NOVERRE Jean-Georges (1727 – 1810)

Né à Paris le 29 avril 1727/ Décédé à Saint-Germain-en-Laye le 19 octobre 1810

C’est un danseur et maître de ballet français. Il est considéré comme le créateur du ballet moderne.
Le jour de sa naissance, le 29 avril, est devenu la Journée internationale de la danse.

Il enleva les masques que les danseurs portaient sur scène pour favoriser l’expression.


Son père, ancien adjudant de Charles XII confia son fils au maître
Louis DUPRE, danseur noble du XVIIIe s (1697-1774)

Ses débuts de danseur à la cour de Louix XV furent discrets et décevants.
Mais il avait des idées. Il pensait que le ballet ne devait pas être qu’une exécution académique mais aussi une expression, une pantomime expressive.

Il supprime les masques des danseurs et se met à dos les danseurs et le public. Par contre à l’étranger ses idées furent mieux accueillies, entre autre lors de sa tournée à Berlin en 1749. et se développèrent plus vite. Egalement en Italie lorsqu’il se rend à Milan et y rencontre  Gasparo Angiolini où éclate une polémique sur la paternité des « ballets d’action » ou « pantomimes nobles »dans lesquels les gestes et les déplacements ont  un sens ; la gestuelle marquée devait provoquer de l’emotion chez le spectateur; le costume permettait une identification du personnage. (En Italie subsistait une forme burlesque de pantomime « la Commedia dell’Arte qui fut introduite en France au XVIIe siècle mais sans y rencontrer de succès).

A St Pétersbourg, Français et Italiens collaborent car la cour russe encouragea l’opéra et les ballets à l’initiative des trois tsarines successives du XVIIIe siècle  mais surtout de Catherine de Russie (1762-1796). Au Danemark, l’opéra royal de Copenhague comptait parmi ses danseurs et chorégraphes le couple Gallo qui sut donner le contenu dramatique recherché par Noverre et Angiolini.

Noverre  revient en France via Strasbourg, Lyon, Marseille où il donne ses premiers ballets où la pantomime confère enfin un sens à l’intrigue, qui se joint au décor et au costume. Les succès lui valent le titre de maître de ballet à l’opéra Comique de Paris, le corps de ballet attaché à la Comédie française. Il y monte ses anciens et nouveaux ballets.

En 1752 il rédige « Théorie et pratique de la danse, du ballet, de la musique, du costume » déposé à la Bibliothèque de l’Opéra de Paris.

L’acteur David Garrick lui offre un contrat pour le théâtre Drury Lane à Londres. Mais à la première représentation le 8/11/1755, la soirée frise l’émeute (ce qui arriva plus tard). Malgré cet échec, Noverre persiste.

En, 1758 l’Académie de Lyon lui offre la charge de maître de ballet.
Invité à Stuttgart par le duc de Wurtemberg en 1760, il y reste sept ans et fonde ce qui deviendra le Ballet de Stuttgart. Il publie « Lettres sur la danse » dédiée au duc.
Gaétan VESTRIS célèbre danseur, ayant assisté aux représentations, proclame le génie de Noverre.
En 1776 grâce à Marie-Antoinette, il est nommé maître de ballets de l’Opéra de Paris. ll critiquera son organisation hiérarchique et le rôle des « étoiles »

Il compose de nombreux ballets, dont certains en étroite collaboration avec Gluck puis « Les petits riens » sur une musique de MOZART en 1778

Quelques grandes danseuses  de plus en plus nombreuses au XVIIIe siècle.

  • Marie Sallé (1702-1756) Elle préfère la sobriété des anglais  ; il  la découvre en dansant à Londres au Lincoln’s Inn Field
  • Melle Prévost –adulée du public danse en 1729 avec Laval en costume de ville et sans masque. Scandale à Paris. A Londres, elle fait sensation pour avoir abandonné ses paniers, dénoué ses cheveux, montré son corps dans des voiles. Avec son caractère de diva, elle se disputait non seulement avec Noverre mais aussi ses directeurs, ses musiciens.
  • Marie Allard – ballerine « grassouillette » qui dansait cependant avec une vivacité surprenante. Sa vie orageuse défraya la chronique et elle fut la mère du « 3e dieu de la danse », Auguste VESTRIS ; elle fut merveilleuse dans « Sylvie » avec Dompreval
  • Heinel – allemande douée d’un tempérament tragique. Elle fut un temps, la femme de Gaétan VESTRIS.
  • Louise Madeleine Lany – très timide, qui dansa la quasi-totalité des ballets de Rameau

Après un second séjour à Londres, de 1785 à 1793, Noverre se retire à Saint-Germain-en-Laye vers 1795 et y meurt en 1810, alors qu’il prépare l’édition d’un Dictionnaire de la danse.

Source : Histoire du ballet par Ferdinando Reyna – Ed. Somogy

et https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Georges_Noverre