Position des danseurs en valse XIXe siècle

Elle est différente de la position adoptée actuellement en valse du XXe siècle. Mais elle est toujours importante pour la fluidité de la danse et pour permettre au cavalier de guider sa cavalière lors des bals.

Les partenaires sont placés en vis-à-vis mais ne sont pas face à face. Le cavalier se place légèrement décalé à gauche (pour la valse à droite).
Le cavalier enlace la taille de sa cavalière avec son bras droit mais sans la serrer contre lui. (au Second Empire, avec la crinoline, la robe tient de la place)
Le cavalier  allonge  son bras G à hauteur de son épaule et met sa main en « pince à sucre » pouce en bas, afin d’y recevoir la main de sa cavalière.  C’est avec ce bras qu’il pourra la guider lors des changements de direction.

La cavalière allonge son bras D et pose ses doigts allongés dans la main de son cavalier (sans appuyer).  Sa main G est placée au-dessus de l’épaule D de son cavalier, son coude est plié  et  elle tient son bras sans l’appuyer sur le bras du cavalier.

Le cadre formé par les épaules et les bras des deux partenaires doit être rigide de façon à ce que le  guidage soit aisé.
Pour avoir belle allure ils doivent se tenir droit en dégageant la tête des épaules. Lors d’un bal, pour signaler un arrêt dans un déplacement (pour éviter un autre couple par ex) le cavalier baisse les bras tendus (c’est une convention puisque la cavalière progresse souvent en reculant).
(Si la dame a un éventail dans  sa main G, elle le tient du bout des doigts et le met à l’abri derrière le bras de son partenaire).

Source : Traité de danse de Desrat (fin XIXe)
et Guide de danse de salon Ed. Sola