Bas

Beaucoup de femmes tricotaient leur bas de laines avec de longues aiguilles. Mais Jean Hindret vers 1636 se trouvant en Ecosse construisit  le premier métier à bas.  Les lois anglaises interdisant l’importation des machines, il dut importer ses plans pour faire réaliser son invention en France.  Les bas étaient plus élégants car  fabriqués  en coton, en lin ou en soie.

La première fabrique fut installée sous Louis XIII au château de Madrid (aujourd’hui disparut de l’actuel Bois de Boulogne). Jusqu’alors les bas de soie étaient importés de Naples ou d’Espagne et valaient très cher. On assortissait la couleur des bas à celle des chaussures. On lançait les bas rouges voire une jambe d’une couleur et l’autre jambe d’une autre. Les bas furent également rayés ou chinés. Le reste du costume suivit et la mode fut de s’habiller de multiples couleurs un peu comme les fous royaux du Moyen-Age.

Sous Louis XIV le bas de soie devient uni. Les coutures d’assemblage du bas de la jambe et les baguettes de côté sont faites avec du fil d’or.

Les bas continuèrent à être portés en soie pour les classes favorisées , en coton pour les autres. Ils sont retenus au-dessus du genou par des jarretières.

Les bas en soie sont réparés par une remmailleuses qui remonte le fil tiré à l’aide d’un petit crochet.

Au 19e siècle les femmes portaient de bas blancs en tenues habillées.

C’est avec l’introduction des bas nylon par les américains que le bas fut un accessoires courant pour les femmes  qui les maintenaient par des porte-jarretelles en veillant à maintenir droite la couture derrière.

Dans les années 60 les jupes racourcissèrent et on inventa le collant qui par son aspect pratique éclipsa le bas dans la vie courante.

« Retour au dictionnaire