Passementerie

En France vers 1475 apparaît la corporation des « tissulierss-rubaniers » et « frangers » qui correspondent à nos passementeries d’aujourd’hui. Ils fabriquaient les ceintures, les bordures, les franges, les bourses, les aumonières. Ils devaient utiliser des fils de soie qui sont plus solides.

Les femmes tissaient des bandes étroites en soie qui pouvaient être agrémentées de perles ou d’appliques en métal ou en émail.  Elles confectionnaient des galons, des rubans, des ceintures, des jarretières.

Les galons peuvent être travaillés en fil d’or ou d’argent ; ils peuvent être à double face ou jouer sur le sens d’enfilage de façon à jouer avec la brillance de la soie. Les motifs demandent un travail méticuleux car ils peuvent être très complexes.

Au début du 16e siècle, c’est d’ Italie que vient l’usage des dentelles qui, à cette époque, sont désignées sous le nom général de « passement » jusqu’en 1645.  Ces primitives dentelles sont des bandes de fils plus ou moins précieux qui diffèrent peu d’un galon ou d’un lacet.

Sous la Renaissance on importe abondamment des galons et des passementeries de dentelle de fils d’or et d’argent pour orner les tenues  à profusion. Dans un soucis de protection de nos manufactures   Henri IV et Sully eurent recours aux édits somptuaires pour protéger les industries Nationales. Ainsi à partir de 1620 il fut interdit d’importer et d’employer des passements et des dentelles étrangères ainsi que des tissus étrangers tels que la soie et le damas. La broderie revint en force.

Richelieu et Mazarin maintiendront la plupart des édits somptuaires entre autre celui contre les « passements » .

Louis XIV n’encouragea jamais la fantaisie de ce genre d’ornement. C’est pour cela qu’au XVIIe puis au XVIIIe siècle les habits étaient brodés mais ne comportaient pas de galon en décoration.

Une façon de détourner l’usage de la passementerie fut les « brandebourgs » comme mode de fermeture des vestes militaires puis civiles qui sont faits en rubans de passementerie.

Les passementeries furent largement utilisées comme garnitures des robes et vestes sous le Second Empire.

On utilisa aussi beaucoup de rubans en autre pour décorer les chapeaux qui sont produits par la manufacture de St Chamond. En 1862 la corporation des « tissuliers et rubaniers » intervint pour que la fabrication fut transportée à St Etienne qui acquis une grande notoriété.

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