Ombrelle

C’est sous le règne d’Henri II 1527-1559 qu’on vit l’ombrelle apparaître en France pour les femmes de la haute société. Elles étaient en forme de chapiteau.

Sous la Renaissance on utilisait aussi la parapluie fait en cuir. Mais les femmes craignaient davantage le soleil que la pluie.

En 1638 des estampes montrent des femmes suivies de pages portant d’immenses parasols. L’usage en devient général sous Louis XIV car un fabricant les recouvrit de toile cirée pour se garantir de la pluie.

On utilisa ensuite le taffetas plus léger sur des tiges de jonc ou des baleines.
Le parasol est fixe alors que le parapluie peut se fermer et s’ouvrir.

C’était la corporation des « boursiers » qui fabriquaient les objets en cuir, tels que les malles, les gibecières, les chapeaux en cuir,  les parapluies. Au XVIIe siècle ils se mirent à fabriquer le parasol qu’importèrent les Jésuites revenant d’Extrême Orient en utilisant des cuirs  de cuir de couleurs variées. Mais trop lourds, ils utilisèrent du tissu de toile ou  de soie avec une bordure de galon ou d’une cannetille.

L’ombrelle du milieu du XVIIIe s de dimension modeste et demi sphérique est faite de fine toile opaque enrichie de dentelle. Mme de Pompadour ne se séparait pas de cet accessoire élégant.

Au XIXe s l’appellation « ombrelle marquise » lui rend hommage.

Sous le Second empire l’ombrelle tient une large place dans la toilette. On voit des ombrelles recouvertes  de dentelles. Les ombrelles sont articulées. Les manches pas trop long sont « brisés » c’est-à-dire permettant de se plier. Ils peuvent être en ivoire . La pointe est moulée « à pivot » ce qui permet de la coucher contre son manche de façon à se garantir du soleil sur le côté.

Vers 1865 les ombrelles sont écrues doublées de soie bleue, verte, mauve avec un manche assez gros en bois sculpté ou en cuir, élégamment frappé, ou ciselé.

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