Châle

Héritage de l’Antiquité, le châle est déjà porté en Orient et gagne l’Europe à l’occasion des guerres et invasions.  Les Anglais le rapporte des Indes  et entre autre le motif « boteh » représentant une sorte de palme polychrome composant le fameux motif appelé « cachemire ». En soie, en laine ou en cachemire tissé (poil de chèvre très fin, doux et chaud ) il sera un accessoire de mode  durant tout le  XIXe siècle. Il s’orthographie alors « shall » à l’anglaise.

Le châle  fut à la mode en France à sa suite des guerres napoléoniennes en Egypte ,  car  Napoléon en fit cadeau  à Joséphine.  Elément essentiel de la garde-robe féminine, de  1800 à 1830 le châle est une longue écharpe que les élégantes maintiennent avec les bras. Importé des Indes, d’Ecosse,  il atteint des sommes si élevée que Napoléon 1er en interdit l’importation. Il souhaite  relancer les productions françaises mais les élégantes continuent à s’en procurer par des voies non officielles.

Au début des années 1830 et pendant le Second Empire, le châle  est un  grand  carré et sa fonction évolue car on le porte à l’extérieur et on le plie de différente façons. Par exemple  en 2 dans le sens de la diagonale afin que la femme s’en enveloppe  et en rabatte les angles sur ses épaules. Désormais en laine, en soie en coton de production française.  Le dessin est placé sur le pourtour de façon à laisser le milieu appelé la « réserve » uni.

Les châles sont portés par les élégantes avec classe, tandis que la femme du peuple s’emmitoufle pour avoir chaud. On porte  également les pelisses à grandes manches fendues, des pèlerines doublées de fourrure.

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