Corset

Ce vêtement a évolué au cours des siècles :  simple soutien de la poitrine sous forme de brassière à certaines époques, il a été une véritable « cage » qui empêchait les femmes de faire les moindre gestes de la vie courante tant il était serré, allant jusqu’à même déformer la cage thoracique.

A la fin du Ve siècle les femmes portaient un « strophium« , sorte de corset pour former la taille et soutenir la gorge. Avant, elles s’enroulaient la poitrine avec des bandelettes.

Au Moyen-Age (1220 à 1260) les femmes portent sous leur corsage un cors ou une brassière, ou mieux un bandeau serrant les côtes, relevant la gorge, afin que la robe tombe droite sur les pieds.

Vers 1300 les femmes aiment les corsages très rembourrés et utilisent de la toile raide pour faire une poitrine bombée sur le haut de la robe.

A la Renaissance le corps des robes est devenu rigide et pour modeler le buste féminin il a fallu confectionner des « vasquines« , sorte de brassière qui comprimait la poitrine et la taille, faite d’armature de fer et de drap de camelot  ou de damas.  Quelques-unes des vasquines ou corsets de fer des élégantes se trouvent au Musée de Cluny à Paris.

Le corps à baleine est garni de coutures étroites dans lesquelles on insère des fanons de baleine ; lacé et serré dans le dos, le devant étant rigidifié par le busc.*

Le busc est une sorte de baleine verticale mise au milieu devant du corset , faite en bois, en ivoire ou en métal précieux. On en a retrouvé gravé de galantes devises. Les femmes de la Renaissance portaient un busc assez large car il servait, lors des danses de voltes, à leur cavalier à les soulever lors des sauts.

Au XVIIIe siècle on pensait que les enfants naissaient avec un corps mou, donc dès leur très jeune âge les enfants portaient un corset, même les garçons (jusqu’à 7 ans où ils passaient de leur nourrice au clan des hommes). Les fillettes ne le quitteront plus.

Sous le Directoire et le Premier Empire le corps retrouve de l’aisance par les robes fluide à taille haute : les sous-vêtements se composent d’un corset souple sur une chemise de coton ainsi que des bas de coton retenus par des jarretières.

Outre le rôle de maintenir la poitrine, le corset permet d’éviter trop de transparence car les robes du directoire étaient en fin coton blanc. Il est maintenu par des bretelles ajustables aux épaules. La rigidité est obtenu par des lignes de surpiqûres dans lesquelles sont insérés des cordonnets de coton. Il peut descendre sur les hanches pour effacer les rondeurs.

En 1808 c’est le corset « à la Ninon » qui remporta le plus de succès avec sa brassière souple plus courte et lacée au dos.

Vers 1818 c’est le retour du corset baleiné donnant aux femmes une forme d’entonnoir. Vers 1820 les corsets s’allongent car  la taille redescend et est de plus en plus serrée. Pendant toute la deuxième moitié du XIXe siècle  les femmes furent « entravées »  par ce sous-vêtement qui les empêchait de respirer convenablement et leur « donnait des vapeurs » à la moindre émotion. Que ce soit sous le Second Empire avec les crinolines larges mais les corsages très serré près du corps, ou vers 1870-80 avec les robes à queue, dont le buste très long était maintenu par un corset qui enveloppait les hanches et les empêchait de se baisser ou de s’asseoir correctement.

Le laçage derrière nécessitait une tierce personne pour pouvoir tirer avec force. Les femmes de l’aristocratie ou de la bourgeoisie devaient avoir du personnel pour les habiller.

A l’inverse, les femmes de petite vertu, devant pouvoir se déshabiller rapidement et seules, adoptent la gourgandine, qui se lace par devant, et finira par les désigner…

*Synonyme : busc, corp, vasquine, busto

Corsetblancdeface182Corcet P empire  – Devant et dosCorsetblancdedos1820001
Corset_a la NinonCorset à la Ninon (Premier Empire)

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