, soutaches, dentelles, foncés. (Eliminez les couleurs criardes obtenues avec les produits chimiques modernes). Pour les robes du jour les tissus étaient plus variés : avec des rayures verticales, à carreaux, avec des semis.

2 - une jupe très large

D'abord constituée de plusieurs volants superposés dont la longueur effleure le dessus de la chaussure. Puis à plis ou froncée, décorée de façons variées : large dentelle placée horizontalement dans le bas, ou surjupe volantée, galons cousus formant des dessins géométriques ou disposés verticalement. Puis la jupe évolue vers une forme plongeante vers l'arrière, et plate devant jusqu'en 1870 où elle évoluera encore vers la "tournure".

3 - une crinoline, qui donne l'ampleur

Remplaçant le crin, en 1856 est créé un modèle de "cage crinoline" composée de cerceaux métalliques superposés de taille progressive . Les cercles sont reliés verticalement par du bolduc et des rivets. Mais elle est toujours recouverte d'un jupon pour éviter les marques à travers la jupe (très inesthétique et qui ressortent sur les photos).

4 - une culotte longue

Pour danser il faut une culotte longue en coton pour cacher les jambes.

5 - une veste ou un châle

En journée la femme sort avec une veste à manches 3/4 : appelée "visite" lorsqu'elle a une fente de chaque côté pour faire passer les avant-bras ; ou "basquine" veste munie d'une "basque" sorte de volant qui prolonge la taille sur les hanches. La basque peut être taillée en biais ou constituée de plis ; elle peut se terminer en pointe derrière. Cette veste était souvent fermées avec des "brandebourgs" et décorée de galon cousu. Les grands châles pliés en deux étaient souvent portés ; selon les circonstances, il était en soie, en dentelle, en laine, placé sur les épaules avec la pointe dans le dos.

6 - un chapeau

La femme sort toujours tête couverte : un petit chapeau complète sa tenue. Il est souvent agrémenté de dentelle et de rubans, ou de fleurs.

7 - la coiffure

Au bal sa coiffure est constituée de boucles ou anglaises joliment disposées derrière et "en bandeau" devant c'est-à-dire les cheveux séparés par une raie au milieu. On peut mettre des bijoux, un diadème, des fleurs, des perles, des rubans.

8 -Accessoires :

Au Second empire, la femme porte des gants courts en coton , en  peau ou en dentelle : un éventail, une ombrelle pour se protéger du soleil. Elle a un carnet de bal sur lequel elle note les cavaliers avec qui elle dansera. (pas plus de 2 danses avec le même cavalier si elle n'est pas fiancée). " ["post_title"]=> string(32) "Second empire - Costume féminin" ["post_excerpt"]=> string(0) "" ["post_status"]=> string(7) "publish" ["comment_status"]=> string(6) "closed" ["ping_status"]=> string(4) "open" ["post_password"]=> string(0) "" ["post_name"]=> string(29) "costume-second-empire-feminin" ["to_ping"]=> string(0) "" ["pinged"]=> string(0) "" ["post_modified"]=> string(19) "2025-08-30 19:16:29" ["post_modified_gmt"]=> string(19) "2025-08-30 17:16:29" ["post_content_filtered"]=> string(0) "" ["post_parent"]=> int(0) ["guid"]=> string(31) "https://www.atad.asso.fr/?p=553" ["menu_order"]=> int(0) ["post_type"]=> string(4) "post" ["post_mime_type"]=> string(0) "" ["comment_count"]=> string(1) "0" ["filter"]=> string(3) "raw" } [10]=> object(WP_Post)#9016 (24) { ["ID"]=> int(5870) ["post_author"]=> string(1) "2" ["post_date"]=> string(19) "2025-03-27 13:06:57" ["post_date_gmt"]=> string(19) "2025-03-27 11:06:57" ["post_content"]=> string(4126) "Différents usages Prolongement du bras, elle fut d’abord un bâton taillé qui servit :
  1. d’arme (offensive ou défensive) : certaines contiennent une arme cachée   « canne-épée »*
  2.  d’appui ou de béquille: bourdon du pèlerin
  3. d’outil : bâton de berger
  4.  de symbole de pouvoir : sceptre royal
  5.  de symbole de pouvoir spirituel : crosse de l’évêque
  6.  d’objet d’élégance : pour l’homme du XIXe siècle
  7.  de symbole d’appartenance : bâton des compagnons du tour de France
  * c’est la famille des cannes à système qui utilisent d’ingénieux mécanismes pour cacher par exemple : un tire-bouchon, une flûte traversière, des accessoires de fumeur, un porte-gant voire un flacon d’alcool comme celle de Toulouse-Lautrec. ; ou encore cacher des outils fonctionnels de métier tels que toise, jauge de meunier, mètre de drapier. La canne a traversé les siècles On en a retrouvé plus d’une centaine dans la tombe de Toutankhamon en or, en argent, sculptées et décorées. Les centurions romains avaient tous pour insigne de leur fonction, un bâton en « cèpe de vigne ». A la cour de France la canne apparaît comme accessoire vestimentaire de prestige. Portée haut : au tiers du fût, cela donne une certaine prestance, adoptée par Louis XVIII , Louis XIV, Richelieu . Au cours du XIXe siècle elle se démocratise et devient un symbole d’élégance même pour le bourgeois. Plutôt délaissée sous Napoléon I, la canne revient en 1820 mais connaît son apogée de 1850 à 1914. Tout homme bien né ne sort pas sans sa canne : le matin pour se promener, l’après-midi pour aller à son club, le soir pour se rende à dîner ou à l’Opéra. Près de 8000 cannes sortent des ateliers français dont certains sont très renommés, ce sont les modèles recherchés par les collectionneurs aujourd’hui.                        

La canne se présente en 3 parties :

Où en trouver ? il existe des antiquaires spécialisés : - Galerie Laurence Jantzen – Louvre des Antiquaires 11 allée Desmalter , 2 place du Palais-Royal Paris 1er – - Galerie 34 – 34 passage Jouffroy Paris 9e – www.canesegas.com Sources :Revue Antiquité Brocante - photos :  blog   lseantunessimoes.com" ["post_title"]=> string(40) "CANNE accessoire de mode au XIXe siècle" ["post_excerpt"]=> string(0) "" ["post_status"]=> string(7) "publish" ["comment_status"]=> string(6) "closed" ["ping_status"]=> string(4) "open" ["post_password"]=> string(0) "" ["post_name"]=> string(39) "canne-accessoire-de-mode-au-xixe-siecle" ["to_ping"]=> string(0) "" ["pinged"]=> string(0) "" ["post_modified"]=> string(19) "2025-08-27 10:31:04" ["post_modified_gmt"]=> string(19) "2025-08-27 08:31:04" ["post_content_filtered"]=> string(0) "" ["post_parent"]=> int(0) ["guid"]=> string(32) "https://www.atad.asso.fr/?p=5870" ["menu_order"]=> int(0) ["post_type"]=> string(4) "post" ["post_mime_type"]=> string(0) "" ["comment_count"]=> string(1) "0" ["filter"]=> string(3) "raw" } [11]=> object(WP_Post)#9017 (24) { ["ID"]=> int(5440) ["post_author"]=> string(1) "2" ["post_date"]=> string(19) "2024-12-07 16:50:08" ["post_date_gmt"]=> string(19) "2024-12-07 14:50:08" ["post_content"]=> string(5132) "Avec la mode de la taille haute des robes, les femmes portaient des petites vestes très courtes dont voici quelques modèles qui sont exposés dans différents musées. Ces vestes étaient parfois très travaillées en haut des manches et sur le devant.  

.                                                                                    " ["post_title"]=> string(24) "SPENCER - Premier empire" ["post_excerpt"]=> string(0) "" ["post_status"]=> string(7) "publish" ["comment_status"]=> string(6) "closed" ["ping_status"]=> string(4) "open" ["post_password"]=> string(0) "" ["post_name"]=> string(22) "spencer-premier-empire" ["to_ping"]=> string(0) "" ["pinged"]=> string(0) "" ["post_modified"]=> string(19) "2025-08-27 09:39:00" ["post_modified_gmt"]=> string(19) "2025-08-27 07:39:00" ["post_content_filtered"]=> string(0) "" ["post_parent"]=> int(0) ["guid"]=> string(32) "https://www.atad.asso.fr/?p=5440" ["menu_order"]=> int(0) ["post_type"]=> string(4) "post" ["post_mime_type"]=> string(0) "" ["comment_count"]=> string(1) "0" ["filter"]=> string(3) "raw" } [12]=> object(WP_Post)#9018 (24) { ["ID"]=> int(5376) ["post_author"]=> string(1) "2" ["post_date"]=> string(19) "2022-09-10 10:57:59" ["post_date_gmt"]=> string(19) "2022-09-10 08:57:59" ["post_content"]=> string(6012) "Nom donné à cause de la forme : "en tuyau d'orgue" ou comme des tiges de roseau soit "kanôn" en grec. Plis que l'on retrouve dans les vêtements historiques :

Pour faire des plis canon

Pour un beau tombé des plis, il faut éviter les tissus fins (comme la soie et le coton) ; on peut aussi doubler avec un tissu plus épaix. Pour réaliser les plis canon,  il faut tenir compte de l'épaisseur du tissu et de la largeur à répartir par rapport à une mesure donnée (tour de taille par exemple). Ces plis peuvent être réguliers : les fils de fronce seront passées avec un écart régulier sur toute la longueur du tissu. Plis progressifs : par exemple plis petits sur le devant de la jupe et plus larges dans le dos.

Fournitures nécessaires ;

Remarque : cette technique permet d'éviter le travail de calcul et de traçage des  fils de fronce à passer

Etapes techniques :

1 - Préparer les tissus superposés sur l'endroit : le tissu + doublure remarque : pour faire une traine de tournure bouillonnée, on met entre les deux un tissu rigide mais souple "de la maille bloquée" de chez Mondial tissu  2 - surfiler le haut des épaisseurs de tissus 3 - retourner le haut des tissus  et épingler la bande de tissu Vichy (si les plis ne se voient pas on peut ne pas faire de repli, dans ce cas il faudra mettre la bande de Vichy sur l'envers) [caption id="attachment_5379" align="alignright" width="300"] 2- Passer 2 ou 3 fils de fronce les uns sous les autres[/caption] [caption id="attachment_5378" align="alignleft" width="300"] 1-Bande de Vichy sur tissus[/caption]                     4 - préparer 2 aiguillées de cordonnet : longueur nécessaire + 10 cm 5 - il faudra passer au minimum 2 rangées de fils de fronce très précisément l'un en dessous de l'autre (3 rangs si tissu épais), en commençant par le milieu vers les bords ; faire un noeud très solide ou des petits points au début. 6 - former les plis au fur et à mesure en tirant sur les 2 (ou 3 fils) points au début en même temps. A la longueur voulue, ne pas couper les fils mais faire un peloton qui sera cousu dans un pli. [caption id="attachment_5382" align="alignleft" width="300"] 3-Plis canon sur l'envers[/caption] [caption id="attachment_5383" align="alignright" width="300"] 4- Plis canon sur l'endroit[/caption]                     7 -  positionner les plis verticalement et placer un sergé sur l'envers, à plat, contre les plis en maintenant par des épingles 8 -fixer la bande de sergé sur les plis à l'envers : coudre à la main en faisant un point dans le tissu à une extrémité du pli et un point sur le bord du sergé [caption id="attachment_5384" align="alignleft" width="300"] 5- Sergé ou tissu p;acé à l'envers des plis[/caption] [caption id="attachment_5385" align="alignright" width="300"] 6- Plis cousus des 2 côtés, sur un bas de corsage par ex[/caption]                       9 - on peut fixer le sergé sur le bas du corsage d'une  robe en cousant  l'autre côté du sergé      " ["post_title"]=> string(39) "PLI CANON (ou en tuyau d'orgue) - TUTO" ["post_excerpt"]=> string(0) "" ["post_status"]=> string(7) "publish" ["comment_status"]=> string(6) "closed" ["ping_status"]=> string(4) "open" ["post_password"]=> string(0) "" ["post_name"]=> string(33) "pli-canon-ou-en-tuyau-dorgue-tuto" ["to_ping"]=> string(0) "" ["pinged"]=> string(0) "" ["post_modified"]=> string(19) "2022-09-14 09:46:09" ["post_modified_gmt"]=> string(19) "2022-09-14 07:46:09" ["post_content_filtered"]=> string(0) "" ["post_parent"]=> int(0) ["guid"]=> string(32) "https://www.atad.asso.fr/?p=5376" ["menu_order"]=> int(0) ["post_type"]=> string(4) "post" ["post_mime_type"]=> string(0) "" ["comment_count"]=> string(1) "0" ["filter"]=> string(3) "raw" } [13]=> object(WP_Post)#9019 (24) { ["ID"]=> int(346) ["post_author"]=> string(1) "2" ["post_date"]=> string(19) "2022-08-14 10:42:22" ["post_date_gmt"]=> string(19) "2022-08-14 08:42:22" ["post_content"]=> string(13720) "

Une mode féminine fluide à taille haute

La silhouette longiligne ; à taille haute est très caractéristque d'une période de l'histoire correspondant au Directoire (1795-1799), au Consulat ( 1799-1804), au Premier empire (1804-1815) dont Joséphine de Beauharnais, devenue impératrice, fut une ambassadrice de cette mode copiée dans toute l'Europe.

Sous le Directoire  et le Consulat

                      [caption id="attachment_5414" align="alignright" width="206"] Mme Récamier par Gérard[/caption] Chaussure de Juliette Récamier   [caption id="attachment_5398" align="alignleft" width="300"] Chaussures de Joséphine[/caption]      

Sous l'empire

                                                                                              Comme sous-vêtements les femmes portaient : - une brassière ou "corps" de maintien en fine toile - une sous robe ou jupon - des bas blancs maintenues par des jarretières         Pour se protéger du froid les femmes peuvent porter : - un long châle maintenu sur les avants bras - un grand châle carré en cachemire plié en deux; Ce fut mis à la mode quand Napoléon revenant d'Egypte en offrit un à Joséphine - un manteau long froncé dans le dos - un spencer très court              

   

Coiffure

Les cheveux étaient relevés sur le haut de la tête en boucles encadrant le visage et ornés de rubans ou de fleurs. Parfois un diadème peigne placé sur le front avec perles et camés était mis pour une soirée. A la cour le diadème est posé en bandeau sur le front. L'art antique va influencer la coiffure : - "à la Ninon" front découvert, cheveux plats sur le devant et le côté  de la tête, mèche tire-bouchonnée de chaque côté et derrière  un chou - "à la Titus"  cheveux courts et bouclés

Chapeau

Pour sortir en journée  les femmes portaient toujours un chapeau (seules les prostituées étaient tête nue)  

En 1810 les robes évoluent un peu :

   

   

           

Lors des soirées impériales et des bals de cour

Sources documentaires :

  1. La femme du Directoire au 1er Empire par N. Harran - Ed. Errance
  2. Grammaire des styles : Le costume Consulat-Empire - Flammarion
  3. Joséphine impératrice de la mode - rmn
  4. Napoléon et l'Empire de la mode 1795-1815 - Ed. Skira
On peut voir au château de la Malmaison à Rueil de belles tenues de Joséphine [caption id="attachment_5189" align="alignleft" width="300"] traines de cour de Joséphine[/caption] " ["post_title"]=> string(34) "LA MODE EMPIRE - Costume féminin" ["post_excerpt"]=> string(0) "" ["post_status"]=> string(7) "publish" ["comment_status"]=> string(6) "closed" ["ping_status"]=> string(4) "open" ["post_password"]=> string(0) "" ["post_name"]=> string(32) "costume-premier-empire-1795-1815" ["to_ping"]=> string(0) "" ["pinged"]=> string(0) "" ["post_modified"]=> string(19) "2023-04-03 20:29:52" ["post_modified_gmt"]=> string(19) "2023-04-03 18:29:52" ["post_content_filtered"]=> string(0) "" ["post_parent"]=> int(0) ["guid"]=> string(31) "https://www.atad.asso.fr/?p=346" ["menu_order"]=> int(0) ["post_type"]=> string(4) "post" ["post_mime_type"]=> string(0) "" ["comment_count"]=> string(1) "0" ["filter"]=> string(3) "raw" } [14]=> object(WP_Post)#9020 (24) { ["ID"]=> int(897) ["post_author"]=> string(1) "2" ["post_date"]=> string(19) "2022-07-26 17:03:49" ["post_date_gmt"]=> string(19) "2022-07-26 15:03:49" ["post_content"]=> string(1099) "  Décor du décolleté de la robe de cour Premier empire : collerette de mousseline empesée encerclant les épaules et s'adaptant au décolleté de la robe de grande parure portée pour la première fois par Joséphine lors du sacre en 1804.   " ["post_title"]=> string(10) "Chérusque" ["post_excerpt"]=> string(0) "" ["post_status"]=> string(7) "publish" ["comment_status"]=> string(6) "closed" ["ping_status"]=> string(6) "closed" ["post_password"]=> string(0) "" ["post_name"]=> string(9) "cherusque" ["to_ping"]=> string(0) "" ["pinged"]=> string(0) "" ["post_modified"]=> string(19) "2022-08-15 18:37:48" ["post_modified_gmt"]=> string(19) "2022-08-15 16:37:48" ["post_content_filtered"]=> string(0) "" ["post_parent"]=> int(0) ["guid"]=> string(52) "https://www.atad.asso.fr/?post_type=fiche&p=897" ["menu_order"]=> int(0) ["post_type"]=> string(4) "post" ["post_mime_type"]=> string(0) "" ["comment_count"]=> string(1) "0" ["filter"]=> string(3) "raw" } [15]=> object(WP_Post)#9021 (24) { ["ID"]=> int(1100) ["post_author"]=> string(1) "2" ["post_date"]=> string(19) "2022-07-26 16:33:01" ["post_date_gmt"]=> string(19) "2022-07-26 14:33:01" ["post_content"]=> string(5082) "Les broderies ont de tout temps été le résultat du travail artistique féminin fait pour orner les tenues et objets divers.

Eléments de décoration des vêtements, linge de maison

D'abord placées  sur les vêtements et les accessoires royaux et religieux (bas des robes, des manches,  aumonières,  gants,  robes d'enfants) mais aussi sur les tenues de fêtes des paysans et gens du peuple. On en retrouve aussi  dans les maisons sur les lambrequins, les dais, les rideaux mais aussi les draps, les serviettes et le linge de table  que l'on chiffrait aux initiales ou armoiries du maître de maison. Au Moyen-Age on brode les bannières des églises, des corporations, des seigneurs en utilisant un point "à deux endroits" ou "en relief" qui peut être aussi beau d'un côté que de l'autre. Divers métiers étaient liés à la broderie : La corporation des brodeurs était ouverte aux hommes et aux femmes. On a retrouvé les statuts de 1292 à Paris qui encadrait cette profession lucrative. Les broderies se font : En 1450 Jehan Gobelin fonde un atelier qui devait devenir plus tard la Manufacture de broderie et tapisserie des Gobelins. Sous la Renaissance la broderie est beaucoup utilisée pour fixer des joyaux et des perles sur les corsages. Elle va connaître une évolution grâce aux brodeurs italiens que Charles VIII ramena ver 1490 d'une expédition en Sicile.  Ils apportent le dégradé dans les nuances des fils, les motifs géométriques, des nouveaux points "points fendus", "points tournants", points coupé". La broderie avec les pièces de lingerie et la mode est aux "broderies blanches" ton sur ton faites sur les tissus fins de coton de soie, de percale, de batiste. Cette broderie blanche un peu monotone est agrémentée de "point coupé"  c'est-à-dire les "jours" que l'on connait encore actuellement à mi-chemin avec la dentelle. Puis apparu les "fils tirés" devenus les "jours échelle" puis le "lacis" ancêtre de la dentelle.                   Au XVIe et XVIIe siècle De Charles IX à Louis XIII la broderie devient de plus en plus à la mode et à la fin du siècle les broderies sur velours firent leur apparition. Les broderies sur le lin sont utilisées pour l'ameublement et les tenues du clergé. La laine sert pour les couvre-lit et les tentures. Au XVIIIe siècle les  gilets et justaucorps masculins furent abondamment brodés. Le dessin était d'abord tracé sur le tissu à l'encre puis brodé. Ensuite les pièces étaient découpées pour le montage.     La broderie revient en force sous le Consulat pour agrémenter les robes en mousseline blanches mais aussi les redingotes,  les tenues des militaires  gradés et les habits consulaires dont les cols et les manches s'ornent d'arabesques , de fleurs et de feuillage brodés au fil d'or et d'argent. Sous le Premier empire, les broderies en fil d'or et d'argent sont les principales décorations des robes   et des manteaux de cour souvent placées sur le pourtour. " ["post_title"]=> string(8) "BRODERIE" ["post_excerpt"]=> string(0) "" ["post_status"]=> string(7) "publish" ["comment_status"]=> string(6) "closed" ["ping_status"]=> string(6) "closed" ["post_password"]=> string(0) "" ["post_name"]=> string(8) "broderie" ["to_ping"]=> string(0) "" ["pinged"]=> string(0) "" ["post_modified"]=> string(19) "2025-08-27 10:23:21" ["post_modified_gmt"]=> string(19) "2025-08-27 08:23:21" ["post_content_filtered"]=> string(0) "" ["post_parent"]=> int(0) ["guid"]=> string(53) "https://www.atad.asso.fr/?post_type=fiche&p=1100" ["menu_order"]=> int(0) ["post_type"]=> string(4) "post" ["post_mime_type"]=> string(0) "" ["comment_count"]=> string(1) "0" ["filter"]=> string(3) "raw" } [16]=> object(WP_Post)#9022 (24) { ["ID"]=> int(1102) ["post_author"]=> string(1) "2" ["post_date"]=> string(19) "2022-07-22 17:37:22" ["post_date_gmt"]=> string(19) "2022-07-22 15:37:22" ["post_content"]=> string(2385) "Beaucoup de femmes tricotaient leur bas de laines avec de longues aiguilles. Mais Jean Hindret  se trouvant en Ecosse vers 1636, y construisit le premier métier à bas. Les lois anglaises interdisant l'exportation des machines, il dut exporter ses plans pour faire réaliser son invention en France.  Les bas étaient plus élégants car fabriqués en coton, en lin ou en soie.

Les bas sont fabriqués en France sous Louis XIII

La première fabrique fut installée au château de Madrid (aujourd'hui disparu de l'actuel Bois de Boulogne). Jusqu'alors les bas de soie étaient importés de Naples ou d'Espagne et valaient très cher.

Une mode fort colorée au départ

On assortissait la couleur des bas à celle des chaussures. On lançait les bas rouges voire une jambe d'une couleur et l'autre jambe d'une autre. Les bas furent également rayés ou chinés. Le reste du costume suivit et la mode fut de s'habiller de multiples couleurs un peu comme les fous royaux du Moyen-Age.

Sous Louis XIV le bas de soie devient uni

Les coutures d'assemblage du bas de la jambe et les baguettes de côté sont faites avec du fil d'or. Les bas continuèrent à être portés en soie pour les classes favorisées , en coton pour les autres. Ils sont retenus au-dessus du genou par des jarretières. Les bas en soie sont réparés par une remmailleuses qui remonte le fil tiré à l'aide d'un petit crochet. Au 19e siècle les femmes portaient des bas blancs en tenues habillées.

Le bas nylon, enfin accessible à toutes

C'est avec l'introduction des bas nylon par les américains que le bas devint un accessoires courant pour les femmes, qui les maintenaient par des porte-jarretelles en veillant à maintenir droite la couture derrière. Le nylon est inventé en 1935 par un chimiste américain Wallace Carothers. Les premiers bas nylons sont commercialisés à partir de 1939 aux États-Unis. Après la Seconde Guerre mondiale, les Européennes les adoptent à leur tour, c'est la fin du bas de soie. Dans les années 60 les jupes raccourcirent, et on inventa le collant, qui par son aspect pratique éclipsa le bas dans la vie courante." ["post_title"]=> string(7) "Les bas" ["post_excerpt"]=> string(0) "" ["post_status"]=> string(7) "publish" ["comment_status"]=> string(6) "closed" ["ping_status"]=> string(6) "closed" ["post_password"]=> string(0) "" ["post_name"]=> string(3) "bas" ["to_ping"]=> string(0) "" ["pinged"]=> string(0) "" ["post_modified"]=> string(19) "2025-08-27 10:37:22" ["post_modified_gmt"]=> string(19) "2025-08-27 08:37:22" ["post_content_filtered"]=> string(0) "" ["post_parent"]=> int(0) ["guid"]=> string(53) "https://www.atad.asso.fr/?post_type=fiche&p=1102" ["menu_order"]=> int(0) ["post_type"]=> string(4) "post" ["post_mime_type"]=> string(0) "" ["comment_count"]=> string(1) "0" ["filter"]=> string(3) "raw" } [17]=> object(WP_Post)#9023 (24) { ["ID"]=> int(1013) ["post_author"]=> string(1) "2" ["post_date"]=> string(19) "2022-07-05 15:45:42" ["post_date_gmt"]=> string(19) "2022-07-05 13:45:42" ["post_content"]=> string(4078) "Le système de fermeture des vêtements est très varié. L'usage du "bouton" est très ancien, originaire d'Asie. On a retrouvé des boutons percés dans des tombes datant de -200 ans avant JC. Ils étaient en agate, calcédoine, turquoise. Plus courammentles boutons sont  d'abord fabriqué à partir de matériaux naturels : os, bois, nacre, corne, ivoire, morceaux de tissu, métal, verre, puis de nos jours faits  en plastique. Ils sont apparus en Europe au Moyen_Age car avant on utilisait les "fermails" issus de la "fibule" en usage chez les Romains. Ils sont d'abord utilisés pour maintenir les manches des vêtements.

Le bouton accessoire utile mais aussi décoratif

Au XVIIe siècle on utilise les boutons à culot  en bois ou en os percé de 2 trous. Ce bouton servait en fait de support au métal ou au tissu qui le recouvrait. En 1694 sous Louis XIV,  les gros boutons deviennent un éléments de mode. Ils sont sertis et faits avec la même étoffe que l'habit.  Parfois les boutons sont agrémentés de joyaux et de peintures miniatures. Sous Louis XV le bouton se para de charade, de rébut, d'inclusion d'insectes ou de coquillages. La reine Marie-Antoinette s'essaya à la miniature sur bouton que Fragonard et Isabey ont également peint. Les fabricants de boutons étaient des artisans spécialisés selon la matière travaillée : Au XVIIIe siècle les fabricants prospéraient mais l'industrie du luxe  à Paris souffrit de la Révolution . Les grossistes de la rue du Temple se tournèrent vers les tabletiers de province qui offraient du travail, à la morte saison, aux ouvriers agricoles.

Début de l'industrialisation de la production

On fabrique des boutons en acier poli de facture anglaise et leur aspect très brillant les fait utiliser pour les uniformes militaires. Sous l'empire les boutons s'ornent de l'abeille ou de l'aigle, symboles napoléoniens qui remplacèrent les fleurs de lys des familles nobles et les symboles de vénerie. Au cours du XIXe siècle furent inventées des machines pour travailler la nacre (issue de l'intérieur de certains coquillages) et l'ivoire. Des manufactures s'implantèrent à Dieppe, à Creil,et à Méru (Oise) qui travaillait déjà l'os et à partir de 1828 la production de bouton d'os et de nacre se développa et s'exporta. La voie ferrée reliant Paris au Tréport fut prolongée jusqu'à Méru en 1875 facilitant les échanges avec la capitale. L'outillage et les machines furent perfectionnés par les ouvriers eux-mêmes. En 1900 on recensait  6000 tabletiers dont 60% produisaient des boutons (le reste étaient des pièces de jeu, des éventails, des objets de toilette). En 1910 la concurrence japonaise perturba le marché et la guerre de 1914 enleva une partie du personnel. Actuellement seule subsiste l'usine de Méru   www.boutons-mercier.com   qui est un témoin du savoir faire français. Dans les années 1920 on voit apparaître des boutons de formes géométriques diverses dans  l'esprit "Art déco". Une nouveauté : le bouton habillé de cuir tressé. Les grands couturiers se mirent à créer leurs boutons à leur marque comme Chanel. Des artistes comme Dali, Cocteau signèrent de beaux boutons. Dans les années 1940 le plastique permis de faire des boutons pour le prêt-à-porter qui commençait à se développer dans les grands magasins comme Le bon marché, la Samaritaine. En faisant un vêtement on se rend compte que le choix des boutons est important et concoure à donner un joli fini. D'autant qu'un beau bouton a son prix. Pour la reconstitution historique on trouve encore, dans les brocantes, des boutons en nacre, en verre, en jais, à choisir selon l'époque évoquée." ["post_title"]=> string(7) "BOUTONS" ["post_excerpt"]=> string(0) "" ["post_status"]=> string(7) "publish" ["comment_status"]=> string(6) "closed" ["ping_status"]=> string(6) "closed" ["post_password"]=> string(0) "" ["post_name"]=> string(7) "boutons" ["to_ping"]=> string(0) "" ["pinged"]=> string(0) "" ["post_modified"]=> string(19) "2025-08-27 10:43:46" ["post_modified_gmt"]=> string(19) "2025-08-27 08:43:46" ["post_content_filtered"]=> string(0) "" ["post_parent"]=> int(0) ["guid"]=> string(53) "https://www.atad.asso.fr/?post_type=fiche&p=1013" ["menu_order"]=> int(0) ["post_type"]=> string(4) "post" ["post_mime_type"]=> string(0) "" ["comment_count"]=> string(1) "0" ["filter"]=> string(3) "raw" } [18]=> object(WP_Post)#9024 (24) { ["ID"]=> int(903) ["post_author"]=> string(1) "2" ["post_date"]=> string(19) "2022-07-04 16:15:55" ["post_date_gmt"]=> string(19) "2022-07-04 14:15:55" ["post_content"]=> string(2398) "Petits trous qui servaient à attacher des parties de vêtement. On en trouve aussi pour fermer les bottines en cuir. Au Moyen-Age ils étaient placés en haut des manches. On les trouvait aussi placés verticalement sur le devant du  corsage féminin de façon à y passer un lacet pour le fermer plus ou moins serré. Au Second Empire la fermeture est placée dans le dos ce qui nécessite du personnel pour lacer le corsage. La technique pour créer les oeillets a évolué au cours du temps.

D'abord un trou fait au poinçon et brodé à la main

Le tissu est troué avec un poinçon métallique ou en ivoire afin de ne pas couper les fils. Puis le bord est consolidé par un point de feston fait à la main.

Puis les oeillets métalliques

Lors de l'invention des oeillets métalliques en 1828 , une pince spéciale a permis de faire les trous puis de poser des oeillets métalliques placés sur un bande de ruban cousu par dessus le tissu afin de le consolider. Les oeillets  existent en couleur afin de les assortir à la couleur de la robe.

Conseil aux costumières : quand on fait un costume avant l'époque Romantique, il n'y a donc pas d'oeillet métallique. Ou bien on prend le temps de les broder ou bien on emploie d'autres types de fermetures, comme les pressions, les agrafes, les brides faites à la main ou avec un  galon fin, les boutonnières.

Les oeillets de bottines

A la Belle Epoque, les bottines en cuir ont des oeillets placés verticalement dans lesquels passe un lacet qu'on serrait fort. Pour desserrer le lacet on utilisait une petit crochet appelé "tire-lacet". On en trouve encore dans les brocantes. [caption id="attachment_932" align="alignnone" width="228"] Tire-lacet et son étui[/caption]" ["post_title"]=> string(8) "OEILLETS" ["post_excerpt"]=> string(0) "" ["post_status"]=> string(7) "publish" ["comment_status"]=> string(6) "closed" ["ping_status"]=> string(6) "closed" ["post_password"]=> string(0) "" ["post_name"]=> string(8) "oeillets" ["to_ping"]=> string(0) "" ["pinged"]=> string(0) "" ["post_modified"]=> string(19) "2022-07-27 15:20:27" ["post_modified_gmt"]=> string(19) "2022-07-27 13:20:27" ["post_content_filtered"]=> string(0) "" ["post_parent"]=> int(0) ["guid"]=> string(52) "https://www.atad.asso.fr/?post_type=fiche&p=903" ["menu_order"]=> int(0) ["post_type"]=> string(4) "post" ["post_mime_type"]=> string(0) "" ["comment_count"]=> string(1) "0" ["filter"]=> string(3) "raw" } [19]=> object(WP_Post)#9143 (24) { ["ID"]=> int(1142) ["post_author"]=> string(1) "2" ["post_date"]=> string(19) "2022-07-03 10:36:48" ["post_date_gmt"]=> string(19) "2022-07-03 08:36:48" ["post_content"]=> string(2279) "C'est sous le règne d'Henri II 1527-1559 qu'on vit l'ombrelle apparaître en France pour les femmes de la haute société. Elles étaient en forme de chapiteau.

Parapluie ou ombrelle ?

Sous la Renaissance on utilisait aussi le parapluie fait en cuir. Mais les femmes craignaient davantage le soleil que la pluie. En 1638 des estampes montrent des femmes suivies de pages portant d'immenses parasols. L'usage en devient général sous Louis XIV car un fabricant les recouvrit de toile cirée pour se garantir de la pluie. On utilisa ensuite le taffetas plus léger sur des tiges de jonc ou des baleines. Le parasol est fixe alors que le parapluie peut se fermer et s'ouvrir. C'était la corporation des "boursiers" qui fabriquaient les objets en cuir, tels que les malles, les gibecières, les chapeaux en cuir,  les parapluies. Au XVIIe siècle ils se mirent à fabriquer le parasol qu'importèrent les Jésuites revenant d'Extrême Orient en utilisant des cuirs  de couleurs variées. Mais trop lourds, ils utilisèrent du tissu de toile ou  de soie avec une bordure de galon ou d'une cannetille.

L'ombrelle, accessoire élégant des dames

L'ombrelle du milieu du XVIIIe s de dimension modeste et demi sphérique est faite de fine toile opaque enrichie de dentelle. Mme de Pompadour ne se séparait pas de cet accessoire élégant. Au XIXe s l'appellation "ombrelle marquise" lui rend hommage. Sous le Second empire l'ombrelle tient une large place dans la toilette. On voit des ombrelles recouvertes  de dentelles. Les ombrelles sont articulées. Les manches pas trop long sont "brisés" c'est-à-dire permettant de se plier. Ils peuvent être en ivoire . La pointe est moulée "à pivot" ce qui permet de la coucher contre son manche de façon à se garantir du soleil sur le côté. Vers 1865 les ombrelles sont écrues doublées de soie bleue, verte, mauve avec un manche assez gros en bois sculpté ou en cuir, élégamment frappé, ou ciselé." ["post_title"]=> string(8) "Ombrelle" ["post_excerpt"]=> string(0) "" ["post_status"]=> string(7) "publish" ["comment_status"]=> string(6) "closed" ["ping_status"]=> string(6) "closed" ["post_password"]=> string(0) "" ["post_name"]=> string(8) "ombrelle" ["to_ping"]=> string(0) "" ["pinged"]=> string(0) "" ["post_modified"]=> string(19) "2022-07-26 09:51:30" ["post_modified_gmt"]=> string(19) "2022-07-26 07:51:30" ["post_content_filtered"]=> string(0) "" ["post_parent"]=> int(0) ["guid"]=> string(53) "https://www.atad.asso.fr/?post_type=fiche&p=1142" ["menu_order"]=> int(0) ["post_type"]=> string(4) "post" ["post_mime_type"]=> string(0) "" ["comment_count"]=> string(1) "0" ["filter"]=> string(3) "raw" } } ["post_count"]=> int(20) ["current_post"]=> int(-1) ["in_the_loop"]=> bool(false) ["post"]=> object(WP_Post)#9006 (24) { ["ID"]=> int(1099) ["post_author"]=> string(1) "2" ["post_date"]=> string(19) "2025-10-22 10:18:38" ["post_date_gmt"]=> string(19) "2025-10-22 08:18:38" ["post_content"]=> string(8571) "Le corset a évolué au cours des siècles :  simple soutien de la poitrine sous forme de brassière à certaines époques, il a été une véritable "cage" qui empêchait les femmes de faire les moindre gestes de la vie courante tant il était serré, allant jusqu'à même déformer la cage thoracique. Le vieux mot français "cors" nous a donné 3 dérivés : corset, corsage et corser. En cuisine "corcer un plat" c'est le relever, lui donner du corps. De même le corset aura pour rôle de maintenir le buste, lui apporter une structure, une forme souvent très artificielle qui varie selon les modes au cours des siècles. C'est donc un habit normé, qui donne une apparence, une image de soi digne. Idée que l'on retrouve dans les expressions "avoir de la tenue", "avoir du maintien", "avoir un bon port". A la fin du Ve siècle les femmes portaient un "strophium", sorte de corset pour former la taille et soutenir la gorge. Avant, elles s'enroulaient la poitrine avec des bandelettes.

Brassière ou bandelettes ?

Au Moyen-Age (1220 à 1260) les femmes portent sous leur corsage un cors ou une brassière, ou mieux un bandeau serrant les côtes, relevant la gorge, afin que la robe tombe droite sur les pieds. Vers 1300 les femmes aiment les corsages très rembourrés et utilisent de la toile raide pour faire une poitrine bombée sur le haut de la robe. A la Renaissance le corps des robes est devenu rigide et pour modeler le buste féminin il a fallu confectionner des "vasquines", sorte de brassière qui comprimait la poitrine et la taille, faite d'armature de fer et de drap de camelot  ou de damas.  Quelques-unes des vasquines ou corsets de fer des élégantes se trouvent au Musée de Cluny à Paris.

Le corset à baleines

Le corps à baleine est garni de coutures étroites dans lesquelles on insère des fanons de baleine ; lacé et serré dans le dos,parfois sur le côté, le devant étant rigidifié par le busc.* Le busc est une sorte de baleine verticale mise au milieu devant du corset , faite en bois, en ivoire ou en métal précieux. On en a retrouvé gravé de galantes devises. Les femmes de la Renaissance portaient un busc assez large car il servait, lors des danses de voltes, à leur cavalier à les soulever lors des sauts. La silhouette de la femme est : décolleté arrondi, poitrine effacée, ventre applati, taille serrée qui donne un aspect de cône rigide gommant ainsi la morphologie. Les femmes ont  ainsi une marche glissée peu naturelle. A la cour d'Henri II, hommes et femmes portent un corset. Au XVIIe siècle le corset est plus court et plus souple permettant de marcher normalement, de se pencher, de danser mais il se creuse à la taille et dégage la poitrine des femmes. la robe est porteé par dessus et la "pièce d'estomac" agraphée dessus. Au XVIIIe siècle on pensait que les enfants naissaient avec un corps mou, donc dès leur très jeune âge les enfants portaient un corset, même les garçons (jusqu'à 7 ans où ils passaient de leur nourrice au clan des hommes). Les fillettes ne le quitteront plus. Marie-Antoinette lance une mode sans corset à Trianon : robe légère, en coton "à la bergère". L'influence de médecin hygiénistes ou de nouveaux philosophes comme Rousseau condamnent le corset

La fluidité des tenues empire

Sous le Directoire et le Premier Empire le corps retrouve de l'aisance par les robes fluide à taille haute : les sous-vêtements se composent d'un corset souple sur une chemise de coton ainsi que des bas de coton retenus par des jarretières. Outre le rôle de maintenir la poitrine, le corset permet d'éviter trop de transparence car les robes du directoire étaient en fin coton blanc. Il est maintenu par des bretelles ajustables aux épaules. La rigidité est obtenu par des lignes de surpiqûres dans lesquelles sont insérés des cordonnets de coton. Il peut descendre sur les hanches pour effacer les rondeurs.             En 1808 c'est le corset "à la Ninon" qui remporta le plus de succès avec sa brassière souple plus courte et lacée au dos.

Vers 1818 c'est le retour du corset baleiné donnant aux femmes une forme d'entonnoir. Vers 1820 les corsets s'allongent car  la taille redescend ; elle est de plus en plus serrée.

Les femmes sont serrées et entravée pendant la fin du XIXe siècle

La mode est à la taille fine et aux robes larges. Le corset doit être porté serré ce qui empêchait les femmes de respirer convenablement et leur "donnait des vapeurs" à la moindre émotion. Sous le Second Empire les corsages  sont très serrés près du corps. Vers 1870-80 avec les robes à queue,  le buste très long était maintenu par un corset qui enveloppait les hanches ce qui empêchait les femmes de se baisser ou de s'asseoir correctement.

Durant le XIXe siècle des inventions  perfectionnent le corset

Les femmes ne peuvent s'habiller seules

Le laçage derrière nécessitait une tierce personne pour pouvoir tirer avec force. Les femmes de l'aristocratie ou de la bourgeoisie devaient avoir du personnel pour les habiller. A l'inverse, les femmes de petite vertu, devant pouvoir se déshabiller rapidement et seules, adoptent la gourgandine, qui se lace par devant, et finira par les désigner.

A la fin du XIXe les méfaits du corset sur le corps des femmes sont reconnus

A la Belle Epoque la mode allège la silhouette et la femme se déplace pour ses emplettes ou la promenade donc elle doit être à l'aise dans ses mouvements. Les corsets sont moins serrés et adaptés à la morphologie en étant fabriqués sur mesure par des "corsetières". Des médecins hygiénistes comme Ambroise Paré vont  alerter les pouvoirs publics sur les conséquences malheureuse du corset sur le corps des jeunes femmes dont les organes sont déplacés. Le professeur Maréchal va déposer un projet de loi interdisant le corset aux femmes jusqu'à 30 ans car il est reconnu que 70% d'entres elles connaissent des problèmes de santé liés au port du corset dès leur jeune âge.

Adieu le corset au XXe siècle pour une femme active mais qui reste élégante

En fait, c'est la guerre de 1914 qui va entraîner le remplacement du corset par la gaine (pénurie de métal, découverte du caoutchouc et des tissus élastiques). La femme devient active et pratique divers sports. Certains couturiers créateurs comme POIRET ou CHANEL vont proposer une mode fluide qui s'adapte au corps féminin sans le contraindre. *Synonyme : busc, corp, vasquine,

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