Histoire

DESPREAUX Jean-Etienne (1748-1820)-Danseur français fin XVIIIe

Danseur et maitre à danser sous Louis XV, Louis XVI, et Napoléon 1er
Auteur de vaudevilles, de parodies d’opéras, de chanson et organisateur des fêtes et des bals sous l’Empire
Danseur de 1763 à 1781 à l’Académie royale de musique. Il cumule plusieurs postes sous le Concordat puis sous l’ Empire jusqu’en 1812
Auteur de chansons, vaudevilles et poèmes de circonstance et livres sur le rôle de la danse

Lire le reste de cet article »

LE PICQ Charles Félix (1745-1806) Danseur français XVIIIe

Danseur, chorégraphe, maître de ballet qui collabore avec Noverre
A travaillé principalement en Italie et à S-Pétersbourg

Né le 2 mars 1745 à Strasbourg/Décédé le 29octobre 1806 à Saint-Pétersbourg à 61 ans.

Issu d’une famille de danseurs :
Ses grands- parents :
Antoine Le Picq né en 1673 en Picardie et Charlotte Coudu, fille du maître de danse André Coudu

Ses parents : Jean Félix Charles Picq,né en 1713 à Strasbourg, danseur, maître de danse  et Marie-Magdaleine Kugler née en 1720

Ses 3 oncles (frères de son père) maîtres de danse :
Christophe (né en 1704)/Claude Joseph (né en 1716)/Martin Charles (né en 1719)

Vie privée :

Il s’est marié en 1789 à St-Péterbourg avec Gertrude Ablöscher, danseuse allemande (dont le premier mari est Domenico Rossi avec qui elle eut un fils : Carlo Rossi).

Ils eurent 3 filles (Caroline/CHenriette/Marie-Gertrude) et un fils : Charles Le Picq.

Formé par NOVERRE avec qui il continua à travailler à Paris et à Londres

Avant 1760 il étudie la danse avec J-Baptiste François Dehesse à Paris ;  puis de 1760 à 1764 avec Jean-Georges NOVERRE à Stuttgart.

Il danse dans différentes capitales d’Europe

De 1765 à 1769 il danse à  Vienne, Innsbruck, Varsovie, à Vienne

De 1769 à 1782 il part en Italie : Padoue, Venise, Milan, Florence, Naples

A l’automne 1776 Le Picq est invité par NOVERRE au Ballet de l’Opéra de Paris où il danse « Les caprices de Galathée » avec Marie-Madeleine GUIMARD, DAUBERVAL, Marie ALLARD. Le ballet obtient aussi du succès à Fontainebleau devant la cour et Louis XV.

Son talent et ses succès suscitèrent des jalousies à l’Opéra, ce qui lui fit renoncer à d’autres propositions et Le Picq préféra retourner à Naples.

De 1782 à 1785 NOVERRE l’invita au King’s théatre de Londres où il débuta dans « Apollon et les muses » comme soliste puis il put présenter ses propres compositions, puis fut nommé maître de ballet de. 1882 à 1885.Il créa « L’enlèvement des sabines » (1782), « Le tuteur trompé », « Les épouses persanes (1783),

A l’automne 1785 il part à Varsovie où il créé de nombreux ballets dont : « Alexandre et Campaspe », « Le déserteur » d’après Dauberval, « La pupille espagnole « , « Les folies espagnoles »

De 1786 à 1799 Le Picq est engagé comme premier danseur  au Theatre Bolchoï kamenny de St-Pétersbourg puis comme chorégraphe principal.

Il monte plusieurs ballets de NOVERRE et de Gasparo TAGLIONI et présente ses propres compositions :
« La bergère » (1789), « Les amours de Bayard » (1798), « Tancrède » (1799), «Castor et Polux » (1803).

Apprécié par la Cour de Russie, il chorégraphie la plupart des grandes fêtes données par Catherine II de Russie à la fin de sa vie.

En 1803 il publie en Russie, « La lettre sur la danse » de Noverre, en français.

Une mort soudaine

Peu après une leçon avec les grandes duchesses impériales, il fut frappé d’une crise d’apoplexie. Au bout de  36 heures, il expira le 29 octobre 1806 à St-Pétersbourg.

 

Après J-Baptiste LANDÉ, sous le règne d’Anne de Russie, Le Picq a contribué à apporter la technique de danse française en Russie. Il sera suivi par Charles-Louis DIDELOT, Jules PERROT, Arthur de St LÉON , Marius PETIPA au cours du XIXe siècle.

TRÉNITZ Pierre (1767-1825) Danseur français début XIX

Danseur remarqué pour ses qualités techniques, maitre à danser, chorégraphe

Né le 4 février 1767 à Bordeaux
Décédé le 16 juillet 1825 à Charenton  âgé de58 ans

Fils de Pierre Trénis marchand à Bordeaux et Marie Bordas

Un provincial  rapidement adulé dans les salons

Il arrive à Paris vers 1795 avec un groupe d’amis aimant particulièrement la danse.

On  trouve la trace de son passage dans les salons et les lieux de divertissements grâce aux récits et témoignages écrits car il ne passait pas inaperçu, surtout auprès des dames. Il fit danser les célébrités  du Directoire comme la duchesse d’Abrantes (future  Laure Junot), Thérésa Talien, Juliette Récamier, Joséphine de Beauharnais.

La danse fait un grand retour dans la société

En effet, après la Terreur, la danse de société ou de salon se développe dans toutes les classes sociales. Les bals publics se développent entre autre dans plusieurs jardins de Paris ainsi que dans les salons privés ; ils seront remis au goût du jour à la cour impériale. En effet la danse de salon est un élément de l’éducation des jeunes gens mais aussi des officiers qui devaient passer des « brevets de danse » pour briller lors des bals de l’empereur.

Pierre Trénitz (ou Trénis) fut, non seulement un excellent danseur, mais aussi un brillant animateur de bals publics ou de salon. Il donnait des directives sur la succession des danses, faisait des démonstrations parfois en solo et toutes les femmes le voulaient pour partenaire.

De 1795 à 1810 Trénitz fut le maître à danser le plus apprécié

Des associations de danseurs se créent qui font venir des maître à danser afin d’apprendre les danses à la mode et les leçons de Trénitz sont particulièrement appréciées. Il crée des pas et des figures complexes de contredanses, telle la figure de « La Trénis » que l’on retrouvera plus tard dans le Quadrille français (qui est rappelons le une suite de contredanses). La musique de la Trénis était de Louis Antoine JULLIEN.

Une triste fin de vie

Adulé, fêté, admiré, passionné par la danse,  son succès lui fit malheureusement perdre la raison et il dut rentrer dans une maison de santé. Puis ne pouvant plus en assurer les frais, dans l’hospice des fous à Charenton où il est mort dans la pauvreté.le 16 juillet 1825.

Sa vie mystérieuse et atypique l’a fait rentrer dans la légende et l’on retrouve des allusions à son personnage dans plusieurs textes :

– Estournel dit que Trénitz «  est capable de rivaliser avec les gloires de l’Opéra »

– A. Baron dans « Lettres et entretien sur la danse » en 1824
« Trénitz était aussi habile qu’original » ;  la danse était pour lui d’une si grand importance qu’il s’y livrait à des sauts et des bonds digne d’un danseur de théâtre ».

–  Antoine-Vincent Arnault en 1833 que Trénis «avait tout son esprit dans ses jambes et a fait tourner plus d’une tête »

–  Gustave DESRAT en 1895 dans son « Dictionnaire de la danse » que « Trénitz fut un fervent adepte de la contredanse et y obtient un tel succès qu’on donna son nom à une des figures du quadrille français. »

Il inspira un vaudeville « Trénitz » à Théophile Gautier en 1846 mais  qui n’aura pas de succès et également un personnage dans l’opérette « La fille de Mme Angot ».

JULLIEN Louis Antoine (1812-1860) – Chef d’orchestre français XIX

Musicien, compositeur, chef d’orchestre , directeur de salle de bal parisiennes

Né le 23/4/1812 à Sisteron
Décédé le 13/3/1860 à Neuilly.

Son père Antoine JULIEN  est chef de musique d’harmonie de régiment et violoniste ; il lui apprend  plusieurs instruments. Le jeune Louis, élevé comme enfant de troupe à la caserne, entra comme « petite flûte » dans la musique du régiment de son père.

En 1833, âgé de 21 ans, il monta à la capitale et se présenta au Conservatoire de Paris pour y faire des études de composition, dans la classe de contrepoint de Adolphe Le Carpentier. (Le contrepoint est une forme d’écriture musicale particulièrement utilisé pendant l’époque baroque  par Giovani Palestrina/William Byrd/Georg Haendel/J S Bach.

Ne voyant pas l’utilité de ces études, il demande à suivre les cours de Fromental HALéVY (1799-1862), compositeur français et y entra en déc 1814 jusqu’en 1836.

Il lança les cafés concerts avec danses et animations variées
Il proposa à l’exploitant du « Jardin turc » lieu de divertissement parisien situé bd du Temple, de donner des concerts de contredanses, les soirées d’été. Son projet accepté, il composa aussi des musiques de quadrilles, polkas qui eurent beaucoup de succès. Il agrémenta ses concerts d’éléments festifs tels que coup de canon, feux d’artifice qui lui valurent une grande notoriété.
Il dirigea aussi de prestigieuses salles parisiennes dont les bals de l’Opéra au Carnaval de Paris. Il était en cela le grand rival de Philippe MUSARD.
Ayant engagé plus de dépenses au « Jardin turc » que ne lui rapportait la recette, il dû vendre des biens en juin 1838 pour échapper aux poursuites judiciaires.

Il part à Londres avec son orchestres pour des « concerts-promenades »

L’Angleterre lui faisait des offres plus favorables à ses talents de compositeur, il s’y établit en 1838 et y resta 20 ans alternant bonne et mauvaise fortune. La popularité de son orchestre et son activité prolifique de composition de quadrilles,  valses, polka, lui valut une grande notoriété. Ses fameux « concert-promenades » à prix modique attiraient une foule populaire très nombreuse. Il n’hésitait pas à parcourir l’Angleterre, l’Ecosse, l’Irlande avec tout son orchestre.
La maison de commerce des musiques de sa composition qu’il avait fondée à Londres lui fournissait des revenus confortables.

Doué pour composer des musiques de danse mais pas d’opéra

Mais voulant passer à la postérité pour des opéras, il se mis au travail après étude de certains procédés d’écriture auprès de François Fétis, compositeur belge et écrivit la partition de « Pietro II » grand opétra de 5 actes qu’il ne réussit pas à faire jouer. Aussi en 1847 il acquit la salle prestigieuse du théâtre royal de Drury Larne située dans le quartier de Coven-Garden à Londres (plusieurs fois reconstruit entre 1663 et 1812) et y fit jouer son opéra en 1852 qui lui valut de féroces critiques. Il engagea Hector Berlioz comme chef d’orchestre.

Ayant eu de grosses pertes, il dut vendre sa maison de commerce de musique. Malgré son échec, il redoubla d’activité et parvint à remonter la vague et à faire des bénéfices avec lesquels il acheta une propriété en Belgique.
En 1853 il partit en tournée à New York avec Hubert COLLINET comme musicien dans son orchestre. Mais les dernières années furent désastreuses et il fit de mauvais placements dans une entreprise de fêtes et de concerts au Royal Surrey Garden entre 1855 et 1856 ce qui acheva de le ruiner.

Ruiné, emprisonné et malade : une triste fin

Poursuivi par des créanciers et de retour à Paris, il fut arrêté et emprisonné pour dettes. Après quelques mois, il recouvrit la liberté. Mais ses espoirs de se rétablir furent contrariés par des signes d’atteinte mentale en février 1860 et lors d’une crise il se frappa de 2 coups de couteau et il fut interné dans une maison de santé à Neuilly où il mourut un mois plus tard.

Ses contemporains :
Johann STRAUSS père: musicien alto à Vienne, précurseur de la valse viennoise
Joseph LANNER (1801-1843) : compositeur, violoniste à Vienne

DESRAT Gustave (1862- ) – Professeur danse salon français

Professeur de danse de salon

Né le 6/6/1862 à Boulogne sur Mer

Entre 1856 et 1872 c’est Charles Périn (oncle de Gustave) qui était à la même adresse au 2 rue Giblequin à Paris et aussi professeur de danse.

Publication

Traité de danse de 1883 – Edition Delaune – Paris
contenant entre autre  le Passe-passe quadrille dont la chorégraphie fut réglée par J. Rémond de l’Opéra de Paris.

Dictionnaire de la danse – 1895

MAZILIER Joseph (1797-1868) Danseur français XIXe

Danseur et chorégraphes dans divers théâtres d’Europe

Né le 13 mars 1797 à Marseille
Décédé le 13 mai 1868 à Paris à 71 ans

Fils d’Isaac Mazilier, tailleur et de Marie Vêve

Il danse dans plusieurs théâtres de province : de 1818-1821 au Grand théâtre de Lyon et de 1821 et 1822 au Théâtre de Bordeaux puis à Paris 1822 à 1829 au Théâtre de la Porte St Martin.

Danseur et maître de ballet à l’Opéra de Paris

En 1830 il est danseur puis devient  maître de ballet en 1839 à l’Opéra de Paris

Ses capacités théâtrales et sa technique lui permettent de tenir les premiers rôles de nombreux ballets :

. «La fille mal gardée»  de J. DAUBERVAL (version 1830)
. «La Sylphide» de Filippo TAGLIONI (version d’origine)

1851/52            il est maître de ballet au théâtre de St Pétersbourg
1852/57            puis maître de ballet à l’Opéra de Paris
1857/60            danseur à Lyon puis de 1862à 1866 maître de ballet
1866/67            maître de ballet au Théâtre royal de la Monnaie à Bruxelles.

Chorégraphe

Son expérience avec Jean CORALLI et Filippo TAGLIONI l’oriente vers la création de ballets caractéristiques tels que:

1839                 « Gypsy »
1840                 « Le diable amoureux »
1844                 « Lady Henriette ou la servante de Greenwich »
1845                 « Le diable à 4 pattes »
1852                 « Orfo »
1853                 « Paquita » et « Betty »
1856                 « Le corsaire »    « Aelia et Mysis »
1857                 « La fille du bandit »
1867                 « Un fête au port » au Théâtre de la Monnaie à Bruxelles

Il travailla pour les opéras de Londres et le ballet impérial de St-Pétersbourg.

Puis de 1856 à 1860 à nouveau pour l’Opéra de Paris mais comme premier maître de ballet.

Il décède à Paris  le 13 mai 1868.

Le succès de ses ballets tient à la mise en scène et à l’exploitation des progrès de la techniques féminine de Fanny ELSSLER, Carlota GRISI et Carota ROSATI .

DUPORT Louis-Antoine 1781-1853) Danseur français début XIXe

Danseur, chorégraphe,maître de ballet, professeur de danse en Europe
mais surtout à St-Pétersbourg

Né en 1781 à Paris
Décédé le 19 octobre 1853 à Paris

Il étudie la danse avec Jean-François COULON  où il est performant pour ses sauts et ses pirouettes. Il commence à l’Ambigu-Comique avec sa soeur Marie-Adélaïde.

En 1800 il débute à l’Opéra de Paris en tant que premier danseur. Il est le rival comme danseur d’Auguste VESTRIS (le fils) et de Pierre GARDEL comme chorégraphe.
En 1808 il rompt son contrat, s’enfuit de Paris pour St-Pétersbourg en passant par Vienne. (D’autres artistes ont fuit vers la Russie dont Melle George à cause de Napoléon).

De 1808 à 1812 il danse à St-Pétersbourg

Accueilli comme immigrant politique, il danse dans les ballets de Charles-Louis DIDELOT notamment « Zéphyr et Flore » et de Charles LE PICQ tant au Théâtre  du Bolchoï qu’au Théâtre de l’Hermitage où il rencontre un grand succès. Il monte plusieurs ballets « Les amours de Vénus et Adonis » en 1808.

En 1812 il quitte la Russie pour Vienne où il est nommé maître de balle t ;

En 1813 il épousa sa partenaire préférée  la ballerine viennoise Thérèse Neumann.

Après des apparitions à Naples et à Turin, il fait sa dernière représentation au King’s theatre  de Londres en 1830.

De 1821 à 1836, il est nommé, à Vienne, comme professeur et directeur du Théâtre de la Porte de Carinthie. Il présente « Le jugement de Pâris » en 1822.

Après quelques saisons à Naples, Londres, Turin, il revient à Paris.

En 1836 il prend sa retraite.

Il meurt à Paris le 19 octobre 1853. Il est inhumé au Cimetière du Père-Lachaise.

 

 

GUY-STEPHAN Marie (1818-1873) Danseuse française XIXe

Danseuse classique qui apprend et se spécialise dans les pas et danses espagnoles

Née le 18 novembre 1818 à Rome
Décédée le 20 août à Paris à 54 ans

Son père Jean-Baptiste STÉPHAN marchand fripier
Sa mère : Marie-Joséphine Corroy

Elle danse dans plusieurs capitales
Elle débute à l’Opéra de Paris

De 1839 à 1843 au Grand Théâtre de Bordeaux, elle est
nommée première danseuse à 21 ans.

Elle danse à la Scala de Milan puis à Londres au
Her Majesty’y’s theatre dans «Le boléro de Codex» du ballet «L’Aurore».

Découvre les danses espagnoles  lors de son séjour à Madrid  ; elle s’en fera une spécialité comme « danses de caractère »

 Entre 1840 et 1844 elle danse dans « Giselle » au Théatre Circo de Madrid. Elle s’intéresse aux pas espagnols et devient une spécialiste des danses espagnoles dans les ballets classiques

Elle devient la partenaire de Marius PETIPA lorsque celui-ci vient à Madrid.

Elle déménage à Paris et de septembre 1853 à 1856 elle dansa à l’Opéra de Paris entre autre dans « Aelia et Pâris » de Joseph MAZILIER».

Elle a dansé au Théatre lyrique et au Théatre de la Gaîté de Paris.

En 1864 elle crée le rôle principal dans « Néméa ou l’amour vengé » du chorégraphe Arthur SAINT-LÉON.

Elle prend sa retraite en 1856.
Elle décède le 20 août 1873 à Paris à 54 ans.

ANGIOLINI Gasparo (1737-1803) Danseur italien XVIIIe

Danseur, chorégraphe et maître de ballet à la cour de Vienne et de St-Pétersbourg, précurseur du ballet d’action avec Hilferding et Noverre

Né le 9 février 1731 à Florence
Décédé le 6 février 1800 à Milan à 71 ans

Un fils Pietro Angiolini

En 1747 il commence à danser à Lucques et parcourt l’Italie durant 5 ans.

En 1757 il produit son premier ballet à Turin « Diana ed endimiore »

Il se produit à Vienne en Autriche dans les ballets de Franz HILFERDING qui deviendra son modèle..

Il lui succède aux Théâtre impériaux de 1758 à 1766 pendant que Franz est allé à St Pétersbourg..En 1751 il collabore avec Christoph Willibald Gluk pour lequel il règle les chorégraphie dans « Don Juan ou le cythère » , « Le festin de Pierre » (1761) , « Orphée et Eurydice » (1762), « Sémiramis » (1765)

Rencontre houleuse avec Noverre à Milan
En 1771, il revient en Italie à Venise puis à Milan où il rencontre NOVERRE et polémique avec lui sur la paternité du « ballet d’action ».

Il écrit aussi une lettre sur « La querelle des pantomimes » à Noverre en 1783

En 1776 il regagne St Pétersbourg où il reste 2 ans. Il compose les ballets de plusieurs opéras de Giovani Paisiello.

De 1779 à 1782 il travaille à la Scala de Milan.

De 1882 à 1886 retour à St Pétersbourg où il enseigne à l’école de danse des Théâtres impériaux.

En 1791 il met un terme à sa carrière en Italie.

Accusé d’avoir collaboré avec les troupes françaises lors de leur conquête, emprisonné de 1799 à 1801, il est déporté par les Autrichiens aux Bouches de Caltaro d’où les Français le délivrent.

Il revient à Milan et y meurt en 1803.

Son apport à la danse

Il a contribué à l’autonomie du ballet par rapport à l’Opéra. Il privilégie la règle des 3 unités. Contrairement à Noverre il fait usage du programme de ballet détaillé pour expliquer les ballets, se concentrant sur la clarté et la lisibilité du texte dansé.

Tous deux vont faire évoluer le ballet d’un spectacle où l’intrigue est habituellement décousue et dénuée de passion vers la pantomime plus expressive dans laquelle tous les éléments sont intégrés.

De 1766 à 1772 il va remplacer Hilferding à St Pétersbourg où il donne de nouvelles créations « Le départ d’Enée », « Didon abandonnée, « Les chinois en Europe », « Le préjugé vaincu », « Armide et Rinaldo ».

 

CERRITO Fanny (1817-1909) Danseuse italienne XIXe

Danseuse et chorégraphe

Née le 11 mai 1817 à Naples
Morte le 6 mai 1909 à Paris

Son père : Raffaele Cerrito était militaire
Sa mère : Marianna d’Alife

Fanny avait un frère aîné Giyuseppe.

Les trois grandes danseuses de l’époque étudient et dansent en Italie

Sa mère l’inscrit à l’école de danse du Theatre di San Carlo de Naples près de leur domicile.

Grâce à son professeur Salvatore TAGLIONI (oncle de Maria TAGLIONI, qui était aussi le professeur de Fanny ELSSLER), Francesca veut devenir danseuse.

Malgré une technique à perfectionner, sa présence sur scène est un atout.

Le 28 juillet1882 à 15 ans, elle fait sa première apparition sur scène en Italie dans un pas de deux   dans « Horoscope » de Galzerani.

Puis elle part à Rome présenter trois ballets de Galzerani et elle rencontre le succès du public.

Pour la saison 1833/34 elle eut un engagement à Florence au Théâtre la Pergola où elle rencontre Carlotta GRISI autre fameuse danseuse avec une bonne technique.

Pour la saison 1834/35 Francesca retourne à Naples au Teatro des Fondo. Le 30 mai 1835 dans « Amore e Psiche » elle partage la scène avec Carlotta Grisi.

En 1836 le Theatre Kartnertoi de Vienne voulait reconstituer sa troupe de danseurs et Francesca fut parmi les sélectionnés.

Elle y débuta le 4 avril1836 dans le ballet de l’opéra « Mosas » de Rossini. Elle profita de la présence du maître Jules PERROT pour faire corriger ses défauts techniques qu’elle avait depuis ses débuts.

Elle était en concurrence avec la danseuses autrichienne Fanny ELSSLER chérie de son public. Et c’est d’ailleurs le public autrichien qui l’a surnommée « Fanny » prénom qu’elle adopta pour son  nom de scène.

Elle a d’ailleurs interprété certains rôles déjà dansés par Elssler comme « Amalia » avec son pas de « cachucha » mais qu’elle interprété avec tant d’expressivité qu’elle gagna une partie du public.

En 1837 elle va à la Scala de Milan et en profite pour se perfectionner avec Carlos BLASIS et sa femme Annunciata Ramaccini.

Elle atteint des sommets de popularité, le public étant partagé entre les « cerritistes » et les « taglionistes ».

Fanny Cerrito a participé en tant que « prima ballerina » lors de la saison de 1838 et 39 à la Scala.

En 1840 elle se rendit, (avec sa famille qui la chaperonnait), à Londres. au Her Majesty’s Theatre et débute comme chorégraphe avec « Asma ou la fille du feu ». Elle danse avec Carlotta Grisi puis avec Maria Taglioni arrivées à Londres elle-aussi.

En 1843 c’est avec Fanny Elssler qu’elle danse à la demande de la reine Victoria, dans un « pas de deux » créé spécialement pour elles par Jules PERROT. Elle fait aussi la rencontre du danseur et chorégraphe Arthur SAINT LÉON et danse avec lui « Alma » et la « Sylphide ». Un lien professionnel mais aussi affectif les uni et ils se marient à Paris 17e à l’église des Bignoles. le 17 avril 1845.

En 1836 et 37 elle part à Vienne et produit certaines de ses propres chorégraphies.

De 1838 à 1840 elle danse à la Scala de Milan. En 1843 Francesca et Maria Taglioni ont dansé dans le même programme .

Elle collabore avec Jules PERROT pour la chorégraphie de « Ondine ou la naïades » (1843), « Alma » (1842), « Lalla Rookn » (1846)

Danseuse mais aussi chorégraphe

 En 1845 son talent de chorégraphe est reconnu après avoir présenté « Rosida » de 1840 à 1848.

Francesca danse à nouveau  au Her Majesty’s Theatre de Londres où elle est reconnue.

Le directeur LUMLEY souhaitait créer un événement en réunissant les quatre plus célèbres ballerines du ballet romantique dans un  « Pas de quatre » de Jules Perrot qui réunissait aussi  Carlotta GRISI, Marie TAGLIONI, Lucile GRAHM qui fut présenté le 12 juin 1845. L’ordre de passage de chaque danseuse fut difficile à déterminer et c’est lorsque le directeur proposa le critère de l’âge (la plus âgée passerait en dernier) qu’un consensus se fit. C’est Taglioni et Cerrito qui reçurent les plus longs applaudissements du public.

En 1846 le couple Cerrito/Saint Léon fit une tournée en Allemagne et en Italie puis dans diverses capitales d’Europe.

En 1847 l’Opéra de Paris la réclame et le couple danse dans « Alma » le 20 octobre 1847l. Puis elle danse au Théâtre du Palais de St Cloud sur demande du roi Louis-Philipe dans « La fille de marbre ».

Elle danse à Venise et le 15 janvier 1848 elle revêtit un tutu tricolore en l’honneur des libertaires lors d’une représentation de la « Vivandière » car Venise était alors en révolte pour devenir une république.

A cette époque la pauvre Fanny Elssler, autrichienne, reçu des sifflets à la Scala de Milan car elle représentait l’oppression austro-hongroise.

En 1850 de retour à Paris, il y a mésentente dans le couple de danseurs. Elle danse « Stella » à l’Opéra de Paris.

En 1851 le couple se sépare aussi bien dans la vie que dans la danse : Fanny reste à l’Opéra tandis qu’Arthur donne sa démission.

Elle a une fille et arrête la danse

 En 1851 elle rencontre un noble espagnol Manuel de Acuna de Witte di Bedman très amoureux de Fanny. En 1854 ils ont une fille nommée Mathilde reconnue par son père mais il n’épousa pas la mère.

Ayant une silhouette alourdie après  sa grossesse, elle n’a plus les mêmes capacités  et finit par abandonner la danse en 1857 pour s’occuper de sa fille.

Elle fit ses adieux à Londres au Lyceum de Londres et pris sa retraite en 1857 à 40 ans.

Une longue retraite de grand-mère

Mathilde Acuna a continué à voir son père en séjournant souvent en Espagne. Elle rencontra un noble espagnol d’origine française Manuel Le Motheux Bourbaki qu’elle épousera en 1872 âgée de 18 ans. Le couple eut deux filles Emmanuelle et Louise qui donnèrent à Fanny cinq arrières petits enfants.

Elle décède le 6 mai 1909 à Paris à 92 ans aveugle et oubliée de son passé.

PERROT Jules Joseph (1810-1892) – Danseur français XIXe

Danseur à l’Opéra de Paris, professeur de danse, chorégraphe de « Gisèle » et de nombreux ballets à Londres et Saint-Pétersbourg

 Né le 18 août 1810 à Lyon
Décédé  le 19 août 1892 à Paramé – St Malo (Ile-et Vilaine)

Son père machiniste au Grand théâtre de Lyon envisagea pour son fils, un avenir dans le monde du spectacle.

Le jeune Jules révéla des aptitudes pour la danse, s’astreignant à un entraînement régulier dès l’âge de 9 ans.

En 1818, il paraît sur la scène du Grand théâtre dans l’opéra de Boïeldieu dans « le Petit chaperon rouge ».
Mais il tire son succès de ses talents de mime et d’acrobate dans une parodie du célèbre danseur « disloqué de l’époque Charles Mazurier.

A 13 ans Jules fait ses débuts au Théâtre de la Gaité à Paris en décembre 1823, dans le costume de Polichinelle, où il surpassa l’original qu’il parodie.

Jules se tourne vers la danse classique

Auguste VESTRIS (1760-1842) qui deviendra son professeur, lui conseille, vu son physique qui n’est pas l’idéal, « saute d’un endroit à l’autre, tourne, balance mais ne laisse jamais au public le temps d’étudier ta personne »

Jules développe une rapidité d’exécution qui sera son style. Avant ses 17 ans, il est engagé au Théâtre de la porte St Martin à Paris. On le décrit comme laid, avec des proportions physiques disgracieuses, mais des jambes puissantes, élégantes, souples.

En 1830 il fera ses débuts à l’Opéra de Paris dans « La muette de Portici » d’Auber où il obtient du succès.

En 1831 il est promu Premier sujet et choisi pour être le partenaire de Marie TAGLIONI dans « Zéphire et Flore ». Son style aérien, rapide plait au public mais fait de l’ombre à sa partenaire ; après quelques saisons, elle refuse de danser avec lui. Finalement comme elle a de l’influence à l’Opéra, elle obtient que Perrot soit renvoyé.

Renvoyé de l’Opéra de Paris sous l’influence de la « Taglioni », il danse avec Carlotta Grisi

Jules se produisit alors comme « artiste invité » sur différentes scènes d’Europe et rencontra à Naple la danseuse Carlotta GRISI (1819-1899) dont il devint le mentor et l’amant. Elle dansa sous le nom de Mme Perrot à la naissance de leur fille.

Ensemble ils se produisirent à Londres en 1836, à Vienne en 1838 où il créa sa première chorégraphie « Der Kobold » , à Munich, à Milan, à Paris en 1840 où ils dansèrent « Zingaro » au Théâtre de la Renaissance.

Coralli s’attribue seul auteur de la chorégraphie de Giselle à laquelle Perrot a participé

Le talent de Carlotta la mettait au même niveau que Marie Taglioni et l’Opéra de Paris l’invita  mais Perrot n’était pas le bienvenu. Elle mit donc la condition de la réintégration de Perrot à l’acceptation de son contrat avec l’Opéra. En attendant Perrot collabora, à titre privé, avec le compositeur Adolphe ADAM (1803-1856) à un nouveau projet « Giselle » qui allait être monté à l’Opéra. Mais le maître de ballet en titre était Jean CORALLI (1779-1854) et il laissa  à Perrot (le suppléant) faire une partie du travail entre autre les scènes et variations exécutées par Carlotta.

Le ballet présenté le 28/6/1841 fut un triomphe et Coralli se déclara seul chorégraphe. (C’est le danseur Serge Lifar qui rétablira la vérité au XXe siècle.)

Carlotta fut propulsée au sommet de sa gloire et la muse de Théophile Gautier répondit à ses avances, ce qui sépara le couple Grisi/Perrot. Jules partit poursuivre sa carrière à l’étranger (aidé en cela par Coralli qui ne souhaitait pas que s’ébruita la vérité sur la chorégraphie de Giselle).

Début de sa carrière prolifique de chorégraphe à Londres

En 1842 Jules Perrot part à Londres comme assistant du maître de ballet André-Jean-Jacques Deshayes (1777-1816). Il le remplaça l’année suivante au Her Majesty’s Théatre où il composera pendant 6 ans
23 ballets dont 7 chefs d’œuvres, chacun d’eux dédié à une étoile à qui le ballet était destiné :

  • Pour Fanny Cerrito (1817-1919) : 3 ballets « Alma » en 1842/ « Ondine » en 1843 »/ « Lalla Rook » en 1846
  • Pour Fanny Elssler (1810-1884) : « Le délire d’un peintre » en 1843
  • Pour Carlotta Grisi (1819-1899) : « Esmeraslda Polka » en 1844
  • Pour Lucile Graham (1819-1907) : « Eoline » en 1845 et « Catarina » en 1846


 

Il chorégraphia aussi des divertissements tels que :
le fameux « Pas de 4 »[1] où les 4 grandes danseuses furent réunies : Tagliani/Grisi/Cerrito/Graham (Fanny Elssler était en tournée à l’époque en 1845

« Le jugement de Pâris »  en 1846/ « les Eléments » en 1849/ « Les 4 saisons » en 1848.

Il acquit ainsi la réputation de grand chorégraphe alliant danse et pantomime dans des ballets romantiques qui restent célèbres. Il travailla souvent avec le compositeur Cesare Pugni (1802-1870).

Perrot poursuivit sa carrière au Théâtre impérial de St Pétersbourg de 1848 à 1859

En 1849 il se rend à St Pétersbourg car sollicité par le Théâtre impérial ; il y sera danseur, chorégraphe, maître de ballets.Il fera de nouvelle versionsde quelques uns de ses ballets comme « Esmeralda », « Catarina », « Ondine » et de nouvelles œuvres « La fureur des femmes » en 1852 et « Gazelda » en 1853.

Il épousera une élève de l’Ecole impériale de danse Capitoline Samovskaya avec qui il aura 2 enfants.

En 1859 ses idées démocratiques commencent à déplaire aux autorités qui le mette dans une situation délicate face à son avenir. Après un temps d’hésitation, il revint en France avec sa famille après 11 ans d’exil.

Retour difficile à l’Opéra de Paris après 11 ans à l’étranger

Il fut engagé comme professeur de danse à l’Opéra de Paris mais s’adapta mal aux changements opérés durant son absence.

Son ami Degas le représentera souvent dans ses tableaux.

Son salaire reçu subvenant à peine à ses besoins, sa fin de vie fut difficile.

Le 24 aout 1892 il mourut dans la misère à Paramé en Ile et Vilaine.

Ce fut un brillant danseur et un chorégraphe prolifique et inventif qui a pu exprimer ses talents à l’étranger. Malheureusement il subit une concurrence d’artiste à l’égo surdimentionné qui l’ont soit évincé, soit qui ont profité de son travail. L’Opéra de Paris n’a pas su exploiter ses talents.

Source : leschaussonsvertsblog
Le ballet occidental de M-Françoise Christout chez Desjonquères

[1]  Voir la chorégraphie  par 4 danseuses russes sur Youtube

COULON Jean-François (1763-1836) – Danseur français début XIXe

Danseur, maître de danse, chorégraphe,
Créateur du style romantique des ballets et du travail sur les pointes

 Né en 1763 à Cassel (Hesse) Allemagne
Décédé le 22 mai 1836 à Paris

Ses parents faisaient partie de la troupe française engagée par Frédéric II de Hesse-Cassel.
Descendance : il eut deux fils également danseurs :

  • Antoine Coulon né en 1796
  • Eugène Coulon né en 1808 (auteur du fameux quadrille Coulon)

Créateur du ballet romantique

Il fut professeur de danse au Théâtre de la Gaîté à Paris et enseigne une nouvelle technique dans l’exécution du ballet qualifiée de « romantique » tout en légèreté, en délicatesse plutôt qu’en performance physique même si, l’utilisation des pointes qui caractérisait ses cours demandaient des qualités techniques indéniables à ses élèves. Il fonda sa propre école et devint l’un des professeurs les plus renommés d’Europe.

En effet au XVIIIe siècle les femmes dansaient avec des chaussures à talon  ce qui faisait du bruit sur la scène et Coulon adopta le chausson de satin directoire qui donnait plus de souplesse au pied et surtout silencieux. De la demi-pointe, la technique évolua vers encore plus d’élévation et un renforcement du bout du chausson  (que les danseuses faisaient elles-mêmes) aboutit à la pointe que nous connaissons aujourd’hui dans la danse classique.

Il fit sa carrière à l’Opéra de Paris

En 1807 il fut nommé professeur de la classe de perfectionnement de l’Opéra de Paris et plusieurs de ses élèves devinrent de célèbres danseurs dont : Geneviève Gosselin (qui initia les pointes mais mourut prématurément), Louis Henry, Filippo TAGLIONI et sa fille Marie TAGLIONI (ce fut elle qui sacra la pointe le 12 mars 1832 dans la « Sylphide » ballet-pantomime féerique monté  pour elle par son père Filippo).

COULON Antoine  (1796-1849) – Danseur français XIXe
Danseur à l’Opéra de Paris et à Londres

(Son descendant Georges Coulon a eut des fonctions officielles en France)

Né  en 1796/Décédé le 3 septembre 1849 à Paris lors d’une épidémie de choléra à 53 ans

Il fera carrière à l’Opéra de Paris où il est danseur étoile et au Her Majesty’s Théatre de Londres où il sera régisseur du ballet de 1844 à sa mort.

Vie privée

Marié à  Augustine-Antoinette Finot-Léonard, artiste chorégraphe qui accoucha d’un fils Georges.Mais  dont Antoine n’est que le père officiel de ce bébé  né le 11 mars 1838 à Paris et mort le 20 février 1912 à Paris 16e.  En effet Georges était probablement le fils naturel d’Eugène Scribe, le célèbre auteur dramatique et librettiste français.

Georges fut préfet de Vendée et vice-président du Conseil d’Etat. Il est enterré à St Georges de Didonne lieu de la maison familiale la « Jean marmaille » (car père de 6 enfants tous ayant un prénom composé avec Jean). Cette maison est toujours occupée par la famille Coulon actuellement.

COULON Eugène  (1808 – 18  ?   ) – Danseur français XIXe
Danseur en France et à Londres , il publia des manuels de danses de salon

Né le 7 avril 1808 à Paris

Il est connu en Angleterre pour son introduction de la polka et mazurka en 1844 et la redowa en 1846. Il travailla avec son père J-François et son frère Antoine aussi bien en France qu’en Angleterre.

Il fut maître de danse de la famille royale de Hollande, du duc de Saxe Weimer et aussi maître de danse de la noblesse anglaise.

Il a publié an 1848 à Londres son manuel de danse « Hand-book containing all the last and fashonables dances » dans lequel est décrit de nombreuses danses dont le Quadrille français qu’il a aménagé pour 4 couples qui dansent ensemble.

 

QUINAULT Philippe (1635-1688) Librettiste français XVII

Librettiste des ballets de Lully, auteur dramatique, poète

Né rue de Grenelle et baptisé le 3 juin 1635 à Paris

Décédé le 26 novembre 1688 à Paris à 53 ans

Sa famille

Son grand-père Pierre Quinault est sergent royal en la châtellerie de Corbeil.
Ses parents : Thomas Quinault boulanger à Paris et Prime Riquier. Ils ont 3 enfants : Philippe, Martin né en 1637 et Barbe née en 1642.

En 1643 ses parents travaillent pour le duc de Retz en Bretagne
et le jeune Philippe fut logé à Paris chez François l’Hermite du Sollier dit Tristan L’Hermite gentilhomme de Gaston d’Orléans frère de Louis XVIII, épistolier, dramaturge, qui lui prodigua une éducation cultivée.

De 1646 à 1652. Philippe fut mis en pension chez Philippe Mareschal maître écrivain à Paris qui s’occupait de l’instruction de quelques jeunes gens, ce qui lui permis d’entrer au Collège Cardinal Lemoine.

Puis Philippe entra chez un avocat du Conseil pour apprendre les affaires juridiques puis devint avocat au Parlement.

Ses débuts d’auteur très jeune

En 1653 il n’a que 18 ans et écrit sa première comédie « Les rivales » en 5 actes qui fut jouée à l’hôtel de Bourgogne.

Son bienfaiteur Tristan usa d’un superfuge pour faire accepter la pièce par les acteurs : il la lut en se disant l’auteur. On lui en offrit 100 écus ; mais quand il révéla le véritable auteur, ils retirèrent le prix et il fut convenu de reverser 1/9 de la recette tous frais pays. Ce fut l’origine de la « part d’auteur ». La pièce fut un succès. L’année suivante Quinault écrivit deux comédies et une tragi-comédie.

Son ascension sociale grâce à un riche mariage

Le 29/4/1660 il se maria avec une jeune veuve riche Louise Goujon  et la dot de sa femme lui permis d’acheter la charge d’auditeur à la Cour des Comptes.

En 1661, à 26 ans il acheta la charge d’un quartier (un trimestre) de « valet de chambre ordinaire du roi » avec un gage de 660£ annuel mais il démissionna en 1684.

En 1670 il entre à l’Académie française a 35 ans.

Il eut 5 enfants mais seules 2 filles parvinrent à l’âge adulte qu’il put doter confortablement : Marie-Louise (1661-1727) se maria avec Charles Lebrun (le neveux du peintre) en 1688 et Marie née en 1668 qui épousa un avocat Pierre Gaillard en 1688.

Il produit : 30 pièces de théâtre , comédies, tragédies lyriques dont 11 avec Lully.

Deux oeuvres le firent connaître :  en 1663 la tragédie « Astrale »et  en 1665 la comédie « La mère coquette » et le roi lui attribua une pension de 2000£.

En 1671 Quinault s’illustre dans l’écriture des intermèdes de la tragédie-lyrique genre typiquement français « Psyché« . Il collabora avec LULLY jusqu’en 1686 sauf pendant 2 ans en 1677 et 1678 car dans l’opéra « Isis » la jalouse Junon fut comparée à Mme de Montespan qui  montrait une grande jalousie vis-à-vis des autres maîtresses du roi. Elle obtient du monarque que le librettiste fut mis à l’écart temporairement.

Pendant cette période Lully fit appel à Thomas CORNEILLEautre  écrivain mais plutôt dans d’autres genres. Leur collaboration fut tendue vu l’attitude tyrannique de Lully vis-à-vis de lui et  Quinault fut rétabli dans ses fonctions à la demande de Lully (qui payait 4000£ pour chaque pièce), qui vantait ses qualités de « si bien s’accommoder à la cadence de sa musique ». Effectivement Quinault  accommodait ses vers aux caprices du musiciens et selon les besoins de sa mélodie, adaptait son texte.

En 1687 après le décès de Lully, Quinault fut plein de scrupules religieux et renonça au théâtre pour se consacrer à la poèsie.

Il décède le 26 novembre 1688 à 53 ans seulement un an après Lully.

Parmi ses oeuvres on peut citer :

des comédies :
1654     « La comédie sans comédie »
1659     « Le fantôme amoureux »
1665     « La mère coquette ou les amants brouillés »
1672      « Les fêtes de l’amour et de Bacchus » – opéra

Livrets pour les spectacles de Lully :

1668     « La grotte de Versailles »
1671     « Psyché » texte de Molière, Pierre Corneille, Quinault – ballet de BEAUCHAMP
              Il fut transformé en opéra en 1678 avec un texte en prose de Thomas Corneille et de Bernard de Fontenelle
1674      » Alceste ou le triomphe d’Alcide »
1675     « Thésée »
1676      « Atys »
1677      « Isis » (opéra dont le rôle de Junon fut l’objet de sa mise à l’écart par le roi))
1681     « Le triomphe de l’amour »  avec Isaac de BENSÉRADE (les vers adressent des compliments aux princes et dames de la cour qui le dansèrent)
1682     « Persée »
1683      « Phaëton »
1684     « Amadis »
1686      « Armide » dernière tragédie de Lully et Quinault, considérée comme leur chef-d’œuvre

Sources :

Livres      « Les valets de chambre de Louis XIV de Mathieu Da Vinha – Edition Perrin
 » La duchesse du Maine » de Catherine Cessa – Edition Classique GarnierLivrel

site   lully.free.fr/quinault.html et wikipedia

ZIEHRER Carl Michael (1843-1922) Musicien autrichien XIX/début XXe

Compositeur, Chef d’orchestre militaire et de musique légère 

Né le 2 mai 1843 à Vienne (Autriche)
Mort le 14 novembre 1922 à Vienne à 79 ans

Il étudie la musique au Conservatoire de Vienne. En 1862, à 19 ans,
il commence à composer. L’année suivante il est repéré par l’éditeur
Carl Haslinger qui décide de le publier.

 

A la fin 1863, son éditeur lui fait diriger son premier concert à Vienne, dans le but recherché de concurrencer les frères Strauss.

En 1867 il prend la direction d’un nouvel orchestre viennois puis de 1870 à 1873 il dirige un orchestre militaire.

A la mort d’Haslinger fin 1868, il est édité par Ludwig Döblinger. Il crée aussi un journal musical.

Il faut des tournées en Roumanie et en Allemagne pendant de nombreuses années.

En 1873 il prend la direction d’un autre orchestre viennois avec lequel il se produit lors de l’Exposition universelle à Vienne.

En 1881 il rencontre sa future épouse Marianne Edelmann, célèbre chanteuse d’opérette à Berlin.

Une tournée qui le fait connaître à l’étranger

Entre 1885 et 1893 il fait de nombreuses tournées en tant que chez d’orchestre militaire.et entre autre aux Etats-Unis où il se produit à Chicago à l’Exposition universelle de 1893.

Il revient à Vienne où il forme un grand orchestre spécialisé dans la musique de danse ; certaines de ses compositions obtiennent un grand succès mais la concurrence était rude face aux trois fils Strauss.

En 1907 il obtient le poste de directeur des bals de la Cour impériale jusqu’en 1915 (poste créé pour Johann STRAUSS père) poste qui disparaît avec la fin de la dynastie des Habsbourg.

Une difficile concurrence face aux STRAUSS

Ruiné par la première guerre mondiale qui détruit ses biens, Ziehrer meurt dans la misère le 14 novembre 1922 à Vienne où il est enterré ainsi que sa femme.

Il n’a pas réussi à s’imposer face aux Strauss Johann père et fils et Joseph ; c’est seulement à leur mort qu’il eut un peu de prospérité dans la Vienne de l’époque. Il a même usé d’une manœuvre indélicate face à Eduard STRAUSS en se produisant indûment avec un orchestre intitulé « Ex Eduard Strauss ». Il perdit le procès en usurpation de nom intenté par Eduard.

A partir de 1899 il se consacra à l’écriture en particulier d’opérettes qui eurent du succès su scène.

Ses compositions sont abondantes puisqu’on lui doit :

– 23 opérettes
– environ 600 pièces pour orchestre (marches, valses, polkas, mazurkas) dont certaines tirées de ses opérettes

Discographie par l’Editeur NAXOS de 5 CD consacrés à Ziehrer : 1 :ouvertures d’opérettes et 4 consacrés aux danses et marches.

 

EILENBERG Richard (1868-1927) Musicien allemand fin XIX/début XX

Musicien, compositeur de marches, de danses, d’opérettes

Né le 13 janvier 1848 à Meisebourg (Allemagne)
Décédé le 5 décembre 1927 à Berlin à 73 ans

Il étudie le piano et la composition.
En 1886, à 18 ans il fit sa première composition.

Il participe à la guerre franco-prussienne de 1870.

En 1873 il devient Directeur musical et chef d’orchestre à Stettin.

En 1889 il déménage à Berlin et devient compositeur indépendant.

Ses compositions
Il a composé 350 œuvres et principalement des marches pour un orchestre de musique militaire ;

également des danses de l’époque (valse, polka, mazurka) entre autres. On peut citer :
Marches :

  • « The Coronation march» marche pour le couronnement du tsar Alexandre III de Russie
  • « Janitscharen – Marsch opus 295

1 ballet « La rose de Shiras » opus 134

3 opérettes :

  • « Comtesse Cliquot» en 1909
  • « King Midas»
  • Marietta and the great prince»

Des musiques de danses de salon :

  • “ The Petersburg sleigh Ride” opus  52
  • Polka “Le Moulin de la forêt noire» opus 52 en 1885 « Die mühle im schwarz wald »
  • « Promenade en traîneau à St-Pétersbourg» opus 57 « Petersburger schlittenfahrt »
  • « Au bord de la Néva» – valse – opus 164 – valse « An der Newa »
  • «Bleu violet» – mazurka – opus 22 « Blau Veilche »

Il décède le 5 décembre 1927 et est enterré au cimetière de Potsdam à Berlin.

SCHRAMMEL Johann (1850-1893) Musicien autrichien XIX

Musicien violoniste, compositeur viennois
créateur du « Schrammel quartett » et du style typique viennois : la « Schrammel musik »

Né le 22 mai 1850 à Vienne (Autriche)
Décédé le 17 juin 1893 à Vienne, âgé de 43 ans

Sa famille
Ses parents : Kaspar Schrammel clarinettiste et Alosia Ernst
Son jeune frère : Josef (1852-1895) compositeur
Un demi-frère : Konrad Schrammel

En 1872 il épouse Rosalia Weichselbaumer avec qui il aura 13 enfants dont 9 deviendront adultes.

Sa formation musicale

Son père lui donne ses premières leçons  de musique avec son frère. Puis c’est Ernst Melzer qui lui enseigne le violon.

Il a 11 ans quand le 6 janvier 1861 avec son père et son frère, le trio donne un concert de charité dans une auberge.

En 1862 son père l’inscrit ainsi que son frère au Conservatoire de la Société philarmonique de Vienne. Les deux frères prennent des cours de chants et de violon.

Musicien d’orchestre mais aussi à l’armée

En juin 1865 Johann quitte le Conservatoire et touche ses premiers cachets en jouant dans l’orchestre de l’Harmonietheater et du Theater in der Josefstadt.

En 1866 il part à l’armée, dans le service musical et ses orchestres jusqu’en 1875.

Parallèlement il joue dans l’orchestre de Carl Mangold.

Il fonde sa formation : un trio puis un quartett au répertoire typiquement viennois

En 1875 avec son frère Josef et le guitariste Draskovitz ils forment le trio « D’Nussdorfer ». En 1879 c’est Anton STROHMAYER qui remplace le guitariste. En 1884 ils deviennent le « Schrammelquartett » quand Georg Dänzer les rejoint.

Le quartett joue à sa façon la musique populaire viennoise. Sa notoriété grandit car il a crée son propre style la « Schrammel musik » inspiré du répertoire de chants, de marches, de danses, typiquement viennois. Le quarttett se produit dans les restaurants mais aussi dans les salons de l’aristocratie et de la bourgeoisie viennoise.

Durant 7 années, les frères Schrammel composent plus de 200 musiques.

Ils ont pour admirateurs Johann STRAUSS fils et Johannes BRAHMS.

Parmi les nombreuses compositions la très célèbre marches « Vien bleibt Wien » (Vienne reste Vienne) est la plus jouée car exempte de droit d’auteur. et la mazurka-valse « Frühlingsgruss an Pauline »  (Salutation de printemps à Pauline).

Johann meurt le 17 juin 1893 âgé de 43 ans ;
son frère Josef meurt également à 43 ans en 1895.

AUMER Jean-Pierre (1774-1853) Danseur français fin XVIII/début XIX

Chorégraphe, maître de ballet en France et en Europe

Né le 21 avril 1774 à Strasbourg
Décédé le 6 juillet 1833 à St Martin de Boscherville à 59 ans.

Descendants :
Sa fille Sophie-Julie a épousé en 1826 le danseur Etienne Leblond.
Un fils Jean AUMER

Pierre Gardel l’écarte de l’Opéra de Paris tant qu’il en sera le directeur

Formé à l’école du ballet de l’Opéra de Paris, il rejoint Jean DAUBERVAL à Bordeaux

Puis en 1798 il revient à l’Opéra de Paris, mais face au tout puissant Maître de ballet Pierre GARDEL il préfère aller travailler au Théâtre de la Porte St Martin où il y présentera son tout premier ballet « Jenny ou le mariage secret » puis « Les deux créoles » et « Paul et Virginie ».

En 1807 il est maître de ballet à Lyon puis revient à Paris  où il produit « Les amours d’Antoine et Cléopâtre », mais de nouveau face à la concurrence avec Pierre GARDEL, Aumer part à l’étranger.

Son talent reconnu à l’étranger

De 1808 à 1814 il est engagé comme maître de ballet à Kassel en Hesse (Allemagne) à la cour du roi Jérôme. De 1815 à 1820 il est également maître de ballets à Vienne où il compose : « les Pages du duc de Vendôme » (repris à Paris), « Aline » (1815), « Le fête hongroise » (1820), « Jeanne d’Arc » (1821).

Enfin chorégraphe à l’Opéra de Paris de 1820 à 1831

En 1820 il revient à Paris et succède à Louis MILON comme second maître de ballet à l’Opéra de Paris de 1826 à 1830

Il s’efforce de renouveler le ballet à l’Opéra de Paris en l’ouvrant à une grande variété de sujets et de thématiques appliquant en cela le tournant amorcé par NOVERRE et DAUBERVAL dont les innovations techniques entre dans le système de normes académiques, incluant également « l’arabesque »

Il chorégraphie :
– « Robinson Crusoe » (1805)
– « Les pages du duc de Vendôme » (1820)
– « Alcine reine de Golconde » (1823)
– « Le somnambule » (1827) librettiste E. Scribe
– « Guillaume Tell(1829)
– « Manon Lescaut » (1830), considéré comme son chef-d’œuvre, où il imprime une touche romantique dans le ballet français.

Ses chorégraphies sont données régulièrement à l’Opéra jusqu’à l’arrivée en 1831 du Directeur Louis Véron qui le remplacera par Jean CORALLI.

Il décède le 6 juillet 1833 à St Martin de Boscherville à 59 ans.

SAINT LÉON Arthur (1821-1870) Danseur français XIX

Danseur, maître de ballet à Paris et à St Pétersbourg, chorégraphe et librettiste
entre autre de « Coppélia
« 

Né le 17 septembre 1821 à Paris
Décédé le 2 septembre 1870 à Paris, âgé de 48 ans

Fils de Léon MICHEL assistant de Pierre GARDEL à l’Opéra.

Double formation : de violoniste et de danseur

Lorsque son père fut nommé maître de ballet à la cour des ducs de Wurtemberg, la famille s’installa à Stuttgart où Arthur passa son enfance et adolescence.

Il étudia le violon avec Joseph Mayseder (1789-1863) puis avec N. Paganini (1782-1840). Il fut un élève brillant et donna son premier concert à 13 ans.

En 1835 il fera ses débuts de danseur à Munich et adopte le patronyme de « Saint-Léon ».
Il part pour Paris pour parfaire sa formation en danse et continue à donner des récitals de violon.

Il est élève de François Descombe dit François Albert (1789-1865) ancien danseur à l’Opéra de Paris en et maître de ballet.

En 1838 Arthur est engagé comme premier danseur au Théâtre de la Monnaie à Bruxelles. Il se produit sur les grandes scènes européennes : Milan, Vienne, Londres, Paris où sa virtuosité lui vaut un grand succès admiré pour son « ballon » et ses pirouettes.

Il rencontre sa future femme : la ballerine Fanny CERRITO
Au cours d’une tournée à Milan Arthur rencontre la ballerine italienne Fanny CERRITO (1817-1909) mais ils danseront ensemble plus tard à Vienne. Ils forment un couple à la scène et à la ville et obtiennent un grand succès lors de leur passage sur les scènes européennes. Ils seront à Londres les créateurs des premiers rôles des ballets de Jules PERROT « Ondine » et « La Esméralda » ;

Le 17 avril 1845 le couple se mariera à l’Eglise des Batignoles à Paris 17e.

Saint-Léon chorégraphe
Saint-Léon était le seul chorégraphe, en France, capable d’utiliser les danseuses ayant la technique données par Carlo BLASIS à Milan.
Le 23 mai 1843 il crée « La vivandière » au Her Majesty theatre de Londres qui sera un triomphe.

En 1847 le couple St-Léon/Cerrito est engagé à l’Opéra de Paris et y danse « La fille de marbre » de  Jules PERROT. et « La vivandière » avec une danse inspirée du forklore « la redowa » ainsi que « Le violon du diable » où St Léon joue du violon comme un virtuose qu’il est.

Il composera 16 ballets pour l’Opéra de Paris, destinés à mettre en valeur sa femme Fanny Cerrito.

De 1850 à 1853 il est nommé Directeur du ballet de l’Opéra de Paris

Il est nommé maître de ballet et professeur de la classe de perfectionnement.

Il se sépare de son épouse qui reste à l’Opéra , tandis que lui donne sa démission a en 1853.

Il chorégraphie et compose de la musique pour le Théâtre lyrique de Paris où il donnera en 1853 « Le lutin de la vallée ».

Lire le reste de cet article »

CAHUSAC Louis de (1706-1750) Librettiste français XVIII

Dramaturge, poète, chorégraphe, collaborateur à l’Encyclopédie de Diderot

Né le 6 avril 1806 à Montauban
Décédé le 22 juin 1759 à Paris âgé de 53 ans

D’abord écuyer et secrétaire du commandement du comte de Clermont,  il le quitte pour se livrer à la littérature.

Il a écrit plusieurs pièces de théâtre :

– en 1736 « Pharamond »
– en 1745 « Zénéide et l’algérien »
– en 1747 « Le comte de Warwick (tragédie) et « « Fête de l’hymen et de l’amour »
– en1854 « Anacréon »

Il collabore avec J Philippe RAMEAU pour de nombreuses œuvres lyriques :
– en 1745 « les fêtes de Polymanie », « Boréas »
– en 1748 « Naïs » 1749 librettiste – ballet exécuté 1re fois le 29/7/1748 à l’Académie royale de musique
– en1749 tragédie « Zoroastre »

Librettiste d’opéras

De 1751 à 1772 il participe à la rédaction d’articles pour l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert notamment sur le ballet, le chant, la comédie-ballet, la contredanse.

En 1753 il publie « La danse ancienne et moderne  ou Traité historique de la danse ».

Il fut membre de l’Académie royale des sciences de Prusse.

A la fin de sa vie, il sombra dans la folie et a été interné aux Petites-Maisons à Charenton.

Il est mort le 22 juin à Paris à 53 ans.

 

 

LULLY Jean-Baptiste (1631-1687) Musicien baroque du XVIIe

Giovanni Battisla LULLI d’origine italienne naturalisé français en 1661 et orthographie son nom LullY

Violoniste, danseur, compositeur, chorégraphe, metteur en scène, chef d’orchestre.

Né le 28/11/1632 à Florence,
Décédé le 22/03/1687 à Paris

Fils d’un meunier florentin, il arrive en France à 14 ans en 1646 et entre comme garçon de chambre au service de la duchesse de Montpensier (la Grande Mademoiselle) qui désirait apprendre l’italien.

Il apprend le violon et la danse chez Melle de Montpensier

La duchesse entretient chez elle un petit orchestre privé de 6 violonistes qui donne de nombreux concerts auxquels Lulli participera bientôt. Il apprend en effet le violon et le clavecin des grands maîtres qui fréquentent le salon de la duchesse, ainsi que la composition musicale. Il est par ailleurs excellent danseur. Il crée pour la duchesse la « Cie des violons de Mademoiselle » qui est très apprécié dans les salons. Mais à la suite de sa participation à la Fronde, Melle de Montpensier est disgraciée et Lulli prend ses distances.

Lire le reste de cet article »

MUSARD Philippe (1792-1859) – Musicien français début XIXe

Compositeur de musiques de danses et chef d’orchestre de bal à Paris et à Londres.

Né le 8 novembre 1792 à Tours
Décédé le 30 mars 1859 à Auteuil, âgé de 66 ans.

Fils d’un entrepreneur de bals parisiens qu’il accompagne, il est musicien et compositeur de musiques de danses.  Sa carrière commence à Londres où il dirige des concerts-promenades et il est chef d’orchestre des bals de la reine Victoria.

Il épouse une anglaise et a un fils, Alfred. A 28 ans Musard invite Johann Strauss père à Paris qui entend et découvre les quadrilles. Strauss se met à en composer et introduit cette danse en Autriche en 1840.

Vers la même année, Musard introduit au bal du carnaval de l’Opéra de Paris* le « can-can » qui se danse en couple. C’est l’ancêtre du « french can-can« , dansé au célèbre Moulin-Rouge cabaret parisien quelques années plus tard.

En 1854 il prend sa retraite comme chef d’orchestre des bals de l’Opéra et est remplacé par Isaac STRAUSS.

Il meurt à son domicile à Auteuil, commune dont il est maire, à 66 ans.

Ses contemporains :

Louis-Antoine JULLIEN
Isaac STRAUSS
Jacques OFFENBACH

NOVERRE Jean-Georges (1727-1810) – Danseur français XVIIIe

Danseur, maître à danser, chorégraphe du XVIIIe

Il fit évoluer le ballet :  les danseurs ne portaient plus de masque sur scène pour favoriser leur expression, il allégea le costume pour favoriser les mouvements.  Il donna du sens aux « ballets d’action ».  Ces changement amorcèrent le  ballet moderne.

Né  le 29 avril 1727 à Paris
Décédé  le 19 octobre 1810 à St Germain en Laye à 83 ans

Son père d’origine suisse, ancien adjudant de Charles XII, confia son fils au maître Louis DUPRÉ, danseur du genre « noble« * du XVIIIe s

* Il existait 3 catégories de classement  des danseurs/ses, selon le physique, à l’Opéra. Le danseur « noble » devait être grand , bien proportionné, avec des geste élégants, une figure emprunte de distinction.
les autres catégories étaient danseur « semi-caractère »  pour les plus petits ou moins élancés, et danseur « comique » pour les personnages burlesques proches de la pantomime.

En 1742 , à 15 ans, il débuta comme danseur à la cour de Louis XV, à Fontainebleau.

En 1743 il débute à Paris à l’Opéra-Comique lors de la Foire de St-Laurent  dans « L’ambigu de la folie » ayant comme partenaires deux jeunes danseuses : Louise-Madeleine Lany et Melle de Puvignée.

Ses innovations sont boudées en France mais pas à l’étranger

Noverre pensait que le ballet ne devait pas être qu’une exécution académique mais aussi une pantomime expressive. Aussi il supprime les masques des danseurs, les perruques et les robes à panier. Il se met à dos les danseurs et le public parisien.

Par contre, lors de sa tournée à l’étranger, l’accueil est favorable : tant à Berlin (en 1749  à la cour de Frédéric II), qu’en Italie à Milan où il rencontre Gasparo ANGIOLINI avec qui éclate une polémique sur la paternité  « ballets d’action » ou « pantomimes nobles ». En effet en Italie subsistait « la Commedia dell’Arte » où la gestuelle avait un sens et le costume permettait d’identifier le personnage. Introduite en France au XVIIe siècle, elle n’eut pas de succès .

En Autriche Franz HILFERDING eut la même idée de faire évoluer le ballet vers plus d’expression

Lire le reste de cet article »

BOURNONVILLE Auguste (1805-1879) – Danseur danois XXe

Danseur « demi-caractère », chorégraphe, maître de ballet du Ballet royal de Copenhague

Né le 2/8/1805 à Copenhague  –  Décédé le 10/11/1879 à Copenhague à 74 ans

Fils du maître de ballet royal Antoine BOURNONVILLE.
En même temps que la danse, Auguste reçoit une solide éducation : littérature, histoire, musique, violon et chant.

Danseur

En 1820, à 15 ans, il intègre le ballet de Copenhague avec son père comme professeur.

De 1824 à 1830 Antoine envoie son fils Auguste à Paris afin qu’il complète sa formation auprès de Pierre GARDEL et Auguste VESTRIS (le fils) et y retourne en 1824 et 1829.

En 1826, il est engagé dans le ballet de l’Opéra de Paris comme danseur premier remplaçant dans la catégorie « demi-caractère« . Au bout de 4 ans, il rentre à Copenhague où il est nommé premier danseur. Il y brille jusqu’en 1848 puis il passe maître de ballet jusqu’en 1877.

Son caractère difficile l’oblige à s’exiler : il danse à Naples (1856) et dirige le ballet de l’Opéra de Vienne puis le Théâtre royal de Suède de 1861 à 1864.
Il perpétue la danse d’élévation apprise auprès de ses maîtres parisiens.

Chorégraphe

De 1829 à 1876, il chorégraphie une cinquantaine de ballets dont 10 sont encore donnés au Ballet royal danois grâce à des transmissions directes. Son répertoire est également monté par des compagnies classiques ou par des chercheurs grâce à des iconographies et à ses écrits car il a fait des transcriptions simples conçues par lui. Il est aussi étudié dans des cadres pédagogiques ou pour des concours de danse.

Le style Bournonville exige grâce, légèreté, agilité dans les jeux de pieds et des élévations véloces ainsi que des mouvements en symbiose avec la musique.
Dans ses chorégraphies, il mêle danse et pantomime et introduit des « danses de caractère« * dont il a puisé l’inspiration lors de ses voyages à l’étranger, ce qui donne de la fantaisie, du rythme et des costumes colorés propres au pays évoqué. Les univers de ses ballets sont fantastiques et exotiques.

Contrairement au courant romantique en Europe où les danseuses sont mises en avant et les danseurs de simples « porteurs », Antoine souhaite donner autant d’importance aux rôles masculins que féminins. Il tenait aussi à garantir aux danseurs une place respectable dans la vie sociale, lui-même fréquentant la haute société danoise et les grandes personnalités de son temps. (dans les autres pays les danseurs étaient souvent marginaux). Le Maître parvint, à Copenhague, à placer le ballet au même rang que les autres arts.

 

* La danse de caractère est une forme théâtrale apparue au milieu du XVIIe siècle. Elle s’inspire des pas de danse traditionnelle et danses ethniques, principalement la Russie et les peuples d’Europe, qu’elle stylise et adapte à la technique académique. Exemples :

  • la danse des claquettes du ballet « La fille mal gardée » (1870)
  • la danse russe du « Lac des cygnes » rajouté en (1877)
    • la danse hongroie « Czardas » du ballet » Coppelia » (1870)
      L’école impériale de Saint Pétersbourg développera ce style de danse avec le Maître de danse français Arthur SAINT-LéON (1821-1870), qui mettra en place la stylisation de la technique classique avec les usages ethniques.
  • Le Cie des Ballets russes de Serge Diaghilev (1909-1929) s’appuiera sur le travail des danses de caractère qui révélera les talents d’artistes russes tels qu’Anna Pavlova, Vaslav Nijinski, Michel Fokine.

DUPRÉ Louis (1697-1774) Danseur français du XVIIIe

Danseur, chorégraphe, maître de ballet à la cour de Pologne, de Saxe et
professeur de danse à l’Académie royale de musique de Paris (futur Opéra)

Dit « Dupré l’aîné » pour le différencier de son frère cadet Denis
sa sœur Marie Dupré également danseuse

 

Né le 24 décembre 1697 à ParisDécédé   fin décembre 1774

Ses parents : Louis Dupré, musicien  et
Marguerite Léger, habitant à Paris.

Il montra dès son jeune âge, des dons exceptionnels pour la danse.

En 1702, à 13 ans) sous l’appellation « du petit Dupré » il paru à côté de Françoise PRÉVOST (célèbre danseuse de la fin du règne de Louis XIV) dans des ballets.

En 1714 il est rentré à l’Académie royale de musique de Paris dans la catégorie « danseur noble »

Jusqu’en 1723 il dansa dans de nombreux opéras parfois en tant que partenaire de sa sœur Marie Dupré qui tenait les rôles dits de « demi-caractère ».

Il danse à l’étranger et rejoint une troupe française en Pologne

De 1725 à 1730 il se produit régulièrement à Londres et à la cour de Pologne pour le roi Auguste II puis  pour le prince électeur de Saxe.

Il est engagé dans la troupe française qui danse pour le roi Auguste II,  bénéficiant d’une place vacante comme soliste. En effet ce roi ne souhaitait, pour ces ballets, que des Français car ils caractérisaient la « belle danse » ou « danse noble » dans l’opéra et le théâtre au XVIIe et XVIIIe siècle ;  se démarquant de l’Opéra italien plus expressif dans la pantomime et la Comédie del’Arte. Durant 24 années la troupe française resta à la cour de Pologne et Dupré devint directeur des ballets.

En 1726, à Varsovie, il épousa la danseuse Madeleine Roland nouvellement arrivée dans la troupe du roi de Pologne.

En 1727 une partie de la troupe, dont les époux Dupré-Roland, quittèrent Varsovie pour Dresde. Puis le couple quitta la Saxe pour revenir  à Paris en décembre 1730 après 6 ans d’absence.

 

Mais entre temps, la rénovation de la danse, due à NOVERRE, eut une influence sur la manière de danser à Paris. En effet le corps n’était plus contraint par les lourds costumes et la dextérité avait évoluée.

Par un contrat du 15 décembre 1730, Dupré retrouve la scène de l’Académie de Paris et son ancienne partenaire Melle Delisle.

De  1739 à 1743 il succéda à Michel BLONDY au poste de maître de danse à l’Académie royale de Paris.

Il y forma  des danseurs qui devinrent célèbres :

Géatan VESTRIS, Jean-Georges NOVERRE, Maximilien GARDEL mais aussi Marie-Anne de CAMARGO et Jean-Baptiste Hus, très bons danseurs.

Casanova fut un de ses fervents admirateurs.

Chorégraphe :

Entre 1748 et 1765 il a composé 9 ballets pour le spectacle de fin d’année des élèves du Collège Louis-le-Grand. Il réglait l’exécution des ballets auxquels des danseurs de l’Académie royale se mêlaient aux élèves pour plus de prestige. En effet, les Jésuites qui recevaient les enfants de l’élite sociale devaient leur enseigner les arts nécessaires à leur rang comme le maintien, la danse et le maniement de l’épée.

Dupré s’inspira de son séjour en Pologne pour rajouter des scènes de danses polonaises dans ses ballets nouveaux ou dans les reprises des anciens, ce qui plaisait beaucoup à Marie Leszczynska femme de Louis XV.

Ainsi dans son ballet «  Les Indes galantes » sur une musique de J-Philippe RAMEAU, l’air grave des Polonais (prologue scène2) dont la première eut lieu le 23 août 1735.

D’ailleurs Dupré fut souvent invité à se produire à Versailles au Théâtre des « Petits appartements » devant leurs Majestés, notamment en 1748 où il présenta « Les Eléments » d’André-Cardinal DESTOUCHES et Michel-Richard DELALANDE.

Le 28 octobre 1752 Dupré s’est retiré de la scène de l’Académie de Paris.
Depuis quelques temps il réduisait ses rôles : il faisait des apparitions courtes attendues du public car il avait gardé son maintien élégant et surtout la grâce de son port de bras qui le caractérisait. Il se faisait remplacer par des danseurs plus jeunes comme Claude Javilliers ou Antoine LAVAL (ce dernier fut nommé en 1759 maître à danser des enfants de France (le futur Louis XVI, ses sœurs et frères).

Louis Dupré mourut fin décembre 1774 quelques mois après la mort de Louis XV.

Considéré comme le « premier dieu de la danse » ; le deuxième fut Gaétan VESTRIS et le troisième son fils Auguste VESTRIS

 

De caractère belliqueux :

– avec le Directeur de l’Opéra :
une blessure à la jambe lors d’une répétition l’immobilisa quelque temps. Rétabli il voulu reprendre mais le directeur s’y opposa. Furieux Dupré déposa une plainte auprès du Comte de Maurepas alors Ministre du roi, contre le Sieur Lecomte.

– avec sa femme  Madeleine Roland épouse Dupré :
Dans le journal « Le Ménestrel » de 1833 on trouve un article dans lequel le danseur accusant sa femme d’adultère, la répudie.
Madeleine Dupré s’enferma dans un couvent mais son époux la poursuivit en cherchant à lui intenter un procès pour la priver d’une rente décente. Ne pouvant subvenir à ses besoins, Mme Dupré déposa une demande de versement d’une rente par son mari.car il disposait de revenus confortables entre ses cours en ville, ses appointement à l’Opéra, et des rentes immobilières.

De plus il vivant en concubinage depuis 1736 (7 ans) avec Melle Carville danseuse, ce qui faisait scandale dans le quartier (obligeant le couple  à déménager)  et à l’Opéra où elle était appelée « Carville la dinde ».
Dénonçant tous ces faits, Mme Dupré, obtient gain de cause, et put sortir du couvent et alla s’installer chez sa mère.

TOLBECQUE Jean-Baptiste-Joseph – Musicien belge français XIX

Violoniste, compositeur de musiques festives et chef d’orchestre dont
la carrière s’est déroulée en France

Né le 17 avril 1797 à Hanzinna (Province de Namur) Belgique
Décédé le 23 août 1869 à Paris à 72 ans

Il est issu d’une famille de musiciens :

  • ses frères : Isidore-Joseph (1794-1871) est violoniste, compositeur, chef d’orchestre,
    Charles-Joseph (1806-1835) est compositeur et chef d’orchestre
  • son neveu : Auguste Tolbecque (1830 à Paris -1919 à Niort) est compositeur, violoncelliste, luthier et musicographe

J-Baptiste étudie au Conservatoire de Paris. Il suit les cours de Rodolphe Kreutzer pour le violon et d’Antoine Reicha pour la composition.

Chef d’orchestre

En 1820 il entre à l’orchestre de l’Opéra Italien. Son successeur sera Isaac STRAUSS.
En 1825 il devient chef d’orchestre des jardins de Tivoli.
En 1828 il entre comme « altiste » dans l’orchestre associé à la Sté des concerts du Conservatoire de Paris dont il a participé à la création.

Il fut chef d’orchestre des bals de la cour du roi Louis-Philippe et dans de nombreux bals publics qui lui assurent une grande célébrité au début du XIXe siècle (malheureusement actuellement il n’est plus connu).

Compositeur

Il fut un célèbre compositeurs pendant la deuxième moitié du XIXe siècle dont les partitions sont conservées à la BNF de Paris.
Son fameux « Galop des tambours » est joué en 1839 et 1840 au carnaval de Paris où il obtient un immense succès.

Il est joué aussi au Théâtre de la Renaissance avec un orchestre comprenant 40 tambours.

Son concurrent Philippe MUSARD, qui lui succèdera dans les musiques de danses, composera en 1740 un « Galop des trompettes » en réponse.

En 1851, dans un autre registre, J-Baptiste a composé un opéra-comique en 1827 « Charles V et Dugesclin« et en 1851 un ballet intitulé « Vert-vert » qui eut un grand succès auprès du public.

SOUSA John Philip (1854-1932) – Musicien américain fin XIX

Musicien et chef de fanfare militaire, compositeur de marches célèbres et de la musique du quadrille « The Queen of Harvest »

Né le 6 novembre 1854 à Washington
Décédé le 6 mars 1932 à Reading  en Pennsylvanie âgé de  77 ans

Son père Antonio Sousa est un émigrant portugais lui-même musicien, sa mère d’origine bavaroise.

Sa formation musicale

A 7 ans (1861) il débute sa formation musicale par le violon puis étudie l’harmonie et la composition. Il pratique plusieurs instruments à vent notamment le trombone et le tuba.

En 1868 son père, trombone dans le « United States Marine Band » [1]le fait entrer comme stagiaire dans l’orchestre où il poursuit sa formation jusqu’en 1875  soit 7 années.

Il joue dans des orchestres de théâtre et sera le premier violon de l’orchestre avec lequel Jacques Offenbach fait une grande tournée aux Etats Unis.
A 26 ans John prend la direction de l’orchestre et va s’efforcer d’atténuer le son criard des fanfares de l’époque. Il le dirigera de 1880 à 1892

Il créé son orchestre

En 1893 il créé son propre orchestre composé d’une centaine de musiciens « The Sousa’s Band » avec lequel il tourne dans le monde entier jusqu’en 1931.

Partout il remporte un grand succès grâce à la sonorité nouvelle de son orchestre qui rompt avec la composition des fanfares traditionnelles.  En effet .il modifie le rapport entre les familles d’instruments : moins de cuivres et de percussions au profit des bois et introduit même une harpe. Ceci lui permet d’exécuter des programmes variés comme un orchestre symphonique et non pas que des musiques militaires.

Son orchestre représente les Etats-Unis lors de l’exposition universelle de Paris en 1900, défilant même sur les Champs-Elysées.

Il invente son tuba

Il est également à l’origine du « Sousaphone » sorte de tuba à grand pavillon dirigé vers l’avant, mis au point pour lui par le célèbre facteur d’instrument J.W. Pepper en 1893. On le voit dans les fanfares de jazz de la Nouvelle-Orléans

Compositeur*
Il a composé 136 marches telles la célèbre « The stars ans stripes Forever »en 1896 et « The washington post march » en 1889 ; mais aussi des valses, comme la « Reine de la mer » ou « The Charlatan Walzes » en 1898. , également des œuvres plus complexes comme des poèmes symphonique, des opéras, des opérettes. C’est lui qui a composé la musique du « Quadrille de la reine des moisons ».

Ses partitions sont en accès libre à l’International Music Score Library Projet.

*CD en vente chez Amazone : « The heritage of John Philips Sousa » et à la FNAC Montparnasse

Il a écrit son autobiographie « Marsching Along ».

Il décéda le 6 mars 1932 dans sa chambre à l’hôtel Abraham Lincoln à Reading .Il est enterré au cimetière du Congrès à Washington.

Sources : Wikipedia et  bertysblog.over-blog.com

[1]  Unité de musique du corps des Marines  créé en 1798 aux USA

ADAM Adolphe Charles (1803-1856) Musicien français début XIX

Musicien, compositeur entre autre du ballet « Giselle »

Né le 24 juillet 1803 à Paris

Décédé le 3 mai 1856 à Paris à 52 ans

Son père : Adolphe-Charles ADAM (professeur de piano au
Conservatoire, pianiste et compositeur alsacien )

Sa mère : Elisabeth Coste

Marié à Sara Lescot puis à Chérie-Louise Couraud

Son fils Jean-Louis ADAM marié

Mauvais élève Adolphe désertait les cours avec un autre compère Eugène Sue. Mais il a commencé à étudier la musique en cachette de son père et entra en 1817 au Conservatoire de Paris. Il eut pour maître François-Adrien Boieldieu pour la composition et Reicha pour le piano

Vers 1823 pour se faire connaître, il jouait le soir à l’orchestre du Gymnase en faisant des remplacements (il proposait même ses cachets à ceux qui acceptaient de se faire remplacer).

Il écrivait des chansons et des musiques pour autrui.

En 1825 il acquit assez de métier pour devenir lauréat du Second prix de Rome.

En 1824 il concoure pour le prix de Rome et obtient une mention.

En 1825 il a le 2e prix en composition.

Compositeur

En 1826 il voyage en Hollande, Allemagne et Suisse où il rencontre Scribe à Genève. Sur un livret de Scribe et Mazière, il écrit la musique du vaudeville « L’oncle d’Amérique » en 1825, puis sur un livret de Scribe pr l’Opéra-Comique « Le mal du pays de la batelière du Brientzé » en 1827, créés au Théâtre du Gymnase.

En 1829 il crée sa première oeuvre pr l’Opéra-Comique « Pierre et Catherine » de Paris qui tient 80 représentations.

La révolution de juillet de 1830 interrompt les activités de l’Opéra-Comique.

Il part à Londres en 1832 à Coven Garden « The first compagne » et « The dark diamond » puis son ballet « Faust » à Coven Garden

Il choisit de devenir compositeur lyrique  mais Boieldieu l’orienta vers l’Opéra-comique, genre en pleine mutation

En 1834 il connut un premier succès avec « Le châlet » considéré comme le début de l’opérette à la française, livret de Scribe

En 1836 « Le postillon de Longjumeau » obtient un succès phénoménal qui gagna l’Europe. Le tsar Nicolas 1er fut sensible aux critiques élogieuses du « Brasseur de Preston » donné à Paris en 1838 et l’invita à St-Pétersbourg en 1839 pour donner son ballet « La fille du Danube » livret de Taglioni (composé pour sa fille Marie Taglioni) et de Desmares. Il composa le ballet « L’écumeur des mers » pour elle aussi qui fut donné devant la cour en février 1840.

Le 15 décembre 1840 il composa une marche funèbre pour le retour des cendres de Napoléon 1er et leur inhumation aux Invalides.

En 1841 il composa la musique du ballet « Gisèle » sur un livret de Théophile Gautier et une chorégraphie de Jules PERROT. Ce ballet fut un triomphe en France et dans toute l’Europe donné encore à notre époque, même si souvent c’est la version de Marius PETIPA qui est reprise.

En 1844 il fut nommé « Membre de l’Académie des Beaux-Arts » en composition musicale.

En 1845 il obtient à nouveau un succès avec le ballet « Le diable à 4 », « La fille de marbre » créé à Londres au Druny Lane.

En 1847 à la suite d’une dispute avec le nouveau directeur de l’Opéra-Comique qui refuse de le programmer, il créé le « Théâtre national » qui avait pour but d’accueillir les jeunes compositeurs qui n’arrivaient pas à faire jouer leur ouvrages. Mais la révolution de 1848 ruina cette tentative et le théâtre ferma en 1848.

Adam avaient des dettes, il se mit à écrire des articles pour avoir des revenus.

En 1849 il entra au Conservatoire comme professeur de piano et continua à composer des Opéra-Comique.en 1849 « La filleule des fées » livret de St Georges et Perrot à l’Opéra de Paris.

En 1849 « Le toréador » (air de bravoure : « Ah ! que dirais-je maman ?» sur un thème de Mozart.

Au départ du directeur de l’Opéra-Comique, Adam y revient afin d’y présenter ses œuvres.

En 1852 « Si j’étais roi » ; ainsi que le ballet « Le corsaire » en 1856.

En 1856 pour le Théâtre-lyrique et l’Opéra de Paris il écrit plusieurs œuvres qui lui permettent de rembourser ses dettes.

Sa mort survient quelques jours après la création aux Bouffes-Parisiens de son opérette « Les patins de violettes »

Il est inhumé au cimetière de Montmartre. C’est Fromental HALÉVY qui prononça le discours de ses funérailles le 5 mai 1856.

Vie privée

En 1829 il épousa l’actrice Sara Lescot avec qui il eut un fils Adrien-Léopol ADAM (1832-1851

Sa femme mourut en 1857 ; il épousa ensuite Chéri-Louise Couraud.

A Paris une rue porte son nom depuis 1864, située dans le 6e arrond. Derrière le Théâtre de la ville, entre le 14 quai de Guesvre et le 13 avenue Victoria.

Ses productions en 30 années :

46 opéras-comiques et 14 ballets dont les plus connus sont :

« le châlet » (1934)
« Le postillon de Longjumeau » et « la fille du Danube »  (1936)
« Si j’étais roi » 1852
« Gisèle »(1841) sur un livret de Th. Gautier.
« Le Corsaire »
« Le diable à 4 »
« La jolie fille de Gand »
« La filleule des fées »

De nombreux opérettes et opéras-comiques
« La marche funèbre » pour les cendres de Napoléon 1

Il publia 3 ouvrages sur la musique.

Des musiques de chansons dont la célèbre « Minuit chrétien » quoique pas particulièrement catholique.

Source : Musicologue.org/biographie/adam_adolphe.html

BLASSIS Carlo (1797-1878) Danseur italien XIX

Danseur, maître de danse, chorégraphe, compositeur puis historien

Né le 4 novembre  1797 à Naples

Décédé le 15 janvier 1878  âgé de 81 ans à Cermobbio (Lac de Côme)

Fils d’un musicien et compositeur. Il a grandi dans une atmosphère des arts et parmi les principaux hommes de lettres. Il a étudié la musique, le dessin, la géométrie, l’anatomie.

Il débute la danse vers l’âge de 12 ans à l’Opéra de Marseille où sa famille s’était installée et en 1816 poursuit ses études à Bordeaux.

En 1817 il débute à l’Opéra de Paris avec Pierre GARDEL.

De retour en Italie, il devient premier danseur à la Scala de Milan puis à la Fenice de Venise et au Teatro Rgio de Turin.

Chorégraphe et professeur

Au début de 1830, à la suite d’un accident au pied, il renonce à la scène .Il se consacre désormais à la chorégraphie et à l’enseignement. Pour cela, il reprend les œuvres de J. DAUBERVAL, NOVERRE, P. GARDEL, L. MILON, J Baptiste BLACHE (1745-1834)

Il fait ses propres chorégraphies pour la Scala de Milan et les meilleurs théâtres européens.

En 1820 il publie à Milan son premier « Traité élémentaire de l’art de la danse »
puis en 1828 « Le code de Terpsichore » qui constitue encore aujourd’hui la base de l’école académique.

Ses leçons alternaient les exercices à la barre (qu’il a mise en place
dans ses cours en 1855) et au milieu. Il exigeait des exercices quotidiens mais sans forcer le corps prônant plutôt l’élévation « le ballon ».
Il y fait travailler « la pointe » à ses danseuses et aussi la mimique d’expression.

Il a trouvé la technique pour éviter les étourdissements lors des tours rapides (la tête tourne plus vite que le corps et le regard fixe un point le plus longtemps possible)

De 1737 à 1851 il est professeur de l’école de danse à la scala de Milan

En 1837 Carlo BLASIS et sa femme Virginia se voient confier la direction de l’Ecole de danse à la Scala de Milan.

En 1847 les étoiles de 44 théâtres d’Europe et d’Amérique se réclameront de son enseignement.

En 1851 à la suite d’intrigues savamment nouées, Blasis se voit interdire l’entrée de son école à la Scala. Il ouvrira alors sa propre école privée.

Il partit pour diverses capitales européennes : Londres, Paris, Moscou, puis à St-Pétersbourg où il y enseigne ; il écrit et publie à nouveau son manuel.


Son élève Giovanni Lepri lui succéda. Il revint en Italie, sur les bords du lac de Côme pour finir sa vie en 1878.

MILON Louis Jacques Jessé (1766-1845) Danseurs français fin XVIII/début XIX

Danseur, maître de ballet à l’Opéra de Paris, dernier professeur de pantomime, chorégraphe

Né le  8 avril 1766à Notre-Dame-de-Gravenher

Décédé le 25 novembre 1845 à Neuilly/Seine à 83 ans

Le 20 avril 1793 il a épousé à Paris, Marie Catherine Bigottini.

 

Sa mère veuve, l’a amené à Paris.
Le théâtre des élèves de l’Opéra vient d’ouvrir et le jeune Milon s’y intéresse.
Il participe à 14 ans à des spectacles de pantomime, de comédie et danse aux  Variétés.

Plus tard il étudie la danse à l’Ecole de l’Opéra de Paris dirigé par Maximilien GARDEL et rejoint le corps de ballet. Il danse dans « Le déserteur » en janvier 1788 puis en février 1790 dans « Télémaque ».

En 1799 il fut premier danseur dans le genre « noble » à l’Académie royale de Musique puis se retire en tant que danseur en 1800.

Danseur puis chorégraphe à l’Opéra

Appelé à l’Opéra de Paris comme maître de ballet, il travaillera avec Pierre GARDEL ;

Il a continué a être le dernier professeur de pantomime de l’Opéra

En 1789 il créé son premier ballet « Pygmalion » à l’Ambigu –Comique avec, comme vedette, sa belle-sœur Emilie Bigottini où il remporte du succès et fut invité à le présenter à l’Opéra en août 1800.

Après la création de « Héro et Léandre » à l’Opéra en décembre 1799, il devient maître de ballet adjoint de Pierre GARDEL.

En janvier 1801 il collabore pour « Les noces de Gamache », ballet-pantomime en 2 actes dansé par Auguste VESTRIS. Il a été conservé au répertoire jusqu’en 1841.

En 1813 il créé « Nina ou la folle par amour » dansé par Emilie Bigotttini.

En 1816 il  présente « Le carnaval de Venise » ballet en 2 actes qui connu un grand succès sur toutes les scènes européennes.

Il a continué à enseigner et à créer de nombreuses œuvres jusqu’à sa retraite en 1826.

Ses ballets plaisaient au public des différentes scènes d’Europe mais le ballet romantique.

Il crée des pièces pleines de fantaisie et d’humeur et des mélodrames qui eurent du succès  jusqu’à l’apogée du ballet romantique vers 1830 qui fit évoluer le goût du public.

Il décède à Neuilly-sur-Seine le 25 novembre1845.

DIDELOT Charles-Louis (1767-1837) Danseur français XIX

Danseur, chorégraphe, maître de ballet fin XVIII
Deux séjours à Saint-Pétersbourg comme danseur et chorégraphe des Théâtres impériaux

Il introduit des éléments de caractère folklorique dans ses ballets 

Né le 27 mars 1767 à Stockholm
Décédé le 7 novembre 1837 à Kiev, âgé de 70 ans

Fils du maître de danse du roi de Suède.

Il commence la danse avec son père Charles et  Louis Frossard.

En 1786 rappelé à Stockholm, il monte sa première chorégraphie au Ballet royal suèdois.

En 1787 il poursuit sa formation à Paris avec DAUBERVAL et Gaétan VESTRIS  puis avec NOVERRE.

En 1788 il débute comme danseur sous la direction de Noverre dans  « L’amour vengé », en 1797 dans « Acis et Galaté ». Malgré ses débuts prometteurs, il n’est pas engagé à l’Opéra de Paris.

Il va à Bordeaux où il retrouve Jean DAUBERVAL puis à Londres où il part en tournée comme remplaçant d’Auguste VESTRIS. Puis à Londres où il gagne en célébrité. Il remonte « La fille mal gardée » de DAUBERVAL .

Il danse à Londres avec J Barthélémy LANY et à Bordeaux avant ses débuts à l’Opéra de Paris en 1790 avec Marie GUIMARD dans « Le premier navigateur » de Maximilien GARDEL.

 

En 1796 à Londres il crée la première version de son chef-œuvre « Flore et Zéphire ».

 

Adepte du ballet d’action de son maître Noverre

Didelot s’efforce de fondre danse et jeu dramatique, réforme le costume ; il s’applique à toujours accorder la chorégraphie avec le caractère du personnage évoqué. Il collabore étroitement avec les musiciens.

Il ne recherche pas la virtuosité gratuite mais développe l’expression des sentiments et des actions.

Il multiplie les pas glissés, terre à terre, avec une parfaite coordination des ports de bras.

1801/1811 (1ère séjour en Russie) danseur puis Directeur du Ballet impérial de St-Péterbourg

En sept 1801 sur l’invitation de Charles Le Picq et du directeur des théâtres impériaux, il arrive à St-Pétersbourg à l’école impériale qui fut créée en 1738 par le maître  à danser français J-Baptiste LANDÉ. D’abord Premier danseur dans le genre « classique » et « demi-caractère » dans « Apollo et Daphné », « Zéphire et Flore », « Roland et Morgane », « Médée et Jason ».

Il est accueilli par le prince Alexandre Shakovskoy auteur dramatique, par Griboïedor et par Cavos italien devenu compositeur russe après un long séjour à St-Pétersbourg.

 En 1802 il crée « Apollon et Daphné », en 1807 « Médée et Jason », en 1808 « Don Quichotte » et « Adonis » en collaboration avec Louis DUPORT qui vient d’arriver en Russie et séduit le public par son « ballon » prodigieux, ses sauts aériens et ses pirouettes exécutées du bout de l’orteil. En 1809 « Psyché et l’Amour » . Il a chorégraphié 13 ballets pendant son séjour.

Un professeur exigent et réformateur

Sa carrière de danseur s’arrête en 1806 à cause d’une grave blessure à une jambe et parce qu’il perd sa femme Rose également sa partenaire de danse. Il se consacre ensuite exclusivement à l’enseignement.
En quelques années il prépare d’excellents danseurs et ballerine si bien qu’en 1809 la troupe regroupe 56 personnes russes et étrangères ; En Russie, au milieu du XVIIIe siècle, le théâtre des ballets russes est un art autonome car des formateurs spécifiques ont une notoriété importantes comme Franz HILVERDING, Gaspare ANGOLIONI et l’élève de Noverre Charles LE PICQ ainsi que le premier chorégraphe russe Ivan Valberkh.

Il structure des groupes de solistes et coryphée. Son élève Adam Golushkovsky fait ses débuts sur scène. L’objectif de l’école est de produire suffisamment de diplômés russes pour se substituer aux solistes étrangers. Le contenu des études a également changé car les enfants de 6 à 13 ans apprennent plusieurs forme d’art : violon, chant, danse puis se spécialisent.

Didelot a recherché des contacts avec les figures russes progressistes et s’est familiarisé avec le folklore russe et ses  danses typiques qui ont inspiré ses ballets. Ce répertoire original et spécifique.est appelé de nos jours « danse de caractère »

En 1910 la direction du théâtre de St-Pétersbourg n’approuve pas ses objectifs et sous prétexte qu’il avait une jambe malade, elle rompt son contrat.

En 1811 il doit quitter la Russie dans un contexte de conflit et des guerres napoléoniennes.

Didelot présente divers ballets à Londres : en  1812 « La reine de Golconde », en 1814 « Le bazar d’Alger » et à Paris en 1815 « Flore et Zéphire ». Il introduit les pointes avec la danseuse Geneviève GOSSELON ;et tente de se faire engager à l’Opéra de Paris mais Pierre GARDEL alors directeur, l’évince.

1815/1830 retour en Russie comme maître de ballets des Théâtres impériaux

 En 1816 Didelot accepte un nouveau contrat en Russie
En 1817 il monte « Apollon et les muses », « La chaumière hongroise » qui allie la danse et l’expression dramatique. Ce ballet sera repris en 1853 par Carlotta GRISI et Jules PERROT .

 

Didelot s’inspire de divers pays : la Chine pour « Ken-si et Tao », des Incas pour « Cora et Alonzo » (1820), de la Géorgie pour « Le prisonnier du Caucase » (1823)

1824 « Cendrillon » d’après Louis DUPORT, 1825 « Phèdre et Hippolyte », 1827 « La fête villageoise ».

Didelot a  formé les meilleurs éléments du ballet russe dont Auguste Poireau son assistant.

Didelot qui la Russie dans un climat tendu

Malgré ses qualités de chorégraphe et son dévouement pédagogique, Didelot est jugé trop indépendant et trop exigeant.

Certains de ses meilleurs élèves sont envoyés dans les théâtres dramatiques et le ballet occupait jusqu’alors une place mineure.

A la suite d’un climat tendu avec le directeur Gagarine, Didelot démissionne en 1930.

Regretté par le public et la compagnie qui va décliner faute de retrouver u maître de ballet compétent.

En 1832 c’est Alexis BACHE qui lui succède comme maître de ballet.

Toutefois la formation de Didelot essaimera à Moscou via Abletz son disciple qui mettra toute son influence pour que soit fondée en 1809 une Ecole de danse recrutant des serfs et des sujets libres afin de former un corps de ballet.

Didelot a mené le ballet russe à une technicité évidente ce qui lui hissa  à une  dimension mondiale.

Il a conçu plus de 40 ballets et des pas nouveaux.

NÉRICAULT DESTOUCHES Philippe (1680-1754) Auteur français XVII

Diplomate français, auteur de comédies, membre de l’Académie française

Né le 9 avril 1680 à Tours
Décédé le 4 juillet 1754 à Villiers-en-Bière (77)

Son père est écrivain et organisme et souhaite que son fils entre dans la magistrature.

Philippe fait ses études à Tour au Collège des Jésuites puis à Paris au Collège des Quatre-Nations.

Il adore le théâtre et sur un coup de tête rejoint une troupe de comédiens ambulants.. Il met rapidement fin à cette incartade de jeunesse et s’engage dans l’armée.

En 1699 il se fait remarquer par Roger Brulart marquis de Sillery, vicomtede Puisieux, ambassadeur de France en Suisse, qui charmé par son esprit, le forme puis l’engage comme secrétaire d’ambassade.

Il commence à écrire des vers qu’il montre à Boileau qui l’encourage puis l’initie à l’art dramatique. Il écrit en Suisse sa première pièce « Le Curieux impertinent » comédie qui sera jouée par une troupe amateurs mais aussitôt reprise par la Comédie française en décembre 1710.

Un temps ambassadeur de France en Angleterre

En 1715 recommandé par Mr de Puysieux, Destouches accompagne le futur cardinal Dubois en Angleterre, le seconde avec habileté dans la négociation qui aboutira en 1717 à la Triple-Alliance entre la France, l’Angleterre et la Hollande contre l’Espagne.

De 1716 à 1722, après la retraite de Dubois, il exerce les fonctions de Ministre plénipotentiaire pendant 6 ans qui lui rapportèrent une gratification de 100 000£.

Membre de l’Académie française
Ses succès littéraires et l’appui de Dubois lui ouvrent les portes de l’Académie française où il est élu le 25 août 1723

Dans sa comédie « Le philisophe marié ou le mari honteux de l’être » joué par les comédiens français du roi le 15 février 1727,  il décrit son couple. Il obtient un succès plus grand encore avec « Le glorieux » comédie jouée à la Comédie française le 18 janvier 1732 et qui montre le conflit entre l’ancienne noblesse et la bourgeoisie montante.

Il fut aussi un familier de la cour de Sceaux où la duchesse du Maine le recevra dans les « Grandes nuits de Sceaux » qu’elle organisait dans son domaine. Il fut un des chevaliers de l’ordre des « Chevaliers de la mouche à miel » créé par la duchesse. Il écrira le livret de la comédie« Les amours de Ragonde » dont Jean MOURET écrira la musique. Cette œuvre fut aussi présentée par l’Académie royale de musique en 1742

A 45 ans il aspire à une vie calme de gentilhomme et cherche à avoir des revenus réguliers.
En 1727 il se fait pourvoir d’une charge de Garde de la porte du roi au château de Fontainebleau et achète le 1 décembre 1727, au sud de Melun une terre avec une seignererie de Fontdisieu et des revenus des terres à Villiers, Vosves et Farcy.

En 1732 âgé de 52 ans il se retire dans sa propriété à Villiers en Brière et devient Gouverneur de Melun.

Il écrit des essais théologiques publiés dans le « Mercure de France ».

Malade, il décède le 4 juillet 1754 à 74 ans dans son château de Fortoiseaux et est inhumé à Villiers en Brière sa paroisse.

Une rue de Tours porte son nom rappelant sa naissance.

Vie privée  

Pendant son séjour à Londres il tombe amoureux d’une anglaise catholique Dorothée Johnstar de Blackborn qu’il épouse secrètement le 21 septembre 1721 mais qui sera naturalisée à son retour en France le 8 février 1725.

Ils auront deux enfants, qu’il souhaite établir :
– son fils est officier chez les mousquetaires
– sa fille Marie-Thérèse-Gabrielle âgée de 18 ans sera mariée le 5 février 1754 à Villiers avec un brigadier d’infanterie ; il lui octroie en dot une rente de 2000 £. La cérémonie nuptiale dut avoir lieu au château car Néricault est très malade et ne peut se déplacer.

Le 5 mars 1755 sa fille accouche d’une fille nommée Marie-Dorothée mais la jeune mère décède un mois plus tard .Elle est inhumée à côté de son père décédé quelques mois plus tôt.

Trois ans plus tard le 29 mai 1758, Mme veuve Néricault meurt à 58 ans. Elle aussi inhumé à Villiers.

A la demande du fils et du gendre, un inventaire est dressé puis le domaine est vendu aux enchères le
12 janvier 1767, acheté par Claude-Pierre Lelong de Ligny.

Ses œuvres

Il a écrit 27 œuvres de théâtre dont 19 furent jouées à la Comédie Française entre 1710 et 1764  ainsi que par les comédiens ordinaires du roi sous Louis XIV et Louis XV dont :

– « L’irrésolu » comédie donnée en 1713
« La fausse veuve ou le jaloux sans jalousie » comédie en prose donnée en 1715
– « Le jeune homme à l’épreuve » comédie en prose donnée en 1751
-«  le Dissipateur ou l’honnête friponne » comédie donnée en 1753»

Quelques proverbes issus de ses pièces sont restés dans la langue courante :

« Les absents ont toujours tort »  dans « l’Obstacle imprévu »

« La critique est aisée et l’art est difficile » et
« Chassez le naturel, il revient au galop »  dans « les Glorieux »

Sources :
Wikipedia
Site de la Mairie de Villiers-en-BièreL

André Cardinal dit DESTOUCHES (1672-1749) Compositeur français fin XVII/XVIII

Compositeur de tragédie lyrique, d’opéras-ballet de la période baroque.
Il fut inspecteur puis directeur de l’Académie royale de musique pendant 2 ans

Baptisé le 6 avril 1612 à Paris
Décédé le 7 octobre 1749 à Paris à 76 ans

Fils d’un riche négociant : Etienne Cardinal, seigneur des Touches

Lorsqu’il à 13 ans sa mère décède et son père se remarie deux ans plus tard et il aura un autre fils. Il avait une sœur qui est entrée au couvent.

Destouches s’est marié et a eu une fille

Il a été instruit par des Jésuites au collège Louis-le-grand et termine sa classe de rhétorique à 14 ans..

En 1687 son professeur de géographe et mathématicien  le Père Tachard l’invite à l’accompagner en mission diplomatique au Siam pour y reconduire les 3 ambassadeurs que leur roi avait envoyés à Louis XIV.

En 1692 Destouches est rentré à l’armée chez les mousquetaires du roi et il compose des airs que l’un de ses amis chante sur le terrain des combats et qui rencontre un certain succès.

Une formation musicale tardive

En 1694 il quitte l’armée pour suivre ne formation musicale avec André CAMPRA comme professeur auprès duquel il rencontre son cousin Antoine Houchard de La Motte, l’un des principaux librettistes de ce temps ; ils travaillent sur « L’Europe galante »  premier opéra-ballet (1697).

Destouches compose quelques airs pour cette création et gardera Houdard de la Motte comme librettiste.

Le 7 octobre 1697, ils produisent ensemble  une pastorale héroïque « Issé » à la cour de Fontainebleau à l’occasion du mariage du dauphin. Le roi Louis XIV a été impressionné et a apprécié sa musique autant que celle de LULLY 

En 1694 son père meurt, il hérite le titre de sieur DESTOUCHES et son demi-frère de sieur de Guilleville.

En 1718 il achète la charge de surintendant de la musique du roi qu’il conserve pendant 20 ans.

En 1713 le roi le nomme Inspecteur général de l’Académie royale de Musique. Il en devient le Directeur en 1728 jusqu’en 1730.

Après la mort de Louis XIV en 1715, il a l’appui du Régent qu’il a connu à l’armée et compose pour lui de la musique religieuse. L’appui royal continuera avec Louis XV.

 

En 1726 il compose sa dernière œuvre théâtrale, une comédie lyrique « Les stratagèmes de l’amour ».

En 1727 il est maître de musique de la chambre du roi.

En 1728 il est nommé directeur de l’Opéra de Paris.

Le 14 juin 1744, à la mort de CAMPRA, il devient surintendant de la musique en titre avec Colin de Blamont.

Il crée au palais  un « concert spirituel » sur le modèle de celui de la ville de Marie Leczinska.

Quelques unes de ses œuvres

1699 « Marthésie, reine des amazones » tragédie lyriqueballet du roi à 4 entrées  – Livret de La Motte.
1699 « Amadis de Grèce » tragédie lyrique – Livret de La Motte
1704 « Le carnaval et la folie » comédie-ballet – Livret de La Motte
1722 « Callirboé » tragédie lyrique en 5 actes, livret de Pierre-Charles ROY
1721 « Les Elémens » opéra-ballet en collaboration avec Michel-Richard DELALANDE – Livret de Pierre-Charles Roy.
1729 « Les stratagèmes de l’amour », ballet  héroïque en 3 entrées.

Il mourut le 3 février 1749 à Paris et fut inhumé à St Roch.

CAMPRA André (1660-1744) Musicien français fin XVII/XVIII

Violoniste, maître de musique, compositeur d’un nouveau genre : les opéras-ballet

Baptisé le 4 décembre 1660 à Aix-en-Provence
Décédé le 29 juin 1744 à Versailles à 83 ans.

Fils de Jean-François Campra, chirurgien et violoniste originaire du Piémont puis installé à Aix.

C’est son père qui lui apprend la musique puis il continue son apprentissage auprès de Guillaume Poitevin maître de musique à la Cathédrale Saint-Sauveur d’Aix-en-Provence.

En 1672 il reçoit la tonsure et devient prêtre en 1678.
A 18 ans il termine ses études et composa un motet qui lui donnera une certaine renommée.

En 1681 le jeune André enfreint une interdiction de sortir pour aller au théâtre à Aix.

Maître de musique à Toulon, à Arles à la cathédrale Sainte-Trophine et à Toulouse à la cathédrale Saint-Etienne (1683) puis à Notre-Dame de Paris de 1694 à 1700.. Il compose de la musique sacrée.

En 1690 Campra est réquisitionné pour s’engager à Toulon  à bord d’un vaisseau du roi comme mousquetaire mais Campra refuse par deux fois ; il fut arrêté puis écroué et c’est l’archevêque de Toulouse qui le fera libérer.

En collaboration avec Destouches ils créèrent les opéras-ballet

Il fera travailler André Cardinal dit Destouches en 1694 avec qui il composera plus tard des opéras-ballets en collaboration avec Antoine Houchar de La Motte comme librettiste. Ils créèrent ce nouveau genre qui va intégrer de nombreuses parties dansées selon les goût de Louis XIV.

Il devient ensuite « batteur de musique » à l’Académie royale de musique dont il deviendra l’Inspecteur général.

Il dirigera aussi les musiciens et les chantres de la Chapelle royale dont il deviendra compositeur « ordinaire »  jusqu’en 1735.

Le 29 juin 1744 il meurt dans son appartement versaillais entouré de ses deux domestiques auxquels il lègue la plupart de ses biens.

Un collège et une rue d’Aix en Provence porte son nom et une plaque posée dans la cathédrale St Sauveur d’Aix rappelle qu’il y a été baptisé.

MOURET Jean Joseph (1682-1738) Compositeur français fin XVII/XVIII

Musicien, compositeur, directeur de théâtre, maître de musique des enfants du duc du Maine,
surintendant de la musique lors des Grandes nuits de Sceaux organisées par la duchesse du Maine

Né le 11 avril 1682 à Avignon
Décédé le 20 décembre 1738 à Charenton, à 56 ans.

Son père Jean-Bertrand Mouret, était marchand de soie à Avignon.

Il fit donner à son fils une bonne éducation mais favorisa son goût précoce
pour la musique.

Jean se montra très doué et dès 10 ans il composa différents morceaux. Il avait aussi une belle voix, des talents pour la poèsie.

Vers l’âge de 25 ans en 1707 il vint à Paris et est engagé comme maître de musique chez le duc de Noailles.
Son talent est reconnu à la cour du duc du Maine
En 1708 il est présenté à Louis-Auguste de Bourbon, duc du Maine (fils légitimé de Louis XIV et de Mme de Montespan) et à son épouse Louise Bénédicte de Bourbon-Condé, duchesse du Maine.

Il est engagé comme maître de musique auprès des enfants du couple.

En 1709 il est nommé ordinaire puis surintendant de la musique du duc du Maine et perd sa charge en 1736 à la mort du duc.

Mouret sera chargé, par la duchesse du Maine, d’organiser les spectacles et divertissements qu’elle donne dans son château lors des « Grandes nuits de Sceaux » entre le 31 juillet 1714 et l’été 1715. Chaque nuit aura son  roi, sa reine, d’un ou deux auteurs de vers ou de théâtre et de deux compositeurs de musique qui furent souvent : Pierre-Nicolas Marchand et  Mouret (il composa personnellement les spectacles de 11 nuits sur les 16 données).

Mouret faisait également partie de la parodie de chevalerie créée par la duchesse le 11 juin 1703 : baptisé « l’ordre des chevaliers de la mouche à miel » [1] constitué d’hommes et femmes de talent divers qui constituaient une petite cour chargée de distraire la duchesse à Sceaux

Mouret cumule de nombreuses fonctions

Il demeure à Paris car il est chef d’orchestre à l’Académie royale de musique où il fait représenter ses ouvrages lyriques. La gaité de sa musique vocale et instrumentale plaisait beaucoup (d’août 1714 à 1718).

En 1718 il obtient le privilège royale d’imprimer sa propre musique.

De 1716 à 1737 Mouret est aussi compositeur attitré au Nouveau Théâtre des Italiens du Palais royal. (il composera 120 divertissement en 20 ans.qui sont publiés en 6 volumes)

En 1716 il compose aussi pour les comédies de Dancourt à la Comédie française.

En 1720 Mouret s’assura une place à la cour grâce à une charge de chantre de la Musique de la Chambre du roi ;

En 1722 à l’avènement officiel de Louis XV, il fournit la musique  des divertissements raffinés offert par le Régent en son château de Villers-Cotterêts.

En 1728 à 1733 Mouret fut nommé Directeur artistique du Concert spirituel ce qui lui procura un lieu d’exécution pour ses motets, cantates, cantatilles et suite de symphonies

Quelques unes de ses œuvres dédicacées aux membres de la cour du Maine :

Ses librettistes sont : Philippe NÉRICAULT DESTOUCHES et Pierre-Charles ROY.

Comédie lyrique : « Les amours de Ragonde et Colin »  (1714) où Mouret y montra un style novateur

Tragédie lyrique : « Ariane » (1717), « Pirithoüs » (1723)

Des ballets héroïque : « Les festes de Thalie » (1714),   Les amours des dieux »  (1727) où la CAMARGO dansa un solo très acclamé ; « Le triomphe des sens ».(1732), « Les grâces » (1735)

Musique religieuse : « Dix motets à une ou deux voix avec symphonie au Concert spirituel des Tuileries (1742)

En 1729 il dédie au fils de la duchesse du Maine, le prince de Dombe deux divertissements de musique instrumentale :

–  « Fanfares pour des trompettes, timbales, violons et haubois »

– « Fanfare pour violons, hautbois et corps de chasse » exécutée à l’Hôtel de ville de Paris en présence de Louis XV .

Vie privée.

Peu après son arrivée à Paris, le 20 octobre 1711 il épousa  au château de Sceaux : Madeleine Prompt de St Mars fille de l’intendant des finances du duc du Maine ; les témoins étant les membres de la famille du Maine. Le couple aura une fille nommée Françoise Louis née le 21 octobre 1722 à Paris après avoir perdu un premier fils.

Une triste fin de vie

Le cumul de ses différentes activités lui procura pendant un certain temps une large aisance financière.

Mais à partir de 1734, en moins d’un an,  il perd successivement plusieurs  fonctions qu’il occupait.
Les 4000£ de revenus, que lui rapportait la direction du Concert spirituel, puis la place de compositeur de la Comédie italienne ; et en 1736 sa charge auprès du duc du Maine lors de son décès.
Il réagit très mal à cette situation qu’il vécu comme une déchéance car cette baisse de revenu ne lui permit pas d’établir sa fille comme il le projetait.

Des mécènes, comme le prince de Carignan eut la générosité de lui accorder une pension de 1000£, lui apportèrent quelques revenus.Mais ses diverses infortunes, altérèrent son équilibre mental et sa santé physique

Atteint de déchéance et de folie, il dû aller chez les Pères de la charité à Charenton où les remèdes n’ayant aucun effet il mourut à 56 ans le 20 décembre 1738

Sa veuve continua à faire éditer sa musique après sa mort.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans le parc de Sceaux, près du pavillon de l’Aurore, (bâtiment de style classique de 1671 construit par Claude Perrault pour Colbert). sur une colonne de pierre est posée une plaque de marbre sur laquelle est inscrit

«A Jean-Joseph Mouret 1683-1738
musicien provençal
Surintendant des fêtes de la Cour de Sceaux »

 Sources :

Wikipédia et « La duchesse du Maine » par Catherine Cessa  – Edition Classique Garnier

[1] L’ordre de la Mouche à miel initié par la duchesse du Maine ne lui survivra pas. Personne fantasque, de petite taille, aimant la poèsie, l’art de la conversation, les fêtes,  elle sut s’attacher 39 membres élus dont chacun était  intronisé au cours d’une cérémonie où il prêtait serment et recevait une médaille en or suspendue à un ruban jaune, cérémonie présidée par la « dictatrice perpétuelle » de l’ordre. L’abeille était son symbole, accompagnée de la devise « Elle est petite mais fait de graves blessures ». Elle trouve sa source dans l’Aminte de Torquato Tasso. La petite taille de la duchesse la faisait comparer à une mouche à miel (abeille) ainsi que son caractère emporté.

Aucune liste ne fut retrouvée, mais ont dû en faire partie :

Jean d’Alembert encyclopédiste/Claude BALLON danseur/Pierre-François Godard Beauchamp auteur/François de Bernis cardinal ministre d’Etat/ Françoise PRÉVOST danseuse/ Philippe NÉRICAULT DESTOUCHES auteur/ Montesquieu écrivain /l’abbé Genest poète et académicien/Adélaïde de Pisieux duchesse d’Estrées/Nicolas de MALÉZIEU, homme de lettre ordonnateur des fêtes de la duchesse habitant Chastenay/

PÉCOUR Guillaume-Louis (1653-1729) Danseur français fin XVIII

Danseur, pédagogue, chorégraphe, compositeur de ballets baroques,
de cotillons et de contredanses françaises
Directeur de l’Académie royale de musique

Né le 10 août 1653 à Paris

Décédé le 12 avril 1729 à Paris

 

 

Son maître fut  Pierre BEAUCHAMP.

 

 

 

Danseur à la cour de Louis XIV et à celle de la duchesse du Maine

En 1671 il débute dans le ballet « Psyché » de Molière et Lully et participe à la plupart des opéras de LULLY.

Il est soliste à partir de 1680 et cesse de se produire en 1702.

Il participe aux mascarades de Cour et aux fêtes de la duchesse du Maine dans son château de Sceaux. Il compose des ballets et participe en tant que soliste aux ballets de fin d’année donnés par les élèves du collège jésuite Louis-le-Grand.

En 1702 il cesse de se produire comme danseur et se consacre à la composition de ballets.

Compositeur de ballets puis directeur de l’Académie royale de musique

En 1687 il est nommé compositeur des ballets à l’Académie royale de musique d’abord avec Louis Lestang puis seul et jusqu’en 1689.

Il succède à Beauchamp en tant que Directeur de l’Académie de  1687 à 1729 et son successeur sera Michel BLONDY.

Plusieurs chorégraphes (au sens du XVIIIe siècle : qui note la danse) publieront ses compositions :

Dès 1700 il collabore avec FEUILLET qui note ses ballets et divertissements et les fait publier

La  première publication  « L’art de décrire la danse par caractères figures et signes démonstratifs » contient 120 nouvelles chorégraphiées qui rencontre un succès considérable pendant un siècle et demi. A l’appui de cet ouvrage théorique, il publie chaque année jusqu’en 1709 un « recueil de danses »  en vogue composées par Pécour car en novembre de chaque année, ce dernier fait connaître à sa clientèle, les nouvelles danses destinées aux bals d’hiver.

En 1705 il publie pour la première fois, une danse de « cotillon », à 4 danseurs, composée de refrains identiques entre chaque couplet (variable). D’autres danses apparaîtront sur ce schéma (parfois à 4 couples en carré) et petit à petit on associera le terme de « contredanse française » à celui de « cotillon »

En 1711 Michel GAUDRAU autre danseur à l’Académie de musique publie un recueil de ses entrées.

Puis de 1715 à 1728  ces publications ont été poursuivies par Jacques DEZAIS, autre maître à danser.

Ces publication  constitueront un répertoire de savoir chorégraphique de l’époque et seront traduites en anglais et en allemand, ce quçi favorisera la diffusion rapide des danses française à travers l’Europe.

Pécour meurt le 12 avril 1729 pendant une représentation de « Tancrède », il avait 75 ans.

HEINEL Anne (1753-1803) Danseuse franco-allemande XVIIIe

Danseuse dans le style « noble » mais aussi « semi-caractère »

Née  le 4 octobre 1753 à Bayreuth
Décédée  le 17 mars 1808 à Paris, âgée de 54 ans

 

Elève du chorégraphe français Lepy puis de NOVERRE , elle danse à
Stuttgart et à Vienne puis débute à l’Opéra de Paris en 1767 et y fait carrière  jusqu’en 1781.

Elle passe plusieurs saisons à Londres au King’s Theatre Gaétan VESTRIS
devient son partenaire en scène et à la ville.

Principaux rôles :

– A l’Opéra de Paris et à la cour de Versailles ou de Fontainebleau :
elle interprète des tragédies-lyriques et pastorales telles que : « Dardanus » (1768), « Zaïs » (1769), « Castor et Pollux » (1770), « Osiris » (1772) de Rameau, « Persée » (1771) de Lully, elle danse dans les opéras de GLUCK « Orphée et Eurydice », « Alceste » «  Iphigénie en Aulide » (1774).

– Invitée à Londres au King’s theater de 1771 à 1776, elle remporte un vif succès dans « Admète et Alceste » de Lepy d’après Noverre.

Interprète principale des ballets de NOVERRE :  « Apelles et Campaspe », « Jason et Médée », « Les Horaces », « Annette et Lubin ».

– En 1781 elle crée « La fête de Mirza » et « Ninette à la cour » de Maximilien GARDEL et quitte la scène en pleine gloire.;

Elle est surnommée « la reine de la danse » pour sa virtuosité et ses pirouettes multiples ;  elle est aussi une interprète douée pour exprimer les sentiments tragiques.

Vie privée.

Elle épouse de Gaétan VESTRIS en 1792 mais le couple n’ayant pas eu d’enfant, elle accueillit le fils que son mari a eu (à la suite d’une courte liaison avec la danseuse Marie ALLARD), lorsque le petit Auguste VESTRIS eut 7 ans. Son mari pût ainsi s’occuper de l’éducation de son fils et en faire un danseur virtuose surnommé plus tard aussi « dieu de la danse » comme son père.

CORNEILLE Thomas (1625-1709) Auteur dramatique XVII

Librettiste d’opéras, comédies, pièces de théâtre
(Frère cadet du grand Pierre Corneille)

Né le 20 août 1625 à Rouen

Décédé le 8 décembre 1709 aux Andelys
à 84 ans

Cadet de 19 années de son célère frère, il va suivre la voie de son ainé

Il fait des études chez les Jésuites puis des études de droit.

Les deux frères quittent Rouen pour Paris et sont inspirés par le théâtre pour lequel ils vont écrire.

Ils sont frères et deviennent beaux-frères

Dès leur arrivée dans la capitale, ils se marient à deux sœurs : Thomas épouse Marguerite de Lampère, fille d’un notable des Andelys, tandis que Pierre épousera sa sœur Marie.

Thomas écrit une dizaine de comédies.

En 16548 « Feint Astrologue », en 1679 « Devineresse » ( où est fait allusion à l’affaire des poisons) et concurrence même Scaron dans sa comédie burlesque avec « Geolier de soi-même » en 1655.

En novembre 1656 il présente une tragédie « Timocrate » qui aura beaucoup de succès avec 80 représentation mais jamais reprise ensuite. Il s’essaie à tous les genres dramatiques dont la pièce à machine t « Circe » en 1675, le livret d’opéra et la comédie à intermèdes ; « Psyché » livret 1678, « Bellirophon » livret 1679, livret de « Médée » 1693, font de lui un des plus importants librettiste du XVIIe avec Philipe QUINAULT et Jean Galbert de Campiston.

A partir de 1677 il est un des rédacteurs dans un journal à la mode « Le mercure galant » spécialisé dans les nouvelles de la cour, plein d’anecdotes mais ouvert aussi à la publication de petits textes littéraires.

En 1677, soit quatre ans après la mort de Molière, sa veuve Armande Béjart, lui demande de mettre en vers sa pièce créée en 1655 «  le Festin de pierre » rebaptisé « Don Juan ou le festin de Pierre » et dont il édulcora certains passages. Il ne publia la pièce sous son vrai nom qu’en 1682 seulement. Version reprise en 1680 et 1840.

Dans l’ombre du « grand Corneille » mais son successeur à l’Académie française

Thomas Corneille est resté dans l’ombre de son frère malgré les talents variés de ses écrits. Modeste et affable, le bon Thomas se plaisait à rappeler que son frère était le « grand Corneille ».

En 1685 il succéda au fauteuil de son frère à l’Académie française. Il écrivit deux dictionnaires : un sur les termes dans l’art et un sur l’histoire.

Il fit également une traduction des Métamorphoses d’Ovide en 1697.

Dans la querelle opposants les Anciens et les Modernes, il est du côté des Modernes.

Son œuvre se composa de :

– 43 pièces de théâtre
– Des comédies
– 42 tragédies dont « Le Comte d’Essex » « Arcine »1672
– 3 livrets d’opéras
– 1 adaptation  en vers d’une pièce de Molière

On l’appela pour adapter le texte de « Psyché » écrit par son frère et Molière pour en faire un opéra à part entière car le librettiste habituel de LULLY : Philippe QUINAULT avait été mis en retrait. Mais  Thomas ne put travailler sous la tyrannie dont faisait preuve le maître de musique  et ce furent Boileau et Frontenelle qui furent appelés en aide. Mais l’opéra n’eut pas le succès escompté et Thomas arrêta l’Opéra.

Il mourut aveugle le 8 décembre 1709.

LAVAL Antoine (1688-1767) Danseur français XVIII

nom complet Antoine Bandieri de Laval
Danseur, chorégraphe, maître de ballet à l’Opéra de Paris
Maître à danser des enfants de Louis XV

Né en 1698 à Paris – Décédé le 20 octobre 1767 à Paris

Son père Antoine Bandieri était un noble de Lucques qui
réglait les évolutions militaires pour l’académie royale  de Louis XIV.

Son fils Michel Bandieri de Laval fut également danseur (1725-1777).

Il est le neveu de Claude BALLON.

En 1706 il débute à l’Académie royale de musique de Paris

De 1726 à 1729 il travaille pour le Collège de Jésuites Louis-le-Grand afin de régler les ballets du spectacle de fin d’année donné par les élèves.

En 1731 il devient le maître à danser des enfants de Louis XV.

De 1739 à 1748 il devient le maître de ballet à l’Opéra de Paris, succédant à Michel BLONDY. Son successeur sera Jean-Barthélémy LANY.

Il est membre de l’Académie royale de Danse fondée par Louis XIV puis est nommé directeur en 1753 ; en 1778 c’est son fils Michel qui lui succèdera à ce poste.

Chorégraphe.

En 1745, il compose un ballet de cour pour le mariage du dauphin avec Marie-Antoinette.

En 1754 il compose le ballet allégorique « La naissance d’Osiris » qui est présenté devant le roi Louis XV à Fontainebleau..

En 1763 il chorégraphie « Castor et Pollux ».

Ses partenaires de danses sont Marie-Anne de CAMARGO et Marie SALLÉ.

 

BLONDY Michel (1675-1739) Danseur français fin XVII

Danseur, maître à danser, chorégraphe

Né en 1875
Décédé le 6 août 1739 à Paris

Issu d’une famille de maîtres à danser parisiens et neveu de Pierre BEAUCHAMPS.

Il est membre de l’Académie royale de danse en 1680.

En 1691 il débute à l’Académie royale de musique et y fait carrière jusqu’en 1739.

D’abord assistant de Louis PÉCOUR, il lui succède en 1729 comme Maître de ballet jusqu’en 1739 et son successeur sera Antoine LAVAL

Parmi ses chorégraphies on peut citer :
– « Les fêtes de Thalie (1714), musique de Jean-Joseph MOURET
-« Les fêtes vénitiennes »1721), musique de André CAMPA
– « Les fêtes galantes « 1735), musique de Jean-Philippe RAMEAU
– « Alceste » (1739), musique de J-Baptiste LULLY

Il participe comme chorégraphe et danseur aux grandes fêtes du château de Sceaux données par la duchesse du Maine (Louise-Bénédicte de Bourbon, petite-fille du Grand -Condé).

En 1713, 1718, 1780 il règle les ballets donnés par les élèves pour la fête annuelle de fin d’année  donnée par les élèves du Collège jésuite Louis-le-Grand.

Il a pour rival Claude BALLON

Il a pour partenaire : Marie –Thérèse de SUBLIGNY

Ses élèves qui deviendront célèbres :

Marie-Anne de CAMARGO
Marie SALLÉ
 Franz HILFERDING

RAMEAU Pierre (1674-1748) Maître à danser français début XVIII

Maître à danser à la cour, pédagogue et chorégraphe (* sens XVIIIe : il notait les déplacements des ballets et décrivait l’art du pas baroque bras et jambes)

 

Né   en  1674 – Décédé le 26 janvier 1748 à Nanterre
Maître à danser des pages de la reine d’Espagne puis  auprès de la reine de France.

En 1725 paraît son premier ouvrage « Le maître à danser » rééditer en 1734 .et une traduction en anglais en 1728 sous le titre « The dancing-Master ».

 

En 1725 Pierre Rameau publie « Une nouvelle méthode dans l’art d’écrire et de tracer toute sortes de danse de ville » inspirée de « La chorégraphie » de FEUILLET.

En 1748 il réédite à Paris son « Le maître à danser » où il détaille l’exécution des pas comme Feuillet mais avec des compléments sur les équilibres et les ports de bras ainsi qu’une description complète du menuet et un abrégé adressé à Melle de Beaujollois.

Ce document permet de constater les évolutions de la « Belle danse » en 25 ans, dans la technique et le répertoire des danses de ville et de théâtre.

  • * et non pas celui qui créé le ballet comme actuellement

SUBLIGNY Marie-Thérèse (1666-1756) Danseuse française XVII

Née en juillet 1666
Décédée en 1736

Fille de l’avocat et auteur dramatique Adrien-Thomas
Pernoult de Subligny.

 

A l’académie royale de musique de 1688 à 1707

En 1688 elle étudie la danse à l’Académie royale de musique.

En 1690, elle est une des premières danseuses à se produire sur scène (car les rôles de femme étaient tenus par des hommes – les masques aidant).

Elle a fait évoluer la technique en ayant une ouverture de jambe plus importante que les autres.

Elle tient des rôles de soliste et de partenaire des grands danseurs de l’époque comme Claude BALLON. Son nom est d’ailleurs indiqué sur les partitions chorégraphiques de l’Opéra.

Louis PÉCOUR règle, pour elle, plusieurs chorégraphies que publie Raoul-Auger FEUILLET. 

 

 

Elle succède comme danseuse principale à Melle LAFONTAINE (1655-1738) et lui succèderont Marie-Catherine GUYOT et Françoise PRÉVOST .

 Elle se produit avec succès dans les opéras et comédies-ballet des compositeurs baroques :

Jean-Baptiste LULLY (1631-1687)
André CAMPRA compositeur (1660-1744)
André-Cardinal DESTOUCHES (1672-1749)

Jean-Féry REBEL violoniste, compositeur baroque

En 1702 et 1703 elle a été l’une des premières danseuses françaises à se produire à Londres.

En 1707 elle quitte l’Académie royale de musique

HILFERDING Franz (1710-1768) Danseur autrichien XVIIIe

Danseur, chorégraphe de ballets pantomime
maître de ballet à la cour de Vienne et de St-Pétersbourg

Né le 17 novembre 1710 à Vienne
Décédé le 29 mai 1768 à Vienne à 58 ans

Il étudie la danse à Paris, chez maître Michel BLONDY à l’Académie royale de musique.

En 1735 il est danseur au Théâtre à la cour de Vienne puis en 1749 il fut nommé maître de ballet.

Il danse sagement avec masque et perruque mais se promet de la supprimer plus tard.

Chorégraphe qui introduit  le ballet-pantomime en Autriche

Effectivement dans son premier ballet  Colombine et Polichinelle sont remplacés par des personnages du terroir : charbonnier, paysans tyroliens, Hongrois en costume national qui accomplissent les gestes propres à leur métier.

Ces modifications furent bien accueillies. Costumes, décors, lumières, rythmes furent composés avec une adresse nouvelle.

En 1740 il  présente à Dresde « Britanicus » de Racine sous forme de ballet mimé, selon les règles de l’art dramatique ; puis « Alzire » de Voltaire et « Idoménée » de Crébillon. « Le turc généreux » de RAMEAU en 1750.

Après Stuttgart, il retourne à Vienne comme chorégraphe au Théâtre de la cour et créa des ballets-pantomimes qui adoptent les idées nouvelles « Psyché », « La force du sang ».

 Directeur des ballets impériaux à St Pétersbourg de 1758 à 1764

En 1758 sa renommée est grande, la tsarine Elisabeth Pétrovna, l’invita à être directeur du théâtre impérial de St Pétersbourg. Il a fait progresser les danseurs
russes. Il a composé des ballets utilisant des thèmes russes.

 Franz arrive avec sa troupe  comprenant le compositeur Starzer ainsi que les étoiles :

  • Teresa COLONNA née en 1734 à Venise fit une carrière en Italie et resta à St Pétersbourg jusqu’en 1778
  • Gaétano CESARE fut admis dans la troupe du ballet impérial et créa  « Le pauvre Yourka » sur une musique de STARZA à l’occasion du couronnement de la Grande Catherine
  • Santina AUBRY née ZANUZZI de Padoue, femme du danseur AUBRY. Elle fut expulcée de la cour par l’impératrice Mie-Thérèse car l’empereur François II portait trop d’intérêt à la jeune danseuse
  • Monsieur AUBRY danseur à Paris né à Vienne

En 1764 il quitte la Russie et  rentre à Vienne, laissant sa place là-bas à Gasparo ANGIONI.

Il ouvre le Théâtre de la Porte de Carinthie où il présente des œuvres théâtrales et des ballets « modernes ».

En 1768 il mourut à Vienne dans la misère à 58 ans

N’ayant laissé aucune trace écrite, ce sont les sources documentaires de  son élève et disciple Gasparo ANGIONI qui nous permettent d’avoir quelques éléments sur son travail.

On lui doit deux nouveautés : un engagement de tout le corps dans l’expression des danseurs  dans les ballets-pantomime et une asymétrie de la mie en scène.

CORALLI Jean (1779-1824) Danseur italien début XIXe

nom entier : Péracini Coralli
Danseur, chorégraphe, maître de ballet à l’Opéra de Paris

 

Né le 15 janvier 1779 à Paris
Décédé le 1er mai 1854 à Paris

Ses parents : Giovanni Carlo Felice Scrafino Coralli et Maria Barbara Ruggieri

En 1801 Jean vient étudier à l’école de l’Opéra de Paris et est engagé de 1802 à 1815 comme danseur de caractère.

En 1806 il chorégraphie  pour  l’Opéra de Vienne« Paul et Rosette ,. et  « Dansomanie » (1815) à Milan

En 1825 il est nommé maître de ballet au Théâtre de la Porte St Martin où il collabore à des vaudevilles et des pièces à la mode.

 

Il accompagne les débuts de J. MAZILLER et Jules PERROT.

En 1825 il créé un ballet pantomime « Les ruses espagnoles ».

Puis en 1831 il est appelé par le nouveau directeur de l’Opéra de Paris, Louis Véron car il souhaite introduire des nouveautés dans les ballets.

Coralli va intégrer danse et pantomime dans ses ballets d’action et sera Maître de ballet à la suite de Jean-Pierre AUMER.

Il chorégraphie de nombreux ballets dont les plus renommés sont le

– « Le diable boiteux (1836) où il met en valeur
– « La tarentule » (1839) à Pars Fanny ELSSLER, créé à Paris.
–  « La péri » (1843) où il valorise Carlotta GRISI, créé à Paris

– « Giselle » (1841) qu’il chorégraphie avec Jules PERROT. C’est l’apogée du ballet romantique sur un livret de Théophile Gautier. Ce ballet fut donné dans toutes les capitales européennes.
C’est la version de Marius PETIPA qui est dansée au XXe .

Il quitte l’opéra peu après la révolution de 1848.et prend sa retraite.

Source : Danseaujourdhui.fr/artiste/jean-coralli

BALLON Claude (1671-1744) Danseur français fin XVII

(nom écrit parfois Balon)
Danseur de fin XVIIe /début XVIIIe– chorégraphe des ballets de Louis XIV,
Maître de ballet à l’Académie royale de danse
Professeur de danse de Louis XV puis de sa famille

Né vers 1671 à Paris
Décédé le 6 mai 1744 à Versailles

Il appartient à une famille de danseurs qui étaient déjà maîtres de danse à la cour :

  • son père François Ballon (ou Balon)
  • son grand-père Antoine Balon

Son épouse est Marie DUFORT

Il fait toute sa carrière à l’Académie royale de musique

En 1686, Claude débute à Versailles dans le « Ballet de la jeunesse » chorégraphie de Pierre BEAUCHAMPS compositeur Michel-Richard DELALANDE.

Il poursuit sa formation de danseur à l’Académie royale de Musique sous la direction de GuillaumeLouis PÉCOUR.

 De 1691 à 1710 il prend part aux créations et aux reprises des principaux opéras et opéras-ballets de J-Baptiste LULLY, André CAMPA (compositeur), André-Cardinal DESTOUCHES (compositeur).
Il participe à de nombreux spectacles donnés à la cour de Louis XIV.

En 1699 il se produit à Londres devant le roi Guillaume II d’Angleterre où il fait triompher la belle danse française.
Le 3 août 1704 il participe à la 2e fête de Chastenay donnée par la duchesse du Maine dans la comédie-ballet « Le prince de Cathay » sur un texte de Nicolas MALÉZIEU et une chorégraphie de PÉCOUR, dansé avec Melle de SUBLIGNY. Il se produira d’ailleurs à Sceaux et chorégraphie « La Gavotte de Sceaux ou la Dombe » (nom du fils de la duchesse du Maine). Il enseigne la danse aux enfants de la duchesse.

Dans « Horace » livret de Thomas CORNEILLE et Houdar de la Motte, il participe à une danse mimée : « Le meurtre de Camille par Horace » qui préfigure le ballet d’action de NOVERRE ; ballet donné lors de la 14e Grande nuit de Sceaux, fête donnée par la duchesse du Maine.

En 1705, après la mort de Pierre BEAUCHAMPS il est nommé chorégraphe des ballets du roi et deux ans plus tard Directeur de l’Académie royale de danse. Il comptera Marie SALLÉ parmi ses élèves.

En 1715 Louis XIV le choisit comme maître à danser de son arrière petit-fils, le futur Louis XV ; puis il deviendra aussi maître à danser de Mme Leszczynska et des enfants du couple royal.

Il aura comme partenaire Mie-Thérèse de SUBLIGNY et Françoise PREVOST.

En 1721 il est nommé directeur de l’Académie royale de danse et règle aux Tuileries « Cardénis » et « les Eléments. »

Dans « Horace » livret de Thomas CORNEILLE et Houdar de la Motte, il participe à une danse mimée : « Le meurtre de Camille par Horace  » qui préfigure le ballet d’action de NOVERRE ; ballet donné lors de la 14e Grande nuit de Sceaux, fête donnée par la duchesse du Maine. (cf.  fiche de Jean MOURET).

Il a donné son nom à un capacité de saut prodigieuse

« avoir le ballon » pour un danseur, c’est être capable d’être particulièrement performant dans les sauts.
En effet, Claude pouvait faire des sauts puissants, d’une prodigieuse légèreté grâce à une conformation adaptée de ses mollets et orteils.

Il a acheté une maison à Chatillon sous Bagneux non loin de Sceaux.

DAUBERVAL Jean (1742-1806) Danseur français fin XVIII

de son vrai nom : Jean Bercher
Danseur « noble », chorégraphe fin du XVIIIe

Né le 19 août 1742 à Montpellier.
Décédé le 14 février 1806 à Tours à 63 ans.

 

Son père Etienne-Dominique Bercher dit Dauberval (1725-1800) fut pensionnaire de la Comédie française.

 

Son épouse est la danseuse Marie-Madeleine Louise CRESPÉ dite Melle Théodore.

Elève puis directeur à l’Opéra de Paris

Il étudie la danse à l’école de l’Opéra de Paris. En 1763 il est nommé Premier danseur.

Il fut l’assistant de J Georges NOVERRE et donc influencé par ses théories sur les ballets « d’action » c’est-à-dire qui ont un sens, qui racontent une histoire avec des sentiments à exprimer.

De 1771 à1783 il est nommé Directeur du ballet à l’Opéra de Paris à la suite de NOVERRE ; tâche qu’il partage un temps avec Maximilien GARDEL jusqu’à ce que celui-ci lui succède en 1783.

Maître de ballet à Bordeaux où il crée son célèbre ballet « La fille mal gardée »

En 1785 il part à Bordeaux où il est maître de ballet au Grand théâtre.

Il y créé de nombreux ballets dont le célèbre « La fille mal gardée » qui sera dansé pour la première fois le 1er juillet 1789, quelques jours avant la prise de la Bastille. C’est un ballet pantomime type basé sur des scènes de la vie ordinaire, dans un décor pastoral où sont dépeintes des situations sentimentales souvent avec humour.

Les principales interprètes sont : Melle Théodore son épouse dans le rôle de Lise ; Eugène HUS dans celui de Colas son amoureux et François Le Riche dans le rôle de la mère de Lise (c’est toujours un danseur qui tient le rôle de la mère quand ce ballet est donné à notre époque.).

« Psyché » en 1790
« Le triomphe de la République » en 1795
« Sylvie » où il triomphe avec sa partenaire principale est Marie ALLARD»

Ses élèves et disciples furent :

Eugène HYS
Salvatore VIGANO
Charles-Louis DIDELOT

Jean Pierre AUMER (son élève) qui a été directeur de l’Opéra ; son successeur étant Jean CORALLI en 1831.

Il décède à Tours le 14 février 1806

ANGIOLINI Gasparo (1731-1803) Danseur italien XVIIIe

Danseur, chorégraphe et maître à danser à la cour de Vienne et de St-Pétersbourg, précurseur du ballet d’action avec Hilferding et Noverre 

Né le 9 février1731 à Florence
Décédé le 6  février 1803 à Milan âgé de 71 ans

Un fils Pietro Angiolini

En 1747 il commence à danser à Lucques et parcourt l’Italie durant 5 ans.

En 1757 il produit son premier ballet à Turin « Diana ed endimiore ».

Il se produit à Vienne en Autriche dans les ballets de Franz HILFERDING qui deviendra son modèle.

Il lui succède aux Théâtre impériaux de 1758 à 1766 pendant que Franz est allé à St Pétersbourg. En 1751 il collabore avec Christoph Willibald Gluk pour lequel il règle les chorégraphie dans « Don Juan ou le cythère » , « Le festin de Pierre » (1761) , « Orphée et Eurydice » (1762), « Sémiramis » (1765)

De 1766 à 1772 il va remplacer Hilferding à St Pétersbourg où il donne de nouvelles créations « Le départ d’Enée », « Didon abandonnée, « Les chinois en Europe », « Le préjugé vaincu », « Armide et Rinaldo ».

Rencontre houleuse avec Noverre à Milan
En 1771, il revient en Italie à Venise puis à Milan où il rencontre NOVERRE et polémique avec lui sur la paternité du « ballet d’action ». Il écrit aussi une lettre sur « La querelle des pantomimes » à Noverre en 1783.
En 1776 il regagne St-Pétersbourg où il reste 2 ans. Il compose les ballets de Plusieurs opéras de Giovani Paisiello.

 

 

De 1779 à 1782 il travaille à la Scala de Milan.

De 1882 à 1886 retour à St Pétersbourg où il enseigne à l’école de danse des Théâtres impériaux.

En 1791 il met un terme à sa carrière en Italie.

Accusé d’avoir collaboré avec les troupes françaises lors de leur conquête, emprisonné de 1799 à 1801, il est déporté par les Autrichiens aux Bouches de Caltaro d’où les Français le délivrent.

Il revient à Milan et y meurt en 1803 âgé de 71 ans.

Son apport à la danse

Il a contribué à l’autonomie du ballet par rapport à l’Opéra. Il privilégie la règle des 3 unités. Contrairement à Noverre il fait usage du programme de ballet détaillé pour expliquer les ballets, se concentrant sur la clarté et la lisibilité du texte dansé.

Tous deux vont faire évoluer le ballet d’un spectacle où l’intrigue est habituellement décousue et dénuée de passion vers la pantomime plus expressive dans laquelle tous les éléments sont intégrés.

LAFONTAINE (1655-1738) Danseuse française XVIIe

Première danseuse professionnelle de style « noble »
(avant c’était les dames de la cour qui tenaient les rôles titre)

Née en 1655 à Paris
Décédée en 1738 à Paris à 83 ans

Danseuse non noble formée à l’école de danse de l’Opéra

En 1681 elle entre à l’Académie royale de musique créée par Louis XIV.

Elle fait ses débuts dans « Le triomphe de l’Amour », ballet en 5 actes et 20 entrées de J Baptiste LULLY et c’était la première fois qu’une danseuse professionnelle, formée à l’école de danse de l’Opéra, se produisait sur la scène de l’Opéra.

Ce ballet avait d’abord été donné à St-Germain-en-Laye devant le roi avec les jeunes gens de la cour tels que : Monseigneur et Mme la Dauphine, la princesse de Conti, Louis de France, Marie de Bavière, Marie-Anne de Bourbon et  Louis de Bourbon (enfants de de Mme de Lavallière) Le comte de Vermandois, Melle de Nantes, Melle Marie-Louise d’Orléans.)

Jusqu’en 1693 elle tient les rôles titre de plusieurs ballet de LULLY dont « Phaéton », « Percée », « Le temple de la paix », « Acis et Galaté » (1686) et 18 autres ballets dont « Amadis  des Gaules» (1684) dans lequel le danseur DERAIN apparut avec des manches de veste d’une forme nouvelle très large si bien que leur nom subsistera « manche Amadis» (manches très larges en bas).

Les librettistes étaient de Philippe QUINAULT pour le texte et d’Isaac de BENSéNADE pour la danse.

Le ballet fut repris à l’Académie de musique de Paris le 10/5/1681 avec, pour la première fois, des danseuses dont Melle Lafontaine, alors âgée de 16 ans, puis en janvier 1682 et
en novembre 1696, mais avec un nombre d’entrées réduits à  quatre. Les lourds costumes enrubannés et les perruques limitaient les mouvements des danseurs. A Paris ce fut une innovation quand LULLY remplaça les dames nobles par Melle Lafontaine dans les ballets produits dans les théâtres ; déjà des danseuses servaient de partenaire à certains maîtres à danser comme Pierre BEAUCHAMPS.

 

Le style « noble » de Melle Lafontaine fait merveille et comme soliste elle obtient le privilège de composer elle-même ses entrées.

En 1693 elle quitte l’Opéra pour rentrer au couvent  à Notre-Dame de l’Assomption à Paris où elle décède à l’âge de 83 ans.

 

ELSSLER Franzeska dite Fanny (1810-1884) – Danseuse autrichienne XIXe

L’une des plus talentueuse interprète du ballet romantique ; elle allie la technique et l’expression
rivale de Marie Taglioni

Née le 23 juin 1810 à Gumpendorf près de Vienne.
Décédée le 27 novembre 1884 à Vienne,  âgée de 74 ans

Fille de Johann Florian Elssler copiste et aide de Joseph Haydn.

Née dans une famille de 6 enfants, ses 2 sœurs Thérèse (1801-1878)
et Hermine (1811-1898) furent également danseuses.

Fanny étudie à l’école de ballet du Theater ander à Vienne en compagnie de sa sœur Thérèse puis avec Friedrich Horschelt et plus tard avec Jean-Pierre AUMER (élève de Jean DAUBERVAL)

En 1827, Fanny a 17 ans  quand elle entre dans le corps de ballet du Hoftheater avec Filipo Taglioni comme maître de danse.

En 1822 Filippo Taglioni crée un ballet spécialement pour sa fille Marie « La réception d’une jeune nymphe à la cour de Terpsichore » dans lequel les 2 sœurs font partie du corps de ballet.

En 1825 Fanny se produit à Naples dans les ballets de VESTRIS avec Marie TAGLIONI ; Puis elle part à Berlin. Puis à Londres au King’s theatre avec sa sœur Thérèse qui, très grande, lui servit de partenaire.

En 1834 elle est engagée à l’Opéra de Paris où elle danse dans « Le dieu et la bayadère » « La Tempête », « Don Juan » et dans un ballet de Jean CORALLI« Le diable boiteux » en 1836. Dans ce ballet elle excelle comme danseuse –mime et acquiert une immense popularité en y interprétant la cachucha où elle danse « de tout son corps avec volupté » et joue des castagnettes. (voir le texte de Théophile  Gautier  « Les beautés de l’Opéra ».

 

 

 

Ces types de danses à caractère national sont devenues populaires. Fanny dansera une « cracovienne » polonaise dans « Gipsy » et une « tarentelle » italienne dans « la Tarentule » de Rossini. D’autres vont les utiliser dans leur ballet comme BOURNONVILLE Auguste. Avec Marius PETIPA et les Ballets russes cela s’appellera les « danses de caractère« .

En, 1840/41 elle fait une brillante tournée en Amérique et fut reçue au Congrès par le Président des Etats-Unis, puis à La Havane.

Elle rentre en Europe en 1842 et interprète, à Londres, le rôle de « Giselle » dont la première a été donnée à Paris par Carlotta GRISI deux ans plus tôt.

En 1845 elle est invitée à Londres, à  se produire dans « Le pas de quatre » de Jules PERROT  mais elle refuse. Pendant 5 ans Fanny a dansé en Allemagne, en Autriche, en Angleterre, en Russie où elle fait un triomphe.

Retraitée de la danse mais pas de la vie culturelle

En 1851 Fanny abandonne la scène et se retire d’abord à Hambourg puis à Vienne en 1855 où elle suit de près la vie théâtrale artistique.

Considérée comme l’une des plus grande interprètes du ballet romantique, elle a subjuguée ses contemporains par sa sensualité et sa capacité à interpréter les scènes dramatiques.

Elle fut un temps, la maîtresse du duc de Reichstadt, fils de Napoléon, liaison qu’Edmond Rostand a rappelée dans sa pièce l’Aiglon.

Elle décède le 17 novembre 1864 à Vienne où elle est inhumée.

GRISI Carlotta (1819-1899) Danseuse italienne XIXe

de son vrai nom Caroline Adèle Giuseppina Maria GRISI
Elle créa le rôle de Giselle

Née le 28 juin 1819 à Visinda (actuelle Croatie)
Décédée le 20 mai 1889 à St Jean près de Genève en Suisse

Fille de Vincenzo GRISI arpenteur public de Crémone en Istrie et de Maria Boschetti

Sa sœur la chanteuse Ernesta était la compagne de Théophile Gautier.

Sa tante la cantatrice Giuseppina Grassini et ses cousines germaines Giuditta et Giulia Grisi s étaient de grandes cantatrices.

Carlotta chante aussi très bien, mais en 1826 Carlotta commence la danse à 7 ans à l’école de la Scala de Milan.

En 1829 à 10 ans, elle tient déjà les rôles vedette dans les ballets d’enfants.

Dès 14 ans, guidée par son impresario Lenari, elle commence des tournées dans toute l’Italie.

En 1833 lors d’une tournée à Naples où elle accompagne sa sœur Ernesta qui chante, elle rencontre le danseur Jules PERROT  qui la remarque car douée pour le chant et encore plus pour la danse. Il convainc Carlotta et sa famille de ne se consacrer qu’à la danse.

Compagne du maître de ballet Jules PERROT

Lui-même abandonne sa relation avec Marie TAGLIONI et devient son professeur de danse, puis partenaire aussi bien à la scène qu’à la ville. A partir de 1836 elle se fera appeler Mme Perrot tant qu’elle se produit auprès de lui.

Perrot en conflit avec l’Opéra de Paris, part avec Carlotta en tournée en Europe où ils se produisent ensemble à Londres, Vienne, Milan, Munich, Naples et sur scène Carlotta chante et danse.

Carlotta à l’Opéra de Paris

Perrot veut faire entrer Carlotta à l’Opéra de Paris et commence par la faire connaître du public parisien sur la scène du théâtre de la Renaissance.

Ce n’est qu’en décembre 1840 que Carlotta intègre l’Opéra où on a besoin d’une nouvelle ballerine.

En février 1841 Carlotta danse dans l’intermède de « La favorite » de Gaetano Domizetti  avec Lucien Petipa. Théophile Gautier écrit des éloges et la considère parmi les grandes ballerines telles que Fanny ELSSLER et Marie TAGLIONI.

Par la suite Carlotta et Théophile Gautier entretiendront une relation étroite et une correspondance constante.

Carlotta crée le rôle de Giselle

Sur un livret de  Théophile Gautier et une chorégraphie de Jules PERROT avec le maître de ballet de l’Opéra de Paris Jean CORALLI, et sur une musique d’Adolphe ADAM , Carlotta crée le rôle de « Giselle ».le 28 juin 1841. Lucien PETIPA tient le rôle d’Albrecht. C’est le premier ballet romantique et le succès permet à Carlotta d’avoir un salaire qui triplera  mais elle demandera une augmentation plus tard, ce qui agacera l’Opéra qui la traînera en justice

En 1842 un autre ballet de Perrot « Esméralda » fait sensation mais c’est aussi l’année d’une première séparation.entre Carlotta et Perrot.

Théophile Gautier en profite pour se rapprocher de sa danseuse bien aimée.

En 1844 la polka arrive en Europe. Carlotta et Perrot se retrouvent à Londres et crééent « Polka » duo en habit inspiré du folklore, au Théâtre de la Reine Victoria le 11 avril 1845.

En 1844 leur relation reprend et ils ont une fille nommée Marie-Julie Perrot.

Le 12 juillet 1845 Jules Perrot créé le fameux « Pas de quatre »
où il réunit les quatre meilleures danseuses de l’époque : Carlotta GRISI/Marie TAGLIONI/Fanny CERRITO/Lucile GRAHN au Her Majesty’s Theater de Londres. Musique de Cesare Pugni.

En 1845 Carlotta retourne en Italie puis à Londres.

En octobre 1849 elle danse une dernière fois à Paris « La filleule des fées » monté par Perrot et ainsi s’achève son contrat avec l’Opéra de Paris.

Le 12 mars 1850 elle va danser  une dernière fois à Londres dans « Les métamorphoses » de Paul Taglioni (père de Marie).

Puis elle part en Russie à Saint-Pétersbourg à la demande de Perrot où il est maître de ballet au théâtre impérial. Elle y dansera de nouveau « Gisèle » et restera trois saisons.

En 1854 elle se produit à Varsovie avec succès.

De sa relation avec un militaire, aristocrate polonais : le prince Léon Jérôme Radziwill, elle va avoir une seconde fille Léontine Grisi. Et peut-être à la demande du prince, elle va arrêter sa carrière en pleine gloire à 35 ans.

Jeune retraitée de 35 ans

Elle prend une longue retraite dans sa « villa St-Jean » près de Genève. Elle est riche, elle reçoit Théophile Gautier une fois par an et de nombreux admirateurs du poète lors de son séjour annuel. Elle y élève sa fille Léontine et sa petite fille Rose Perrot (de sa fille Marie-Julie Perrot).

Elle entretient une correspondance assidue avec Théophile et leur relation est à la fois familiale (le poète est le compagnon de sa sœur Ernestine) et sentimentale mais discrète.

Carlotta s’éteindra à presque 80 ans dans sa villa. Elle est inhumée au cimetière de Genève.

En 1820 Carlotta a écrit  un « Traité élémentaire théorique et pratique de l’art de la danse ».

TAGLIONI Mariane Sophie dite Marie (1804-1884) Danseuse d’origine italienne XIXe

Danseuse qui incarne le ballet romantique du XIXe et initia la technique des pointes avec aisance

Née le 23 avril 1804 à Stockholm
Décédée le 22 avril 1884 à Marseille, âgée de 80 ans

Elle est issue d’une famille de danseurs :

  • Son grand-père Carlo Taglioni danseur italien
  • Son père danseur italien Filippo Taglioni (1777-1871)
  • Sa mère Sophie Karsten (1783-1862) danseuse et peintre suédoise
  • Son frère Paulo Taglioni (1808-1884) danseur
  • Sa nièce Marie Taglioni (fille de Paulo) danseuse

Elle passe presque toute son enfance à Paris avec sa mère et son frère Paulo car son père est maître de ballet dans différentes cours d’Europe.

Elle est élève de Jean-François COULON, qui a été professeur de son père. Mais Marie n’est pas assidue et use de superfuges pour ne pas assister aux entraînements. Elle cache à sa mère son manque de travail et improvise sur la musique en inventant des pas qui, malgré tout, émerveillent son entourage.

Son père Filippo la fait travailler à Vienne et en fait une danseuse performante

En poste à l’Opéra de Vienne, son père la fait venir et la fait travailler assiduement Grâce à un entraînement quotidien très rigoureux, elle va acquérir une technique et une élégance gestuelle irréprochable malgré certains de ses défauts physiques : elle avait une légère déformation de la colonne vertébrale et se tenait voûtée, attitude qu’il corrigea et pour ses bras trop longs, il lui apprend à les croiser sur sa poitrine ou à les tenir baissés, poignets joints pour ne pas attirer l’attention sur eux. Ses nombreuses poses se retrouvent encore actuellement dans de nombreux ballets.

Une technique de « pointe » aboutie

En 1822 il lui obtient un engagement de Première danseuse à l’Opéra de Vienne où elle fait ses débuts, avant de se produire à Stuttgart et à Munich où elle obtient un grand succès.

Elle arrive à Paris en 1827 et sera promue Première danseuse à l’Opéra de Paris en 1831.

 


En 1837 elle termine son contrat à l’Opéra de Paris; Elle obtient la consécration le 12 mars 1832 dans le rôle de la « Sylphide » premier ballet romantique où elle excelle dans la technique des « pointes » qu’elle fait sans effort apparent.
Son costume fait de tulle vaporeux est le premier tutu long inventé par Eugène Lami
(1800-1890) en fait l’archétype de la ballerine romantique.

De 1832 à 1847, soit durant 15 ans elle se produit à  Londres, puis à Berlin, à Milan, à Saint Péterbourg où elle signe un contrat de 3 ans avec le ballet impérial où Jules PERROT chorégraphe lui donne plusieurs grands rôles.
Elle revient fréquemment à Vienne et à Paris.

Le 26 juin 1845 elle danse un « Pas de 4 » au Her Majesty’s théatre où se retrouvent les 4 étoiles romantiques du siècle : Tagloni/Cerrito/Grahn/Grisi chorégraphié par Jules PERROT sur une musique de Cesare Pugni qui obtient un immense succès.
Après 25 années de succès ininterrompu, elle se retire de la scène en 1847 à 43 ans
dans sa villa sur le lac de Côme (là où son père mourut en 1852).

Professeur de danse  puis Inspectrice à l’Opéra de Paris

Après une pause, elle revient à l’Opéra de Paris comme professeur de danse. Elle forme la jeune Emma Livry qui triompha à son tour dans la « Sylphide ».

Mais son élève mourut tragiquement car son tutu s’enflamma au cours d’une représentation et ce fut un grand choc pour Marie car elle s’était attachée à cette élève.

Elle continue à donner des leçons et chorégraphie son unique ballet en 1860
« Le Papillon » sur une musique d‘Offenbach en hommage à Emma.

En 1859 elle fut nommée Inspectrice de la danse et institua le13 avril 1860 le premier examen annuel du corps de ballet qui se poursuit encore actuellement.

Elle termina sa vie ruinée et mourut dans la misère à Marseille

Mais la guerre de 1870 non seulement entraîna la fermeture de l’Opéra de Paris, ce qui mit fin à son activité mais aussi entraîna une chute de ses placements en Bourse qu’elle et son père avaient faits.et de graves soucis financiers commencèrent pour elle.

Marie s’exila alors à Londres où, pour subsister, elle donnait des cours de danse classique et de danse de salon aux jeunes gens de la haute société.

En 1880 âgée de 76 ans elle rejoignit son fils à Marseille.

Elle s’éteignit dans la misère ; en avril1884?  âgée de 80 ans..

Inhumée d’abord à Marseille, elle fut ensuite enterrée au Père-Lachaise dans le caveau de la famille de son mari. Les Gilbert de Voisins.

Vie privée
Effectivement elle a épousé le comte Jean-Pierre Victor Alfred Gilbert De Voisins avec qui elle eut un fils Georges. Mais ce mariage ne fut pas heureux.

Elle fut à la fois une technicienne virtuose de la danse et un mime subtile tantôt pathétique, tantôt vive mais toujours expressive.

Johann Strauss  II composa « La Taglioni polka » opus 173 dans laquelle il utilisa les musiques des ballets sur lesquels elle a dansé.

Sources :
Wikipedia
Léandre Vallot, La Taglioni – Albin Michel 1942
Blog : leschaussonsverts.eklablog.com