HALÉVY Ludovic « le neveu » (1734-1908) Français


Compositeur de musique / librettiste d’opérettes célèbre
s

Né le 1/1/1834 à Paris – Décédé le 7/5/1908 à Paris, à l’âge de 74 ans

Fils de Léon Halévy et de son épouse Alexandrine Le Bas, neveu de Fromental HALÉVY, professeur de musique

Il a un demi-frère adultérin, né de son père et d’une actrice de la Comédie Française nommée Anne-Catherine-Luccinte Paradol. Cet enfant sera nommé Lucien-Anatole Paradol puis quand sa mère se mariera, son mari ayant reconnu l’enfant, il prendra le nom de Prévost-Paradol.
Ludovic HALÉVY rentre dans l’administration en 1852. Nommé au Ministère de l’Algérie puis secrétaire au Corps législatif présidé par le duc de Morny.
Il collaborera avec le duc de Morny pour le livret de son opérette (Mr Choufleuri restera chez lui » mis en musique par Jacques Offenbach en 1861. Ses succès de livrettiste lui firent abandonner l’administration en 1867.

Entre 1831 et 1897 il collabora à de nombreux livrets d’opérettes restées célèbres, avec :

  • Henri MEIHAC (1830/1897) ; ils collaboreront à de nombreuses opérettes entre 1828 et 1892 entre autre celui d' »Orphée aux enfers » (le fameux « galop infernal n° 15 » restera célèbre car repris pour le « french can-can »)
  • Jacques OFFENBACH (1819/1880) mettra en musique les opérettes et leur collaboration durera 20 années.
    Le trio Halévy-Meilhac-Offenbach passera à la prospérité pour leur nombreuses opérettes.

Le 4/12/1884 Ludovic fut élu à l’Académie française. Il soutint la candidature d’Emile ZOLA en vain. Vers 1878 il lança un salon littéraire dans son appartement 22 rue de Douai, avec l’aide de sa cousine Geneviève BIZET (future Mme STRAUSS), où se cotoyaient peintres, romanciers, musiciens.

Ludovic HALÉVY est aussi l’auteur de 2 romans en rupture avec les romans réalistes et noirs de la fin du XIXe s : en 1882 « l’abbé Constantin » et en 1883 « Criquette ».

Il se maria en 1868 avec Louise Bréguet, donc il était le gendre de Louis Bréguet (1804/1883), horloger et physicien. Il a eu 2 fils, historiens : Elie (1870/1937) et Daniel (1872/1962). Ce dernier épouse Mariane Vaudoyer en 1898.

Daniel HALÉVY est le beau-père de Louis JOXE qui a épousé en 1901 Françoise-Hélène Halévy (1900/1993), et le grand-père de Pierre et Alain Joxe.

Nièce par alliance, Madeleine Bréguet était la première épouse de Jacques BIZET.

La musique baroque

Jusqu’à présent la musique est le soutien du chant ou de la danse. Elle est jouée dans les églises (souvent les musiciens sont maître de chapelle pour gagner leur vie) et dans les cours des rois ou seigneurs pour accompagner la poésie ou les danses lors des fêtes. Les musiciens, les compositeurs, les ensembles instrumentaux sont dépendants des commandes des mécènes ou étaient attachés à une riche famille noble (comme Joseph Haydn attaché au prince Esterhazy de longues années).

1. Les instruments de musique usités vont se complexifier :

– la viole de gambe (issue de la Renaissance)
– le luth ( ° )
– la flûte à bec
– les instruments à clavier : le virginal, l’épinette, le clavecin (à cordes pincées) ; puis le piano-forté (à corde frappée)
– l’orgue : instrument fait sur-mesure (installé d’abord dans les salons puis dans les églises où il va pouvoir démultiplier les sons et utiliser la capacité de résonnance du monument). Les buffets d’orgues baroques accumulent dorure et fioritures décoratives.
Il y a des joutes d’organistes, qui improvisent à partir d’un thème donné – entre G-F Haendel et Bach par ex.

2. C’est l’apogée du « contrepoint »

c’est-à-dire que plusieurs lignes mélodiques sont combinées de façon harmonieuse. Elles peuvent être entendues individuellement ou comme un tout. (Combinaison des voix et des instruments).

Les créations musicales mettent en valeurs plusieurs solistes accompagnés des instruments « d’ornements » d’où résulte la complexité du morceau par ex la toccata, la fugue.
Mais aussi l’expressivité de l’interprète.

3. La musique instrumentale s’impose comme genre indépendant

Les formes musicales se diversifient :

  • la sonate et la toccata (de sonare, sonner, et toccate, toucher, pour les instruments à clavier)
  • la symphonie
  • le choral luthérien (chant protestant)
  • le tombeau, déploration funèbre, souvent pour rendre hommage à un musicien (ex tombeau Les regrets de Sainte-Colombe)
  • le concerto grosso  ou « grand concerto » un orchestre complet et un groupe de soliste plus réduits – ex concerto Brandebourgeois de Bach
  • l’opéra et l’opéra ballet (qui allie la danse) : Monteverdi est réputé avoir écrit le premier opéra « L’Orfeo » en 1607 sur une commande du Duc de Mantoue.

Les suites de danses : œuvre écrite pour un instrument avec un enchaînement pré- établi provenant des suites de danses dansées :
après le prélude introductif venait « l’allemande » (rythme binaire lent) puis la « courante » (rythme rapide ternaire), puis «  la sarabande », puis le « menuet », la « bourrée » ou la « gavotte » puis se terminait par la « gigue », danse ternaire très rapide.

La chaconne et la passacaille sont des formes ornées sur une basse obstinée qui se répète indéfiniment, parfois pendant plus de 10 minutes  – ex. musique pour les feux d’artifice royaux (1749) de Haendel, Passacaille d’Armide de Lully.

4. Les musiciens et compositeurs baroques :

– MONTEVERDI Claudio (1561-1643) italien
– LULLY Jean-Baptiste (1632-1687) français d’origine italienne compositeur préféré de Louis XIV : collabora à l’opéra-ballet « le Bourgeois gentilhomme » de Molière
– CHARPENTIER Marc-Antoine (1643-1704) organiste français – compositeur
– CORELLI Arcangelo (1653-1713) : violoniste virtuose et compositeur de sonate d’église qui fixa le genre « concerto grosso ». En 1675 il fut au service de la reine Christine de Suède.
– PACHELBEL Johan (1663-1706)
– VIVALDI Antonio (167861741) – il composa les célèbres « Quatre saisons » en 1720
– PURCELLI Henri (1659-1695) – compositeur anglais
– MARAIS Marin (1656-1728) – violiste de gambe
– COUPERIN François (1626-1661) – claveciniste ou organiste
– CHÜTZ Henrich allemand
– ALLEGRI Grégorio italien
– RAMEAU Jean-Philippe (1683-1764) – claveciniste et théoricien de la musique, il commence sa carrière de compositeur d’opéra à 50 ans : il a écrit le 1er opéra-ballet français « les Indes galantes »
– SCARLATTI Alessandro (1660- 1725) Père – compositeur d’opéras
– SCARLATTI Domenico (fils) Compositeur de sonates baroques pour clavecin
– BACH Jean-Sébastien (1685-1750), et ses fils…
– HAENDEL Gorge Frederich (1685-1759) organise, compositeur d’opéras – Allemand, travaille à Londres, y est mort

6. Des artistes polyvalents

Les spectacles baroque mêlent à la fois : musique, danse, texte, chants, avec des personnages burlesques, imaginaires présentés avec une véritable mise en scène que ce soit en intérieur (salons, théâtre) ou en extérieur (jardin).  Des machineries complexes ont inventées, créant les premiers « effets spéciaux » (feux d’artifice, « Deus ex machina »)

Les artistes se devaient donc de savoir danser, chanter, jouer d’un (voire souvent plusieurs) instruments, jouer la comédie. Les musiciens étaient souvent aussi compositeur et chef d’orchestre, voire musicien et maître à danser.